Auteur/autrice : Pierre Vidal Page 1 sur 1004

Minotaure à Béziers

Bellegarde

Istres Le prix au toro de Margé

Plaza de toros de Istres . Dimanche. Corrida du 150ème aniversaire de la ganadería de Concha y Sierra. Un tiers d’entrée.

Toros de Concha y Sierra, et Robert Margé, (4º, 5º et 6º), le 4º vuelta al ruedo.

THOMAS DUFAU, oreille et vuelta au ruedo 

LEO VALADEZ, oreille et deux oreilles

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ADRIEN SALENC, oreille et deux oreilles

Prix au meilleur picador: Pedro Iturralde

Pris au meilleur torero: Adrien Salenc

Pris au meilleur toro: 4ème de Margé

Sur Sergio Flores…

Jean François Nevière , président de l’association Aztecas y Toros qui a a son actif une centaine d’adhérents, de nombreux voyages de groupes dans tous les pays taurins du monde, des conférences, des expos et une revue annuelle, vient me demander de passer ce commentaire à propos du compte-rendu de la corrida de vendredi dernier à Bayonne. Compte tenu de ce qu’il a apporté à l’aficion française et à ses qualités d’aficionados, je lui fait droit volontiers avec l’esprit de tolérance qui préside à ce site:

« Sergio Flores saboteur ?

Il y a des moments où les chroniqueurs taurins, s’ils veulent garder la moindre crédibilité, doivent retenir leur plume, fût- elle remplie de fiel.

En effet à propos de la corrida de Bayonne le nom de Pedraza de Yeltes en a aveuglé plus d’un, au point de ne pas voir ce que les toreros ont fait devant eux.

Sergio Flores a pris son alternative à Bayonne, adore cette arène et la France : il avait de toute évidence une grande envie de triomphe et a commencé à le démontrer avec son premier toro auquel il a coupé une oreille. Au cinquième dont notre auteur de compte rendu plus que désagréable a dit que Sergio Flores l’avait « saboté », cela sous- entend qu’il a fait exprès de mal le toréer et de mal le tuer…

Je n’ai pas assisté à la course mais trois excellents aficionados dont un valet d’épéé m’ont dit que traiter ainsi Sergio Flores était une injustice et même une saloperie, puisque la reseña ne dit pas un mot, pas le moindre mot de la faena pour justifier ce jugement.

JFN »

Pour ma part je n’ai pas assisté à la course donc je ne me prononce pas. Je suis par principe solidaire des gens qui travaillent bénévolement pour ce blog. Je les crois compétents et honnêtes même si leur sensibilité n’est pas toujours la mienne. Je remercie particulièrement à cette occasion ce collaborateur pour l’aide précieuse qu’il m’apporte. Sans son aide amicale j’aurai raccroché les crampons.

Je tiens à préciser néanmoins que je suis un grand admirateur de Sergio Flores qui a eu beaucoup de mérite dans sa carrière. Il possède les vertus cardinales du toreo mexicain: le courage, l’inspiration, la créativité. C’est de plus, un jeune homme loyal, fidèle et reconnaissant. Des vertus rares dans ce milieu.

Pierre Vidal

Bayonne, un Pedraza de vuelta

Plaza de toros de Bayonne. Vendredi. Trois mille spectateurs. Aforo réduit.

6 toros de Pedraza de Yeltès dont deux sobreros (1er bis et 6ème bis) inégaux de morphologies et d’armures

4ème Pedraza B. Caritey

Toros de Pedraza de Yeltes, 1º et 6º comme sobreros, le 3º, ‘Holandero’, nº 37, vuelta al ruedo.

Photo B. Caritey

DANIEL LUQUE, ovation et ovation.

Ph. B. Caritey

SERGIO FLORES, oreille et silence après avis.

Photo B. Caritey

ADRIEN SALENC, deux oreilles et ovation.

Salut d’Antonio Chacon au troisième

Ovation à Oscar Bernal au cinquième.

Les Pedraza bayonnais un lot de trois,typés Aldeanueva, charpentés avec peu de tête, et trois , typés Garcigrande lourds et très armés . Du lot ressortent deux très grands toros, troisième et cinquième, très braves et spectaculaires au cheval , nobles et avec beaucoup de classe au troisième tiers . Le troisième a eu les honneurs de la vuelta al ruedo. Le cinquième , tout aussi bon , saboté par Sergio Flores est resté en grande partie inédit mais a été ovationné à l’arrastre.

Daniel Luque , le plus torero de la terna, a été très mal servi au sorteo . Malgré sa bonne volonté, son professionalisme, il n’a pas pu tirer grand chose de deux toros justes de force et manquant de race.

Sergio Flores a été le mieux loti ; Son premier bon au cheval, noble sans grande classe , permettait au troisième tiers. Le mexicain , limité, lie une très bonne première série avant de tomber dans un tauromachie de pueblo marginale et superficielle. Il gâche en toréant d’une manière scandaleuse l’excellent cinquième incapable de profiter de la caste et la noblesse du Pedraza . Seul point positif, il a su le mettre en évidence au premier tiers (trois grandes piques , partant de plus en plus loin et mettant les reins à chaque fois.)

Adrien Salenc a touché lui aussi un très bon toro sorti en troisième position; il a construit une faena intéressante avec de très bons passages. Dommmage qu’il n’ait pastoréer avec plus de profondeur et de relâchement car il y avait encore à faire avec ce Pedraza. L’arlésien a essayé mais il n’y avait pas grand chose à tirer du sobrero sorti en sixième positon.

rt

Inca (Baléares), Emilio coupe un rabo

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Plaza de toros de Inca (Baléares). Vendredi. Festival benéfico taurino. Lleno de l’aforo limité. Novillos de El Torreón, .

• EL CORDOBÉS, deux oreilles.

• JAVIER CONDE, ovation.

• CAYETANO, deux oreilles.

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• EMILIO DE JUSTO, deux oreilles et la queue.

• EL RAFI, oreja.

• MARCOS LINARES, deux oreilles .

Ce sera la seule manifestation taurine aux Baléares cette années et des cris de Libert&é ont fusé des tendidos.

Saint Perdon le 29 août

Saint-Perdon Dimanche 29 août 17.30 h. novillada piquée dans les arènes de Mont de Marsan

ganaderia Pincha pour

Adam Samira, Manuel Perera, Cristian Pajero

« Nuestro tiempo » : la tauromachie mexicaine

A voir pour tous ceux qui aiment la tauromachie mexicaine (et le cinéma) https://www.arte.tv/fr/videos/074603-000-A/nuestro-tiempo/

Le film a été tourné tourné dans une ganaderia mexicaine dans un décor naturel magnifique. Le toro au campo dans sa beauté et sa grandeur, sa sauvagerie aussi, y est montré sans aucun effet facile. Il est plus que le décor d’une histoire d’amour complexe et violente, il en est l’acteur secret. Du grand cinéma et une approche très positive du toro bravo et de son environnement. A voir, en ce moment gratuitement, dans le replay d’Arte, à ne pas manquer pour les aficionados. Une brève apparition aussi de Sergio Flores en tienta.

Il y a dans ce film un rapport magique entre les lieux, la nature, la présence animale et le comportement sophistiqué des êtres humains: leurs passions mais aussi leurs pièges, leurs brutalités. C’est ce que nous montre « Nuestro Tiempo » pétri du talent de ce cinéma mexicain qui est un des meilleurs du monde: dans une sorte de succession de plans séquences dans lesquelles nous sommes immergés et qui nous font croire à une sorte de réalité qui ne l’est pas en vérité; l’histoire étant un peu invraisemblable.

Mais, et c’est ce qui nous importe ici, il y a dans ce film une grande justesse dans la description de la ganaderia où se passe l’intégralité de l’action: la beauté austère des paysage, la puissance du toro mexicain, la sincérité et le danger du travail au campo. Une présence permanente, forte de l’animal plonge le film dans un monde serein par moments, violent à d’autres et consacre ce que nous aficionados nous cessons de dire: le voisinage, la proximité du toro bravo apporte des sensations, des sentiments exceptionnels.

Il ne faut pas y voir comme une sorte d’anthropomorphisme à deux sous, non: il n’y a pas de correspondance entre les tourments que s’infligent les personnages et les luttes violentes entre los bravos. Il y a juste que les uns voisinent avec les autres et que la grande loi du vivant c’est à dire la lutte; sourde, pour ce qui est des héros, ou spectaculaire pour les animaux sauvages qui vivent à leurs côtés, anime toujours les uns comme les autres. la loi de la vie est sans pitié. Les uns comme les autres portent le danger et s’affrontent régulièrement. C’est ainsi et il ne sert à rien de nier cette violence universelle comme il est fait trop souvent…

C’est une première que cette fiction cinématographique superbe, respectant les codes de la tauromachie mexicaine vécue du point de vue des ganaderos, sans sentimentalisme ni folklore. Ceux qui ont eu la chance de visiter ces lieux magiques d’un pays dont l’aficion est désormais blessée, affaiblie, les reconnaîtront même s’ils n’adhèrent pas forcément au récit proposé par ailleurs.

Qui tient la première place dans ce film? Quels sont les héros véritables ? Les être humains dézingués ou les animaux sauvages dans leur gloire? Chacun de leur côté, ils se battent pour la possession, la jouissance, la domination. La correspondance est lointaine certes mais bien réelle et c’est ce qui fait du toro un animal emblématique que l’on ne peut pas laisser disparaître.

Ceux qui n’ont pas eu le privilège de visiter le Mexique taurin découvriront ces endroits superbes à la marge du monde et de « nuestro tiempo ».

Pierre Vidal

« Nuestro tiempo » est passé sous les radars de la censure animaliste; il serait juste qu’il soit soutenu par l’aficion française et espagnole.

Des nouvelles du Nord… (enfin!)

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Merida

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