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Festival à Fuente del Fresno

Fuente del Fresno (Ciudad Real).   Festival. Quatre  novillos de El Cortijillo et deux de Lozano Hermanos (2  et 6 ).   vuelta al ruedo au 5ème .*

Eugenio de Mora, silence et oreille; 

Jesús Enrique Colombo, deux oreilles et deux oreilles et rabo; *

Miguel Ángel León, silence et deux oreilles.

 Entrée:  lleno.

Madrid: Juan Leal héroïque

Madrid,  . Feria de San Isidro. Toros de Pedraza de Yeltes, bien présentés, bravitos, nobles mais manquant de fond, d’alegria et de transmission

 Octavio Chacón, silence, silence; un avis et silence à celui tué en substitution de Juan Leal

 Javier Cortés, silence , silence; 

Juan Leal, un avis et oreille ( blessure)

Entrée   trois quarts   

Salut de Marc Leal et Manuel de los Reyes au troisième.

Madrid, samedi, l’héroïsme de Juan Leal

La terrible blessure de Juan Leal fruit de son courage et de sa volonté inflexible de triompher aura été le fait marquant de cette soirée de la San Isidro. Juan, dans une après-midi grise par ailleurs, en se transcendant, enflamma les tendidos madrilènes qui baillaient jusque-là. Il montra d’emblée sa décision effectuant un quite brilllant au premier toro par chicuelinas de sa facture c’est-à-dire en s’enveloppant dans le leurre des pieds jusqu’à la tête. C’était sa manière à lui de dire : je suis ici ! Bientôt vous allez voir ce que vous allez voir.

On le vit en effet devant le second Pedraza qui ne s’était guère employé sous le peto. Bien bandérillé par Marco Leal et Manolo de los Reyes, il montra l’ampleur de sa décision : quand on veut être figura del toreo et que l’on a une seule cartouche à Madrid, il faut jouer le tout pour le tout. C’est ce que fit l’arlésien. Il alla au centre, brinda au public et débuta à genoux, au centre, dans une série qui donna le ton tout de suite : celui de l’émotion, de la prise de risque maximum. Série parfaite, templée, longue, le toro qui avait une pointe de noblesse la permettant. La faena fut terrible, le jeune homme montant sur l’animal, se croisant « una barbaridad » et désormais soutenu par les secteurs les plus intégristes de l’arène : c’est-à-dire ceux du tendido 7. Communion remarquable que ces olé profonds ! Soulignant les naturelles de Juan qui obligeaient le toro à plonger dans sa muleta autoritaire.

A plusieurs reprises cette exposition maximum, lui valurent des avertissements sans frais du Pedraza, mais rien ni personne ne pouvaient arrêter sa détermination, il était là au bout de son rêve : faire rugir Madrid d’admiration devant ce « valor seco »  ce courage qui est –qu’on le veuille ou non- la base, l’ultime justification de la tauromachie. C’est alors que, la faena allant à mas, Juan fut pris par le Pedraza à la sortie d’une belle série. Il vola, retomba et l’animal le reprit à terre lui infligeant alors une cornada terrible qui n’empêcha pas le jeune homme à revenir sans une hésitation, sans une grimace de douleur pour le tuer d’un estoconazo et recueillir le trophée, fruit de son héroïsme… Il ne fit pas de vuelta et partit à pied à l’infirmerie. Ultime démonstration de dignité.

Pour le reste, la corrida de Pedraza ne fut pas à la hauteur de sa réputation. Juste de force, elle poussa peu au cheval, se montrant noble parfois sans humilier le plus souvent et surtout, manquant de transmission. Octavio Chacon une fois encore se montra très professionnel, au-dessus de ses trois toros, puisqu’il dut combattre, comme chef de lidia, le second  de Juan Leal. Classique, solide, capable il fait les choses bien mais manque, lui aussi, de cette transmission qui était nécessaire hier pour gagner les cœurs. Il échoua à l’épée. Javier Cortes , déterminé comme toujours, n’eut pas son rendement habituel. Il ne mit pas le feu comme on l’a vu souvent le faire dans ces occasions, tua avec difficulté et perdit même les papiers face au cinquième.

L’héroïsme de Juan Leal c’est ce qu’il faut retenir de cette soirée qui fait honneur à la tauromachie française. FUERZA JUAN ! 

Pierre Vidal

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Madrid: Confirmation et Puerta Grande pour David de Miranda

Madrid, . Feria de San Isidro. Cinq toros de Juan Pedro Domecq, bien présentés et donnant du jeu  , . Excellent le 6ème ; et un  de Luis Algarra (4ème bis),  

El Juli, silence ,  pitos;

 Paco Ureña, vuelta al ruedo avec une légère pétition , un avis et une oreille;

 David de Miranda, qui confirmait son  alternative, silence et  deux oreilles.

Entrée: Lleno de “No hay billetes”.

Madrid, vendredi : David, tel un César rayonnant.

Bonne corrida de Juan Pedro Domecq, qui fera taire les détracteurs de cette devise une année encore, avec un sixième toro excellent, de vuelta al ruedo -que le président a oublié de lui donner. Le cinquième avait déjà été un toro de bonnes notes comme le troisième. Le lot le moins intéressant fut celui du Juli qui toucha, en quatrième, un sobrero de Luis Alagarra de plus de cinq ans et de 650 kilos. Ce changement fut décidé par la présidence alors que Julian avait pris la muleta et effectué deux séries au Juan Pedro qui s’était cassé le sabot après le second tiers. Décision anti réglementaire, contre l’esprit et la lettre de ce qui doit être le déroulement de la lidia et cela dans la plus grande arène du monde. Voilà une dérive contre laquelle les aficionados devraient s’élever. La règle –qui a force de loi en Espagne- rappelons-là : on change un toro qui sort blessé ou diminué en piste, avant la pique de préférence. Fut-il pour plaire au public ou au torero ce changement ne se justifiait pas. Verrons-nous ceux qui protestent systématiquement les indultos ou les puerta grandes accordées avec trop d’indulgence protester? Cela serait légitime… Julian ne fut pas à son aise devant ce sobrero qui en définitive ne lui ajouta rien comme il ne l’avait pas été non plus, lors de son premier passage. Il sortit copieusement sifflé.

Paco Ureña fut franchement bien à ses deux passages, à la cape comme à la muleta. Torero classique, avec de l’officio, le Murciano a gagné dans sa capacité à séduire les tendidos. Il y a derrière sa solidité et sa capacité une attitude moins austère qui a touché les madrilènes. Son second travail, bien débuté à la cape, par véroniques templées et ceñidas, trouva son expression la meilleure à la muleta où son toreo classique, sans fioriture inutile mais en même temps élégant, souleva l’enthousiasme d’un public acquis à sa cause certes mais auquel on ne la fait pas. Epée légèrement tombée après s’être jeté dans les cornes et une récompense triomphalement fêtée lors de sa vuelta.

La grosse surprise de la journée vient de David de Miranda qui confirmait l’alternative et qui s’est imposé devant un toro de rêve de Juan Pedro ; le sixième. Un toro sans apprêts au cheval mais qui révéla sa bravoure par la suite partant de loin, répétant sans cesse ses charges, en humiliant sur les deux cornes, sans jamais freiner son galop, mettant une pression terrible des deux côtés. Le torero de Huelva sut aguanter avec bonheur cette tension au centre pour débuter sans fléchit, pour toréer ensuite selon les canons courant la main en conduisant l’animal le plus loin possible dans ses charges. Faena inspirée, longue qui ne baissa jamais, dans un rythme parfait, le torero et le jeune homme s’accordant en permanence sans mièvrerie ni geste démagogique. Toujours centré, se livrant sans réserve David qui a fait preuve d’une maturité surprenante, connecta avec des gradins acquis rapidement à son travail. Manoletinas apprêtées pour terminer, estoconazo et David coupa deux oreilles. Inconnu du grand public en entrant dans ce ruedo magique il en sortit triomphant, comme un César rayonnant. Madrid en a fait un roi, comme quoi, en tauromachie –comme dans la vie-, tout est possible. De Midanda c’est désormais un nom que l’on ne peut ignorer dans ce monde où il est si difficile de se faire une place… Première révélation véritable du cycle madrilène.

Pierre Vidal

El Juli
Paco Ureña
David de Miranda en route pour la gloire.

Madrid: Jandilla sans caste ni race

Madrid, . Feria de San Isidro. Toros de Jandilla y un  (5ème ) du fer de   Vegahermosa. Bien présentés mais caste ni race  . 

Sebastien Castella un avis et silence, un avis et silence;

Emilio de Justo, silence, silence

Ángel Téllez, qui confirmait son alternative, silence, un avis et palmas  

Entrée: quasi lleno.

Salut de Morenito d’Arles au troisième.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas: après le triomphe de Roca Rey voilà que nous tombe dessus une des journées les plus grises du cycle Isidril et cela face à ne corrida dite de garantie. Un élevage choyé des vedettes qui vient de faire ses preuves à Valence comme à Séville; comme quoi il n’y a pas de certitudes en tauromachie et c’est tant mieux malgré cette mauvaise après-midi.

Ensemble de présentation médiocre (pour Madrid) fuyant le fer comme les capes et muletas à des degrés divers toute l’après-midi. Il a également développé un genio permanent mettant les toreros en danger et n’inspirant pas confiance, ne se livrant que lors de courtes séquences avant de revenir à cette attitude de défiance et de réserve: manque de caste et de bravoure, la noblesse n’en parlons pas. A cela il faut ajouter un adversaire supplémentaire: le vent.

Les trois matadors se montrèrent digne dans cette adversité. Tellez prouvant qu’il voulait profiter de cette luxueuse opportunité (il vient de prendre son alternative à Guadalajara) , a fait preuve d’entrega. A son crédit, un remarquable quite de frente por detras. Castella a besoin d’un succès il était très décidé: remarquable entame du second de la soirée par le bas, bons moments à droite au troisième. Estoconazo d’Emilio de Justo à son second toro, c’est ce que l’on gardera de mieux de cette soirée pénible où les trois toreros furent soutenus par l’exigeant public madrilène.

Point réconfortant la belle prestation de Morenito d’Arles aux ordres d’Emilio de Justo: impeccable aux banderilles comme à la brega. Chapeau bas!

PV

Angel Tellez Jandilla MADRID 23 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
Sébastien Castella Jandilla MADRID 23 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
Emilio de Justo Jandilla MADRID 23 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Baptiste Cissé se retire des ruedos


« Je mets fin à ma carrière de novillero avec picador. Une décision personnelle, définitive et mûrement réfléchie. Je voudrais remercier ma famille, mes amis et toutes les personnes qui m’ont aidé, soutenu, encouragé et qui ont cru en moi durant ce parcours qui m’aura permis de vivre une étape de ma vie dans laquelle je suis réellement très fier d’avoir vécu tout ce que j’ai pu y vivre.

Mon apoderado, Richard Milian d’avoir toujours été là pour moi, d’avoir su me conseiller et par la même occasion de m’avoir éduqué tauromachiquement parlant durant toutes ces années . Au toreo en general pour m’avoir inculqué des valeurs que j’ai toujours suivi dans cette profession, en essayant de toujours valoriser le toreo ainsi que l’habit de lumière . Merci à tous « . Baptiste Cissé , le 23/05/2019 .

Madrid: El REY

Madrid,  Feria de San Isidro. Toros de Parladé et un  (3º bis) de Conde de Mayalde,  

El Cid, palmas ,   un avis et ovation avec salut ; 

López Simón,   un avis et oreille  , ovation avec salut;

 Roca Rey,  un avis et ovation (passage à l’infirmerie) ,   un avis et deux oreilles. 

Entrada: Lleno de « no hay billetes ».

El Cid a été invité à saluer à l’issue de son dernier paseo à  Madrid. Los toros sont sortis avec une devise noire en signe de deuil après le décès de Fernando Domecq Solís, oncle du ganadero de Parladé, Juan Pedro Domecq Morenés.

Présence du roi émérite Juan Carlos 1er auquel chaque torero a brindé un toro accompagné de l’infante. 

Roca Rey Parladé MADRID 22 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Jour de gloire pour le jeune Péruvien Andrés Roca Rey qui est entré hier dans l’histoire de Las Ventas en réalisant une faena époustouflante face à un toro de Parladé sur lequel personne n’aurait misé un kopek à sa sortie. Un toro qui d’emblée cherchait les planches et qui fuyait les morsures des fers des cavaliers. Sa caste se révéla au troisième tiers grâce à l’habileté de son matador et de sa cuadrilla. Elle s’avéra piquante avec beaucoup de transmission et ce fut alors un duel sensationnel entre un jeune homme prêt à tout pour triompher et un grand toro de Domecq, répétant, humiliant, mettant la pression sans jamais se lasser. Un moment de « toreo grande » où Roca Rey, se livrant totalement, domina son adversaire, le conduisant à son rythme, des deux côtés, à gauche le plus souvent dans des séries inoubliables. La faena débutée au centre par des changées données immobile, gagna ainsi en profondeur, le toro ne mollissant pas. Le torero aguanta ses charges puissantes avec une tranquillité et un naturel fascinants, un sens du rythme parfait, toujours centré et citant de loin. Madrid se rendit au prodige qui termina par des bernardinas au cordeau un estoconazo, rematant ainsi le chef d’œuvre. Vuelta délirante et Porte du Prince brûlante qui restera dans les annales. Rappelons tout de même, qu’au toro précédent Andrés, un sobrero du Comte de Mayalde, il avait reçu une cornada de six centimètres de profondeur.

Le reste paraît un peu pâle face à ce final. Despedida d’El Cid « mi-fe mi-fa » sans que le torero de Salteras ne soit tout à fait bien ni tout à fait mal (sauf à l’épée ou il fut catastrophique). Il lui échut deux toros nobles mais sans le relief nécessaire au succès. Il reçut une ovation pour ces adieux du public reconnaissant de ces exploits précédents ; lui-même n’était-il pas déjà parti dans sa tête ? La jeune classe est là en effet…

Lopez Simon se justifia totalement toute l’après-midi. Il coupa l’oreille du second, un toro complet, à base d’entrega. Il montra qu’il avait lui aussi une technique solide et sut transmettre, à l’aide ce bon Domecq, ses qualités professionnelles qui s’appuient sur préparation solide dirigée par Diego Robles qui l’a rejoint. Son second, le cinquième, un manso perdido, se réfugia aux planches d’emblée. Il tenta le tout pour le tout entreprenant son travail dans ce terrain mais le toro ne voulut rien entendre. Il était allé à puerta gayola et il fut ovationné pour son courage. Sans doute voulait-il faire la pige à Roca Rey, mais le Péruvien, véritable extra-terrestre de la tauromachie, éclipsa ses efforts.

Véritable phénomène, Andrés rebat les cartes du toreo. Entrant dans des terrains nouveaux il bouge les lignes. S’il dure à ces hauteurs, c’est là la question car cela semble si difficile, il peut devenir un de ces « toreros d’époque », le premier non-espagnol. Il suscite en tout cas une passion légitime dans le public qui a des conséquences positives sur l’ensemble de la tauromachie. Rien ni personne ne semblent pouvoir l’arrêter.

Pierre Vidal

Parte médico du Dr. Máximo García:  ‘herida por asta de toro de 6cm. en tercio superior cara posterior muslo derecho que rompe fascial superficial y lesiona musculatura isquiotibial. Contusiones y erosiones múltiples. Es intervenido quirúrgicamente en la enfermería de la plaza de toros bajo anestesia local. Pronóstico: Reservado que no le impide continuar la lidia’.

El Cid Parladé MADRID 22 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
Lopez Simon Parladé MADRID 22 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
Roca Rey Parladé MADRID 22 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Ce dimanche au Mexique

Seybaplaya. Toros de Quiriceo. Lerejoneador Horacio Casas, silence et silence; José Luis Angelino, deux oreilles; Gerardo Adame, silence et deux oreilles. Entrée: Lleno.

Tenabo. Toros de José Julián LlagunoArturo Saldívar, silence et silence; Gerardo Rivera, deux oreilles et palmas. Entrée: Lleno.

Calkin. Toros de San RafaelSalvador López, vuelta al ruedo; Rodrigo Cepeda « El Breco », oreille et ovation à celui  de regalo. Entrée: Lleno.

Tixcocob. Toros de La CeibaSan Francisco et DzitoxAntonio Romero, silence avec avis et silence; Germán Rodríguez, oreille et silence avec avis. Entrée: Lleno.

Tuxpan. Toros de Puerta Grande Le rejoneador Tarik Othón, silence avec avis et deux oreilles et rabo; Alejandro Martínez Vértiz, deux oreilles et silence. Entrée:  lleno.

Ciudad Satélite. Plaza La Florecita. Novillos de Santo TomásJosé Sainz, silence; Roberto Román, vuelta al ruedo avec pétition; Sebastián Ibelles, deux oreilles; José Alberto Ortega, oreille. Entrée:   deux tiers de plaza. Fernando García hijo salut aux en las banderilles du second. Roberto Román s’est coupé la coleta à l’issue la lidia de son novillo.

Bolsin de la Peña à Arles

Important triomphe de Fabien Castellani (ET Arles) et du Catalan Cristian Alfaro (ET Nîmes/Catalogne) en Camargue.

Le matin, tentadero de sélection entre différentes écoles taurines françaises, Crisitan Alfaro, se classant premier devant Fabien Castellani, les deux gagnant le droit de tuer un novillo l’après-midi.
Très centré et affichant de l’oficio, Fabien a coupé une oreille après avoir bien tué. Cristian Alfaro a exécuté une grande faena basée sur la gauche, comprenant des naturelles très longues et poderosas, obtenant une oreille malgré avoir pinché à deux reprises avant une bonne estocade.
Pour leur courage et leur entrega, les deux aspirants ont reçu un prix important de la part de la prestigieuse Peña “La Muleta” d’Arles…

(communiqué)

Madrid: blessure sérieuse de Gonzalo Caballero

Madrid . Feria de San Isidro. Toros de El Pilar. Bien présentés, compliqués et complexes à l’exception du troisième   

Juan del Álamo, un avis et vuelta al ruedo avec une légère pétition, silence,   silence à celui toréé en lieu et place de Gonzalo Caballero; 

José Garrido, un avis et silence; un avis et silence

Gonzalo Caballero, blessé en estoquant son premier. 

Entrée: Deux tiers.

Antonio Chacón a salué après avoir banderillé le cinquième.

Madrid, mardi : atmosphère de guerilla…

Soirée dramatique mardi à Madrid, face à un lot d’El Pilar très armé, long et haut dans son ensemble comportant plusieurs toros de cinq ans. Un ensemble peu maniable : excepté le troisième noble et le quatrième soso, les autres restèrent sur la réserve et posèrent de nombreuses difficultés aux piétons ; aux subalternes notamment qui « s’en virent des pierres » dans la lidia où le sanluqeuño « Membru » comme aux banderilles. La course ne brilla pas non plus du côté des cavaliers, ne se livrant qu’avec réserve sous le fer.

C’est dans cette ambiance de guerilla qu’avait rendez-vous un cartel de jeunes espoirs, confirmés pour partie déjà, mais sans doute peu accoutumé à la violence et à l’amertume de ce type de rendez-vous. Le salmantino Juan del Alamo tira son épingle de ce « jeu » difficile. Il brilla d’abord par sa décision on le vit d’emblée mais surtout par son sens des responsabilités et sa solidité puisque, comme chef de lidia, il dut tuer quatre toros : premier, troisième, quatrième et sixième. Avec des tontons de cet acabit ça n’était pas une sinécure et le public de Madrid applaudit longuement le torero de Ciudad Rodrigo avant qu’il ne reçut le sixième. Ajoutons qu’il avait reçu une rouste effroyable à son premier passage l’obligeant à passer à l’infirmerie après sa vuelta.

On peut dire que Juan fut à la hauteur de cette dure confrontation. Le public madrilène aime ce genre de geste et lui en sera grès. Il a manqué peu de chose pour qu’il ne coupe l’oreille du premier devant lequel il avait été complet, ferme, sans jamais fléchir. L’épée légèrement tombée et pétition minoritaire : le président mit fin à ses espérances. Mais c’est une sortie positive pour Juan avant son rendez-vous de Vic-Fézensac le lundi de Pentecôte qu’il abordera en confiance, il aura par ailleurs une seconde cartouche à Madrid, la ville qui fait les rois…

José Garrido, décidé lui aussi, n’a cependant pas fait preuve de la maturité de Juan. Pris à plusieurs reprises, se sortant par miracle de situations compromises, il n’a pas eu le rendement qu’on lui connaît : débordé à deux reprises par ses adversaires coriaces, il faut le reconnaître. Enfin, Gonzalo Caballero face au meilleur de la tarde nous a franchement plut par sa maîtrise, son autorité. Il fut celui qui transmit le plus aux tendidos. Sa faena, exposée mais aussi artistique par moments fut construite en citant le toro des deux côtés avec temple. Il y eut une première alerte spectaculaire mais sans frais, puis une cornada grave en entrant avec l’épée. Transporté d’urgence à l’infirmerie on vit que la blessure était sérieuse, quelques minutes plus tard il partait pour l’hôpital. Dommage car avec une bonne épée, le succès lui était promis.

Pierre Vidal

CABALLERO, CORNADA DE 25 CM. QUE CONTUSIONA EL CIÁTICO. .- “Herida por asta de toro en cara externa tercio medio del muslo izquierdo, con una trayectoria ascendente de 25 cm. que produce destrozos en músculo tensor de la fascia lata, vasto externo e isquiotibiales y alcanza cara posterior del fémur contusionando el nervio ciático, alcanzando isquion. Es intervenido bajo anestesia general en la enfermería de la plaza. Se traslada al Hospital La Fraternidad. Pronóstico: Grave. Firmado: Máximo García Leirado”.

DEL ÁLAMO, LESIÓN DE ISQUIOTIBIALES.- “Lesión de isquiotibiales en muslo izquierdo, pendiente de estudio radiológico. Policontusiones. Pronóstico: Leve, no le impide continuar la lidia. Firmado: Máximo García Leirado”.

Juan del Alamo El Pilar MADRID 21 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
José Garrido El Pilar MADRID 21 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
Gonzalo Caballero El Pilar MADRID 21 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
Gonzalo Caballero El Pilar MADRID 21 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
Juan del Alamo El Pilar MADRID 21 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi
Juan del Alamo El Pilar MADRID 21 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

“JUAN BAUTISTA EST UNE FIERTÉ POUR LA FRANCE”

MADRID 20 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

L’Ambassadeur de France Jean-Michel Casa a participé à l’hommage que l’Afición de Madrid a rendu au torero d’Arles.  

C’est plus d’une centaine d’aficionados et de professionnels qui ont pris part lundi dernier à l’hommage que l’Union des Abonnés de Las Ventas a rendu au matador français Juan Bautista, lors d’une réception où l’émotion était palpable et célébrée en présence du nouvel Ambassadeur de France en Espagne, Jean-Michel Casa. “Juan Bautista est une fierté pour les français”, a déclaré l’Ambassadeur qui a souligné également : “L’importance que possède la Tauromachie en France en tant que tradition et comme manifestation culturelle de grand relief dans notre pays”. 

Sous la baguette du Directeur Tendido Cero, Federico Arnás, l’hommage s’est déroulé avec la participation du journaliste Gonzalo Bienvenida et du multidimensionnel Paco March, très connaisseurs tous deux de la carrière de Juan Bautista. Conjointement avec le torero d’Arles, ils sont revenus sur la trentaine de paseos effectués à Las Ventas, ses trois Grandes Portes et en général sur ce qu’il représente en tant qu’icône culturel du peuple français. “Plus qu’un hommage, ceci est la reconnaissance de l’Afición de Madrid envers une vedette de la Tauromachie qui s’éloigne des pistes avec plus de 700 corridas à son actif et avec une feuille de route enviable”, a reconnu Jesús Fernández, Président de l’Union des Abonnés qui a souligné également la casquette d’organisateur de Juan Bautista : “Il a amené les Arènes d’Arles à l’avant-garde et au premier rang des grandes scènes du monde”. 

Juan Bautista prononça des paroles de remerciements dirigées aux organisateurs de la réception  – “C’est la Feria de San Isidro la plus tranquille que je connaisse”, a t’il plaisanté – et a dédié toute sa reconnaissance “à la personne à qui je dois ce que je suis et qui est mon père. Il aurait aimé être présent ici aujourd’hui”. 

Le banderillero Rafael González s’adressa à Juan Bautista au nom de tous les membres de sa cuadrilla, et la réception se conclut par la remise d’une peinture à Juan Bautista avant que la cérémonie ne s’achève en présence de tout le public debout pour attribuer une chaleureuse ovation au torero et à l’organisateur français.

(communiqué)

MADRID 20 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

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