BOUJAN

Arènes bien garnies, plus de trois quarts. Soleil. Pour les amateurs de statistiques, dix antis venus prendre des UV au coin de la portative…

Six novillos de La Quinta formant un lot inégal de présentation et de forces, la plupart peu piqués, et pour cause, et manquant singulièrement de transmission.

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Álvaro Alarcón : silence puis oreille.

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Álvaro Burdiel : oreille puis vuelta.

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Clemente Jaume : silence puis applaudissements de despedida.

On attendait à l’évidence beaucoup mieux d’un élevage à la réputation bien assise qui ce jour n’a que trop rarement convaincu par manque notamment de forces et de moral. Bref, un lot sans grande caste, bien loin de ce que ce fer a pu assez souvent nous valoir de satisfactions. 

Álvaro Alarcón a coupé l’oreille de son second avec qui il a composé une faena allant a más, Álvaro Burdiel a eu les plus jolis gestes de la tarde, notamment en tombant la main face à son premier, quant au local de l’étape, Clemente Jaume, s’il n’a pas trouvé matière à faire vibrer le conclave, d’autant plus que les conclusions n’ont rien arrangé, on lui saura gré de n’avoir pas baissé les bras, sortant somme toute digne car en la circonstance, l’opiniâtreté est aussi une valeut à prendre en compte. Otra vez…

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Au chapitre des faits insolites, il est à noter que l’épouse de l’organisateur Marin Laval, Elodie Daure, a été particulièrement distinguée par les trois novilleros puisque chacun d’entre eux lui a brindé une faena. Trois brindis pour la même personne dans la même course, avouez que ce n’est pas courant…

Paul Hermé torofiesta.com

Eauze : une oreille à chacun des trois toreros

Eauze. Soleil et chaleur, petite entrée, deux heurs quarante-cinq de spectacle. Sept toros d’Antonio Bañuelos, le cinquième remplacé sur blessure. Tous une pique prise honnêtement sans bravoure débordante.

Alberto Lamelas (blanc et or), au premier, une entière, une demi-lame, deux descabellos, avis, silence; au quatrième, une entière, une oreille.

Adrien Salenc (rouge et or), au deuxième, une entière, avis, silence ; au cinquième, une entière, avis, oreille.

Dorian Canton (brun foncé et or) au troisième, une entière, salut ; au dernier, une entière, une oreille

Après deux ans d’absence, crise sanitaire oblige, le retour de la tauromachie à Eauze n’a pas été la grande fête que l’on espérait. La faute aux toros d’Antonio Bañuelos, surtout les deux premiers d’une trop grande faiblesse même si le lot était d’une présentation agréable et très acceptable. La Covid était toujours aux portes du corral puisque le matin même, dans son hôtel à Condom, Antonio Ferrera et toute sa cuadrilla étaient testés positifs et aussitôt mis à l’isolement. Un certificat médical informait l’organisation du forfait du torero espagnol. Très rapidement, Dorian Canton, le Béarnais acceptait de le remplacer.

Certes on se doutait qu’Alberto Lamelas, habitué à tuer des corridas difficiles, ne serait pas pour autant particulièrement à l’aise avec les Bañuelos. Passons rapidement sur le premier, chutant régulièrement tous les quatre ou cinq passes pour ne retenir qu’un moment arraché à gauche avec beaucoup de lenteur, une caméra au ralenti, mais peut-être un peu trop. Par contre avec « Apuntado » il ouvrit le tercio de cape par trois « largas afaroladas » à genoux, suivi de somptueuses véroniques soulignées par des applaudissements sortis des tripes. Il était face aux plus belles et plus dangereuses armures du lot. Il commença une danse devant ces cornes d’enfer, et retrouva son style de lutteur. Mais il paya cette audace d’une « voltereta » et d’un petit coup de corne au bas de la fesse gauche. Cela ne l’empêcha pas de signer une estocade prodigieuse… Ce fut la première oreille de la course.

Adrien Salenc bouffé par ses envies de triomphe, fut obligé de jouer à l’infirmier, toréant avec douceur vers le haut pour économiser son adversaire. Il fut l’auteur de quelque séries sur un rythme par moment trop lent pour provoquer la moindre émotion. Mais il allait merveilleusement se rattraper, avec « Nervioso » remplaçant un toro assommé sur un burladero. Brindé à Michel Gabas, maire de la ville, le début de sa faena fut partuculièrement brillant, ponctué de trois muletazos à genoux, la gauche déclencha rapidemtn la musique, puis ce fut une série de ronds complets. Du bel art terminé sur une grande épée. Une oreille.

Dorian Canton, contrairement à Aire et à La Brède est apparu un peu crispé. Il comprit rapidement son premier toro en lui donnant de la distance et l’embarquant sur des séries de quatre ou cinq passes sur les deux mains. Une estocade parfaite. L’ensemble valait peut-être plus qu’un salut. Lui aussi aurait son oreille, voulue bruyamment par le public. Malgré une muleta très basse, sa faena manqua de brillant mais fut riche de milliers de moment merveilleux, naturelles, changements de main, trinchera… Pour cela il ne faut pas regretter ce trophée.

Dommage ce début de corrida qui a handicapé la suite de la course.

Jean-Michel Dussol

Eauze le matin

4 erales du Lartet

Juanito saluts et applaudissements

Tristan Barroso une oreille et palmas

Photos B. Lasnier

Soria, Adame le retour…

Plaza de toros de Soria. Desafío ganadero, ‘Sábado Agés’. Trois quart d’entrée.

Trois toros de Monteviejo (1º, 2º et 6º), le premier sobrero, devuelto. Trois toros de Los Maños (3º, 4º et 5º), le troisième ovationné à l’arrastre.

• RAFAELILLO, ovation et oreille.

• JOSELITO ADAME, ovation et deux oreilles. 

•RUBÉN SANZ, deux oreilles et pitos.

Zamora

Plaza de toros de Zamora. Deuxième de la Feria de San Pedro. Plus de 1/2 entrée.

Toros, por este orden de lidia, de Castillejo de Huebra, Montalvo, Loreto Charro, Puerto de San Lorenzo, Valdefresno y Pedraza de Yeltes.

photo Emilio Mendes

• MORANTE DE LA PUEBLA, ovation et deux oreilles.

• DANIEL LUQUE, oreille et oreille.

• ALEJANDRO MARCOS, oreille et oreille.

photo E. Mendes

Le toro de Loreto Charro a gagné le concours. Alberto Sandoval meilleur picador et Juan Conteras, comme lidiador

Millas, Víctor Hernández pour Daniel de la Fuente

Après l’annonce du torero Daniel de la Fuente de se retirer des arènes, la Commission taurine de Millas a décidé d’offrir le remplacement à Víctor Hernández, l’un des vainqueurs du début de saison à Las Ventas de Madrid. Ainsi, dimanche 7 août, Víctor Hernández participera au traditionnel concours de tauromachie des élevages français, face à un utrero de Fernay et ses filles et un de Cuillé. L’affiche est complétée par Diego Peseiro, qui combattra du bétail des Héritiers d’Hubert Yonnet et d’Alain et Fréderique Tardieu, et Clemente Jaume, qui combattra du bétail de Jalabert et du Camino de Santiago.

Morante, Juli et Luque doublés au Puerto

Le Puerto retrouve son lustre avec cinq corridas, une novillada et deux classes pratiques. C’est bien mais fallait-il primer ceux que l’on voit partout Morante, Luque, Juli en les mettant deux fois ? Décidemment les empresas manquent de créativité. Positif néanmoins le retour d’Alejandro Morilla dans un défi ganadero dans un défi ganadero Cuadri/Ana Romero, inattendu dans cette merveilleuse plaza.

Colombinas de Huelva

Bilbao: Juan Leal une absence choquante

L’absence de Juan Leal qui pourtant avait coupé une oreille face aux toros de Fuente Ymbro lors de la précédente féria, en 2019 -avant le covid- est assez choquante et injuste car ce jour là Juan avait emballé les tendidos de Vista Alegre. Rappelons qu’en 2018, il avait été durement blessé lors d’une corrida de Miura où il avait fait preuve d’un courage extraordinaire. Il y a donc là une anomalie qu’on ne peut pas passer sous silence et qui est blessante aussi pour les nombreux aficionados français qui emplissent les tendidos bilbainos et qui permettent ainsi aux organisateurs d’Aste Nagusia, en mal de public local, de faire la soudure…

Pour le reste El Juli est le seul à faire doblete avec Roca Rey dans la grande féria du nord mais rassurez-vous il y aura Morante, Ferrera et Manzanares aussi, bien que cités qu’une seule fois. Le cartel de la corrida de Miura avec Lopez-Chaves aux commandes est intéressant. On notera aussi la présence d’une novillada de José Cruz, un bilbaino installé au Campo Charro pour lequel ce sera une sorte de consécration bien méritée. Chez les jeunes présence de Tellez, Rufo et Fortes.

Rien de très original néanmoins.

PV

PS On me fait remarquer l’absence de Diego Urdiales, c’est en effet une autre iniquité: A Bilbao comme ailleurs, les figuras imposent leur loi.

San Fernando: solo de David Galvan

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