BÉZIERS, ouverture sans éclat

arr12ph

Ouverture sans grand éclat à cause du bétail et des aciers. Oreille toutefois pour Roca Rey à son premier…Trois quarts, bon poids. Beau temps, chaud, avec quelques nuages d’orage vite dissipés. Deux toros de Fermín Bohórquez, un élevage spécialiste de cette discipline qui ce jour n’a pas été au mieux, surtout le premier. Ce ne fut guère plus évident pour les piétons avec les Victoriano del Río manquant la plupart de forces et de bravoure, l’ultime venant cependant à point nommé pour relever la note.Léa Vicens : silence aux deux.Manzanares : palmitas puis silence Andrés Roca Rey : oreille et palmitas de despedida.Belle entrée pour l’ouverture de la feria sur la Plateau de Valras et pour cette corrida mixte, on a vite compris que le public s’était avant tout déplacé pour voir un spectacle allègre… qui au final ne l’a été que trop peu.
bez12h
A l’issue du paseo accompagné par le baryton Frédéric Cornille interprétant Carmen comme il est dorénavant de tradition, une minute de recueillement a été observée pour André Massol et Christian Gonzalez, deux personnalités taurines locales récemment disparues. Enfin, la Marseillaise a retenti avant que place soit faite à la course en elle-même.

lv12h

Léa Vicens a démarré avec un Bohórquez qui n’a pas tardé à afficher sa mansedumbre puis sa mauvaise humeur, la Nîmoise tentant de le changer de terrains, mais les charges mesurées du bicho et ses envies d’aller voir si l’herbe était meilleure de l’autre côté de la barrière ne pouvaient pas lui permettre de grandes envolées lyriques. Rejón puis deux descabellos. Avec son second, ce fut tout de même mieux, Léa réussissant plusieurs poses avec aisance et temple avant que le toro ne baisse de ton, mais la conclusion allait tout mettre par terre. Elle se retrouva même au sol, à la merci de son adversaire après un coup de verdugo, heureusement sans conséquences. La suite pour le moins
compliquée avec la ferraille.
manz12h

Manzanares se signala au capote avant deux rencontres sans style, en simulacre la deuxième, puis bonne entame de faena alors qu’au loin le tonnerre grondait. Le Victoriano dévoila assez rapidement sa vraie nature, celle d’un toro rajado qui compliqua la vie du maestro au point d’encaisser un sérieux tampon, l’Alicantino finissant la taleguilla amplement ouverte sur l’arrière. Entière. Sans certainement prétendre vouloir lancer une nouvelle mode, c’est vêtu d’un jeans en mode pantacourt qu’il est revenu combattre son second ! Las, avec un opposant aux forces visiblement limitées, Manzana dut se contenter de donner le change du mieux qu’il pouvait, sans parvenir à cuajer la faena importante que tout le monde attendait. Il y eut du bon sur la rive droite, certes, mais de façon trop sporadique, et comme la conclusion n’a pas été un modèle du genre, les choses en restèrent là. 
arr12h

Andrés Roca Rey accueillit son premier par d’excellents capotazos et après deux piques sans grande histoire, il donna le change au début, avant que le bicho ne change et mesure davantage ses charges, la faena s’étiolant quelque peu, mais la conclusion redonnant le sourire à ses partisans qui ont joyeusement fêté l’unique trophée de cette tarde. Après le traditionnel « Se Canto » suivi de « Aqui, aqui, es Béziers », comme il est de coutume, l’ultime, « Ebenista », un castaño foncé au demeurant superbe, vint redonner du baume au cœur à l’assemblée. Il sortait manifestement d’un autre tonneau et avec lui, le Péruvien, qui brinda à Robert Margé, allait d’emblée enflammer les tendidos par des passes par le haut, pieds joints, le tout se poursuivant par tandas ajustées sur les deux rives. Las, après entière, Andrés perdit le bénéfice d’un labeur important par un chapelet de descabellos après entière et les choses en restèrent donc là…

Paul Hermé

Feria de Dax : La trahison de Burgos

Dax. Deuxième corrida de feria, arène quasi combles, soleil et chaleur, deux heure vingt de spectacle. Sept toro de Antonio Bañuelos et un Virgen Maria, le quatrième changé par un sobrero du même fer, a son tour changé par le Virgen. Tous, deux piques, lot de 493 à 530 kilos chez l’éleveur.

José Antonio Morante de la Puebla (vert et or, cape assorties au costume) au premier, une entière, silence ; au quatrième, trois pinchazos et une demi-lame, bronca.

Ginès Marin (bleu et or), au deuxième, une entière, silence ; au cinquième, une demi-lame, silence.

Pablo Aguado (bleu pétrole et or) au troisième une entière, une oreille ; au dernier, un pinchazio, un quart de lame et un descabello, silence

On connaissait la Controverse de Valladolid, il y a désormais La trahison de Burgos écrite dans les arènes de Dax par Antonio Bañuelos. L’éleveur le plus au nord de l’Espagne, à Burgos, nous a trahi en nous volant ce que l’on attendait de Morante de la Puebla et Ginés Marin. Des moments artistiques que dont les chutes et la faiblesse de ses toros nous privèrent. Seul Pablo Aguado fera vibrer l’arène avec un « Marchatras » un peu plus solide que les autres. Cela lui suffit, pour toréer avec temple, tout le corps relâché et imprimant une douce lenteur à sa muleta. A gauche il n’aura qu’une réussite relative… mais chaque fois qu’il revient à droite, ce sont des moments de magie. Il pensait renouveler ces instants avec le dernier, mais s’il y eut deux ou trois bons derechazo, le toro chuta rapidement.

Le sommet fut atteint avec le quatrième Bañuelos, changé avec l’insistance du maestro, son remplaçant Bañuelos lui aussi ne fit que quelques pas avant que ne survienne une Virgen Maria. Mais tout cela fit que le plus malheureux de cette journée est Morante de la Puebla. Une première rencontre avec un adversaire sans énergie bougeant à peine qu’il exécute rapidement. En revenant il aura droit à trois toros, un Bañuelos bloqué du train arrière, un second Bañuelos qui s’écroule peu après sa sortie et enfin un Virgen Maria… auquel il tirera quelques capotazos. Et sans faena ou presque il finit sous la bronca. Ginès Marin ne fut guère plus heureux, un toro adepte du ralenti empêchant toute faena pour commencer et un second qui toute les deux ou trois passe chutait.

Rien à dire. Heureusement il y eut la « petite oreille » de Pablo Aguado.

Jean Michel Dussol

Les La Quinta dans les corrals de Roquefort

Ils seront combattus le 15 août à la Monumental des Pins par Victor Hernandez, Yon Lamothe et Diego Garcia.

Les Pedraza pour Mimizan

Le 20 août. Au cartel Antonio Ferrera, Adrien Salenc et Dorian Canton.

Le matin tienta avec Marc Serrano (frères Bats)

MIMIZAN : « 10 ans de corridas »

Exposition photos le 18-19 et 20 août
Salle Maurice Martin.
Mimizan-Plage

A l’occasion des 10 ans de corridas dans les Arènes du Courant, le Club Taurin organise une exposition des meilleures photographies de ces dix événements. La tauromachie est un art éphémère mais la photographie fixe et permet de faire revivre ces instants de grâce où l’émotion se partage à l’enthousiasme. Cette exposition nous l’espérons fera revivre d’heureux souvenirs et suscitera la curiosité de néophytes en visite dans notre station.

Entrée gratuite, ouvert au public de 16h à 20h

Au Scamandre

Dax, Une alternative trahie par les Nunez del Cuvillo


Dax. Première corrida de feria, arène très bien remplies, soleil et grosse chaleur, deux heures quinze de spectacle. Sept toros de Nuñez del Cuvillo, le quatrième remplacé pour faiblesse par un sobrero du même fer. Tous, deux piques prise sans force et sans grande bravoure. Le troisième et le cinquième sifflés à l’arrastre.

Isaac Fonseca (ivoire et or) qui prenait l’alternative, au premier, une entière, vuelta avec pétition d’oreille , au dernier, deux pinchazos et une demi-lame, silence.

José Maria Manzanares (gris et or), au deuxième, une entière, silence ; au quatrième,une entière silence.

Andrès Roca Rey (rose et or), au troisième, une entière traversière et trois descabellos, silence ; au cinquième une entière, silence.

Présidence : Philippe Lalanne.

Il s’en est fallu de peu qu’Isaac Fonseca qui rêvait de son alternative à Dax depuis un triommphe en novillada ne puisse pas devenir torero… Tout de même pas à ce point, mais les toros de Nuñez del Cuvillo étaient méconnaissables, comme s’il s’agissait de fin de race, on n’ose utiliser le terme de décasté tellement il est grave. Mais tout de même le Mexicain de Morelia est parvenu à sauver cet important moment de sa carrière. Avec « Dudosito » il sut toréer avec douceur et temple en convaincant le toro de suivre la muleta. Après la sobriété de la cape il ne fut pas très expansif à la muleta, mais très professionnel. Après une première série de cinq passes à droite il pensait bien recommencer sur l’autre main… Que nenni, le toro passa en mode ralenti et il fallut lui arracher les passes une à une. Le Mexicain tenta bien les passes suicidaires pour relancer l’intérêt mais sans y parvenir vraiment. Heureusement son excellent coup d’épée lui permit une vuelta. D’autres auraient voulu l’oreille. Ce n’aurait pu être qu’un encouragement !

Au deuxième et dernier adversaire entamé avec une farol à genoux et après avoir brindé à Roca Rey, il essaya toute les distances et chacune des deux cornes, mais sans résultat…. La faena sombra totalement dans le ralenti le plus inexorable.

Son parrain et son témoin d’alternative ne furent guère plus chanceux. Manzanares, après deux ou trois passes de châtiment partit vers le centre sur les deux mains. Mais au soso qu’il avait en face il lui fallut arracher les passes une à une. Aussi tua-t-il assez vite. Pour sa deuxième sortie on commença par renvoyer un animal trop faible, remplacé par un sobrero qui manifesta à peine plus de force…. A la fin d’une belle série, il s’écroula et maestro prit rapidement l’épée.

Avec Roca Rey, au cinquième qui ouvrit sa faena à genoux et quelques passes changées dans le dos, l’arène s’enflamma. La Corrida démarrait ? Non !Simple feu de paille, rapidement terminé comme pour le premier combat où le torero de Lima comprit rapidement qu’il fallait vite s’arrêter. Il avait pourtant dessiné deux ou trois séries sur les deux mains avec une muleta basse et lente.

Toros à vite oublier, jeune impétrant torero à suivre.

Jean-Michel Dussol

En plein boum!

Nous sommes en plein boum ! Dax est là et Béziers aussi, c’est le moment fort de la temporada française. Il y a eu de beaux succès populaires à Parentis et Châteaurenard qui ont fait de très belles entrées, pour ne citer que ces deux arènes. C’est réconfortant !

Une hirondelle ne fait pas le printemps, on ne saurait cependant oublier ce qui nous pend au nez et, comme Henri Salvador, reprendre l’antienne « faut rigoler pour empêcher le ciel  de tomber ». Ceux qui font comme si tout était immuable, que rien ne pourrait changer sont comme des conducteurs qui se banderaient les yeux. Au prochain virage qui nous attend, c’est-à-dire à la rentrée parlementaire de novembre prochain, ils sont surs d’aller dans le décor avec perte fracas.

Aymeric Caron a beau être un personnage peu sympathique, il faut lui reconnaître un mérite : il annonce la couleur. Il déposera un projet de loi pour l’interdiction pure et simple de la corrida. Quelle sera l’issue de ce débat ? On ne peut en présumer mais on a vu que dès cette annonce la plupart des médias se sont rangés derrière lui ; ce qui est logique puisqu’il appartient à ce monde-là. Comptons donc sur nos propres forces qui sont réduites en comparaison de celles de nos ennemis.

Le temps n’est donc pas au déni ni aux disputes ou critiques excessivement sévères lues ici ou là. Faut-il le préciser ? Une arène de village est une arène de village et une arène de grande ville est une arène de grande ville. Le jugement porté sur les uns et sur les autres ne peut être le même. Il est opportun de mettre l’accent sur le positif plutôt que sur le négatif et de mesurer les efforts mis en place pour réaliser ces spectacles indispensables à l’enracinement populaire de la corrida. Mettre l’accent sur le positif cela ne veut pas dire masquer les manques et défaillances. Cela signifie être responsable et mesuré.

C’est en tout cas notre manière sur ce site. Et c’est le résultat d’une longue expérience personnelle  (plus de quarante ans) du journalisme (écrit, télévisuel ou parlé), du milieu taurin et de la critique taurine sous tous ses volets. Il est plus facile de démolir pour faire le buzz que de souligner le positif dans un souci de responsabilité…

Qu’allons-nous faire ici, sur ce site ? Nous n’allons pas nous lancer dans une course folle au scoop ou nous engager dans le sprint de l’info donnée avant tout autre. Non ! Nous allons continuer à rendre compte de la plupart des spectacles taurins (ceux que nous pourrons assumer en tout cas) en ouvrant nos portes à des collaborations multiples et bénévoles. Car beaucoup d’entre vous souhaitent écrire ou photographier. Nous souhaitons donc réunir ces talents, les vôtres (pour une part c’est déjà fait) pour constituer une cohorte d’excellence qui défende la tauromachie en en rendant compte sous tous ses aspects. 

Pierre Vidal

Estivales de Valverde

Alberto Lamelas remplacera Rafaelillo pour l’ouverture…

« Il a obtenu dimportants succès face aux Valverde et dans les plus exigeantes arènes françaises, Alberto Lamelas remplacera Rafaelillo samedi 27 août lors de l’inauguration des arènes de Coste-Haute. Pour des raisons indépendantes de la volonté de l’organisation des Estivales, et afin de préparer au mieux la corrida de Miura qu’il doit toréer à Linares le 28 août avec Morante de la Puebla, Rafaelillo n’a pas souhaité honorer son engagement initial. 

            Pour le remplacer, Jean-Luc Couturier a convié l’un des héros du circuit torista français. Auteur de deux remarquables prestations en France en juillet, à Céret puis à Mont de Marsan, Alberto Lamelas relèvera avec Fernando Robleño le défi d’affronter 4 superbes toros de Valverde en ouverture des Estivales de Valverde ». 

(Communiqué)

Au club taurin de Castelnau-Rivière-Basse

Nouvelle opportunité pour Eloy

Page 1 sur 727

© 2022 Corridasi - Tous droits réservés