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Report de la « Fiesta capera privilège »

Suite aux difficultés liées à la situation sanitaire, la Fiesta Campera de Prestige du samedi 24 octobre avec le maestro Fortés est reportée à une date ultérieure…

Journées taurines à Béziers

José Padilla ne « tientera » pas… il sera présent et parrainera la Tienta.

Le peintre sera notre ami et grand artiste Marco Sikora passionné de tauromachie et fasciné par la personnalité de Juan José Padilla qu’il a décrit avec un talent inégalé sur toutes ses coutures. Cette rencontre est une belle promesse. Une exposition à ne pas manquer.

Journée Taurine Espagnole le dimanche 8 novembre à Vauvert…

Toros à Vauvert

Visuel Vauvert 191020

Le club taurin El Campo et la pena taurine Toros y Fiesta de Vauvert organisent le dimanche 8 Novembre 2020 une journée taurine espagnole dans les arènes de Vauvert.

Avec au programme, après les agapes du matin, une capéa avec l’école taurine d’Arles accompagné de Medhi Savalli à 11h, dans les arènes.
A midi après la capéa ouverture exceptionnelle pour le repas de la cour de la bodéga El Campo 553 rue de la république à Vauvert dans le respect des gestes barrières imposés.
L’après midi retour dans les arènes à 15 H 30 avec un tentadero de machos pour les novilleros Solalito et Kiké devant du bétail de la ganadéria La Véronique.
Pass repas compris 30 Euros la journée.
Réservations au 06 21 02 96 03 ou au 06 40 20 39 20
Attention le nombre de places est limitées dû au coronavirus.


(communiqué

Francis Wolff dans Ouest-France: « L’animalisme, dangereux royaume des fées »

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/l-animalisme-dangereux-royaume-des-fees-5243253

Le philosophe Francis Wolff met en garde contre la montée en puissance d’une certaine cause animale, relayée par l’association L214. Il est intervenu aux assises Terre 2017, à Rennes.

DR

Christophe VIOLETTE. Modifié le 13/09/2017 à 13h57Abonnez-vous

EntretienFrancis Wolff, philosophe, professeur émérite à l’École normale supérieure de Paris.

Pourquoi l’animalisme, courant éthique qui défend le droit des animaux, est-il une utopie ?

C’est l’un des trois thèmes abordés dans mon prochain ouvrage (1). Depuis quelque temps, nous assistons à une large confusion. Il ne faut plus continuer à confondre le welfarisme, que je préfère appeler la bientraitance de l’humain envers l’animal, avec l’abolitionnisme. La bientraitance relève des devoirs humains en général, une nécessité dont la plupart des éleveurs sont parfaitement conscients. L’abolitionnisme, en revanche, considère toute forme d’élevage (y compris la domestication) comme une injuste exploitation des espèces animales. C’est de ce nouveau mouvement dont sont issus, notamment, l’antispécisme (courant qui refuse la notion d’espèce et milite contre tout traitement différencié entre les humains et les animaux, N.D.L.R.) et le véganisme (mode de vie consistant à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation).

Que faire des animaux domestiques ?

Beaucoup d’animaux n’existent pas, en effet, à l’état sauvage. La plupart de nos animaux domestiques seraient totalement incapables de survivre sans la protection humaine. C’est pourquoi, cohérents, les abolitionnistes prônent la stérilisation de toutes nos espèces domestiques (dont les chiens, les chats, etc.) pour qu’elles s’éteignent et disparaissent. Nous sommes là vraiment aux antipodes du welfarisme.

Ce radicalisme est venu de Peter Singer ?

Oui, l’antispécisme est né de la parution de son livre Libération animale aux États-Unis, en 1975. Mais le philosophe Peter Singer n’a jamais plaidé pour le véganisme. Nous avons désormais des penseurs beaucoup plus radicaux, comme Tom Regan, qui inspirent notamment l’association L214 (2). La France est désormais atteinte à son tour par cet activisme radical. Heureusement, nous restons encore bien loin de l’éco-terrorisme animaliste américain de l’ALF (Front de libération des animaux).

Que penser de L214 ?

Ces militants se vivent comme des lanceurs d’alerte, se placent au-dessus des lois au nom d’une morale. Nous retrouvons là une vieille idée : la transgression, la résistance, la désobéissance civile. Ce type de mouvement hérite de la radicalité des mouvements politiques du XXe siècle. Nous n’avons plus de grande utopie politique, de grands courants de pensée humanistes. Pour beaucoup de jeunes, les animaux sont perçus comme les ultimes victimes, les sous-prolétaires du prolétariat. Ils se pensent les héritiers justiciers des grands mouvements idéalistes, comme les droits de l’homme ou le féminisme. C’est une position absurde, bien sûr… Mais il est nécessaire de bien comprendre cette logique.

Certains voient dans ce type d’action une forme de terrorisme. Est-ce justifié ?

Attention à l’amalgame : le terrorisme n’a rien à voir avec la générosité. J’y vois néanmoins un point commun : être solidaire des victimes les plus pauvres, ces sans-voix étouffés par le système. D’autant plus que les animaux n’ont pas de voix ! C’est donc d’autant plus commode de se placer à leur avant-garde… En ce sens, oui, ces jeunes sont les héritiers orphelins de réseaux de solidarité qui n’existent plus.

D’où vient cette vision angélique du monde animal ?

La racine en est la perte de contact avec la réalité du monde animal. Nos sociétés traditionnelles entretenaient un rapport extrêmement proche avec les animaux, jusqu’à leur éventuelle mort, une forme étroite de compagnonnage. Tout ceci a disparu. Pour deux raisons principales. D’abord, l’essor incroyable des animaux de compagnie : chiens et chats règnent en aristocrates sur le canapé du salon, alors qu’auparavant ils restaient à la porte de la ferme ! Ce qui génère une vision angélique des animaux, qui seraient forcément bons par nature… Ensuite, nos jeunes urbains ne connaissent les animaux que par des reportages qui les montrent en élevage ou en batterie. Tout ceci provoque une perte de la réalité du monde sauvage, transforme l’homme en unique prédateur, alors que dans la nature c’est le plus souvent la loi de la jungle qui règne.

Pourquoi ce débat de société ?

À cause des nouveaux modes de communication. En raison, aussi, de la disparition d’un certain rapport à l’animal. Regardez le cheval : pendant des millénaires, il était un compagnon de travail, de guerre ou de transport. Il n’est plus qu’un animal de compagnie. À cause, enfin, de l’évolution des idées. Voilà une trentaine d’années, le mouvement Peta a fait florès sur les campus américains : il prône la défense d’un traitement éthique des animaux, a suscité nombre de publications, de chaires de recherches, d’instituts, autour des « animal studies ». Cet essor est parallèle à celui des « gender studies », les études de genre auxiliaires du féminisme, qui font désormais débat en Europe. Avec retard, ces thèses animalistes arrivent chez nous aujourd’hui. Et entretiennent la confusion.

Laquelle ?

Entre écologie et animalisme. La confusion est savamment entretenue, les deux disciplines n’ont pourtant rien à voir. L’écologie est l’étude d’un équilibre holistique des espèces. L’animalisme n’a rien à faire des espèces, il ne s’intéresse qu’à la souffrance individuelle. Les écologistes ne sont, par exemple, pas systématiquement opposés à tous types de chasse, ou à la valorisation d’une espèce face à des nuisibles. Les animalistes, eux, campent sur la certitude d’une bonne nature, une vision caricaturale, un royaume des fées où seul l’homme serait le prédateur… Il nous faut être extrêmement vigilants. Et bien distinguer cet abolitionnisme radical du welfarisme (bientraitance) qui peut être un allié précieux pour les éleveurs respectueux du bien-être animal.

Recueilli parChristophe VIOLETTE.

(1) Trois utopies contemporaines, Francis Wolff, à paraître mi-octobre chez Fayard.

(2) Association notamment connue pour sa diffusion très médiatisée de vidéos choc dénonçant la condition animale dans les abattoirs, les élevages et les bâtiments de gavage des fournisseurs de foie gras.

Ndlr Ouest-France: premier quotidien régional de France avec 650.000 exemplaires vendus

Clemente blessé

Le matador Clemente a été sérieusement blessé hier lors d’une fiesta campera de la ganadería zamorana de Hnos Boyano de Paz, par le second toro. Il s’agit d’une fracture du sternum. Il a été soigné à l’hôpital de Benavente et les médecins ont annoncé qu’il en aurait pour 40 jours.

Istres par Paul Hermé

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Triomphe de Juan Leal qui a coupé six oreilles lors de son encerrona…

Tarde. Eté indien. Plein dans la limite de la jauge autorisée. Toros dans l’ordre de sortie : Gallon, Pagès-Mailhan, Fernay, Jalabert, Fernay et Margé, tous bien présentés, monopiqués, sauf le Margé qui est allé deux fois au cheval, inégaux de forces et de comportement, tous toréables.

Sobresalientes : Jérémy Banti et Salvador Ruano.

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Pour lancer la séance, le baryton Pierre Cornille a envoyé l’air du toreador de Carmen, puis à l’issue du paseo, il a été observé une minute de silence à la mémoire des victimes du COVID et du professeur d’histoire assassiné l’avant-veille.

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Ensuite, le maire François Bernardini a remis en piste un souvenir à Juan Leal avant que ne soit procédée une remise de chèques d’un montant de 3000€ chacun aux responsables des associations istréennes qui se sont dévouées lors de la pandémie. Le tout, après avoir fait venir aussi en piste les deux novilleros de la matinale, se terminant par une vibrante Marseillaise bien chargée de sens en ces jours troublés…

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Juan ouvrit ensuite son encerrona avec l’exemplaire des frères Gallon, un superbe jabonero qui a été peu piqué, et pour cause, ne faisant pas montre de forces herculéennes. Toutefois, après brindis à l’assemblée puis trois cambios au centre, il allait ensuite permettre à l’Arlésien de réaliser plusieurs tandas droitières bien léchées, au son de Nerva, avant un final plus rapproché. Demie et oreille pour lancer la course.

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Sortit ensuite un Pagès-Mailhan accueilli en se fendant avant une pique poussée bien contenue. Avec la flanelle, Juan traça des doblones rematés à genoux puis proposa des séries templées avant un final arrodillado, les oreilles s’envolant à cause d’une entière au troisième envoi.

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En troisième position, un Fernay fit un passage éclair sous le fer, puis avec la flanelle, Juan traça plusieurs séries qui portèrent sur les étagères, la fin s’avérant plus tremendiste, ce qui de tout évidence, fit réagir le conclave. Entière tombée qui lui valut deux esgourdes sur demande insistante du respectable.

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A mi-parcours, Pierre Cornille, accompagné par l’orchestre Chicuelo II, interpréta le « Dios te salve María »…

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Sortit dans la foulée un Jalabert qui a poussé sur l’unique assaut. Brindis au Maire puis récital encimista au goût de l’assistance, avec bonnes réponses de l’exemplaire de la Chassagne. Pinchazo puis entière d’effet rapide, son labeur lui valant un trophée.

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Autre Fernay accueilli énergiquement à genoux, un burraco salpicado qui prit un bon puyazo avant un second tercio qui a vu Juan partager les banderilles avec son cousin Marco, les deux saluant à l’issue de cette competencia. Brindis aux gradins puis nouveaux agenouillements avant quelques séries plus orthodoxes suivies d’une autre séance tremendistes avec les cornes au niveau de la tête. Un moment de susto qui donna des sueurs froides à un public qui réclama ensuite les deux oreilles après une demi-lame suivie d’un coup de verdugo.

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Pour clôturer la séance, sortit un superbe Margé accueilli a portagayola. Ensuite, il alla deux fois au cheval. A la muleta, Juan profita des qualités du novillo des Monteilles pour se lancer une nouvelle fois dans une torería spectaculaire, finissant encore au plus près des cornes, exécutant plusieurs luquecinas de gala avant que l’impact de son trasteo ne soit terni à cause de trois descabellos après entière.

En fin de compte, Juan est reparti a hombros des arènes du Palio, un triomphe sur lequel il pourra certainement s’appuyer pour la suite de sa carrière…

En matinée, devant une belle chambrée et par très beau temps, sont sortis dans l’ordre des novillos de Concha y Sierra, Cuillé, Yonnet et Malaga, tous bien présentés et plutôt charpentés.

Maxime Solera : saluts et silence.

El Rafi : oreille et saluts.

Sobresaliente : Clément Hargous.

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Maxime Solera se signala au capote avant deux piques administrées par Jean-Louis Aillet, la deuxième en partant de loin. Brindis à sa peña  puis début près des tablas avant de gagner le centre pour distiller des séries essentiellement droitières, sans toutefois trop remuer l’assemblée, puis des naturelles une par une. Dosantinas avant entière au second coup.

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Avec ensuite un superbe Yonnet qui alla trois fois au cheval, Maxime afficha une belle décision lors de tandas toutefois inégales, d’autant plus que le novillo a eu assez rapidement tendance à réduire sa charge. Un manque de chispa qui fit retomber quelque peu le soufflé. Entière.

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Rafi démarra avec un Cuillé auquel il administra au capote un enchainement très torero salué comme il se devait par les aficionados. Unique rencontre au cheval monté par Marc Alien, puis joli quite par lopecinas avant saluts au second tercio de Marco Leal et Miguelito. Brindis aux travées et début templé à genoux, Rafi poursuivant essentiellement par derechazos suaves et relâchés, exposant envie et bonnes manières avant manoletinas et deux descabellos. De la belle ouvrage, ce qui constitua le meilleur de cette matinée.

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Pour clôturer la séance, Rafi prit ensuite un novillo de Callet plus âpre que son premier. Une rencontre avec la pièce montée puis doblones harmonieux avant que les affaires ne prennent un tour plus délicat, le bicho soulevant le Nîmois pour finalement plus de peur que de mal, mais l’avertissement avait été sérieux. A partir de là, Rafi eut du mal à trouver la bonne cadence, finissant desconfiado face à un bicho qui ne lui laissa guère d’options. Entière au second envoi.

Paul Hermé torofiesta.com

Jaen : grande tarde de Luque et De Justo

Jaén.   Toros de Núñez del Cuvillo (1º et 6º), Juan Pedro Domecq (2º et 5º) et La Quinta (3º et 4º). Mano a mano.

 Daniel Luque, vuelta al ruedo, oreille et deux oreilles;  

Emilio de Justo, silence, deux oreilles et ovation.

 Entrée: Trois quarts de la jauge autorisée  .

Salut des deux toreros après le paseo.

 Saluts des banderilleros   Antonio Chacón et Juan Cantora au premier; Juan Contreras au troisième; Raúl Caricol  au cinquième et José Chacón au sixième.

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Les autres festejos de ce week-end

Niebla.   Toros de Fermín Bohórquez,

Curro Díaz, ovation et ovation; 

Manuel Escribano, deux oreilles et oreille; 

David de Miranda, deux oreilles et deux oreilles.

 Entrée: : Lleno de COVID

Cantalejo.   Novillada non piquées du certamen de Castilla et León. Novillos de Hermanos Boyano de Paz,  vuelta al ruedo aux 3ème  et 6ème. 

Sergio Rodríguez, deux oreilles et oreille avec un avis; 

Jesús de la Calzada, vuelta avec un avis et silence après 3 avis ; 

Daniel Martín, deux oreilles et vuelta al ruedo avec un avis. 

Entrée: Lleno de COVID

Tobarra.  . Toros de Herederos de Gregorio Garzón, dont un sobrero (5ème).

 Miguel Tendero, ovation et deux oreilles; 

Diego Carretero, ovation avec un avis et deux oreilles; 

Mario Sotos, vuelta al ruedo et silence avec un avis. 

Entrée: Trois quarts de la jauge autorisée  .

Le festival de Samadet reporté

En raison des dernières directives venues de la préfecture des Landes le festival taurin de Samadet ne pourra pas de dérouler comme prévu le 25 octobre. Il est reporté à une date ultérieure, dès que la situation sanitaire le permettra.La peña El Violín et le matador Marc Serrano, organisateurs du festival, nous attendions un public très nombreux et nous ne voulons pas baisser les bras. Nous sommes bien décidés à réaliser ce festival caritatif, entièrement bénévole, dès que les conditions le permettront.

A vous tous, aficionados et amis, nous disons donc à bientôt.

Communiqué de la peña « El Violín ».

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