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Communiqué de l’ONCT


Communiqué de l’Observatoire National des Cultures Taurines à propos d’un virage sur les fondamentaux de la corrida proposé par José Manrubia…

Fut un temps où l’on entendait parler de “corrida incruente”, un concept qui était retombé très rapidement aux oubliettes et l’on pouvait alors penser que ce genre d’idées se voulant novatrices étaient enterrées pour toujours. 

Sauf qu’à la lecture d’un récent article du quotidien La Provence, l’ex-matador José Manrubia remet le couvert en proposant à son tour une corrida dépourvue du matériel utilisé pendant la lidia. Bref, si j’ai bien compris, ne resteraient plus que capote et muleta pour affronter les fauves ! 

Je défie les défenseurs de cette théorie d’aller se frotter à des toros de combat afin d’exposer les bienfaits de leur idée lumineuse… Au mieux, peut-être tolèreraient-ils pour les défier de leur permettre d’absorber une bonne infusion de camomille !!!

Plus sérieusement, face à cette proposition, les premières réactions ont vite fusé, notamment par un communiqué de l’Observatoire National des Cultures Taurines…

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In torofiesta.com par Paul Hermé

Communiqué de presse à propos de la Colombie

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Communiqué de l’Observatoire National des Cultures Taurines à propos de la situation en Colombie…

Note de situation : L’interdiction colombienne…

Après avoir longuement conversé avec César Rincón et Luis Bolívar, voici ce que l’on peut dire

de la situation en Colombie.

1/ UNE INTERDICTION POLITIQUE

Comme ce fut le cas en Catalogne, l’interdiction des corridas fait partie d’un projet politique populiste ayant pour but de stigmatiser une partie de la population par pur opportunisme clientéliste.

En Catalogne, l’objectif des partis indépendantistes était de marquer la rupture avec la « Fiesta nationale » espagnole, et en Colombie, sous couvert d’animalisme également, il s’agit de distraire l’opinion des accusations de corruption qui pèsent sur le fils du président Petro qui a avoué devant les juges avoir reçu des fonds provenant du narco trafic pour financer la campagne présidentielle de son père.

Dans les deux cas, la corrida fut ciblée car elle ne disposait plus d’une base sociale suffisante pour être inattaquable : en Catalogne, seule la Monumental de Barcelone organisait des corridas, tandis qu’en Colombie, au terme de dix années de persécutions diverses, mais aussi en raison du désintérêt des figuras qui ne firent pas l’effort d’adapter leurs cachets à la réalité économique du pays, il n’y a plus que deux ferias : Cali et Manizales.

L’intention idéologique « marxiste bolivarienne » du président Petro est d’autant plus limpide qu’en interdisant les corridas sans toucher aux combats de coqs et aux corralejas (capeas où le taureau est souvent mis à mort), il stigmatise la classe aisée urbaine sans toucher aux classes populaires provinciales qui constituent une grande partie de son électorat.

2/ ORGANISATION DE LA RÉSISTANCE

Depuis de nombreuses années, César Rincón tenta de mobiliser les instances taurines européennes en les informant du projet d’interdiction mis en place méthodiquement dans une stratégie globale de conquête du pouvoir par l’ex-guerillero marxiste Gustavo Petro.

Malheureusement, après avoir longtemps profité du marché très porteur colombien, les grandes empresas et les figuras ne bougèrent pas.

Il a fallu attendre l’annonce du vote d’interdiction pour qu’ANOET, le patronat du mundillo, publie un communiqué dans lequel il se met à la disposition des forces vives colombiennes désireuses de faire abroger la loi. Ces forces sont aujourd’hui décimées dans la mesure où il ne reste plus que deux arènes en activité (Manizales et Cali), cinq ganaderías braves, et aucun torero de premier plan.

Voici quelques années déjà, quand Gustavo Petro, alors maire de Bogotá, y avait interdit les corridas, l’ONCT s’était rapproché de Luis Bolívar qui avait regroupé une petite équipe d’avocats pour faire casser cette interdiction devant le Tribunal Constitutionnel et ré-autoriser les corridas dans la capitale. Malheureusement, si la mairie fut contrainte de céder aux injonctions de la plus haute juridiction, elle imposa des conditions d’exploitation léonines interdisant de rentabiliser le moindre spectacle.

Aujourd’hui gérant des arènes de Cali, Luis Bolívar, appuyé par un groupe puissant, va, avec l’appui d’avocats colombiens soutenus par le barreau de Madrid et des confrères de l’ONCT, mener le combat juridique sur les deux fronts où il doit être porté : le Tribunal Constitutionnel et la Cour Ibéro américaine des Droits de l’Homme.

3 / CONSÉQUENCES INTERNATIONALES

La loi d’interdiction colombienne a naturellement eu un impact négatif important dans les sept autres pays taurins.

En France, tous les médias ont publié les dépêches de EFE ou AFP, mais peu d’entre eux se sont livrés à un travail d’analyse bien que tous aient reçu, dès le vote et avant ces dépêches, une note d’information de l’ONCT, préparée plusieurs semaines avant l’échéance qui paraissait inéluctable.

Les médias français qui ont souhaité s’informer ont évidemment posé la question de savoir si une même situation pouvait survenir en France.

La politique n’étant qu’affaire de circonstances, il est probable que si monsieur Mélenchon – admirateur de la révolution bolivarienne de Petro – devenait président de la République et disposait d’une majorité à l’Assemblée, les mêmes causes produiraient les mêmes effets.

En dehors de cette hypothèse, l’enracinement de la tauromachie dans une soixantaine de communes françaises, le cadre législatif consolidé par la jurisprudence et l’absence de volonté de nuire de la plupart des autres formations politiques, hormis quelques parlementaires isolés en leur sein, rendent improbable un « effet colombien » en France, en-dehors bien sûr de la propagande alimentée par les fondations et associations anti spécistes.

4 / CONCLUSION

La bonne santé de nos arènes à laquelle contribuent tous les organisateurs et spectateurs, l’existence d’une cinquantaine de ganaderías et de toreros importants, le travail de veille quotidien effectué par l’ONCT et la représentativité institutionnelle trans partisane de l’UVTF sont à ce jour des lignes de défense infiniment plus difficiles à renverser que ne l’étaient celles quasi inexistantes d’un secteur colombien déjà largement dévasté par son isolement dans un contexte économique délabré…

“Hacia la Luz” au CGR de Bayonne

Première projection au Pays basque du documentaire Hacia la Luz, réalisé par François Froget et Olivier Péant.

Lun. 06 mai 2024 de 20h15 à 22h15

CINÉMA CGR Bayonne, Allée de Glain, Bayonne, France

À Fuenlabrada, dans la banlieue sud de Madrid, Alberto Lamelas est chauffeur de taxi la nuit et torero le jour. Aux passagers qui le lui demandent, il n’avoue jamais l’origine de la cicatrice qui lui barre le visage. Quatre ans plus tôt, il s’est fait transpercer la joue par le coup de corne d’un toro de Miura. Le sujet de la corrida divise, Alberto préfère ne pas l’évoquer. Il ne peut se permettre de perdre des courses. Mais dans sa tête, Alberto Lamelas n’a pas de doute, il est matador de toros. Pourtant, c’est bel et bien son taxi qui lui permet de gagner sa vie.

IIe Festival du Film Espagnol de Nîmes: réception de Victoria Abril à la Macarena…

Vous commencez à nous connaitre : nous ne manquons pas une occasion pour élargir les horizons tauromachiques de notre Peña…

Nous avons déjà abordé des thèmes techniques, artistiques, littéraires, mais pas encore cinématographiques.

Le second Festival du Film Espagnol de Nimes dont ci-joint l’affiche, nous en donne l’occasion.

C’est avec un immense plaisir que nous invitons ce 26 avril, après la projection du film au cinéma CGR, en nos locaux de la MACARENA

                 Madame Victoria ABRIL , Marraine du Festival

                   pour une soirée dont le thème sera  Les femmes, le cinéma et la tauromachie…

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Pour cette occasion, elle sera accompagnée de Madame Miriam DIAZ AROCA, qui elle aussi a tourné dans le film « Talons Aiguilles », et qui est très connue en Espagne pour ses parutions dans des séries télévisées.

La soirée démarrera à partir de 20h00.

Comme à l’accoutumée, la soirée se poursuivra dans le plus pur esprit « Sevillanas » de la Macarena qui vous proposera un service de tapas et boissons...

(Communiqué de la Peña Rufo)

“Lever la tête c’est regarder plus loin”

Sur l’albero du Baratillo, Juan Ortega réalisait son chef d’œuvre hier, le jour même et presqu’à la même heure où l’on enterrait le grand artiste du rugby André Boniface dans son petit village de Monfort-en Chalosse. Coïncidence qui nous permet de faire un rapprochement non pas sur le rugby et la tauromachie qui ont si peu à voir (on les aime tous les deux néanmoins), mais sur une certaine conception de la vie, du spectacle, de la beauté des choses. Les landais, pour lesquels Dédé était une icône, le comparait souvent à Curro Romero car ils admiraient son goût du beau geste et son allure de majesté, sur le terrain comme en ville. Dédé marchait “en torero” sans être particulièrement aficionado.

Cette colonne de la beauté devenue inexistante dans le rugby moderne – Boni s’en plaignait- reste fondamentale du rite taurin. C’est un pilier souvent galvaudé, menacé et branlant. Séville en est une sorte de Mecque et de ses quartiers les plus humbles sont sortis les gardiens les plus brillants de ce Temple : je pense à Curro Romero, Pepe Luis Vasquez, au voisin jerezano Rafaël de Paula. Le rejet le plus saillant de cet arbre chenu est Morante de la Puebla venu des confins de la Marisma. Il l’a fait à sa manière à lui avec plus de techniques et de solutions que ses pairs et par conséquent avec des échecs plus rares mais avec une même exigence.

Toréer comme l’a fait Ortega hier cela demande beaucoup de courage et de lucidité. Avoir en tête le désir de séduire alors que l’on est confronté aux cornes du monstre ; ne jamais brusquer les attaques ; choisir la douceur pour conduire le fauve et trouver le bon rythme pour calmer la violence, cela exige un effort immense de concentration et une dense préparation. Certes on peut croire au duende, à l’inspiration car la raison n’explique pas tout et il y a des jours avec comme il y a des jours sans… Mais il n’y pas de véritable surprise pour qui sait observer :Juan Ortega portait en lui cette grande faena qui le révèle dans sa plénitude.

Ancien Ministre, grand aficionado  et ami d’André Boniface, Jean Glavany rappelait hier soir dans le petit village chalossais pour un dernier adieu à celui que nous aimions car justement c’était un artiste, ce théorème du champion : « Baisser la tête, c’est se regarder soi-même, réduire son champ de vision. Lever la tête, c’est regarder plus loin, observer la défense adverse pour repérer les ouvertures et faire les meilleures passes possibles. Lever la tête, c’est une philosophie de la vie ».

Et nous somme heureux que la faena lumineuse de Juan Ortega nous donne ici l’occasion de rendre hommage à celui qui, avec son frère Guy, fut le héros de notre jeunesse.

PV

Séville: Toreo de salon musical vu par JY Blouin

Carlos Olsina en toréo de salon sur les rives du Guadalquivir, Séville le 15 avril 2024. ©JYB

Comme il est de tradition, quand on vient à Séville, on visite élevages et assiste aux tientas dans les placitas des ganaderias. Pour Cactus Event (cactus-event.com) qui accueille des aficionados français avec beaucoup d’efficacité, l’occasion est surtout de leur faire rencontrer un torero, le faire toréer de salon devant eux et permettre le contact.

Carlos Olsina invité par Cactus -Event à toréer de salon sur les rives du Guadalquivir. Séville le 15 avril 2024. ©JYB

Cette année, l’invité du jour était Carlos Olsina qui s’est distingué en graciant un toro de Margé à la dernière féria de Béziers, où on le reverra après Alès et Istres ses principales comparutions signées à ce jour.

Carlos Olsina en toréo de salon sur les rives du Guadalquivir, Séville le 15 avril 2024. ©JYB

Aidé par Quentin Revilla, peintre connu et aficionado practico, qui avait pris gracieusement le rôle du toro, Carlos a montré et expliqué avec beaucoup de simplicité et de sincérité les différentes passes, principalement les classiques, ses préférées, à la cape et à la muleta. Sous les questions pointues de Zocato, Carlos a pu s’exprimer sur son concept du toreo et son aficion.

Carlos Olsina en toréo de salon sur les rives du Guadalquivir, Séville le 15 avril 2024. ©JYB
Carlos Olsina en toréo de salon sur les rives du Guadalquivir, Séville le 15 avril 2024. ©JYB

Il est entré dans des détails pratiques passionnant son auditoire (nombreux car les promeneurs espagnols s’arrêtaient aussi pour l’admirer) par exemple en expliquant la manière de tenir la « béquille » de la muleta du bout des doigts, avant d’en faire la démonstration.

Manière de tenir la muleta

Mais la surprise est venue quand sont arrivés sur le quai les musiciens des Armagnacs d’Eauze, un des meilleurs orchestres taurins de la planète. Les armagnacs viennent à Séville depuis 51 ans excusez du peu ! Ils jouent à la féria et à certaines occasions comme cette invitation de Cécile de Cactus-Event, mais toujours avec un énorme succès!

Carlos Olsina toréant en musique accompagné par les Armagnacs, à Séville le 15 avril 2024. ©JYB

Et c’est au son de Puerta Grande, un des morceaux qu’il aime le plus que Carlos Olsina a poursuivi sa séance de toréo de salon, la musique lui donnant une inspiration supplémentaire.

Passage de trastos entre Carlos Olsina et Mathieu, le chef de musique des Armagnacs d’Eauze. ©JYB

Mais les surprises n’étaient pas terminées: apprenant que Mathieu, le chef de musique des Armagnacs avait pratiqué le toréo de salon, Carlos Olsina l’invitait à prendre les instruments et à s’exprimer devant des aficionados ravis. Ayant passé les commandes à un de ses compagnons, celui-ci s’exécutait avec quelque qualité et visiblement beaucoup de plaisir.

Toréo de salon en musique par le chef des Armagnacs, à Séville le 15 avril 2024. ©JYB

In facealacorne.fr

“Minotaures Voyage au cœur de la corrida” : le regard passionné de Yannis Ezziadi

Dans ses « Minotaures » qui viennent de paraître aux éditions Fayard, Yannis Ezziadi aborde le monde de la tauromachie avec enthousiasme. Il entreprend ce « voyage au cœur de la corrida » (c’est sous-titre de son ouvrage) avec l’exaltation du néophyte bien intentionné et il est gagné rapidement par cette passion qui nous ronge, pour notre part, depuis de longues années.

A la fraîcheur du regard de Yannis -qui nous touche- il faut répondre par un sentiment équivalent car, disons-le, son attitude n’est pas si courante dans le monde qui nous entoure : il y est de bon ton de déprécier la tauromachie et de jeter l’opprobre ceux qui la défendent, sans rien en connaître. Comédien –on se souvient de lui dans une production remarquable du « Postillon Longjumeau » à l’Opéra-Comique-, écrivain, introduit dans les cénacles parisiens où il a son rond de serviette, Yannis a fait un effort loyal et sincère pour découvrir le monde de la tauromachie et il en est revenu enchanté, adoptant cette morale qui est celle de tous les aficionados : « Aux toros on se donne. Jusqu’au bout. Jusqu’à la fin ». C’est ainsi qu’il conclut son ouvrage, montrant qu’il avait à son tour attrapé ce « gusanillo », ce goût du combat, cette saveur des ruedos  qui nous possède parfois jusqu’à l’obsession.

Pour en arriver à cet état –extatique !- il faut parcourir un long chemin. Yannis nous conte le sien sans ambages dans cet ouvrage. Sa route passe par une série de rencontres avec ceux qui composent le paysage taurin français. Un archipel pittoresque, reconnu désormais et qui a gagné son indépendance. L’auteur est-mené dans ses pérégrinations par la main experte de Marc Serrano à qui il a dédié son ouvrage. Sur cette route il est charmé par l’éloquence de Simon Casas –comment ne le serait-il pas ? « La théâtralité de la mort crée de la joie. Le pape et moi nous savons cela » lui confie le « producteur ». C’est déjà une première clé. Essentielle. Plus tard, à Béziers, il sera le spectateur d’une dure corrida de Miura où Manuel Escribano sera blessé qui lui fait dire : « « C’est bien le combat qui semble être le terrain le plus propice à l’expression de l’animalité, de la personnalité du toro bravo ».

Sa quête se poursuit auprès de personnage aussi divers qu’Alain Finkielkraut dont il obtient des confidences inattendues, Miguel Angel Perrera pour lequel il ne cache une admiration –légitime-, Curro Caro, Jacques Durand qui lui confie au sujet de Curro cette vérité essentielle : « quelque part les toreros gitans montrent qu’il y a quelque chose de miraculeux ». Mais comme tous les chemins mènent aux Monteilles il y fera la rencontre de celui qui est désormais le pape débonnaire de la tauromachie française: Robert Margé. Entre un plat de quenelles concocté par Françoise et une bouteille de « Mire l’Etang », à l’occasion d’une controverse nà propos de tienta, Robert apostrophe avec sévérité « Réfléchis ! Tu as encore des choses à apprendre mon poulet ».

Robert a raison : « Paris ne s’est pas fait en un jour » et ce n’est pas si facile de devenir aficionado. Un aficionado averti, du moins. Il faut de la curiosité et une bonne dose d’humilité ce dont Yannis ne se départit jamais dans ce périple au sein du mundillo. Il évoque ainsi justement le goût de la perfection qui habite Sébastien Castella. Puis il fait le détour parmi les grands précurseurs qui habitent notre mémoire : Richard Milian, Nimeño I et II; nos héros, quoi…

Il ne faut pas tout dire et il y a d’autres personnages, d’autres réflexions dans ces « Minotaures » de Yannis Ezziadi. Réjouissons-nous de son regard passionné, de sa voix juvénile ; de la venue de cette personnalité nouvelle et brillante qui découvre avec amour le monde du toro.

Pierre Vidal

« Minotaures Voyage au cœur de la corrida »

De Yannis Ezzialdi

Photographies de Wiliam Lentz

Editions Fayard 20 euros.

A Béziers et Nîmes, livres en vente sur place.

Les toreros Français très présents au Salon de l’Agriculture

L’association des toreros français était présente sur le salon de l’agriculture avec la présence de son président le matador de toro Marc Serrano et de nombreux taurins français, toreros, éleveurs, directeurs d’arènes, etc.

Marc Serrano avec Carole Delga la présidente de la Région Occitanie

Personnalités du monde agricole: l’ancien ministre François Guillaume, le président des jeunes agriculteurs des Bouches du Rhône Clément Lajoux, la présidente de la Chambre d’agriculture du Gard Magali Saumade à la rencontre du milieu taurin Marc Serrano et Manon Alexandre (ganaderia El Campo) notamment.
Maxime Solera avec l’homme politique béarnais très sensibilisé au monde rural; Jean Lassalle
Sur le stand des jeunes agriculteurs des Boucjes du Rhône qui a accueilli les toreros français

Toros et TV

Plusieurs spectacles sont retransmis à la TV à partir de demain sur diverses chaines que l’on peut regarder sur internet : Canal Extremadura (gratuit), Castilla la Mancha Media (gratuit), Telemadrid (gratuit), Onetoro (payant) et Unicable (payant). Les affaires reprennent ..

Regardez l’excellent site elmuletazo pour avoir tous les détails.

https://elmuletazo.com/agenda-de-toros-en-television/

Les jeunes espagnols reviennent aux arènes

Selon le site mundoro.com :

“La dernière Enquête sur les habitudes culturelles en Espagne , publiée par le ministère de la Culture, révèle un changement radical dans l’âge cible des consommateurs de tauromachie et met fin au mantra négatif du détachement des jeunes par rapport à la tauromachie. Les Espagnols entre 15 et 24 ans qui sont allés aux taureaux au moins une fois sont plus nombreux que ceux de la tranche d’âge de 65 ans et plus . 9,1% contre 8,7%. Une différence substantielle, étant donné que jusqu’avant la pandémie, la présence des personnes âgées était de près de trois points supérieur à celui des plus jeunes.

Mais si l’on compare les données des participants plus jeunes à celles des plus âgés, la différence est bien plus significative. Le nombre de participants entre 15 et 19 ans est le double du nombre de participants
de plus de 75 ans . 6,1%, contre 3,1%. En tenant compte de deux facteurs qui contribueraient à inverser cette comparaison. D’une part, il existe des communautés autonomes où l’on tente d’interdire la présence de mineurs de moins de 16 ans ou moins. En revanche, la tauromachie est la seule activité culturelle qui donne la priorité économique aux retraités espagnols avec des prix subventionnés par les entreprises elles-mêmes.

Dans ces statistiques du ministère de la Culture espagnol, il y a des données qui indiquent des problèmes d’accès aux taureaux pour les plus jeunes, qui, s’ils sont résolus, pourraient encore augmenter la fréquentation du public taurin des jeunes. D’une part, 7% des personnes interrogées affirment qu’elles ne vont pas ou ne vont pas plus souvent aux taureaux en raison de l’offre limitée dans leur domaine de vie
habituel et 12% affirment que la tauromachie est difficile à comprendre. C’est un problème qui devrait faire réfléchir en raison d’un déficit de compréhension/communication (du contenu à la terminologie
excessivement technique) qui éloigne la tauromachie du langage compréhensible et de l’accessibilité mentale des plus jeunes.
Compte tenu de l’autofinancement des entreprises taurines elles-mêmes, les jeunes ne se plaignent pas trop du prix des billets ou ce n’est pas leur principal argument pour ne pas aller aux taureaux. Seuls 1,5% des mineurs citent les prix élevés comme motif d’absence. Une cause d’exclusion bien moindre que celle de l’accès à l’offre dans son environnement et le grave problème de compréhension et de communication”.

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