Succès à Lacatunga (Equateur)

Plaza San Isidro Labrador de Latacunga (Equateur). Jeudi.

1ª de feria. Lleno malgré la pluie.

Toros des ganaderías de Huagrahuasi (2º) – Triana, propriété de José Luis Cobo, de présence et de jeu divers. Le cinquième vuelta al ruedo, le sixième gracié.

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• MORANTE DE LA PUEBLA, silence et deux oreilles .

• ANDRÉS ROCA REY, oreille et deux oreilles

• JOSÉ ANDRÉS MARCILLO, qui prenait l’alternative, vuelta al ruedo et deux oreille et la queue symboliques.

Cette corrida est symbolique après l’interdiction de la mise à mort à Quito, la fermeture de sa Monumental qui était le receptacle de la plus belle féria d’Amérique Latine, puis le démantèlement, récent, de la Plaza Belmonte, un bijou situé au centre de la capitale où l’on montait des corridas sans mise à mort. M

Malgré ces attaques incessantes la corrida qui fut implantée dans ce pays par Pepe Dominguin (alors en exil en raison de la dictature franquiste), dans des circonstances rocambolesques, subsiste dans des conditions difficiles dans les capitales de zones rurales comme Riobamba ou Lacatunga. En grande partie grâce à l’investissement de la famille Cobo. De ce point de vue, le succès de cette première corrida de féria est réconfortant.

TORÉER A PARIS C’est possible…

TOREER A PARIS   C’est possible…Chers amis aficionados.
Petite leçon-video de Toreo par le maestro Curro Diaz chez Fuente Ymbro.

NB : Curro est venu nous voir à Paris l’hiver dernier en collaboration avec les amis du Ruedo Newton.Un beau souvenir.
https://youtu.be/9KNjfQmZ1xE

Sur la vidéo, je vous invite à regarder :– le placement du corps dans l’axe du frontal.
 le placement de la main sur le palo (la baguette en bois). le placement de la muleta avancée vers l’animal, elle forme quasiment un angle de 40°.               (cet angle permet d’aller chercher l’oeil -ou la corne- contraire). le toque, secouer la muleta pour déclencher la charge. le corps du maestro bien ancré (aguante). le temple, accorder la vitesse de la passe à celle du toro (et réciproquement ?…). La corne ne touchant jamais l’étoffe.(si la muleta est touchée par la corne, le toro risque de relever brutalement la tête (hachazo) ce qui présente un réel danger pour le torero). le demi-tour où l’on pivote sur le pied contraire au côté de la passe. (quand je torée sur le côté droit, je pivote sur le pied gauche et… réciproquement). l’extraordinaire « relâché » des gestes propre aux maestros artistes.
Regardez… C’est beau. ☀🐂☀
Ensuite, un conseil, vous poussez les meubles chez vous,un p’tit Paso Doble ou un Camarónsur la platine.Et… lâchez-vous ! 
Et si vous voulez en apprendre (beaucoup) plus, il faut sauter le pas et nous rejoindre.De 12 à 100 ans and so on, vous serez bien accueillis par d’autres passionnés.

Joli cliché de la photographe, Alix de Montaigu. (tous droits réservés)
Prochain cours collectif dans le cadre de Culturafición : le dimanche 15 décembre (10h30-12h30)Renseignements et inscriptions :resaculturaficion@gmail.comNous vous donnerons l’adresse à l’inscription.
Dans le cadre de l’Ecole taurine de Paris, nous proposons, en semaine, des cours particuliers ou en petits effectifs adultes(dès17ans) ou jeunes (12 à 16 ans) « à la carte ». Pour de plus amples informations, contactez-nous sur :ecoletaurinedeparis@gmail.com

(Communiqué)

Mont de Marsan annonce 3 ganaderias pour la feria 2020 de la Madeleine

À l’occasion de la première réunion plénière de l’afición montoise, la Commission Taurine et les prestataires Jean-Baptiste Jalabert et Alain Lartigue ont présenté les contours de la feria 2020 aux aficionados du Plumaçon.Trois ganaderias sont déjà annoncées : Alcurrucén, Pedraza de Yeltes et Celestino Cuadri Vides.
Ossature de la feria
 Des corridas pour tous les aficionadosPour satisfaire notre afición, l’équilibre règnera sur la feria 2020 avec des corridas dite « toristes » axées sur des élevages connus pour leur agressivité durant toute la lidia et leurs présentations singulières, et des corridas dite « toreristes » avec des élevages au caractère plus fiable, appréciés spécialement par les figuras. Cet équilibre sera complété par une corrida qualifiée de « médiane », où l’on verra des ganaderias réputées présentant des toros exigeants durant les trois tiers, dotés d’une certaine noblesse, ce qui peut permettre aux toreros de réaliser des faenas de qualité.

La volonté de présenter les spectacles taurins dans toute leur diversité Mont de Marsan perpétue sa volonté d’être une terre taurine pour tous les spectacles de tauromachie et une terre de transmission de la culture taurine. La Madeleine 2020 proposera donc 6 corridas dont une portugaise, une novillada piquée et une novillada non piquée.

3 ganaderias présentées
Alcurrucén (corrida toreriste)De nombreux grands toreros doivent à cette ganaderia leurs plus grands triomphe de leur carrière (Manzanares père, Sébastien Castella, Alejandro Talavante, Diego Urdiales…). 
Madrid, Bilbao sont les deux plazas qui ont consacré au plus haut niveau la famille Lozano en tant que ganaderos.
Depuis 1982 cette grande dynastie taurine mène, sous le fer Alcurrucén, du bétail d’origine Carlos Nuñez bien connue pour ces magnifiques toros fin de corpulence, très bien armés procurant souvent des faenas intenses grâce à leur caractère piquant et parfois complexe.
Pedraza de Yeltes (corrida médiane)C’est certainement la ganaderia la plus régulière de ces dix dernières temporadas en France. La preuve, les prix et trophées innombrables qu’ont récolté Luis et José Ignacio Uranga romantiques ganaderos basques de San Sebastian.
Ils se lancent dans l’aventure en 2006 aidés par José Ignacio Sánchez ancien matador et aussi directeur de l’école taurine de Salamanca. Élevés en plein Campo Charro ces toros sont issus de l’encaste Domecq et plus précisément de Aldeanueva pensé par le mythique « magicien » El Raboso. Celui-ci a su créer un toro très imposant de part son squelette, d’armures très développées et surtout un combattant très complet dans tous les tercios de la lidia.Le Plumaçon est impatient d’accueillir ce fer pour la première fois.
Celestino Cuadri Vides (corrida toriste)Ce sera le grand retour après 24 ans d’absence. Tous les aficionados, présents le 20 juillet 1995 au Plumaçon, se souviennent encore de ce combat épique entre Joselito et Brujo n°42.
Il va devenir un des moments mémorable de l’histoire de la plaza montoise.Le Légendaire ganadero Fernando Cuadri, et depuis le printemps dernier ces neveux, élèvent ces toros d’une personnalité unique provenant d’une alchimie d’encastes (Santa Coloma, Urcola, Parladé) dont seule la famille Cuadri Vides en a le secret.Le lot réservé pour la feria est un coup de cœur ! Très sérieux de présentation, dans les codes de cette ganaderia unique : beaucoup de « caisse », profonds et sérieusement armés.
Les ganaderias des deux autres corridas, de la novillada piquée, de la non piquée et de la corrida portugaise seront annoncées à l’occasion des vœux de la Commission Taurine qui se déroulera le mercredi 29 janvier 2020.
À noter dans votre agenda :
Début des abonnements le 10 février 2020
Annonce des cartels le 4 avril 2020
Fêtes de la Madeleine du 22 au 26 juillet 2020

(Communiqué)

Hagetmau reprend les mêmes…

Les novillos de Montealto l’an dernier pour Hagetmau

La commission taurine d’Hagetmau a choisi ses élevages pour la prochaine « féria de la Chaise ». Ce seront les mêmes que l’an dernier Alma Serena pour la novillada sans picador, le samedi 1er août, et Montealto le dimanche 2 août. Ces deux ganaderias avaient beaucoup de satisfaction aux aficionados. Nous insisterons sur la seconde, celle de Montealto, très bien présentée, brave qui aurait mérité d’être primée d’une manière ou d’une autre par les jurys de fin d’année car elle s’inscrit dans les grandes réussites de la temporada passée dans le sud-ouest au même titre que les Blohorn de Soustons ou La Quinta de Roquefort.

Toromagie

Trophée Henri Fanton

Cours théoriques avec Christian Lesur

Christian Le Sur, professeur-fondateur du Centre Français de Tauromachie, publie un ouvrage dans lequel sont compilés la plupart de ses cours théoriques qui balaient les principaux aspects du toreo. On pourrait le croire réservé aux aspirants toreros, mais toutefois il peut être aussi très utile aux aficionados… L’ouvrage sera présenté dans la salle Picasso du Wine Bar de Nîmes (face aux arènes) le mardi 10 décembre à 18h. Bienvenue à tous les aficionados… On peut se le procurer par commande, ou l’acheter à la Galerie Fresque, 22 rue Fresque 30000 Nîmes…

Au Pablo Romero

pr03h

Dernier Jeudi des Artistes de l’année à l’Espace Pablo Romero…

« Luisito » avec Fortes

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Après avoir mené aux sommets Pablo Aguado et Emilio de Justo, le français sanluqueño d’adoption, « Luisito », va prendre en main le destin de Saúl Jiménez Fortes, c’est ce que nous apprenons ce soir sur le site mundotoro.com. Fortes a été tenu hors des ruedos à cause d’une fracture du péroné en septembre 2018, lors de la féria d’Automne à Madrid, toute la temporada passée.

Il revient avec des ambitions nouvelles et légitimes. Comme le dit Luisito, Fortes est un torero qui a beaucoup donné pour le toreo et qui a peu reçu en retour jusqu’à maintenant. Luisito, a déclaré qu’ils étaient avec son torero, déjà à l’entrainement au campo: « Il est certain qu’il sera présent dès l’an prochain et que rapidement il deviendra encore meilleur que ce ce qu’il était » a-t-il déclaré.

Il a ajouté que Fortes avait « un concept du toreo très personnel et un courage reconnu. Ces qualités et l’expérience que j’ai obtenu auprès de Pablo Aguado et Emilio de Justo feront fleurir son toreo encore mieux ». Il a précisé qu’il n’y avait pas encore de contrat signé chose à laquelle il tient mais que ce qui comptait avant tout c’est l’espoir qui animait le torero malagueño et la confiance qu’il avait en lui et que lui aussi en avait beaucoup en lui.

Lors de l’abandon de « Luisito » par Emilio de Justo nous écrivions qu’il fallait que Ludovic ait une nouvelle chance; que ses qualités le méritaient. Il nous semble, en toute sincérité, que Fortes est un l’homme idéal, une opportunité méritée. Ayant beaucoup d’estime pour les deux hommes, autant pour Luisito pour ses qualités exceptionnelles de mentor -largement démontrées- que pour le toreo artistique et courageux de Fortes nous ne doutons pas de la réussite du duo à qui nous souhaitons beaucoup de succès. C’est un duo à priori très passionnant… et qui sans doute sera difficile à arrêter.

Pierre Vidal

Francis Wolff: « Il faut résister à toute forme d’assassinat ».

-Comment vois-tu l’avenir de la corrida ?

-La corrida mourra. Comme le jazz est mort car il a fini sa nécessité historique, puisqu’il a épuisé tous ses possibles musicaux et ethniques. Maintenant on peut toujours faire du beau jazz : on peut refaire du Coltrane… Sur la corrida je me pose la question et je n’ai pas de réponse : la corrida a-t-elle fini son cycle historique ? A-t-elle encore des territoires artistiques, spectaculaires à gagner ?  Je ne le crois pas. Autrement dit, l’histoire de la corrida qui commence de mon point de vue au XIXème siècle pourrait s’arrêter.

-Pourrait-elle disparaître à court terme ?

Je ne pense pas qu’elle mourra avant moi mais je ne pense pas qu’elle passera le XXIème siècle. Dans cette hypothèse, elle se survivrait en réduisant ses territoires en se maintenant dans quelques villes comme Séville ou Madrid ; en France nous avons perdu Toulouse et Marseille, les grandes villes ça va se maintenir dans les villes moyennes : Nîmes, Arles, Dax, Mont-de-Marsan. Je ne suis pas prophète, ça va se maintenir avec une aficion locale qui va diminuer et des aficionados qui iront d’une arène à une autre. Elle va mourir doucement de sa belle mort…

-Alors pourquoi se battre ?

-Il faut résister à toute forme d’assassinat. Nous devons faire en sorte qu’elle ne meurt pas interdite. Que s’est-il passé à Barcelone. Était-ce politique comme on l’a dit ? Oui et non. Je sais bien pour avoir été en première ligne que c’était le « catanalisme », le mépris des Catalans pour les Andalous, mais c’est aussi une génération qui n’a pas transmis, les immigrés de l’intérieur qui ne l’ont pas transmis à leurs enfants.  Ces enfants pour s’intégrer ont renié les goûts andalous de leurs parents… en voulant être plus européens que les Hollandais. Cela appartient à la sociologie de Barcelone.

– Depuis dix ans au moins avant son interdiction elle s’était écroulée en Catalogne. Plus personne n’allait aux arènes à Barcelone… sauf pour José Tomás à la fin.

-Cela reste un assassinat parce qu’elle a été interdite. Barcelone a été une place forte de la corrida, plus encore que Madrid. Il y avait trois arènes au début du XXème siècle. La corrida y meurt… Elle était en train de mourir de sa belle mort. Nous les résistants nous devons militer pour éviter l’assassinat. Si dans 50 ans il n’y a plus de toros braves, plus de toreros, il n’y aura plus de corridas. Elle aura fini son cycle comme la tragédie grecque a fini son cycle.

-Y-a-t-il une hypothèse favorable qui serait basée sur une évolution de la corrida, des changements dans son déroulement ?

-Je n’y crois pas. A partir d’un certain moment, un art, une pratique trouve sa forme. La corrida à partir de 1920, depuis la révolution de Belmonte, a trouvé sa forme. Si on change quelque chose, elle n’évolue plus, elle se renie. Par exemple, si on dit plus de pique, plus de mise à mort, on fait autre chose. On ne peut plus rien bouger sans revenir sur l’essentiel ».

In « Francis Wolff. Moments de vérité » par Pierre Vidal. Editions Gascogne.

Francis Wolf est un philosophe français, professeur émérite à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris. Il  fait ses études au lycée de Saint-Cloud puis au lycée Louis-le-Grand(Paris). Auteurs de nombreux ouvrages dont « Philosophie de la Corrida » et « 50 raisons de défendre la corrida ». Vient de paraître : « Plaidoyer pour l’universel » (Fayard).

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