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Naufrage à Las Ventas

Corrida du jeudi de l’Ascension, Las Ventas Madrid

6 toros de J.P. DOMECQ

De 520 à 590 Kg très correctement présentés

Morante De La Puebla Bleu sombre et azabache Silence et sifflets

Juan Ortega : Vert profond et plata

Pablo Aguado :.Rouge sang et or

Corrida très attendue, l’Andalousie offrait à Madrid ses meilleurs représentants et sa ganaderia de référence.

Morante et sa cuadrilla arrivèrent dans la belle calèche au pas lent de chevaux andalous. Tonton Émile aurait dit que « ça avait de la gueule ».

Et puis c’est tout, enfin presque ; quatre toros inqualifiables. Morante à la faveur d’une rafale de vent à 13Kms / heure refusa tout effort et trois épées plus tard l’affaire était classée. Pas sans suite car le deuxième étant du même acabit, il sut l’occire sans détour.

Le cinquième et le sixième était un peu plus acceptables aussi Juan Ortega et Aguado mirent un point d’honneur à essayer au capote de laisser penser qu’on était à Madrid. Peines perdues, rapidement les deux toros se décomposèrent il ne restait plus qu’à mal les tuer. Les deux matadors accomplirent donc leur œuvre.

Qu’il nous soit permis de penser que l’aficionado, même s’il est quelques fois excessif, a le droit de se lamenter devant des spectacles d’une telle médiocrité. Peut-être finira- t- il par se lasser. Ainsi ce ne sont pas les « anti » qui tueront la corrida, elle se suicidera. A moins que quelques grands toros et les vrais toreros que nous connaissons tous  soient nos consolateurs et nos sauveurs.

Charles Figini

Le texte de Charles Figini sur la corrida de Juanpedro de ce jour est objectif, respectueux et calme. Il a raison. Moi j’aurais traité le ganadero de bandit de grands chemins pour avoir envoyé à Madrid des toros sans caste ni bravoure ni noblesse , lequel ganadero a eu in fine l’audace de se dire content de ses toros. Ajoutant même que le 3eme et le 5eme étaient braves et très encastés

Morante ne pouvait rien faire , rien avec ces bestiaux( 1et4) Juan Ortega a pris des risques et tenté de dérouler son toreo templé et si particulier( 5) et Pablo Aguado a été indirectement récompensé par le grand style d’Ivan Garcia aux banderilles. On a vu deux séries  à droite et un molinete  , pas grand-chose à se mettre sous la dent si ,comme on serait en droit de l’attendre,  les toros avaient comme on le proclame  chacun sa faena.

Là, rien ! des cornes, de la mansedumbre,de l’ennui ,et par-dessus le marché Monsieur Juan Pedro Domecq est satisfait.

Les toros tous sifflés à l’arrastre certains( 3et 5  en effet), moins bruyamment.

Jean François Nevière

Changement à Orthez

Peut être une image de texte

Les toros de Juan Luis FRAILE ne pouvant sortir de la finca pour des raisons sanitaires,
c’est donc la prestigieuse ganaderia de Victorino MARTIN avec le fer de MONTEVIEJO qui se produira au Pesqué avec les toros de Dolores AGUIRRE

Cartel inchangé.

(commission taurine Orthez)

Badajoz

Ángel Téllez pour De Justo vendredi à Madrid

 C’est Angel Téllez qui a été choisi pour remplacer Emilio de Justo blessé vendredi à Las Ventas. Le cartel définitif sera le suivant: toros de Victoriano del Río y Toros de Cortés pour Diego Urdiales, Alejandro Talavante et Ángel Téllez. 

 

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Au Cantaou, lundi de Pentecôte

Madrid, Roca Rey, impérial numéro 1.

Quoiqu’il ait pu être dit à la gloire des uns ou des autres, d’Urdiales entre autre, de l’échec à l’épée de Roca Rey qui lui fait perdre une deuxième Puerta Grande  à Madrid, celui que les commentateurs de Plaza toros appellent avec un brin de dédain dans la bouche « l’idole du Pérou », comme s’il n’était pas devenu l’idole de Séville, de Sanlucar, de Madrid et d’ailleurs , de tout le peuple aficionado qui n’en finit pas de se lever pour hurler son admiration. Au-delà de toutes les considérations stylistiques, l’évidence est là : la Rolls Royce du toreo, l’enfant au visage d’ange, le plus assuré dans sa gestuelle millimétrée, celui qui transmet à tous son art , son courage, c’est le nouveau numero1 du circuit, Andrés Roca Rey.

Le toro qu’il a eu à combattre en deuxième, le 5eme Fuente Ymbro de cet après midi madrilène, « Escribiente », 598kgs, de septembre 2016, en d’autres mains aurait été expédié  après trois misérables passes et une moue de déception, cela j’en suis persuadé. « Escribiente » d’un joli galop d’entrée, prend une bonne pique et on se dit  qu’ enfin c’est parti et qu’on va voir quelque chose… Mais hélas trois fois hélas il refuse obstinément de retourner au cheval…

Roca Rey a vu et décidé de ce qu’il allait commander à cet adversaire : ça passe ou ça casse et la première série droitière très ferme et autoritaire conditionnera tout ce qui suivra , c’est-à-dire un faenon d’ampleur rarissime, des passes changées dans le dos dans un terrain hyper restreint, tout avec un rythme merveilleux, une confiance en soi qui laisse le spectateur la bouche sèche tant les cornes passent près, astifinas et chercheuses au ras du sol, guidées par une muleta magique.

On l’aura compris si l’épée était bonne les deux oreilles ouvrant la Puerta Grande  tombaient.

Mais non, le troisième envoi a été le bon et Roca Rey a juste répondu à une énorme ovation.

Un quarteron de gens qui ne l’apprécient pas on fait un peu de bruit .

Diego Urdiales  , vert poireau et or est resté dans les choux, s’offrant même le luxe d’un mete y sacca qui tua son 1er toro. Résultat : Silence et silence.

Roca Rey bleu marine et or :silence et ovation avec salut au tiers.

Ginés Marin qui a fait un retour très méritoire après sa grave blessure : silence et silence.

Jean François Nevière

In memoriam

Peut être une image de 3 personnes, animal, plein air et texte qui dit ’PLAZA DE TOROS/ ZEZEN PLAZA ORDUNA/ URDUNA (BIZKAIA) EMPRESA: ESENCIA TAURINA SL COLABORA: ΑΥΤΟ CLUB TAURINO ΟΤΧΟΜΑΙΟ TAURINA VAN ABASOLO GRAN CORRIDA DE TOROS ZEZENKETA IZUGARRIA 5 ANIVERSARIO DE IVÁN FANDINO IVÁN FANDINOREN 5. URTEURRENA 11 TOROS, /4 ZEZEN, 4 ル JOSE LUIS PEREDA PARA LOS TOREROS VASCOS EUSKAL ZEZENKARIENTZAT IVAN ABASOLO DANIEL OLLORA EL DANI SOBRESALIENTE BIKAINA: CURRO RAMIREZ CONS CORRESPONDIENTES CUADRILLAS DAGOZKIEN KUADRILLEK LAGUNDUTA 6 TARDE TAN PRECIOS GENERAL 30€ SOCIOSCLUBOTXOMAIO 28€ NIÑOSDE 10A15AÑOS NIÑOSHA OAÑOS GRATIS ESENCIA TAURINA S.L.U DEESPECTACULOSTAURINOS WWW.ESENCIATAURINA.COM WWW.ESENCIATAURINA.COM’

La marche du monde…

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La temporada est largement entamée. Tirons de premiers enseignements de ce début. Une constatation rassurante pour commencer : le public est revenu massivement aux arènes. On le voit à Madrid avec plusieurs lleno de non hay billetes et ce fut le cas aussi Séville. Plus intéressant encore, les novilladas, dans la capitale, ont des résultats économiques inattendus : 3/4 d’arène et parfois plus. Bien sûr il y a l’abono -c’est à prendre en compte. Cette affluence de bon augure se vérifie aussi dans les arènes de seconde catégorie ou même de troisième, avec des llenazos, comme à Jerez et Sanlucar ces derniers jours. Le moteur économique de la fiesta ne s’est donc pas grippé pendant le COVID. Il y a en Espagne une appétence renouvelée pour les toros. C’est essentiel. En sera-t-il de même pour la France ? Nîmes et Vic-Fézensac seront significatifs de ce point de vue.

Le public a changé dit-on et de pointer les récompenses festives de Séville ou plus grave, les réactions vulgaires comme les coussins jetés lors de l’encerrona madrilène d’Ureña. C’est évidemment regrettable. Mais il faut regarder ces événements d’un point de vue « anthropologique » : Le public change comme change le monde et la tauromachie a toujours été un reflet de ces changements, -cf. le stoïcisme de Manolete ou les transgressions du Cordobés liés aux évolutions du régime franquiste. Nous sommes dans une société moins éduquée, moins respectueuse et qui s’affranchit des règles, des normes anciennes. Le Covid a accéléré le processus. Il n’est pas étonnant qu’une partie de ceux qui payent se croient tout permis –c’est déjà le cas au foot ! Les aficionados ont toujours été minoritaires sur les tendidos, leur isolement est plus grand encore. Les médias ayant abandonné le champ de la tauromachie (cf. El Pais), ils n’ont plus de références.

Tout cela a des conséquences profondes sur le toreo lui-même. Elles sont passionnantes à observer. Deux hommes se sont imposés en ce début de saison : El Juli et Andrés Roca Rey. Le premier n’avait plus rien à prouver, le second est surgi des confins du monde taurin et reste encore, pour beaucoup, inédit. Tous les deux incarnent un style poderoso, engagé, dominé par la prise de risque. Ce sont des toreros largos, qui brillent à la cape comme à la muleta et qui peuvent résoudre tous les problèmes. Le second qui sait aussi verser dans le tremendisme -de bon aloi- est devenu le marqueur essentiel de la saison : la référence. Ce n’était sans doute pas dans les plans de Morante de la Puebla dont la multiplication banalise un toreo précieux. Les uns toréent pour le grand public, l’autre pour les aficionados… ainsi la sensation -et parois l’effet- prend le pas sur l’émotion pure. C’est aussi l’air du temps.

Les poursuivants sont loin derrière ce trio. Le retour d’Alejandro Talavante est un fiasco malgré les effets d’annonce. José Mari Manzanares est à la rue. Antonio Ferrera se marginalise ; on attend cet ultime retournement de situation dont il est coutumier. Daniel Luque malgré ses immenses qualités reste encore à la marge. Emilio de Justo et Paco Ureña ont payé cash des encerronas madrilènes montées imprudemment. Le courage de Ginés Marin, « valor seco », reste un motif d’espérance. Tomas Rufo confirmera-t-il ses débuts fracassants ? On le voit avec Pablo Aguado: dans ce monde de chien, les premiers succès ne préjugent pas d’un avenir radieux.

Ainsi va le monde…

Pierre Vidal  

Las Ventas : avec une bonne veste contre le vent

Pour aller à Las Ventas aujourd’hui mardi, il fallait deux choses : avoir une bonne veste et ne pas craindre le vent. Le vent , cette troisième corne  pour le torero, a soufflé en rafales et désorganisé ce qui se passe dans le ruedo.

6toros de Nicolas Fraile, VALDEFRESNO.

¾ d’arène, Oliver Rodriguez au palco.

Juanito, pervenche et or, Daniel Luque Corinthe et or, José Garrido Vert sauge et Azabache.

Daniel Luque, José Garrido, Juanito, Valdefresno, Feria de San Isidro, Madrid

Le jeune portugais Juanito, confirmait  à Madrid et a  tiré le meilleur parti de son lot très difficile surtout le 6eme salpicado, lourd et de plus de 5ans, comme presque tout l’envoi de Valdefresno.

Daniel Luque, José Garrido, Juanito, Valdefresno, Feria de San Isidro, Madrid

Daniel Luque a hérité d’un toro sauteur que toute sa faena tendra à limiter les sauts et les écarts et malgré un brindis au public il ne parviendra pas à en faire ce qu’on appelle vulgairement « un cadeau ». A son second également galopeur, l’autorité de la muleta s’imposera, par le bas sur les deux bords, Luque n’a même pas besoin de se replacer tant sa science du sitio est parfaite.Il termine par des luquesinas, éstoc jeté loin de lui.

Daniel Luque, José Garrido, Juanito, Valdefresno, Feria de San Isidro, Madrid, Las Ventas

José Garrido semblait totalement engagé dans sa présence ce jour. Il n’a pourtant pas été gâté par le sorteo lui non plus car  tout le lot était d’une complexité rare, les toros fuyant d’un picador à l’autre, sautant à hauteur d’homme, tous très armés avec une moyenne de 570kgs, et plus de cinq ans.

A son premier Garridotente d’arrêter le tercio de banderilles où José Chacon vient de planter superbement les bâtonnets, mais le président d’un ir très autoritaire indique que les trois paires doivent être posées.

Brindis au public. C’est la guerre, ça commence près des planches  par de longues séries exposées , toro dans les chevilles, précises et puis à gauche  terminant par trincherazos inversés, le toro toujours obligé par le matador à charger en humiliant. Pour finir par manoletinas, avis, épée entière ; et le toro avec l’estoc enfoncé jusqu’à la garde poursuit le torero à toute vitesse jusqu’aux barrières .

Forte , très forte pétition, mais dans sa dédaigneuse majesté le président refus l’oreille. Garrido fera une vuelta très applaudie.

Il fallait être aficionado pour comprendre ce qui se déroulait aujourdhui hui, tant les toros de Nicolas Fraile ont peu permis, aidés en cela par leur caractère et leur noblesse toute relative, et par le vent qui soulevait tous les chiffons !

« Juanito » : Silence , deux avis 14 descabellos, silence.  Toro sifflé à l’arrastre.

Daniel Luque : Salut au tiers, ovation, toro sifflé à l’arrastre

José Garrido : Vuelta après forte pétition que ne sait pas voir ni entendre le président, et silence; dernier toro sifflé à l’arrastre.

Saint Etienne de Grès

st et grès24h

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