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Bière sans alcool ?

Enrique Ponce, interrogé par Aplausos a déclaré qu’il avait trouvé l’annulation de nombreuses férias précipitée. C’est aussi le sentiment de nombreux professionnels espagnols ou français. Mais qui pouvait savoir comment aller évoluer le virus ? Personne en cette matière, ne peut lire dans le marc de café, pas même le professeur Raoult, grand scientifique, mais qui n’est pas non plus le Mage Médiatique, adulé de manière irrationnelle par ses zélotes. Comme dit la chanson : « il n’est pas de sauveur suprême ».

Qui peut dire d’ailleurs comment  évoluera le virus dans les jours ou les semaines qui viennent ?  On sait seulement que le confinement mieux suivi encore en Espagne qu’en France, a évité l’hécatombe annoncée. Le virus est toujours là et un nouveau confinement n’est désormais que peu envisageable pour des raisons sociales et économiques. Serons-nous prêts à l’éventualité d’une nouvelle vague ? L’avenir reste à écrire.

Fallait-il annuler des férias comme Pampelune, Saint Sébastien, Bilbao, Malaga, Mont-de-Marsan ou Dax pour se référer aux arènes de première catégorie ? Elles le sont, donc la question n’a plus lieu d’être. On dira seulement qu’en tout état de cause, les clusters sont là, bien réels, et ils n’auraient pas fait bon effet. Pour autant une année en blanc est-elle souhaitable pour les taurins? Il est clair que non. Elle coutera très cher au milieu taurin en général et représente un manque à gagner considérable pour les figuras elle-même, comme Ponce, engagées dans des dépenses souvent lourdes. Bien sûr, derrière elle, se profile la cohorte des professionnels réellement démunis : ganaderos, banderilleros, mozos ou apoderados et empresas dans certains cas. L’abandon et le mépris du pouvoir à leur égard ont mis du sel sur une plaie déjà brûlante.

Quelle réponse apporter ? On voit que les corridas à huis clos, télévisées, font, dans leur principe, l’objet d’un rejet des aficionados et du grand public. Peut-être révèleraient-elles que le roi est nu, si les taux d’écoute n’étaient pas bons. Dans ce cas, elles feraient plus de mal que du bien. Par ailleurs, il semble qu’une refonte du spectacle ait été abandonnée. Ce projet, porté par la Junte Andalouse, souhaitait limiter les picadors, les banderilleros, supprimer les ayudas et réduire à 3, les chevaux de piques (notamment). Les subalternes ont fait une contre-proposition généreuse : réduire de 20% leurs sueldos. Les matadors et les figuras vont-elles faire une offre équivalente ?

Faut-il faire n’importe quoi pour éviter cette année en blanc ? Avec l’aval de ganaderos pris à la gorge, nous sommes devant une multiplication d’initiatives qui partent dans tous les sens. La dernière, vient d’Enrique Ponce lui-même qui se propose de tuer quatre toros de sa propre ganaderia, dans les arènes de Las Navas de San Juan (Jaén), seul, au cours du mois d’août. Il ajouterait un cavalier. Le spectacle serait respectueux des normes sanitaires (c’est à dire avec un public réduit) et télévisé.

Sans préjuger de ce qu’il se passera et avec le respect que l’on doit à un torero comme Ponce, on peut se poser la question : quelle image donnera-t-on d’un spectacle qui est, dans son fondement, unique par son sérieux, son décor, son rapport essentiel avec le public et son aspect dramatique ? Un spectacle vivant par définition. Nous ne serons plus dans le cas d’une classe pratique donnée par des élèves d’une école taurine, mais dans un spectacle présenté comme une véritable corrida. S’il s’agit d’une exception circonstanciée, unique : bien !  Mais si elle doit être systématisée ? Si l’on doit bâtir, comme il se dit, une temporada entière sur ce modèle ? C’est une image nouvelle et superficielle que l’on donnerait de la corrida : celle d’une tauromachie light, avec une nouvelle diminution de sa justification première, le danger.

Attention aux substituts : une bière sans alcool, ce n’est plus tout à fait une bière…

Pierre Vidal

PS  Merci à tous ceux qui m’ont souhaité mon anniversaire. Je suis très sensible à leur amitié et à leurs encouragements.   

Au CFT

La Feria del Campo : Sud-Est et Sud-Ouest

Les mercredis du campo chez Valverde

L’événement taurin de l’été : Les mercredis au campo chez ValverdeL’élevage de Valverde propose aux aficionados de fêter le déconfinement à l’occasion d’un événement qui n’aura d’égal cet été : un cycle taurin célébré au pied des Alpilles, chaque mercredi soir, mettant à l’affiche Figuras, Héros et Jeunes promesses internationales et françaises.A partir du 29 juillet, durant quatre semaines, les arènes de Coste-Haute, fief des taureaux du Curé de Valverde, seront le théâtre de 4 défis franco-espagnols. Pour affronter les plus sérieux exemplaires préparés pour la saison 2020, Jean-Luc Couturier a invité 7 toreros à relever le challenge.Daniel Luque, idole de l’afición française, ouvrira le cycle et il affrontera seul 3 taureaux de l’élevage. Se faisant, il réalisera le geste le plus remarqué de la saison française taurine 2020. Faute d’affronter dans les arènes de Dax 6 Pedraza de Yeltes, il donne rendez-vous à l’afición française le 29 juillet pour vivre un moment historique.Suivront 3 mano a mano exceptionnels lors desquels se mesureront un torero espagnol et un matador français. Le 5 août, Domingo López Chaves et Adrien Salenc auront l’occasion de démontrer le « poder » qui caractérise leur tauromachie. Une semaine plus tard, deux matadors artistes fouleront le sable de Coste-Haute : l’élégante torería de Morenito de Aranda et la fraicheur du toreo d’Andy Younes auront l’occasion de s’exprimer en piste. Enfin, le 19 août, Octavio Chacón et Thomas Dufau concluront brillamment un cycle qui mettra en valeur la tauromachie du terroir.Pour les départager, deux vaches et deux taureaux de Valverde, parmi les plus beaux de l’élevage, entreront en piste.Les soirées au campoA l’issue des Mano a mano camperos, vous pourrez profiter de la beauté des lieux autour d’un apéritif champêtre ou d’un repas (sur réservation). Chaque soir, un menu différent sera proposé aux aficionados désireux de prolonger le moment d’afición partagé.Tarifs :Abonnement pour les 4 spectacles : 100€Entrée individuelle pour chaque spectacle : 30€Toutes les places seront assises.Entrées limitées. Réservations fortement recommandées.Ouverture des réservations :Abonnements : 1 juin 2020Places seules : 10 juillet 2020Contact : ganaderiavalverde@gmail.com

Vic sur TF1

Christian Chalvet: « 56 ans d’aficion ne peuvent perdre leur âme en quelques secondes »

Christian Chalvet, figure nîmoise de l’aficion, annonce qu’il quitte la liste d’Yvan Lachaud après le ralliement de l’écologiste Daniel Richard, tête de la liste « Nîmes, une ville nommée désir » au second tour.

Voici ce qu’il écrit:

« J’ai bientôt 56 ans , presqu’autant d’années d’aficion, et aucun besoin que l’on m’intime l’ordre d’un « Choisissons Nîmes ». Ici nous savons tous , nîmoises et nîmois , que c’est Nîmes qui nous a choisis. Avec tout ce qu’elle a de plus profond. Notamment ses tauromachies. L’incurie taurine , depuis six ans et plus , de l’équipe municipale en place m’avait convaincu de devoir faire ce pas politique d’un engagement plus précis. Je l’ai fait , avec un grand enthousiasme. Je ne le regrette pas. J’ai écrit et proposé ce programme taurin « Tauromachies inclusives ». Il a été accepté sans aucune condition par Yvan Lachaud. Puis nous l’avons présenté à l’aficion , nous en avons discuté avec elle. Nous l’avons enfin fait imprimer pour que chacun , à tête reposée , puisse le revoir et au besoin le ressortir pour qu’il soit appliqué. Aujourd’hui , c’est à dire dans la nuit de samedi à dimanche de Pentecôte (pour les incrédules , il y en a toujours , ma journée d’hier est jalonnée de preuves en ce sens) , j’ai pris la décision , personnelle et solitaire , qui n’a absolument rien contre mes colistiers du premier tour , de ne pas me présenter au second. L’élégance voulait que je ne me laisse pas dicter le temps de cette communication par quelques « ultras » qui soutiennent la liste sortante. Ceci étant , 56 ans d’aficion ne peuvent perdre leur âme en quelques secondes , en s’alignant sur la même liste qu’un homme qui , pour le premier tour , a appelé les « animalistes » , qui veulent notre disparition à tous ! , gens di bious et aficionados a los toros , à voter pour lui. L’aficion n’a pas plus de leçon d’écologie à recevoir. Elle aurait plutôt à en donner. Jusqu’au 28 juin et bien plus encore , nous aurons l’occasion de reparler de ces tauromachies. Parce que Nîmes , malheureusement , en a un cruel besoin. Je le ferai comme simple citoyen , comme simple aficionado et comme je l’ai toujours fait.

Mauguio, la romeria à la maison

Malaga: reprise silencieuse

Le premier festejo post confinement a été donné ce samedi à Malaga. Classe pratique avec les élèves de l’Ecole Taurine locale. C’est un premier pas, un pis-aller mais il nous tarde de revoir du public sur les gradins.

RT

Ecole taurine du Pays d’Arles: classes pratiques

Communiqué

Les « classes pratiques » de l’espoir et la solidarité

Depuis quatre ans l’Ecole Taurine du Pays d’Arles organise en partenariat avec la Communauté d’Agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM) et l’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat (AEFTC) un cycle de manifestations publiques sur l’ensemble du territoire du Pays d’Arles. Elles contribuent, à travers le soutien aux éleveurs et à la formation des élèves, à la diffusion de la culture taurine sur l’ensemble du territoire.  

La crise sanitaire à laquelle est confrontée notre pays, et bien au-delà, frappe aussi le monde taurin et tout particulièrement les éleveurs. L’école a décidé de leur manifester sa solidarité tout en permettant à l’ensemble de ses élèves de poursuivre leur formation face à du bétail.

Dans ce but elle a décidé d’organiser un cycle de classes pratiques destinées aux élèves dans des élevages du pays d’Arles proposés par l’Association des Eleveurs.

Dans un premier temps, et dans l’espoir d’un relâchement ultérieur des contraintes sanitaires, la présence à ces « classes pratiques » sera réservée aux « Amis de l’Ecole Taurine et des Eleveurs du Pays d’Arles ».

Elles seront toutes diffusées sur le site de TorilTV qui réalisera pour chacune d’elles un reportage particulier.

Les deux premières manifestations auront lieu les 5 et 14 juillet.

Les taurins manifestent à Jerez

Álvaro Domecq y Juan José Padilla, frente a la plaza de toros.
Juan José Padilla et Alvaro Domecq devant les arènes de Jerez. Photo le « Diario de Jerez »

Le monde s’est retrouve samedi pour manifester samedi devant les arènes de Jerez. Une manifestation qui a réunit de nombreux acteurs du milieu dans le respect des principes sanitaires.

Dans la manifestation

 Canales Rivera, Víctor Janeiro, Alejandro Morilla, Manuel Barea ‘El Arqueño’, Octavio Chacón, Jesuli de Torrecera y Corruco de Algeciras. No faltaron los ya retirados como Juan José Padilla ,Luis Parra ‘Jerezano’, Antonio Caro Gil, José Antonio Barroso, Juan Gil, Rafael Valenzuela, Eduardo Ordóñez, Rafael Camino et les ganaderos Álvaro Domecq Romero et Santiago Domecq

Il s’agissait de dénoncer le sectarisme de Podemos et d’Iglesias, vice-président du gouvernement, à l’égard de la tauromachie et le manque de soutien du ministère de la culture à l’égard des professionnels en difficulté en raison du Covid19.

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