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Trophée des as

Une nuit étrange

Photo Bertrand Caritey

La nuit dernière je n’ai pas bien dormi, comme cela m’arrive de plus en fréquemment, une affaire de vieux disent mes filles…. Dans ce cas là j’écoute en relecture (replay en streaming pour les anglicistes) des émissions e France Culture.
Il n’y a rien de mieux pour se rendormir, soit « Le temps de l’histoire », soit « Les chemins de la philosophie » rebaptisés « avec philosophie » depuis le départ pour France Inter de la reine Adèle Van Reth. Au programme de cette nuit : « histoires de révolutions » pour la première et « Y a-t-il une philosophie politique de Nietzche ?» pour la seconde.
Oui mais voilà, avant d’éteindre la lumière pour un premier endormissement, je consulte tous les soirs, passion oblige, deux sites taurins, « Corrida Si » de mon ami Pierre Vidal, et « Mundotoro », l’officiel incontournable, une sorte d’Argus de la taureaumachie.
Tous les deux annonçaient que Morante, le génie de La Puebla, c’est sa ville, atteindrait les 100 corridas cette saison le 29 octobre à Ubrique, un exploit réservé aux plus renommés parmi les toreros.
L’après-midi, venant de terminer la lecture estivale de « L’éducation sentimentale » de Gustave Flaubert, j’avais parcouru dans « l’histoire de France pour les nuls », pour me remettre les idées en place, l’histoire des journées révolutionnaires de 1830, 1832 et 1848, évoquées par l’auteur.
La nuit étant propice à toutes les spéculations du cerveau, je n’ai bien sûr pu me rendormir durablement tant l’ébullition était active et un rêve vint donc à me réveiller. Le rêve de la corrida d’Ubrique avec Morante défilant (paseo pour les hispanisants) en compagnie de Nietzche et de Poutine avec Adèle Van Reth à la présidence et Gavroche en valet d’épée du génie de La Puebla.
Pourquoi Poutine avec Nietzche ? sans doute pour sa conception de l’homme russe supérieur à l’homme occidental, dévoiement de la pensée nietzschéenne comme l’expliquait l’émission de France Culture concernant la récupération faite par les Nazis des travaux du philosophe.
Pourquoi Gavroche ? Evidemment pour mes lectures et écoutes sur les révolutions, mais aussi peut-être à cause d’un dessin du Canard Enchainé paru cette semaine qui avait retenu mon attention à propos de l’affaire Bayou, celui-ci disant : « Jai la tête dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau ».
Pourquoi Adèle ? je dois en être amoureux, tout simplement.
Dans mon rêve la corrida se passa bien pour le Génie et pour le Philosophe mais beaucoup moins bien pour le Tsar qui fut embroché mortellement par son second taureau qui répondait au nom de Zelensquio, un jeune taureau de petit gabarit mais plein de fougue et dopé à l’otanine sans aucun doute.
Le public réclama la grâce du taureau, ce qui fut refusé par la Présidente Van Reth sur le motif que l’on ne gracie pas un taureau qui vient de tuer son matador, la logique n’étant pas respecté.
La polémique enfla car pour le public et les médias ce n’était pas un matador qui venait d’être tué, mais un ours.
C’est cette polémique qui me réveilla et m’apparut alors la lumineuse idée que la seule façon de se débarrasser véritablement de Poutine serait de lui envoyer Sandrine Rousseau….
Un étrange rêve pour une nuit étrange.

EXIR
30/09/22

Marco Sikora: « A Saint-Sever je vais présenter tout mon amour pour la tauromachie ».

Vernissage vendredi soir de l’exposition de peinture de la Semaine taurine Culturelle de Saint-Sever un programme très fourni sur lequelle nous aurons l’occasion de revenir et qui se terminera par un festival taurin suivi d’une novillada sans picador. Parmi les peintres présentés aux Jacobins Marco Sikora qui construit en silence une œuvre singulière et profonde avec pour cadre essentiel, mais pas exclusif, la tauromachie.

Nous avons rencontré Marco Sikora à quelques encablures du Guggenheim, un jour de « Semana Grande » de Bilbao. Il y avait chez lui ce sourire amical qu’il arbore en voyant un ami mais aussi ce regard distancié qu’il porte sur le monde en permanence. Pour Marco l’exposition de saint-Sever est importante car il se remet doucement de durs ennuis de santé.

-Je vais présenter tout mon amour pour la tauromachie. Notamment pour Juan José Padilla que j’adore. Ma technique c’est de l’huile sur toile, ou de l’huile sur bois. Il y a treize œuvres dont une qui n’est pas directement consacrée à la tauromachie et qui représente Sainte Sara car Sainte Sara m’accompagne tout le temps…

-Tu habites Vichy, une région non taurine -bien qu’elle ait été jusque dans les années 80-, pourquoi cet amour la tauromachie ? Cette source d’inspiration ?

-J’ai vécu dans le sud, sur Chateaurenard, J’ai tout de suite eu la passion des toros : de la course camarguaise et de la corrida. Le premier déclic que j’ai eu c’est Chamaco. Je me rappelle toujours d’une matinée inoubliable à Arles dans les années quatre-vingt : on était des milliers à remplir l’amphithéâtre, le matin, pour une de ses dernières novilladas. C’était fabuleux et ensuite je n’ai jamais arrêté.

-Qu’est-ce qui te plait chez un torero ? Qu’est-ce qui t’attire ? Qu’est ce qui te motive ?

-Tout me motive, en réalité. Rentrer dans une arène même si elle est vide ça me plaît, ça me donne des frissons. Quand elles sont pleines et que tout le monde agite le pañuelo, j’adore, ça me donne des frissons aussi. Quand je vois les faenas des toreros j’adore… Et tous ces gens qui défient la mort j’adore…

-Mais pourquoi cette fascination pour Padilla ?

-Parce que Padilla c’est je ne sais combien de cornadas ; il a perdu jmais son œil et il n’a jamais arrêté, il n’a jamais renoncé, il garde cette passion : travailler pour arriver. Un homme exceptionnel, un homme très gentil qui a d’ailleurs une toile de moi en remerciement il m’avait consacré un entraînement privé à Sanlucar de Barameda : il a fait sortir tout le monde un matin et nous sommes restés ma femme et moi avec Membru son péon. Il y tenait ! On était que quatre et il a fait son entrainement pendant une heure…

-Dans le monde taurin y-a-t’il un lieu de prédilection pour toi ?

-Evidemment : Sanlucar. Sans aucune hésitation parce que là-bas, ils ont la passion des toros jusqu’au bout.

-A Vichy, comment nourrir ta passion ?

-Ma passion à Vichy je la nourris facilement : j’ai des amis qui aiment beaucoup les toros, qui regardent les corridas télévisées. Je fais partie aussi de la « peña des volcans » à Clermont-Ferrand où il y a deux peñas et nous avons des réunions mensuelles. Donc je ne suis pas si éloigné que ça… avec la télévision, plaza toros ou Canal Sur, je vois des corridas toutes les semaines.

-C’est une des premières fois que tu vas exposer dans le cadre du milieu taurin, ton travail n’est pas forcément destiné à ce public…

-J’ai déjà exposé des toros à Arles dans les années quatre-vingt, dans certaines férias ça m’est arrivé, à Cavaillon et même en Haute-Loire à La Chaise Dieux. En général ç’est très bien reçu aujourd’hui ça le serait peut-être moins par un public non aficionado.

-Comment vois-tu l’avenir de la tauromachie ?

-L’avenir de la tauromachie ? Là par contre il me faut du Lysanxia [un anxiolytique (ndlr)]  parce que ça craint, ça craint vraiment. J’ai l’impression, sans faire de politique, que devant une Assemblée Nationale chaotique, on peut se réveiller un matin du mois de novembre ou du mois de décembre dans une situation semblable à ce qui est arrivé à la Monumental de Mexico : on dira on a plus le droit d’y aller c’est fermé. Ca aura été voté.

-Tu vas faire une dépression, alors ?

Quelques rires dans l’assistance mais la réponse de Marco est triste et sérieuse :

-Peut-être, peut-être… j’en serai malade c’est sûr. C’est sûr.   

Itw Pierre Vidal

   

« Puerta del Principe Sevilla » Marco Sikora

Madame la députée…

Voici la lettre que Josette A, ancienne enseignante, aficionada récente et occasionnelle qui n’habite pas une région taurine vient d’adresser à sa députée à propos de la la proposition de loi Aymeric Caron:

Madame la députée, 

Votre collègue, le député Aymeric Caron a décidé de déposer une proposition de loi visant à modifier le code pénal. 

Si cette P.P.L recueillait une majorité de voix, cela entraînerait l’interdiction de la corrida en France. 

En tant que citoyenne aussi responsable que ceux et celles qui encouragent et soutiennent le député Caron, je vous demande de prêter une attention toute particulière à ce sujet qui dépasse la sensibilité et la morale. 

Voter ce texte, c’est d’abord une atteinte grave à la liberté de chacun et à la diversité culturelle. 

C’est rayer de la carte de notre territoire national les régions de tradition taurine.

C’est aussi ne pas craindre de sombrer dans le contresens pur et simple ; sauf à interdire toutes les autres activités qui mettent en oeuvre les morts d’animaux,  à commencer par la pêche et la chasse. 

Pourquoi des foules de personnes qui ne sont ni assoiffées de sang, ni perverses , assistent-elles à des spectacles de corridas ? 

Pourquoi des grands-parents y conduisent-ils fièrement leurs petits- enfants ? 

Il n’appartient pas à la loi de s’en mêler en interdisant ce qui ne manquera pas de ruiner l’économie ( pas seulement taurine ) d’une partie du territoire français. 

Je vous prie d’agréer, Madame la députée, l’expression de mes sentiments profondément attachés à la culture de la France. 

Le 16 septembre 2022

Une autre défense de la corrida

La constellation du taureau; grotte de Lascaux

Les corridas de taureaux en France sont interdites sur l’ensemble du territoire sauf dans les villes où une tradition taurine ininterrompue peut être prouvée, par exception à la loi Grammont de 1850, loi destinée principalement à protéger les chevaux de guerre, très maltraités à cette époque.
A ce propos on peut se demander pourquoi les « animalistes » ne tournent pas leur regard vers les mauvais traitements infligés aux chevaux de course ou de concours hippiques tout au long de leur carrière : Mors dans la dentition les faisant souffrir à chaque commande du cavalier, éperons, cravaches, …plus de 10 ans de mauvais traitements en moyenne.
Le cheval, « la plus belle conquête de l’homme », cela veut tout dire. En une quarantaine d’années de fréquentation assidue des arènes ibériques et gasconnes je n’ai jamais vu le moindre cheval de picador se faire tuer ou même blesser sérieusement par un taureau, alors qu’une fréquentation très épisodique des champs de course m’a permis de voir des chevaux tués après chute au franchissement de haies, ou par crise cardiaque à l’arrivée de courses de galop, sans doute trop poussés à la cravache par leur jockey, ou bien trop « chargés » de produits illicites.
Vouloir interdire les corridas en 2022 c’est donc déjà fait depuis 1850, sauf par dérogation à la loi pour quelques villes du sud de la France qui ont pu prouver une tradition taurine ininterrompue.
On se souvient du combat juridique homérique du Bordelais, Mr Mounic de Sallebeuf, le nom ne s’invente pas, dans les années 80, pour prouver cette tradition permettant d’ouvrir les arènes de Floirac.
Ces villes « tolérées » se trouvent toutes au sud de trois lignes « historiques » : La première ligne est celle tracée sur la carte de France qui relie la grotte de Lascaux à celle de Cosquer, et qui atteste la tradition immémoriale des taureaux dans le sud de la France. J’ai assisté il y a quelques temps à une conférence passionnante donnée par un ancien directeur du site des grottes de Lascaux qui montrait, photos à l’appui, la similitude zoologique des taureaux de Lascaux avec ceux combattus de nos jours dans les arènes.
La deuxième ligne est celle qui délimitait la langue d’oil et la langue d’oc. La troisième ligne, moins connue, est celle qui séparait sous l’ancien régime l’application d’un droit coutumier, au nord, et l’application d’un droit écrit d’origine romaine, au sud.
Au nord donc des gens parlant et appliquant une justice coutumière issue de barbares, les Francs, au sud des gens policés parlant l’occitan d’origine romaine, appliquant une justice raisonnée, jouant avec les taureaux au cours de fêtes votives. Telle était la France de l’ancien régime.

Et puis le siècle des Lumières est arrivé et avec lui le concept de tolérance si bien défendu par Voltaire et les philosophes tels Diderot, d’Holbac, Beccaria, Helvétius, … La France moderne, issue de la Révolution, elle-même issue des Lumières, a mis ce concept de tolérance parmi ses valeurs fondamentales. Sans tolérance il n’y a pas de liberté, pas d’égalité, pas de fraternité.
La Révolution a unifié un droit commun à tous les français, du nord comme du sud, la fameux Code Civil édicté par Napoléon mais dû à Cambacérès, Portalis, Treilhard, et autres juristes révolutionnaires ayant rédigé une savante synthèse de la coutume du nord et de l’écrit du sud.
Nous parlons tous maintenant la même langue, le français, étrange mélange des langues d’oil et d’oc, enrichi de mots d’origine grecque pour faire savant. Nous avons même pris comme hymne national un chant révolutionnaire composé par un homme natif du Jura à la gloire des révolutionnaires de Marseille venant sauver la Révolution sur le front de l’Est.
Nous « faisons nation » comme on dit de nos jours. Alors pourquoi ne pas tolérer que 56 villes du sud de la France organisent des corridas ? Si les Parisiens ont le droit d’aller voire souffrir pour leur plaisir des chevaux à Longchamp, Auteuil ou Vincennes, pourquoi les Nîmois ou Montois n’auraient-ils pas le droit d’aller voir combattre les taureaux ?
Si les Dacquois ou Arlésiens tolèrent que les Bretons ébouillantent les homards vivants et que les Normands aillent voir des chevaux mourir au polo de Deauville, par embolie cardiaque, pourquoi n’auraient-ils pas le droit d’aller assister à la prise de risques énormes d’un homme face à une bête fauve ?
Si les juifs et les musulmans ont le droit de faire procéder à des abattages rituels en tranchant la gorge des animaux, laissant écouler le sang jusqu’à ce que mort lente s’en suive, pourquoi les Bayonnais et autres Vicois n’auraient ils pas le droit de vivre leur culte du taureau sereinement ?
“La discorde est le plus grand mal du genre humain, et la tolérance en est le seul remède”, écrivait Voltaire dans son « dictionnaire philosophique ». Cela fait maintenant plus de 170 ans que la corrida est « tolérée » dans certaines villes du sud de la France. Continuons dans cet esprit.

André REIX alias EXIR

Avec « Les picadors de Saint-Sever » Bertrand Caritey gagne le concours photo de La Madeleine

Dans le cadre des fêtes de la Madeleine, la commission d’ animation avait organisé un concours photo. Il comportait plusieurs catégories. Dans celle désignée « Hors Plumaçon », notre collaborateur Bertrand Caritey remporte la première place avec une photo en couleur de deux picadors avant leur entrée dans les arènes de Saint-Sever. Enhorabuena à notre ami Bertrand Caritey.

Terres taurines

partagedes e-OPUS 

feuilletables et téléchargeables gratuitement sur www.terrestaurines.com 

Alors que la notion de culture est menacée d’effacement par les  déconstructionnistes wokes, transmettre au plus grand nombre  l’histoire et les valeurs de la tauromachie est un devoir

Pour contribuer à cette transmission, www.terrestaurines.com partage désormais des e-OPUS feuilletables et téléchargeables librement

Nourris de reportages, de recherches historiques et d’études  anthropologiques, ces e-OPUS bimensuels complèteront les OPUS  papier bimestriels disponibles sur abonnement. 

Grâce aux quinze mille passionnés assidus de nos réseaux sociaux qui sont invités à partager ces e-OPUS à leur tour, des dizaines, voire  des centaines de milliers de lecteurs potentiels pourront avoir accès à  cette bibliothèque immatérielle riche de savoir, de passion et de sens. 

De manière symbolique, l’e-OPUS 0 est consacré aux tauromachies  sacrées de la première religion européenne apparue voici six  millénaires en Crète, dans laquelle le Taureau, « fils époux » de la  Déesse Mère néolithique, était défié rituellement avant d’être sacrifié  pour que sa chair et son sang soient ingérés par ses fidèles lors d’une  communion eucharistique liée au cycle de l’abondance et de la fertilité. 

Bonne lecture, bon partage et bonne transmission !

Communiqué FSTF

Vide grenier et tentadero au Mas du Ménage

Réveillon annulé chez Malabat

Suite aux dernières annonces gouvernementale, à la fermeture des discothèques et aux mesures sanitaires mises en place, nous sommes pour une seconde année consécutive contraint d’annuler notre réveillon de la Saint Sylvestre.

Effectivement le port du masque, pas de piste dansante autant de fait qui nous pousse à ne pas profité à fond de ce moment de convivialité !

À vous tous qui aviez déjà réservé veuillez nous excuser de ce désagrément, merci de votre compréhension et votre soutient.

Nous vous souhaitons de belle fêtes de fin d’années, prenez soin de vous et de vos proches !

Rendez-vous le 13 février 2022 pour la prochaine FERRADE

(communiqué)

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