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Dernière ferrade et capea à la Ganaderia Malabat

C’est avec beaucoup d’émotion dans la voix que Marlène Fasolo annonce pendant le repas que c’était leur dernière journée.

Toro de la Ganaderia Malabat


Fini pour les aficionados de profiter de la Garbure, de la tête de veau, de la daube dans cette bâtisse typiquement landaise entre la ferrade matinale et la capéa de l’après-midi.
  Le travail de cette famille a permis de faire découvrir la tauromachie à des néophytes a permis de  passer une journée taurine pour les  peñas et à  d’autres de pouvoir fouler la placita pour se mettre une première fois devant du bétail.

     Fini aussi dans la jolie placita, capeas ou tentaderos des toreros, novilleros  mais aussi des praticos devant des vaches d’origine atanasio.
Cette fermeture doit interpeller les organisateurs qui ne programment pas ces élevages avec  cette encaste lors des novilladas.
    On se souviendra que les deux derniers furent Mathias Sauvaire de l’école taurine d’Arles et Jules Dujols de l’école Adour Aficion.


Ces deux élèves ont pu s’exercer devant deux vaches. Mathias, s’est permis de s’exercer à la pose de deux paires de banderilles.

Mathias Sauvaire

Le comportement typique de l’encaste a obligé ces deux élèves d’avoir de la technique. Ils ont donné de l’émotion au public.

Jules Dujols


Le matin, la famille Fasolo , chacun leur tour ont posé le fer sur le dernier veau avec des larmes pour certains.

Marlène qui  pose le fer sur le dernier veau

Un livre de trente ans s’est refermé ce soir.

Photos et Texte Nicolas Couffignal

PS Communiqué de la ganaderia:

Il faut du courage pour vivre sa passion à fond. Mails il en faut plus pour arrêter. L’an dernier nous vous recevions pour fêter les 30ans de la ganaderia. Aujourd’hui, nous avons pris la décision de mettre un point final à cette aventure de passionnés. En effet, il est parfois des décisions difficile à prendre. Après tant d’années d’investissement et de travail il est tant pour nous de tirer notre révérence”.

Fiesta campera au Mas de Font Mounière

Robert et Sébastien: extraits du nouveau livre d’Antonio Arévalo

Notre ami et excellent confrère Antonio Arévalo vient de publier un livre sur Robert Margé dans la collection La Verdad aux éditions Gascogne. Un livre qui fait déjà sensation en raison de la personnalité exceptionnelle de Robert Margé dans l’Histoire de la tauromachie française qui a réussi brillamment dans le triptyque de base du monde taurin comme empresario avec le succès de Béziers , comme ganadero avec une ancienneté gagnée avec succès à Madrid (le Graal de tout ganadero) et comme apoderado puisqu’il a été à l’origine de la carrière du plus remarquable torero français de toute l’Histoire : Sébastien Castella (qui lui rend hommage dans l’ouvrage).

C’est cette facette que nous avons retenu ici. Il répond d’abord à la question d’Arévalo :

-Pourquoi amènes-tu Sébastien à Séville ?

-Parce que j’avais découvert chez lui une aficion et une volonté incroyables. Un jour je lui avais posé la question : « pourquoi veux-tu être torero ? » Je ne peux pas donner la réponse, ça ne regarde que lui et moi. Il y avait chez lui une telle détermination, une telle force que je me suis dit que le seul moyen d’en faire quelqu’un d’important dans la tauromachie c’était qu’il se retrouve tous les jours avec un professionnel. Moi j’avais cinquante mille choses à faire, avec les banques derrière-moi, j’avais une vie infernale, je dormais quatre heures par nuit. Je savais que c’était la solution pour Sébastien. J’avais un train de vie qui me permettait d’avoir un très grand appartement calle Arjona à Séville, avec cinq chambres, cinq salles de bain, une terrasse de 150 mètres carrés où les toreros s’entraînaient mais ça ne m’allait pas de laisser là Sébastien. Ce que m’a proposé José Antonio m’a d’abord soulagé et ensuite on a concrétisé un accord professionnel merveilleux puisque José Antonio et moi on a fait une équipe d’enfer. Il faut savoir que lui, avec beaucoup d’élégance, m’a renvoyé la balle quand il a commencé à apodérer Andrés Roca Rey. Il m’a dit : « tu ne veux pas qu’on refasse comme avec Sébastien, qu’on l’apodère tous les deux ? » Je lui ai répondu que non, que ce n’était plus ma voie et je lui ai aussi dit : « par contre, attache-le bien, parce que celui-là va être figura del toreo ».

J’ai donc trouvé des tentaderos pour Roca Rey en France et j’ai essayé de le mettre partout dans les novilladas non piquées puis piquées. J’aidais mon ami José Antonio Campuzano qui a sorti cette autre figura.

Quand mon amie Marie Sara m’a demandé de lui conseiller quelqu’un pour Lalo, je lui ai répondu : « il y en a un en qui j’ai confiance et qui est digne de confiance, comme il l’a prouvé : José Antonio Campuzano ». L’histoire entre José Antonio et moi est belle et elle continue.

-On ne va refaire toute l’histoire, tout ton parcours avec Sébastien, mais qu’est-ce qui t’a le plus plu chez lui en tant que torero et en tant qu’homme ?

-Sébastien fait partie de ces toreros, ils ne sont pas beaucoup, très peu même, capables de mourir quelques après-midi dans l’année. De tout miser sur un jour, au risque de prendre un coup de corne, sans s’en soucier. C’est pour ça qu’il est figura del toreo. Sébastien c’est comme le grand toro brave : il va jusqu’au bout de lui-même en permanence et repousse les limites. Encore là, l’autre jour, j’ai pleuré comme un gosse quand il a mis cette grande épée à Madrid et qu’il est sorti par la Grande Porte. Parce que je savais moi, intimement, ce qu’il ressentait depuis quatre ou cinq mois qu’il avait repris l’épée. Les Grands ne meurent jamais et lui est Grand. Je pensais qu’après plus de deux ans sans toréer il lui faudrait quinze ou vingt corridas pour retrouver le sitio. Ça ne se fait pas en un jour, on sait ce que c’est. Il l’a fait de la plus belle des manières, il a dit au monde entier : « Castella est de retour ». Je ne te cache pas que ce jour-là j’étais ému et que je l’ai bien fêté.

-Comme homme, c’est quelqu’un de très particulier.

-Au départ il était très introverti et je le comprenais. Même si moi, à son âge, j’avais les mêmes manques mais moi j’étais plutôt extroverti et lui le contraire. Sébastien est quelqu’un avec beaucoup de fond, qui n’oublie pas les gens qui ont été importants pour lui. Il a beaucoup de « cariño » pour les gens qu’il aime et il les aime vraiment. C’est quelqu’un d’entier, une très grande personne, en plus d’être quelqu’un de très intelligent.

-Le fait d’avoir été son apoderado, qu’est-ce que cela t’a apporté ?

-Beaucoup. Aussi en tant que ganadero, parce que l’accompagner tout le temps dans de grands cartels, de voir sortir les plus grands élevages, de voir comment les toros humilient, placent leurs têtes, toutes leurs réactions, ça a changé ma manière de sélectionner mes toros. Ça m’a aussi fait croître dans mon professionnalisme, être à côté de lui pendant sept ou huit ans m’a apporté plein de choses.

-Cela a été difficile de l’imposer en France ?

-Ça a été un combat, ça me rendait fou. Autant pour moi je suis capable d’endurer plein de choses, autant j’ai horreur de l’injustice. Chaque fois il fallait que j’explique :  « mais vous n’avez pas vu qu’il va être figura del toreo ? Vous ne l’avez pas compris ça ? » Bien sûr c’était lui qui donnait la meilleure des réponses en coupant les oreilles et en sortant en triomphe, donc c’était quand même plus facile pour l’apoderado. Ça a été un « tio », ce qu’il a fait est énorme et unique en même temps. Très peu de toreros sont arrivés à ce niveau-là. Sur les trente dernières années il y en a quatre ou cinq, pas plus. 

-Parmi tes souvenirs en tant qu’apoderado de Sébastien Castella, quels sont tes grands moments ?

-Il y en a tellement que ça va être difficile de répondre. Déjà novillero, de novillero il était extraordinaire, il triomphait de partout, quand il tuait, parce qu’à cette époque-là il perdait des sacs d’oreilles à cause de l’épée, c’était par périodes. Après il y a eu les Rencontres Mondiales de Novilleros que ton père avait lancé avec les Chopera et des Mexicains, avec une finale à Saint-Sébastien et l’autre à Mexico. Lui a gagné les deux, sur les deux continents, donc il annonçait déjà la couleur. Je me rappelle de Mexico où il tue le toro a recibir qui ne tombe pas de suite, le président m’a dit plus tard qu’il lui aurait immédiatement donné la queue tellement il avait bien toréé. Il a pris l’alternative avec Enrique Ponce et José Tomás et après je n’ai eu de cesse de le mettre dans de grands cartels. J’ai fait attention à lui au campo, je me suis efforcé d’être professionnel jusqu’au bout des ongles pour qu’il ait le plus de facilités possibles et lui enlever de la tête tous les soucis du quotidien. C’est le rôle de l’apoderado et je crois qu’avec José Antonio on a fait un sans-faute là-dessus, même si ce n’est pas à nous de le dire. Ça a été une aventure humaine extraordinaire, José Antonio est toujours mon ami proche et Sébastien fait partie de ma famille.

Le livre en vente sur toutes les plateformes de vente par correspondance (Amazon, Fnac, etc.) et dans les librairies taurines

Présentation du livre sur Robert Margé pleinement réussie

BÉZIERS mercredi 20/12/2023 soirée présentation du livre “Robert Margé, au cœur du toro” animée par Paul Hermé à la Médiathèque André Malraux.

Soirée pleinement réussie en présence de nombreux amis de Robert Margé où celui-ci à commenter de nombreuses anecdotes figurant dans son ouvrage, et même plus…

Un livre de passions réalisé avec Antonio Arèvalo aux éditions Gasgogne, permettant de mieux connaitre cet homme, manadier, ganadero, empresa, apoderado…

Hugues Bousquet (facebook)

Présentation de l’ouvrage sur Robert Margé ce mercredi

La présentation à Béziers de ce livre consacré à l’éleveur, empresario et apoderado Robert Margé a été reportée au mercredi 20 décembre à la médiathèque de la ville de Béziers, à partir de 18h30. En présence de Robert Margé, une soirée présentée et animée par notre confrère Paul Hermé. Un buffet et un verre de l’amitié sont prévus.

Avec Les Arsouillos Palha revient à Aire

Une fois de plus, la commission toro de la Peña Los Arsouillos a choisi de créer l’événement avec le retour de l’élevage portugais dans les Arènes Maurice Lauche !

Rdv le mercredi 1er mai 2024 à Aire !!!

Présentation du livre sur Robert Margé reportée au 20 décembre

La présentation à Béziers de ce livre consacré à l’éleveur, empresario et apoderado Robert Margé a été reportée au mercredi 20 décembre à la médiathèque de la ville de Béziers, à partir de 18h30. En présence de Robert Margé, une soirée présentée et animée par notre confrère Paul Hermé. Un buffet et un verre de l’amitié sont prévus.

Fiesta Campera chez Alabaserada

En ce samedi matin le ciel andalou avait repris son azur pour la fiesta campera de MIRANDILLA, De nombreux français d’Ales avaient rejoint un important public local pour voir toréer six exemplaires d’ALBASERADA , Fabrice TORITO, le mayoral français de cette ganaderia iconique avait bien fait les chose d’autant plus que son club taurin avait fait le déplacement depuis les Cévennes, Les six novillos de deux et trois ans qu’il avait choisi donnèrent tous du jeu tant à la pique qu’a la muleta, Tous étaient bien présentés le troisième sorti la tête très haute fit forte impression sur le public, parfait au piques et noble à la muleta, il fut gratifié d’une vuelta al ruedo posthume,

Daniel Fernandez

Côté novilleros Paco de SARA de l’école taurine de Séville parut un peu vert face al caste de son adversaire, de l’école sévillane aussi, Rogelio PAPAJUELO était plus à l’aise muleta en main mais faillit aux aciers, Daniel FERNANDEZ est lui plus aguerri et devant le meilleur de la journée il donna une très bonne faena des deux bord malheureusement conclue de plusieurs pinchazos avant une demi de bon effet, Pedro HERERRA de l’école taurine Francisco Montes « Paquiro » de CHICLANA porta, dans les règles, une estocade formidable faisant rouler l’animal à ses pieds et comme de surcroît la faena fut élégante et de poids, il coupa une queue indiscutable, Pablo PAEZ toréa bien mais à mon goût abusant un peu de la circulaire inversée, il fut très long épée en main,Enfin Miguel LEON brilla dans une faena templée bien que désarmé par moment ici encore la mise à mort fut laborieuse,

Miguel Léon

Durant toute la fiesta campera le Maestro Tomas CAMPUZANO distilla de judicieux conseils aux jeunes novilleros améliorant leur placement ou la justesse de leurs passes, Il faut quand même reconnaître que le défaut quasi général aux aciers et comme le dit si souvent le maestro Ruiz MIGUEL : « careton careton careton »,,,,

Jean Dupin texte et photos

Parejo chez Fernay

Fiesta campera chez Gallon

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