Catégorie : Actualité Page 1 sur 83

Suspension à Eauze

La journée taurine d’Eauze prévue le 5 juillet prochain a été suspendue en raison de l’épidémie de covid-19. Cette journée était composée d’une novillada sans picador le matin et d’une corrida le soir.

France Bleue, « Coronavirus : Landes, Pays Basque, Béarn…un été sans corridas !

Très bon papier de France Bleu, un vrai travail d’investigation. Bravo! Avec au bout un résultat (hélas!) probablement très réaliste.

PV

https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/coronavirus-landes-pays-basque-bearn-un-ete-sans-corridas-1585762910?fbclid=IwAR3yFfGYu2Kdi2Fsn0htGAEYtbCP2_0xumsobyyqYLdfYdBrb5rdQTuFWc4

Vendredi 3 avril 2020 à 8:42 – Mis à jour le vendredi 3 avril 2020 à 9:09 – Par Valérie MosnierPierre-Albert BlainFrance Bleu GascogneFrance Bleu Pays BasqueFrance Bleu BéarnDépartement Landes, France

« Le sud-ouest, et plus généralement la France taurine, privés de corridas cet été, voire toute cette saison…C’est possible. C’est même envisagé par les principaux acteurs. En pleine période de confinement, Garlin le 5 avril, Arles, Aignan, Mugron, les rendez-vous de Pâques, sont annulés ou reportés.

Photo d'archives
Photo d’archives © Radio France – Pierre-Albert Blain

Les dates à suivre Aire, Bougue et la feria de Vic, fin mai, sont également suspendues. Mais au-delà des programmations immédiates c’est bien toute la temporada, Mont-de-Marsan, Dax et Bayonne comprises, qui est très sérieusement menacée.  

Peu de monde pour croire à une possible reprise. 

Alain Lartigue, l’homme d‘affaires qui intervient pour les arènes de Bayonne, Vic-Fezensac, Mont-de-Marsan, Arles et plusieurs plazas des Landes, est catégorique : « Il sera impossible d’organiser la saison. Au regard de la casse sociale et psychologique que l’on peut imaginer qui va  découler de cette épidémie. » Son fils spirituel Jean-Baptiste Jalabert avec lequel l’ex-bâtonnier bayonnais est associé à Arles, comme dans la préfecture des Landes, s’est finalement rangé à l’avis de son aîné après avoir essayé d’être optimiste. 

Même son de cloche chez Pascal Lavigne de la commission taurine dacquoise : « La levée du confinement sera progressive. Lente, sur possiblement plusieurs semaines voire plusieurs mois.  Et rien ne permet de dire quand, nous n‘avons aucune visibilité ». Le dacquois qui dit aussi « Le devoir de décence obligatoire au cœur de la pandémie. Il sera temps un jour de parler de tout cela. » Et Alain Lartigue d’ajouter : « Comment imaginer réunir en juillet, en août ou même en septembre des milliers de personnes venues des quatre coins de France et de l’étranger ? Des gens qui auront connu l’angoisse et pour certains la maladie ou la perte d’un proche. » 

Christophe Andiné ne dit pas autre chose. Le président de la commission taurine montoise avoue « ne pas avoir la tête aux toros en ce moment ». Tous soulignent aussi que la frontière espagnole fermée durablement, il est très difficilement imaginable d’envisager organiser une saison, même au cœur de l’été.

En Espagne plus rien n’existe que la lutte contre la pandémie

D’ailleurs, la San Isidro de Madrid, le plus grand événement taurin au monde qui devait débuter mi-mai pour un mois est à l’arrêt. La San Fermin de Pampelune début juillet, manifestation qui attire des aficionados du monde entier par dizaines, par centaines de milliers, est reportée. 

L’Espagne confinée, la frontière fermée, le marché taurin interrompu, la conséquence pour la France taurine est donc sinistrement simple : la fin de toute activité, l’absence de perspectives. Personne en Espagne n’ose parier sur la sortie de crise. 

Chez Pedraza de Yeltes, à Salamanque, élevage qui devait livrer corridas à Vic, Mont-de-Marsan et Dax, on est très pessimiste. Les préoccupations sont tout autre. Idem pour Rafael Cruz. L’éleveur de Ciudad Rodrigo qui avait course à Dax cet été n’est pas dans l’optique de parler de toros, confiné qu’il est avec toute sa famille, en relative quiétude dans sa propriété castillane, où, dit-il, il jouit d’une situation exceptionnellement favorable « comparé à tant d’autres gens sur terre ».

Toute la tauromachie espagnole est sidérée, tétanisée, ajoute Rafael Finat, propriétaire au sud de Tolède de la ganaderia de Conde de Mayalde. Le matador Alberto Lamelas s’entraîne dans son salon après avoir poussé les meubles de son petit appartement de Madrid. Domingo Lopez Chavez qui était programmé dans toutes les ferias de la région s’occupe de ses enfants et angoisse pour la terre entière. Le banderillero vedette Rafael Gonzales rappelle son inquiétude qu’il avait confiée lors de sa dernière venue en France, le 1er mars à l’occasion du festival taurin de Mont-de-Marsan. 

Alors, des toros en France cet été ?… Il faudrait pour ce faire la fin du confinement espagnol, la réouverture de la frontière et la capacité à organiser dans des conditions qui seraient de toute façon très particulières. Quant à faire éventuellement avec du bétail français, dans l’hypothèse d’une fin de pandémie chez nous, la France ne dispose pas de vingt lots de toros à proposer. Et avec quels toreros si les professionnels espagnols, matadors, banderilleros, picadors sont toujours confinés ?

Impossible temporada ?

La réalité des faits donc vient contrarier les espérances et rêves de certains. Plus qu’un été sans ferias il semble bien donc que l’on s’oriente en effet vers une saison sans corrida. Alain Bonijol, principal fournisseur de chevaux de picadors en France (il sert notamment Vic-Fezensac, Mont-de-Marsan et Dax) est fataliste : « Cela ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. La temporada est fichue. »

Le Nîmois, installé dans le Gers, vit sa deuxième année de galère après que son élevage ait été frappé par une infection sérieuse l’an dernier, laquelle a bien failli le laisser sur la paille. De fait, il n’est pas besoin d’être visionnaire pour imaginer qu’il sera très probablement impossible d’organiser une saison. Même au cœur de l’été. 

Thomas Dufau, le matador landais, continue de s’entraîner, sans trop y croire. Dans son village du Bas-Armagnac le Gascon toréé des cornus invisibles dans la solitude des grands pins. 

« Chaque jour qui passe nous éloigne d’une perspective de reprise », ajoute Pascal Lavigne de la commission taurine dacquoise. Le manque de visibilité quant à la fin du confinement, l’obligatoire levée très progressive de ce dernier, renvoie les acteurs de la tauromachie du sud-ouest à la réalité. La frontière avec l’Espagne fermée durablement, le pays voisin dans une situation épidémique terrible, comment imaginer une issue heureuse et relativement proche pour les aficionados et les professionnels ? 

Les Vicois qui avaient un temps reprogrammé leur feria de Pentecôte au 11,12 et 13 juillet, admettent désormais que leur optimisme a pris du plomb dans l’aile. Et Serge Villetorte, organisateur de la feria de Parentis-en-Born, qui a lieu chaque année au début du mois d’août, de conclure : « La priorité et l’urgence sont ailleurs. On ne peut pas ignorer ce qu’il est en train de se passer et faire comme si tout allait renter dans l’ordre en quelques jours. »

En Espagne, la Semaine Sainte qui devait débuter lundi et qui est l’un des temps essentiels du calendrier espagnol, aura cette année, assurément, un goût de cendres.  

Valérie Mosnier

Valérie MosnierFrance Bleu Gascogne

Pierre-Albert Blain

Pierre-Albert BlainFrance Bleu Gascogne

Les ganaderos communiquent sur Facebook

Guillaume Bats (Casanueva) et Vincent Fare (La Paluna) nous font vivre régulièrement sur leurs pages Facebook respectives la vie du campo et les grands moments de leurs élevages.

Merci à eux de nous apporter de jolis moments d’Aficion dans ces temps difficiles.

rt

Aficionados, à vos plumes!

Notre confrère toreria.net réactualise son concours de nouvelles taurines

A vos plumes

Face à la crise du Coronavirus et pour atténuer un peu l’isolement que traverse le monde des toros, on réactualise notre concours de nouvelles taurines avec de nombreux lots dont un séjour à Madrid pour deux personnes pour la Feria de Otoño, séjour offert par Top Evasion

Avec tous les gens confinés, dont tous les aficionados, nous avons pensé relancer ce concours afin d’occuper les esprits, combattre le confinement et maintenir un lien entre nous tous. Règlement sur simple demande à contact@toreria.net

ADIEU BORJA DOMECQ, GRAND GANADERO !

Borja Domecq ici avec Robert Margé (Photo Midi Libre)

Je paraphrase Machado et affirme : Borja était, dans le meilleur sens du terme, quelqu’un de bon. Bon et intelligent. Il admirait son père avec raison. Il aimait ses frères et les respectait comme éleveurs. Pas de critiques, toujours de bonnes paroles. Il adorait ses fils et il a cédé à son fils Borja les rênes de Jandilla. Intelligence et bonté. Et loyal avec ses amis, l’ami qui est toujours là.

Je n’ai pas la force, en ces moments de vide, pour évoquer comme il se doit son œuvre en tant qu’éleveur. Mais je tiens à dire, pour qu’il n’y ait pas le moindre doute, qu’il a fait « son toro », fidèle au type de  « Juan Pedro », mais avec davantage de trapio, la même caste et des charges plus achevées. Il a eu le courage de garder toutes les lignées, celles à la bravoure vigoureuse et celles à la bravoure plus templée. Ainsi lors de ses corridas l’éventail était très ouvert, aussi bien pour les figuras que pour les jeunes toreros regorgeant d’ambition. Voilà aussi pourquoi aucun trait de la bravoure qu’avait détenu son père ne se perdit et il les préserva. Voila aussi pourquoi, quand la saison n’était pas bien engagée, il savait toujours où trouver la solution. C’était un virtuose à l’heure de faire les lots, le travail le plus difficile pour un éleveur de toros braves. Davantage encore dans un élevage aussi large que celui de Jandilla.

L’élevage de Borja était si abouti et contrôlé qu’il pouvait se reposer sur ses vaches. Autrement dit, quand les étalons ne donnaient pas les résultats escomptés -et Jandilla compte plus de soixante-dix sementals- c’étaient les vaches qui maintenaient. Peu d’élevages peuvent en dire autant.

Mais je ne veux pas continuer à évoquer la noblesse de Borja comme un aficionado qui l’admire. Je pense maintenant à l’ami qui est parti. À la douleur de sa famille. Aux mugissements des « jandillas » pleurant son absence. À la nuit triste et obscure de « Don Tello ». Au vide que tu nous laisses, ami Borja, toujours si attentionné, si loyal et si simple. Repose en paix.

José Carlos Arévalo

Communiqué de l’Union des Clubs Taurins de France

L’Union des Clubs Taurins de France prépare son avenir, tout en préparant le vôtre.

Elle vient d’élire son bureau et porte à votre connaissance la liste des administrateurs qui du Sud-Est au Sud-Ouest s’emploieront à servir toutes les tauromachies. Dans un esprit de convivialité, de solidarité, de fraternité, tout en partageant la passion taurine conjuguée au pluriel.
Partagez s’il vous plaît cette information sur les réseaux sociaux, auprès de vos amis !

Avec vous toutes et vous tous, une aventure nouvelle vous sera proposée, en espérant que vous serez nombreux à nous rejoindre. L’union fait la force et c’est tous unis que nous avancerons sur les chemins de l’Union des Clubs Taurins de France.

(communiqué)

Saragosse, la San Jorge suspendue

La féria de San Jorge qui devait avoir lieu les 23 et 26 avril à Saragosse est suspendue. Elle était composée de deux corridas – dont une corrida concours- et une becerrada des écoles taurines aragonaises. L’empresa n’a pas précisé si une autre date avait été choisie. La décision est due à l’état d’urgence proclamé en Espagne et s’est faite en accord avec la Diputacion provincial de Saragosse.

Pampelune: Incertitudes sur les fêtes de San Firmin

Les txistu au milieu de la foule  © Crédit photo : CESAR MANSO (SO)

Cela se murmurait dans le milieu mais ces rumeurs viennent désormais d’être renforcées: il y a beaucoup d’incertitudes sur la tenue des fêtes de Pampelune, à la date habituelle en tout cas. Le maire de la capitale navarraise, Enrique Maya a déclaré que « l’on ne sait pas si la ville sera en état de faire le chipunazo le 6 juillet ». « Il y aura San Firmin mais on ne peut pas dire quand » a-t-il ajouté. Pour le maire la priorité immédiate c’est la situation sanitaire, ce qui est bien compréhensible.

Le maire a précisé néanmoins que les conséquences d’une suppression des fêtes seraient trop graves sur l’économie de la cité pour envisager leur annulation pure et simple. Le maire a assuré « qu’il travaillait pour une célébration des fêtes à leurs dates habituelles mais cela reste incertain » et il a conclu  » si elles avaient lieu ce serait la preuve que tout ce que nous vivons est terminé ». Il a conclu: « notre priorité c’est la situation sanitaire. C’est un point de vue qui sera largement approuvé par la population ».

Communiqué revue TOROMAG

Madame, monsieur, chers amis aficionados

Malgré l’annonce des annulations de la feria d’Arles et de diverses corridas ou novilladas, nous avions décidé de faire paraître malgré tout le numéro 103 de ToroMag, que nous aurions évidemment accompagné d’un « avis aux lecteurs » sur le décalage de certaines questions ou réponses lors de nos entretiens avec Rafaelillo ou Juan Leal par exemple.

Le confinement imposé à partir du mardi 17 mars à midi et pour une durée indéterminée nous oblige à changer d’avis : notre imprimeur ne pourra assurer ni la sortie du numéro ni son routage à la date du 31 mars. Aussi, sommes-nous contraints de différer la parution de ce numéro, dont le sommaire restera cependant sans doute à peu de choses près le même, étant données l’absence d’actualité et l’impossibilité de réaliser de nouveaux reportages au campo. Vous devriez donc y retrouver, outre les entretiens déjà cités et les rubriques habituelles, Borja Domecq (Jandilla), Charlotte Yonnet et Andoni Rekagorri…

A propos de campo, nous avons une pensée toute particulière pour les éleveurs de toros, de quelque côté des Pyrénées qu’ils se trouvent, dont la situation économique est souvent précaire et qui ne vont pouvoir vendre leur bétail comme prévu, que ce soit lors de spectacles formels ou lors de fêtes de rues.

Souhaitons que la Tauromachie en général puisse surmonter cette rude épreuve. Nous vous avertirons de la date de notre prochaine parution. Bien entendu, vos abonnements restent inchangés. Nous sommes certains de votre compréhension, et nous espérons vous retrouver toutes et tous en pleine forme le plus rapidement possible.

La Rédaction

Communiqué de la FSTF

Page 1 sur 83

© 2020 Corridasi - Tous droits réservés