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LA PROPOSITION DE LOI ANTI-CORRIDA EST DEPOSEE

Voici donc la proposition de loi en intégralité de Caron. La plupart des paragraphes (sinon tous) montre une méconnaissance totale de la Tauromachie et particulièrement de la Corrida. Que cela édifie tous les sceptiques oui c’est possible! Et si nous ne faisons rien l’interdiction totale de la corrida en France deviendra donc une réalité à très court terme. Il faut donc se mobiliser rapidement et fortement et intervenir auprès de vos élus

(PPL signée par LFI : 74 – écolo-Nupes :19 – Républicains : 1 – Liberté,Indépendants,outremer : 1)

assemble-7-groupes-parlementaires

ASSEMBLÉE NATIONALE – CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 – SEIZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 20 septembre 2022.

PROPOSITION DE LOI
visant à l’abolition de la corrida

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.),

présentée par Mesdames et Messieurs

Aymeric CARON, Anne STAMBACH‑TERRENOIR, Bastien LACHAUD, Nadège ABOMANGOLI, Laurent ALEXANDRE, Gabriel AMARD, Ségolène AMIOT, Farida AMRANI, Rodrigo ARENAS, Christine ARRIGHI, Clémentine AUTAIN, Julien BAYOU, Lisa BELLUCO, Karim BEN CHEIKH, Ugo BERNALICIS, Christophe BEX, Carlos Martens BILONGO, Manuel BOMPARD, Idir BOUMERTIT, Louis BOYARD, Guy BRICOUT, Sylvain CARRIÈRE, Cyrielle CHATELAIN, Florian CHAUCHE, Sophia CHIKIROU, Hadrien CLOUET, Éric COQUEREL, Alexis CORBIÈRE, Jean‑François COULOMME, Catherine COUTURIER, Hendrik DAVI, Sébastien DELOGU, Alma DUFOUR, Karen ERODI, Martine ETIENNE, Emmanuel FERNANDES, Sylvie FERRER, Caroline FIAT, Charles FOURNIER, Perceval GAILLARD, Marie-Charlotte GARIN, Raquel GARRIDO, Clémence GUETTÉ, David GUIRAUD, Mathilde HIGNET, Hubert JULIEN‑LAFERRIÈRE, Rachel KEKE, Andy KERBRAT, Julie LAERNOES, Maxime LAISNEY, Arnaud LE GALL, Antoine LÉAUMENT, Élise LEBOUCHER, Charlotte LEDUC, Jérôme LEGAVRE, Sarah LEGRAIN, Murielle LEPVRAUD, Benjamin LUCAS, Élisa MARTIN, Pascale MARTIN, William MARTINET, Frédéric MATHIEU, Damien MAUDET, Marianne MAXIMI, Manon MEUNIER, Jean‑Philippe NILOR, Danièle OBONO, Nathalie OZIOL, Mathilde PANOT, Francesca PASQUINI, Sébastien PEYTAVIE, François PIQUEMAL, Marie POCHON, Thomas PORTES, Loïc PRUD’HOMME, Adrien QUATENNENS, Jean‑Hugues RATENON, Jean-Claude RAUX, Sandra REGOL, Sébastien ROME, Sandrine ROUSSEAU, François RUFFIN, Aurélien SAINTOUL, Michel SALA, Eva SAS, Sabrina SEBAIHI, Danielle SIMONNET, Ersilia SOUDAIS, Sophie TAILLÉ‑POLIAN, Bénédicte TAURINE, Andrée TAURINYA, Matthias TAVEL, Nicolas THIERRY, Aurélie TROUVÉ, Paul VANNIER, Léo WALTER,

députés.

– 1 –

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

« Sentir le sable
Sous ma tête, c’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai prié pour que tout s’arrête
Andalousie, je me souviens
Je les entends rire comme je râle et je les vois
Danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombeEst‑ce que ce monde est sérieux ? »

Francis Cabrel, La corrida, 1994

Mesdames, Messieurs,

« La corrida davantage qu’un spectacle est un art » estimaient en 2019 quarante personnalités françaises du monde de la culture, inquiètes de l’interdiction possible des corridas aux moins de 18 ans. L’argument est bien connu : l’arène serait un théâtre mettant en scène une lutte métaphorique, celle de la vie contre la mort.

La corrida, un art ? Ceux qui l’affirment se fourvoient : il s’agit en réalité d’un acte sanglant, dont la finalité est la mort de taureaux préalablement torturés en public. A contrario, parmi les œuvres d’art, on compte la chanson de Francis Cabrel qui décrit l’incompréhension, la lutte et les souffrances d’un taureau qui vit ses derniers instants dans l’arène. « Je ne pensais pas qu’on puisse autant s’amuser autour d’une tombe », s’étonne‑t‑il avant d’expirer.

D’après l’article 521‑1 du code pénal, les sévices graves ou les actes de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, s’ils entraînent la mort de l’animal, sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Qui oserait soutenir que les traitements infligés à un taureau pendant une corrida n’entrent pas dans cette catégorie ?

*

Une corrida dure deux heures. Elle comprend six combats de vingt minutes chacun, opposant un taureau à trois matadors. Chacun des combats se déroule en trois phases appelées « tercios »

Le premier tercio est celui des picadors, qui manient des piques destinées à sectionner ou cisailler les muscles releveurs de la tête du taureau. L’animal souffre, évidemment, mais commence aussi à perdre tous ses repères, ce qui le rend d’autant plus vulnérable.

Le deuxième tercio est celui des banderillos, qui manient des bâtons terminés par un harpon de 4 cm de long. Plantés dans la masse musculaire proéminente située à la base du cou du taureau, ils déclenchent des hémorragies internes accrues par les déplacements brusques et saccadés du taureau, stimulé par le jeu de cape du torero. Les nerfs sont eux aussi atteints, portant la douleur à son paroxysme.

Le troisième tercio est celui de la mise à mort qui commence par l’estocade, au cours de laquelle l’épée est plongée au niveau du sommet de l’omoplate droite pour atteindre la cage thoracique.

Après l’estocade, le coup de grâce est donné par un poignard à lame courte et large, planté entre la base du crâne et le début de la colonne vertébrale pour détruire le cervelet et le début de la moelle épinière. Le temps imparti au torero (ou « matador ») pour tuer le taureau est d’un quart d’heure. S’il ne réussit pas à l’achever dans ce délai, l’animal est conduit au toril où il est abattu. En trophées, le torero recevra les oreilles coupées, voire la queue du taureau massacré.

Tout cela relève‑t‑il de l’art ou de la torture ?

*

L’ordre national des vétérinaires a tranché. En 2016 il affirmait : « Dans les spectacles taurins sanglants, la douleur infligée aux animaux n’est pas contestée. Dans la pratique de la corrida, c’est précisément cette douleur qui augmente les réactions défensives des animaux, leur stress psychologique et physique et donc leur agressivité. Elle conditionne ainsi le succès du spectacle. La courte durée du spectacle (20 minutes) et la sélection d’animaux agressifs et génétiquement prédisposés à combattre paraissent une atténuation peu significative de l’intensité des souffrances physiques forcément ressenties par les animaux.
Les spectacles taurins sanglants, entraînant, par des plaies profondes sciemment provoquées, des souffrances animales foncièrement évitables et conduisant à la mise à mort d’animaux tenus dans un espace clos et sans possibilité de fuite, dans le seul but d’un divertissement, ne sont aucunement compatibles avec le respect du bien‑être animal ».

La législation française suit logiquement l’avis de l’ordre des vétérinaires : en vertu de l’article 521‑1 du code pénal, la corrida est interdite dans notre pays.

*

Plusieurs départements français bénéficient pourtant encore aujourd’hui d’une exception à la loi, au nom d’une « tradition locale ininterrompue ». Dans le Gard, les Pyrénées Atlantiques ou les Bouches du Rhône est donc admis ce qui est considéré comme une barbarie répréhensible dans la Sarthe ou dans les Vosges. Dans les départements dits « taurins », l’acte de cruauté sur les taureaux n’est pas nié, il n’est simplement pas condamné.

La justification d’un tel dispositif au nom d’une « tradition locale ininterrompue » est factice. La corrida n’est en rien une tradition française, mais espagnole. Elle n’est arrivée en France qu’en 1853, pour faire plaisir à Eugénie de Montijo, l’épouse andalouse de Napoléon III. Et elle n’a d’ailleurs bénéficié d’une exception aux peines prévues pour les actes de cruauté qu’en 1951. De plus, cette corrida espagnole ne peut se prévaloir d’appartenir au patrimoine culturel immatériel de la France, ce qu’a confirmé le Conseil d’État en 2016, appuyant la décision de la cour administrative de Paris prise un an plus tôt.

Par ailleurs, ce « spectacle » qui bénéficie de fonds européens, par le biais de la Politique agricole commune (PAC), et de subventions locales, soulève l’opposition et l’indignation d’une majorité de Français et Françaises. D’après un sondage Ifop de février 2022, 87 % des Français et Françaises se déclarent favorables à ce que tout acte de cruauté volontaire ayant entraîné la mort d’un animal soit puni, sans exception pour les corridas. En 2017, un autre sondage Ifop avait montré que 75 % des habitants et habitantes des départements où sont autorisées les corridas sont opposés aux corridas avec pique, banderille et mise à mort.

Le Chili, l’Argentine, Cuba et l’Uruguay ont fait le choix d’interdire les corridas. En Europe, le Danemark, l’Italie et le Royaume‑Uni ont formellement interdit cette pratique, tout comme la Catalogne. Les Français et Françaises expriment très fortement le souhait que notre pays suive l’exemple. En tant qu’élu.e.s de la Nation, il nous revient d’agir dans l’intérêt général, en tenant compte de l’attente sociétale. Nous avons le devoir de suivre le sens de l’Histoire et d’abolir les corridas. Cette proposition de loi vise donc à interdire les corridas, sans affecter les autres activités taurines.

En affirmant solennellement que la torture et la mort d’un animal ne peuvent légalement constituer un divertissement digne de l’éthique contemporaine, nous ferons un pas historique en faveur des droits des animaux et par là‑même en faveur de notre humanité.

L’article unique prévoit l’abolition de la corrida sur tout le territoire français.

proposition de loi
Article unique
Le titre II du livre V du code pénal est ainsi modifié :

1° Au onzième alinéa de l’article 521‑1, les mots : « aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables » sont supprimés ;
2° Au second alinéa de l’article 522‑1, les mots : « aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Il n’est pas non plus applicable » sont supprimés.

Ils veulent nous humilier !

« Nous sommes plus que jamais debout, tête haute, fiers et passionnés ! »

L’obstination d’Aymeric Caron et de ceux qui le soutiennent est fondée sur le mépris de la ruralité et des peuples du sud de la France déjà durement confrontés à la désertification et ponctuellement à la sécheresse. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un racisme social émanation d’une élite parisienne dans un pays excessivement centralisé qui détourne ainsi le souffle républicain de ses principes sacrés : liberté, égalité, fraternité.

Le triste et médiocre bateleur, recyclé à l’Assemblée nationale faute de mieux, sait très bien que la corrida est désormais universelle non seulement dans son principe mais aussi très prosaïquement dans sa diffusion. En effet il y a tous les jours –ou presque- une corrida télévisée soit par une chaîne autonome espagnole (ou portugaise ou même mexicaine), soit une chaîne nationale. Ainsi hier des milliers d’aficionados français ont pu voir l’excellente corrida de Bargas où se sont illustrés Francisco Espada et Fernando Robleño, télévisée par Castilla Mancha Media (qui fait un boulot remarquable). Il faut y ajouter la télévision par péage (Movistar) qui a connu un succès foudroyant en France selon ses promoteurs et qui vient de voir naître un concurrent Ligatoros très dynamique.

L’attitude de Caron et de ses affidés est donc d’une mauvaise foi totale car personne ne pourra avec les technologies nouvelles interdire aux téléspectateurs abonnés ou tout simplement possédant un fil HDMI de regarder tranquillement dans leurs fauteuils des corridas. Comme le foot et le rugby ou encore la musique et la chasse. A part faire des descentes de polices à domicile…. Pas plus qu’on ne pourra interdire au public français d’aller aux arènes espagnoles. Si elles sont proches de la frontière comme par exemple Saint-Sébastien de Bayonne, il ne faudra que quelques minutes. Quel sens d’ailleurs a le mot frontière à l’heure de la construction européenne ? Peut-on censurer une pratique d’un côté d’une ligne et l’autoriser de l’autre ? Ce serait une régression réactionnaire et hypocrite qui irait à l’encontre de tous les principes que l’on met en avant en ces temps de crise. Ainsi on reviendrait au temps du franquisme où nos voisins espagnols devaient franchir la frontière pour voir les films censurés par le dictateur…

Pour autant faut-il prendre la démarche de Caron à la légère ? Non ! Trop d’aficionados, ils nous l’ont dit, sont dans le déni : « ça n’arrivera jamais, tu es trop pessimiste »… Et bien si ! c’est possible : dans un moment de difficultés majeures, il peut faute de mieux y’avoir des accords sur des questions subalternes, car ça en est une au regard de la guerre, des menaces climatiques, des violences urbaines, du chômage, de la pauvreté, etc. Caron et ses sbires malgré leurs cris d’orfraies peuvent mêler leurs voix au Rassemblement National (ils l’ont déjà fait) et il pourrait se trouver quelques égarés pour les rejoindre.   

Il faut donc se réjouir des réactions des aficionados qui prennent conscience du danger et qui montent. Elles viennent d’abord de la jeunesse du sud en première ligne dans ce combat décisif et il faut s’en féliciter. Comme il faut applaudir à ces premières manifestations qui ont eu lieu à Dax, Arles et Nîmes. N’oublions pas ce qui est désormais la devise de notre étendard: « Nous sommes plus que jamais debout, tête haute, fiers et passionnés ! »

Pierre Vidal

Eddie Pons

Autres corridas du lundi

Honrubia (Cuenca) – Toros de Joao Dias Coutinho.

Serafin Marín, oreille et 2 oreilles; 

Javier Orozco, 2 oreilles et vuelta al ruedo;

José David Cadavid, silence et deux oreilles.

Yunquera de Henares (Guadalajara) 

Toros de El Pilar.

Sánchez Vara, deux oreilles et deux oreilles;

Esaú Fernández, deux oreilles et silence;

Maxime Solera, deux oreilles et oreille.

NOVILLADAS

Mejorada del Campo (Madrid).

Novillos de Adolfo Martín et de Núñez de Tarifa (6º). Un sobrero de Rocío de la Cámara (1º). 

José Antonio Lavado, ovation et oreille;

 José Rojo, oreille ;

Niño de las Monjas, silence après avis et ovation.

Azuqueca de Henares (Guadalajara)- –

Novillos de Sandra Sopeña.

Javier de Miguel, silence et vuelta al ruedo ;

Miguel Senent ‘Miguelito’, silence et oreille ;Jesús Romero, oreille et oreille  

San Agustín de Guadalix (Madrid) –

Novillos de Aurelio Hernando, 3º premiado con la vuelta al ruedo. S

Sergio Rodríguez, oreille et vuelta al ruedo ;

Fabio Jiménez, ovation et ovation

Burgohondo (Ávila) – Festival con picadores.

Novillos de Pablo Mayoral.

Rafaelillo, oreille

 Javier Cortés, oreille; 

Alejandro Marcos, deux oreilles; 

Leo Valadez, deux oreilles

Le novillero Manuel Román, 2 oreilles et la queue. 

Bargas, maestria de Robleño, hiératisme d’Espada

Bargas (Tolède) corrida de Feria del Cristo de la Sala. Plus de ¾ d’entrée.

Toros de Montealto 3º de vuelta

Fernando Robleño qui remplaçait Sergio Serrano : oreille et ovation,

Adrian de Torres oreille et ovation

Francisco José Espada 2 oreilles  et ovation

Salut d’Ivan Garcia

Le  bruit courut, dans la journée, qu’après avoir réalisé la meilleure faena de la temporada madrilène, devant un toro d’Escolar dimanche (selon la critique) et dont on peut avoir une idée ici : https://videos.toromedia.com/w/cDUbXZqw4rz6VA9ANrCPtc, Fernando Robleño avait obtenu le remplacement de Sergio Serrano blessé. Le retour de Fernando, oublié de la temporada, a donc amené dans les arènes de Bargas le gratin du mundillo pour revoir le belluaire madrilène passé à la trappe et qui s’était rappelé au souvenir de tous (et de quelle manière…) le veille. Ils n’auront pas été déçus…

Ce fut une excellente tarde de toros d’abord en raison du lot de Montealto, très sérieux, encasté, brillant à la pique et avec de la codicia dans sa charge : le troisième et le sixième surtout ; le quatrième un ton en dessous.

Fernando Robleño a justifié sa présence (s’il en était besoin) par sa classe, son concept d’un toreo classique engagé, sans excès, pur et dominateur. Le toreo exécuté dans les canons, dans les règles de l’art en pesant sur le toro sans le réduire, en citant de face pour des séries courtes mais lentes et bien conclues par des détails, des remates, splendides, « de cartel ». A montrer dans les écoles taurines : sa seconde faena surtout hélas mal conclue à l’épée.

Adrian de Torres, très enthousiaste, peu sollicité par les empresas malgré sa générosité et le sérieux de sa préparation, a frôlé la grande porte ; s’il n’y avait eu l’épée au second passage. Il a fait preuve d’enthousiasme et montré qu’il avait malgré tout déjà un bon bagage. Techniquement solide, on ne voit pourtant pas la personnalité qui se cache derrière le muletero efficient.

Gros succès de Francisco Espada qui, lui, a une idée très mure, précise, de ce qu’il veut faire : un toreo spectaculaire, basée sur la verticalité, ce hiératisme dont la meilleure version fut celle donnée par Paco Ojeda. Sans atteindre ce sommet Espada a surpris par sa sécurité dans ces manières risquées, par son toreo mené par cercanias, ses circulaires inversées d’éxécutions parfaites et son temple. Ainsi il a emballé les tendidos à ses deux passages, l’épée le privant, la deuxième fois, d’un succès retentissant.

Pierre Vidal

UBRIQUE: Myriam Cabas coupe deux oreilles



Six erales de la Condesa de Sobral tous bons ; vuelta al ruedo du troisième et au quatrième.
pour :

Myriam CABAS deux oreilles


           Javier PEREGRINO Deux oreilles
           Julio ROMERO une oreille
            Ivan REJAS deux oreilles et la queue
            Angel DELGADO une oreille
            Pepe MARTINEZ deux oreilles



Arrêtons-nous tout d’abord devant ce lot phénoménal de la Condessa de sobral (les Torealta du Portugal) des erales magnifiquement présentés firent impression à la sortie des chiqueros puis tout au long de la lidia un lot homogène, pas un qui ne présente pas un grand intérêt. Le premier complique rapide et fougueux au retours parfois imprévisible de quoi mettre en doute un jeune novillero compliqué mais plein d’intérêt le second obligent son adversaire à toréer avec beaucoup de vigilance et de précision parfaits les troisième et quatrième d’une noblesse à toute épreuve force et bravoure la vuelta al ruedo qui leur fut octroyée n’était en rien superfétatoire les cinquième et sixième très nobles aussi mais manquant peut être un peu de cette étincelle qui fait monter la température mais facilitant le travail aux jeunes novilleros. Il est rare de sortir des arènes avec cette sensation d’avoir vraiment vu six toros suffisamment rare en fait pour en parler avant les toreros


Des hommes nous avons vu une Femme de grand courage Marian CABAS a démontré une fois de plus son envie de toréer et sa volonté face au plus compliqué du lot qui lui infligea deux sévères voltéreta  à chaque fois elle revint sourire aux lévres pour finalement dominer pleinement son adversaire terrassé d’une entière fulgurante elle méritait bien ses deux oraeilles du courage.


Le novillo de PEREGRINO n’était pas simple non plus et demanda au jeune jerezano toute sa vista pour éviter la rentre des cornes et de ses mollets. C’est une faena tout en art et en technique qu’il distilla sur les deux bords après avoir démontré au capote tout le panel qu’il détient. Javier à démontré ce soir qu’il peut passer à la catégorie supérieure il possède tout le bagage du futur novillero piqué. Un pinchazo porté en toute sincérité avant une entière parfaite l’empêchèrent certainement de couper la queue qu’aurait mérité sa faena deux oreilles toutefois  furent chaleureusement fêtées.

 Julio ROMERO  toucha l’un des bonbons de la soirée aliant élégance et temple en début de faena il se laissa vite aller à la facilité oubliant de dominer le noblissime animal il le paya par plusieur désarmés et surtout à la mort. 5 pinchazos et une entière trasera une oreille « cadeau bonux » pour lui et une vuelta àl ruedo pour son adversaire bien audessus de lui.

Le quatrième fut lui aussi un adversaire de très haut niveau accueilli à puerta gayola quasiment du centre de l’arène Ivan REJAS le banderilla quatre paires pas toujours heureuse mais cela porte sur le public. Entame de faena à genoux au centre puis une grande faena des deux mais avec un toro aussi bon d’un côté que de l’autre toute la faena se déroule quasiment au centre. Une entière sin puntilla fit tout d’abord tomber eux oreilles et le bleu puis sur l’insistance d’un public en folie le troisième blanc sortit permettant à REJAS d’être le triomphateur de la soirée au nombre de trophées.

Difficile après cela de parler d’Angel Delgado qui fit paraître soso son adversaire qui pourtant ne demandait qu’à transmettre un vilain bajonazo et un descabello après avis terminèrent mais pour que la fête soit complète on lui offrit quand même une oreille

Un peu terne fut aussi le labeur de Pepe MARTINEZ qui paraissait gêné par le vent pourtant le même tout au cours de la soirée il brinda à Octavio CHACON présent dans les tendidos une faena en demi-teinte sans grand défaut à son noble opposant mais on n’atteint jamais les sommets trois quart de lame desprendida suffirent à faire tomber deux oreilles


En résumé une très bonne soirée dont le toro fut le Roi .

Jean Dupin

Nîmes, unique trophée pour Ureña

pu18ph

Pour la clôture des vendanges, l’unique trophée à Paco Ureña…Meilleure météo que la veille, un bon tiers d’arène… un peu comme pour le Picon Citron de Raimu ! Six toros de Fuente Ymbro qui pour la plupart n’ont pas donné le jeu escompté, plus propices les 1 et 3.Paco Ureña : oreille et saluts.Daniel Luque : silence et saluts.Álvaro Lorenzo : saluts et silence.Après les frimas de la veille, on a retrouvé une météo plus acceptable, le vent se faisant plus discret, ce qui ne pouvait qu’être bien accueilli par les aficionados et bien sûr, les acteurs, bien moins contrariés par les rafales.

pu18h1

Paco Ureña nous a proposé le repas à l’envers, c’est-à-dire le dessert avant le plat principal. Tout ça pour dire que d’emblée, il a été le seul à mettre un trophée dans sa musette au terme d’un premier combat comprenant quelques tandas à la réalisation adaptée à la noblesse du pupille de Gallardo, avec le plus souvent applaudissements en fin d’échanges, quelque part en mode Roland Garros ! Bref, un labeur propret, au goût du public, conclu par entière. Ce fut un peu pareil avec le cuarto, Paco affichant encore de bonnes dispositions, sans toutefois que la mayonnaise ne prenne totalement. 1/3 de lame puis descabello.

dl18h

Daniel Luque a indiscutablement connu une saison parsemée de succès éloquents et bien entendu, le public attendait de lui une nouvelle démonstration de classe.  En définitive, compte tenu des limites de ses opposants, ce fut un peu comme une histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein, au choix. Bref, le maestro de Gerena en est le plus souvent resté au stade des bonnes intentions, étalant quelques gestes de classe sans pour autant cuajer la grande faena que l’on attendait. Pour cela, il aurait fallu des adversaires manifestant davantage de puissance et de rythme, bref de caste. Et aussi de transmission

.al18h

Álvaro Lorenzo revenait dans une plaza qu’il affectionne pour y avoir pris l’alternative il y a six ans des mains du Juli. Ce jour, il offrit le meilleur lors de son premier passage, construisant un trasteo comprenant quelques bons mouvements sur les deux ailes avant que son client finisse par baisser la garde en lorgnant vers les tablas. Entière puis deux descabellos. A la nuit tombée, pour le baisser de rideau de cette feria, le Toledano eut à s’entendre avec le dur à cuire de la bande. On notera le salut de Curro Javier au second tercio, avant quelques échanges délicats, compte tenu de la violence des réponses, avec deux désarmés à la clé, l’histoire étant conclue en trois actes avec la rapière…

Paul Hermé

Les corridas de ce dimanche

Plaza de toros de La Glorieta de Salamanque. Cinquième de abono de la Feria de la Virgen de la Vega. Lleno de ‘no hay billetes’.

Toros de Núñez del Cuvillo, 4ème comme sobrero.

• MORANTE DE LA PUEBLA, silence et deux oreilles

 ALEJANDRO TALAVANTE, deux oreilles et ovation

 ROCA REY, oreille et deux oreilles

https://videos.toromedia.com/w/uRaVT4vXQoqA2kn9Devnih

Plaza de toros de Las Ventas de Madrid. Deuxième défi ganadero. 1/3 d’entrée (5.658 spectateurs). Toros de Hoyo de la Gitana (2º et 3º),  José Escolar (1º, 4º et 5º). Un sobrero de Montealto (6º tris). 

 FERNANDO ROBLEÑO, vuelta al ruedo et deux vueltas al ruedo après pétition

MIGUEL TENDERO, silence et silence

LUIS GERPE, qui confirmait l’alternative, vuelta al ruedo et vuelta après pétition.

https://videos.toromedia.com/w/cDUbXZqw4rz6VA9ANrCPtc

Plaza de toros de La Ribera de Logroño. Deuxième de la Feria de San Mateo.

Toros de Carmen Lorenzo pour rejones et Juan Pedro Domecq pour la lidia à pied,.

PABLO HERMOSO DE MENDOZA, deux oreilles et silence;

DIEGO URDIALES, oreille et ovation; 

JOSE MARIA MANZANARES, oreille et oreille.

Plaza de toros de Las Cruces de Guadalajara. Dernière de la Feria de La Antigua. 1/2 entrée.

Toros de San Martín un sobrero de Carmen Valiente.

SÁNCHEZ VARA, silence et oreille;

SERGIO SERRANO, silence et silence;

ROMÁN, ovation et silence après deux avis.

Torralba de Calatrava (Ciudad Real)
Taureaux de Fermín Bohórquez.
El Fandi, ovation et deux oreilles ;
Manuel Escribano , applaudissements et deux oreilles ;
Mario Sotos , oreille et oreille.

Plaza de toros de La Condomina de Murcie. Dernière de Feria. Deux tiers.

Toros de Los Espartales.

• SERGIO GALÁN, oreille et oreille;

• DIEGO VENTURA, oreille et deux oreilles et la queue; 

• LEA VICENS, deux oreilles et oreille.

San Agustín de Guadalix (Madrid) 

Novillos de Montealto, le quatrième, ‘Turutrillo’, Nº 15, vuelta al ruedo, et le cinquième, ‘Melenitas’ Nº 67, indulté. 

Álvaro Burdiel, silence après avis et deux oreilles; 

Sergio Rodríguez, silence après 2 avis et deux oreilles et la queue symboliques;

 Marcos Linares, silence après avis et silence après 2 avis.

Los Molinos (Madrid)
Novillos de Fuente Ymbro, le second vuelta al ruedo.
Jorge Martínez, silence et deux oreilles;
El Niño de Las Monjas, silence et deux oreilles;
Juan Herrero, oreille et oreille.

Fuensalida (Toléde)
Novillos de El Cubo.
Villita, ovation et oreille;
Jorge Molina, oreille et oreille;
Álvaro Alarcón, oreille et oreille.

Nîmes, Fonseca à hombros

if17ph

Sortie a hombros d’Isaac Fonseca pour sa confirmation, au terme d’une tarde accidentée…

4/5 d’arène environ, temps frais à cause du mistral. Six toros de Victoriano del Río bien présentés, sérieux, au comportement divers.

Isaac Fonseca : saluts et deux oreilles.

Juan Leal : oreille puis blessé.

Andrés Roca Rey : silence, oreille et silence.

Débutée par une vibrante Marseillaise, histoire d’apporter une réplique à la troupe bêlante qui depuis l’extérieur tentait de perturber les débats avec leurs crécelles, cette corrida n’a pas manqué d’émotions, notamment avec Juan Leal qui a fini à l’hôpital pour des examens.

if17h1

Isaac Fonseca, tout auréolé de quelques succès notables en cours de cette temporada, venait confirmer son alternative. Il accueillit le toro de la cérémonie par une larga avant un premier puyazo protesté et un second sans éclat. La suite comprit quelques bons moments, mais l’ensemble, contrarié par les rafales, a tout de même pêché par un manque de transmission qui après entière a limité l’impact à un salut. Ce fut ensuite plus probant avec le quinto. L’Aztèque allait s’employer à sortir le grand jeu, le faisant venir de loin et traçant des tandas méritoires, surtout à tribord. Face à un adversaire qu’il fallait appréhender avec des pincettes, Isaac fit preuve d’une belle entrega, se faisant sérieusement secouer sur un cambio avant bernardinas serrées suivies d’une lame tendida qui fit rapidement effet, libérant les deux trophées lui assurant la porte des cuadrillas.

jl17h

Juan Leal se fit applaudir au capote avant les deux rencontres puis un salut de son cousin Marco au second tercio. Brindis à l’assistance puis début au centre par trois statuaires avant un cambio, la suite par derechazos templés malgré les prises d’air qui lui compliquaient les choses. De jolis détails aussi sur l’autre rive avant un violent choc qui refroidit l’ambiance, Juan décidant tout de même de poursuivre, ce qui était à la fois rassurant et inquiétant. Un geste d’héroïsme qui le mena toutefois jusqu’à l’octroi d’une oreille avant de se rendre à l’infirmerie. Torero ! Il en ressortit un peu plus tard pour combattre son deuxième adversaire, avec un bandage qui lui ceinturait l’abdomen. Face à un veleto astifino qui n’avait rien de très rassurant, on comprit vite que la partie allait être délicate pour l’Arlésien qui d’ailleurs perdit l’équilibre lors d’un nouvel accrochage dont il sortit apparemment sonné, ce qui a alors correspondu à un retour illico vers l’infirmerie, avant plus tard une annonce au micro précisant qu’il avait été transféré à l’hôpital pour déterminer un protocole de soins liés à son état…

arr17h

Andrés Roca Rey démarra avec un adversaire qui prit deux rations sans trop s’employer face auquel il ne put proposer autre chose que quelques mouvements méritoires dans un ensemble bien inégal. Demi-lame. Il dut ensuite suppléer Juan pour la lidia d’un quatrième qui n’avait rien d’une sœur de la charité, le Péruvien en tirant ce qu’il pouvait sur sa meilleure corne, la droite, obtenant un trophée après entière qu’il s’empressa d’offrir à son infortuné compañero. Avec l’ultime, passablement compliqué, Andrés tenta d’aller chercher au moins l’oreille qui lui aurait permis d’accompagner le toricantano, mais le maniement des la ferraille l’en empêcha après un trasteo comprenant quelques bons mouvements. A noter que lors du tercio de piques, le picador eut ses deux palos brisés par le choc, un à chaque assaut. Rare !!!

Matin. Un quart d’arène environ, soleil avec vent gênant. Six novillos d’Ave María (Margé/Pagés) corrects de présentation, donnant un jeu divers.

Diego García : silence aux deux.

Christian Parejo : oreille et saluts. 

Lalo de María : saluts puis oreille.

dg17h

Malgré les éléments, cette novillada a connu pas mal de bons moments, grâce notamment à Parejo et Lalo. En effet, en ce qui concerne Diego García, qui n’a pas eu il est vrai le meilleur sorteo, il n’a que trop rarement justifié sa flatteuse réputation de novillero se situant actuellement en haut de l’échelle, aux premières places d’un classement censé distinguer les meilleurs. 

cp17h

Christian Parejo s’est montré à son avantage lors d’un premier trasteo qui lui valut une oreille. Plusieurs séquences méritèrent la mention, le Chiclanero toréant avec calme et justesse la plupart du temps avant trois quarts tendida. Avec le quinto, il se mit à son avantage au capote et après un second tercio lamentable puis un brindis aux étagères, il pincha hélas une faena qui aurait dû connaitre un meilleur sort. Dommage.

ldm17h

Lalo de María eut en partage un premier adversaire compliqué avec lequel, après un brindis aux ganaderos Benjamin et Maryline Pagès, accompagnés de leurs enfants, il allait se lancer dans un labeur qui au fur et à mesure alla a más, notamment grâce à plusieurs séries de naturelles agréablement instrumentées. Entière au deuxième envoi. Il brinda plus tard sa faena à l’ultime aux très jeunes aficionados visiblement très heureux d’être là. Eh oui, mesdames et messieurs les censeurs… Un bien joli geste par les temps qui courent. Avec celui qui permettait le plus, Lalo allait proposer un labeur très méritoire, soignant le geste jusqu’au final, mené dans un mouchoir de poche. Entière après pinchazo pour une oreille justifiée par son entrega et son évident désir de séduction. Opération réussie !

Paul Hermé

Aire-sur l’Adour: in memoriam…

 Samedi Aire-sur l’Adour, corrida du cinquantenaire de la création des arènes. ¼ d’entrée. Prévue en juin elle avait du être reportée en raison de la canicule.

4 toros de Los Maños

Morenito de Aranda : une oreille et deux oreilles après avis.

Thomas Dufau : silence et palmas après pétition minoritaire.  

Comment se rendre à Aire sans penser à la grande figure d’Ivan Fandiño disparu le 17 juin 2017 ? L’exécution du magnifique pasodoble qui lui a été dédié avant sa mort, donnée entre le 3ème et 4ème toro, au moment de l’arrastre, écoutée debout, nous a rappelé son sacrifice sur le sable de ces arènes Maurice Lauche dont on célébrait le cinquantième anniversaire. C’est toujours un moment d’émotion et de recueillement que d’entendre en ce lieu, cette musique émouvante qui donne toute la portée tragique de l’art que nous célébrons et qui nous est contesté par des icônes de pacotilles rongées par l’ambition personnelle et le goût du lucre. Seraient elle capables d’un courage aussi héroïque… ?

Ceci dit, hommage rendu, la tarde fut un peu décevante: le lot de Los Maños de menos à mas du point de vue du trapio, aux armures souvent défaillantes sauf celles du quatrième n’a pas donné le spectacle auquel la devise Aragonaise nous a habitué : le premier noble mais juste de force, le second réservé, le troisième cherchant les planches, le dernier dangereux.

Morenito de Aranda  est allé a puerta gayola d’entrée. Il a ainsi montré son entrega qui se vérifia toute la journée. On aime chez lui sa science de la lidia, la mise en suerte aux picadors par exemple, alliée à une véritable recherche esthétique, une manière séduisante de toréer avec le corps, avec une douce autorité. Malgré une opposition terne, il a été parfait lors de ses deux passages nettement au-dessus de ses opposants. Son estoconazo à son second toro lui valut une double récompense de la part d’un président que l’on a vu plus sévère…

Thomas Dufau, c’est vrai est tombé sur le mauvais lot. Il a montré dans ce contexte pénible, qu’ il avait du recours et la capacité de se sortir l’épine du pied. Sa première faena fut courte mais le toro ne pouvait guère plus et l’animal ne se fixant guère avant la mort il lui infligea un bajonazo. A son second passage, face au bicho le plus sérieux de l’envoi, qui se réservait sans jamais humilier, il tenta de plaire en entamant une de ces circulaires inversées toujours risquées. Il fut pris sèchement, la taleguilla déchirée sur le bas de la jambe droite sans dégâts, heureusement. Avec courage le landais revint et il tua au second envoi d’une demie lame tendue. Mais les fantômes du passé nous étaient revenus en mémoire à cet instant.

Pierre Vidal

Photos Julien Castaing

Nîmes, El Rafi sort en triomphe

rafi16ph

Sortie a hombros de Rafi par la porte des cuadrillas pour avoir obtenu les deux oreilles d’un Margé de vuelta…Temps capricieux, jusqu’à frisquet sur la fin. Environ 4000 personnes. Six toros de Margé bien présentés, donnant un jeu varié, les 2 et 3 crédités de la vuelta.
vuelta margé16 Copie
Leo Valdez : saluts et silence.Adrien Salenc : oreille puis saluts depuis les planches.El Rafi : deux oreilles puis silence.

lv16g

Leo Valadez est venu confirmer son alternative et la vérité oblige à écrire qu’on ne l’a pas vu sous son meilleur jour. Récemment blessé, il n’a pas donné l’air d’être trop dans son assiette, ne banderillant pas et ne manifestant pas l’alegría qu’il a su mettre ailleurs dans son toreo, comme il l’avait fait notamment à Istres. A son premier, il brinda à son mentor César Pérez une faena débutée par doblones suaves avant d’exécuter plusieurs tandas méritoires, mais manquant quelque peu de transmission sur la fin, à l’image de son opposant. Entière au second envoi. Avec le cuarto, Leo ne put réussir le desquite à cause d’un bicho qui le laissa il est vrai sans grandes options, l’épée n’arrangeant rien
.as16h

Adrien Salenc afficha d’emblée son envie avec des capotazos dynamiques et après deux piques applaudies puis un brindis au respectable, il s’engagea dans un trasteo marqué par son entrega sur les deux ailes, avec toutefois davantage d’impact sur la zurda. Final par luquecinas puis entière qui libéra un trophée, avec mouchoir bleu pour le Margé. Il reçut ensuite le quinto par deux largas de rodillas et après deux rencontres, Adrien entreprit son adversaire qui ne l’aida guère avec sérieux, sans totalement parvenir à le faire humilier. Entière au troisième envoi.rafi16h

El Rafi se distingua capote en mains sur la réception de son premier client qui allait se révéler par la suite manso con casta, Rafi se mettant à son avantage par zapopinas pour répondre à un quite de Valadez. Brindis à l’auditoire puis le Nîmois, vêtu de son costume d’alternative, démarra sa faena agenouillé avant de s’engager par superbes redondos templés et relâchés. A gauche, le Nîmois se mit encore à son avantage, provoquant des olés tombés des étagères qui en disait long sur la transmission de ses muletazos. Et comme il conclut d’une entière, deux mouchoirs tombèrent du palco, avec un prime un mouchoir bleu qui partagea les avis, pour un toro sans grande classe au cheval, mais qui par la suite, il est vrai, s’est avéré excellent dans la muleta de Rafi. Avec l’ultime, qui sortit seul du peto, brindis à Gilles et Mathieu Vangelisti d’une faena contrariée peut-être par une brise qui gagnait la piste. On ne retrouva pas vraiment le Rafi de son premier exercice, moins posé et plus mobile, mais on retiendra évidemment sa performance au tour précédent…

Paul Hermé

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