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Les 18 élus de la Copa Chenel

Voici la liste des 18 participants de la Copa Chenel qui donne une opportunité considérable aux matadors de toros qui en ont trop peu. Des toreros qui dans l’ensemble ont sut séduire les professionnels et l’aficion en leur donnant une nouvelle chance dans des conditions favorables. L’an dernier tous les spectacles ont été télévisés par les chaînes autonomes avec de bons résultats d’audience et avec des entrées satisfaisantes aux spectacles grâce à une politique de prix modérés.

Dans ce cadre le madrilène Antonio Plaza prendra l’alternative, c’est une première dans la Copa. Voici les autres compétiteurs : le colombien Juan de Castilla, l’extremeño Alejandro Fermín, le zamorano Alberto Durán, le madrilène Juan Miguel, l’albaceteño Diego Carretero, les extremeños Mario Palacios et Manuel Perera, le madrilène Daniel Menés, le français Adrien Salenc, le salmantino Juan del Álamo, les madrilènes Rafael González et  Francisco José Espada, les sévillans Rafael Serna, Calerito Borja Jiménez, le murciano Filiberto et le mexicain Isaac Fonseca. 30% des postes sont pour des toreros de la Comunidad de Madrid. 

Adrien Salenc est donc le seul matador français annoncé.

https://www.youtube.com/live/BY7JfdOo7HQ?feature=share

El Rafi: “Mon objectif, ce pourquoi je travaille, c’est de pouvoir toréer tous les toros”.

Antonio Arévalo avec El Rafi au micro (photo M. Campistrau)

Nous avons pu rencontrer le torero à l’occasion de la présentation de l’affiche de la corrida de La Brède et nous lui avons d’abord demandé ce que représentait pour lui le Sud Ouest.

El Rafi : “Pour moi, le Sud Ouest, ses arènes, les plus grandes comme les plus petites, c’est d’abord un rêve. Quelque part, c’est comme si je voyageais. Le Sud Ouest c’est autre chose, son aficion n’a pas les mêmes goûts, c’est différent que de toréer chez moi à Nîmes ou à Arles. Cette sensation je l’ai depuis bien longtemps, du temps où je partais avec Patrick Varin et l’école taurine. J’avais douze ou treize ans et les toros me donnaient la liberté de venir ici dans le Sud Ouest. Je quittais ma région, ces voyages étaient pour moi comme une aventure. Pouvoir y retourner maintenant comme matador de toros ça me donne envie de montrer la dimension de torero que j’ai et celle que je veux avoir. J’ai encore beaucoup à apprendre car je n’ai pas encore autant toréé que ça, toréer ici va me permettre de continuer à évoluer comme torero. 

-Tu vas affronter à La Brède une corrida de Robert Margé, que pourrais-tu nous dire de ces toros ?

J’ai pu aller au campo chez lui, j’ai torée une corrida l’année dernière à Nîmes avec un très grand toro de Robert qui m’a permis de m’exprimer, de dire mon toreo. Je lui ai coupé les deux oreilles. Mais j’ai aussi affronté un autre toro dont on parle moins mais qui est certainement le toro qui m’a fait le plus travailler, il était difficile, très dur, m’a contraint à me battre et m’a demandé les papiers.

Pour moi, devant les toros de cet élevage, c’est comme pour tous ceux des grandes ganaderias : il faut être prêt à tout.  Il peut y avoir un toro de grand triomphe mais aussi celui qui te pose des problèmes et qui va être très exigeant. Mon objectif, ce pourquoi je travaille, c’est de pouvoir toréer tous les toros.

-Tu es à l’affiche avec deux autres jeunes toreros français, Clemente et Dorian Canton, comment vis-tu cette concurrence ?

Pour moi, pour la tauromachie, je trouve que la jeunesse c’est important, autour et à l’intérieur des arènes. Je crois que quand on est trois jeunes à l’affiche beaucoup plus de jeunes peuvent s’identifier à nous et s’intéresser à ce spectacle, un spectacle atypique aujourd’hui mais qui a un patrimoine, une culture, avec une identité forte. Quand un jeune de mon âge va voir une corrida c’est bien qu’il voit aussi des jeunes en tant qu’acteurs du spectacle.

Concernant la concurrence entre nous, quand on trois jeunes coqs on a envie de se battre, c’est normal et c’est sain. Même si pour moi, quand on est dans l’arène, il n’y a plus de nationalités, « le toro ne te demande pas les papiers » comme l’on dit. Si on est à ce cartel ce n’est pas par chauvinisme, ni pour établir des quotas, si on y est tous les trois plus un ganadero français c’est parce qu’on mérite nos places.

On peut aussi être fiers de ce qu’on construit nos prédécesseurs, avoir un cartel comme celui-ci c’était bien plus compliqué il y a quarante ans.

-Quels sont tes objectifs pour 2023 ?

Toréer le plus possible, affronter le plus grand nombre de toros, transmettre des émotions, pouvoir m’exprimer en tant qu’artiste, en maximisant toutes les chances qui me seront données. Je n’ai pas d’objectifs statistiques mais j’en suis à mes débuts comme matador et évidemment j’ai besoin de triompher.

-L’Espagne est-elle en ligne de mire ?

Elle l’a toujours été, comme novillero j’ai toréé dans toutes les grandes arènes espagnoles et j’ai envie d’y revenir, de me présenter en tant que matador. Malheureusement depuis que j’ai pris l’alternative ça n’a pas été possible mais je me dis qu’en triomphant chez moi bientôt je passerai les Pyrénées.

Suerte torero !

Propos recueillis par Antonio Arévalo

Victor Cerrato en ouverture de la San Isidro

Victor Cerrato, le jeune novillero dont la carrière est dirigé par le gersois Gérard Ducés et que nous avons interviewé il y a quelques jours https://www.corridasi.com/2023/01/18/victor-cerrato-pour-moi-la-france-est-un-des-piliers-fondamental-de-la-fiesta/ ouvrira le bal de la San Isidro le 1er mai à l’occasion d’une novillada concours dans un cartel que nous n’avions pas donné lors de la présentation de l’ensemble de la féria. Iml sera en compagnie d’Álvaro Seseña et García Pulido. Une belle opportunité pour ce jeune homme qui s’entraine souvent en France dans le sud-est comme dans le sud-ouest où se trouve le siège de sa peña

D’autre part l’ouverture de la temporada se fera le 2 avril (dimanche des Rameaux) avec un défi ganadero qui opposera la devise aragonaise de “Los Maños” à celle de Pallarés avec un cartel intéressant puisqu’il donne une chance à des toreros estimés par l’aficion madrilène et bien connus en France: Esau Fernandez, Adrian de Torres et Gomez del Pilar. Le 9 avril corrida de Las Ramblas et confirmation de Borja Jimenez.

López Simón annonce qu’il se retire des ruedos

Alberto Lopez Simon à Mont de Marsan (Photo JM Dussol)

C’est une grosse surprise: Alberto Lopez Simon qui fut une des plus importantes promesses du toreo a décidé d’abandonner la profession. il le dit dans sa letter d’adieu en évoquant ce que le toro lui a apporté : “mes illusions et mes motivations ont diminué jusqu’à atteindre un point tel qu’aujourd’hui je ne me vois pas avec la force ou l’enthousiasme nécessaires pour continuer à donner ma vie à ce magnifique animal”.

Né le 30 novembre 1990 à Madrid, il débute en public le 24 juin 2008. Première novillada avec picadors : 2 mai 2010 à Barcelone, avec Jesús Fernández et Conchi Ríos; novillos de María del Carmen Camacho. – 1 avis et vuelta – 2 avis et 1 oreille. Alternative : 26 avril 2012 à Séville (Feria d’Avril), des mains de Morante de la Puebla et en présence de José María Manzanares II. Toros de Núñez del Cuvillo. Toro : « Juncoso », n°154, negro, 530 kg, né en janvier 2008 : 1 avis et 1 oreille avec blessure. Confirmation d’alternative à Madrid : 14 mai 2013, des mains d’El Cid et en présence de Daniel Luque. Toros du Puerto de San Lorenzo. Toro : « Langostillo », n°77, negro, 545 kg, né en mars 2009. Vêtu de blanc & argent : salut au tiers – salut au tiers.

Présentation de novillero en France : 26 juin 2010 à Tarascon, avec Mathieu Guillon et Mario Alcalde. Novillos d’Hubert Yonnet: 1 oreille – 2 oreilles. Présentation de novillero à Madrid : 30 avril 2011 (Feria de la Comunidad), avec Cristian Escribano et Adrián de Torres. Novillos d’Antonio Palla: 1 avis et 1 oreille – 1 avis et salut au tiers. Présentation en France en qualité de matador de toros : 21 juin 2015 à Istres (feria), avec Enrique Ponce et Alejandro Talavante. Toros de Zalduendo. 2 oreilles – 2 oreilles et la queue symboliques. Présentation et confirmation d’alternative à Nîmes : 20 septembre 2015 (Feria des Vendanges), des mains de Sébastien Castella et en présence de José María Manzanares II. Toros de Núñez del Cuvillo. Toro : « « Encumbrado », n°80, negro mulato, 506 kg, né en septembre 2011. 1 avis et salut au tiers – 2 oreilles.

En 2016 : 1er à l’escalafon avec 68 corridas toréées – 124 oreilles coupées – 7 queues coupées. En 2017 : 11e – 36 corridas toréées – 49 oreilles coupées – 1 queue coupée. 2018 : 26e – 20 corridas toréées – 25 oreilles coupées – 1 queue coupée. 2019 : 11e – 31 corridas toréées – 43 oreilles coupées. Alberto López Simón a été élève à l’École taurine de Madrid. – Le 2 mai 2015 à Madrid, lors de la corrida goyesque de la Feria de la Comunidad, Alberto López Simón est l’auteur d’une prestation héroïque, coupant l’oreille de ses deux toros de Montealto, « Durmiente » et « Lentejuelo ». Grièvement blessé, il ne peut sortir en triomphe à l’issue d’une tarde placée sous le sceau de l’émotion avec Morenito de Aranda et Ángel Teruel II. Deux semaines après son triomphe teinté de sang, le 24 mai 2015, toujours sur le sable madrilène, Alberto López Simón goûte enfin aux joies du triomphe en ouvrant la Grande porte de la Monumental de Las Ventas. Crédité de l’oreille de ses deux toros de Las Ramblas, « Diablo » et « Hojaldrero », López Simón marque définitivement les esprits de l’afición madrilène. Le 2 octobre 2015, toujours à Madrid, Alberto López Simón clôt une temporada exceptionnelle. Il ravit les oreilles de « Cubanoso » et « Caratuerta », lors de la corrida du Puerto de San Lorenzo, également marquée par la blessure du torero de Barajas. Alberto López Simón réaffirme avec force l’importance de son cartel à Madrid en obtenant un nouveau triomphe à Las Ventas lors de la corrida du 1er juin 2016. En pleine Feria de San Isidro, le torero madrilène coupe les deux oreilles de « Campirito », de l’élevage de Victoriano del Río. Lors de l’édition 2017 des Fallas de Valencia, il obtient la grâce d’un toro de Domingo Hernández. Le 25 mai 2018, Alberto López Simon ouvre la Grande porte de la Monumental de Las Ventas de Madrid pour la cinquième fois de sa carrière après avoir triomphé devant un sobrero du Conde de Mayalde et un toro titulaire de Núñez del Cuvillo. Il partage cette sortie en triomphe au côté d’Alejandro Talavante lors d’une corrida triomphale.

Au total le torero de Barajas aura ouvert 5 fois la grande porte de Las Ventas. il est le triomphateur de Mont-de-Marsan en 2019 face à un grand toro de Fuente Ymbro. Il est aussi le triomphateur de Béziers en 2021 puis 2022, en coupant trois oreilles aux toros de Robert Margé. Mais ce succès ultime masque une lassitude profonde, une sorte d’épuisement physique et moral qui a fait suite au départ de Diego Robles de son entourage et à l’arrivée de Julian Guerra, son nouveau mentor, en 2019 qui aura trop exigé de lui. Il n’est pas cette année dans les listes des appelés à Madrid, Séville, ni Valence bien qu’il y ait triomphé largement. Il est donc un de ces enfant prodiges du toreo au succès éphémère. Il nous quitte dans la gloire certes mais sans atteindre les sommets que d’aucuns lui voyaient acquis. Ce n’est pas le premier dans cette situation mais cela doit servir d’enseignement: dans le monde de la tauromachie rien n’est jamais acquis et les promesses sont rarement des certitudes.

PV

Voici le communiqué qu’il a adressé aux aficionados:

Avant de vous dire au revoir, j’aimerais faire une petite réflexion, et surtout, merci pour tout ce que je retiens de beau et de bon de ces années consacrées à la tauromachie corps et âme.

Dans les années où je suis entré à l’école de tauromachie de Madrid, je n’aurais jamais pu imaginer réaliser pratiquement tous les rêves qui me trottaient dans la tête à cette époque. Se battre dans les meilleures foires d’Espagne, de France et d’une partie de l’Amérique, dans les meilleurs panneaux d’affichage et en plus, pouvoir réussir et ressentir l’amour des fans. Et bien sûr, MADRID, mon MADRID. Enfant, j’ai toujours rêvé de pouvoir sortir un jour à travers cette merveilleuse Puerta de Alcalá et la vie et le taureau m’a donné la possibilité de le vivre et d’en profiter jusqu’à cinq fois que je n’oublierai jamais.

Je tiens également à remercier cet animal magique qu’est le taureau, chacune des expériences, émotions, enseignements (bien que difficiles) qu’il me laisse, et bien sûr, les personnes formidables qui m’ont fait sortir de cette merveilleuse étape. De la cuadrilla, des collègues, des éleveurs, des apoderados, et surtout du nombre de fans qui m’ont suivi et montré leur amour dans chacun des carrés où j’ai été.

Dès mes débuts, le taureau m’a fasciné en tant qu’animal, et surtout par la grande quantité de valeurs qu’il représente. Au fil des années, je me suis rendu compte de la grande pureté qui l’habite, en venant à la conclusion que “si tu lui donnes vraiment ta vie, il te donnera les objectifs dont tu rêves”.

Mais avec le temps et une mesure qui a joui de la magie de cet animal, j’ai aussi appris à connaître toute cette part qui est liée à ce métier et qui est si éloignée du sens et de la vérité que le taureau de combat représente pour moi.

C’est pourquoi mes illusions et mes motivations ont diminué jusqu’à atteindre un point tel qu’aujourd’hui je ne me vois pas avec la force ou l’enthousiasme nécessaires pour continuer à donner ma vie à ce magnifique animal. C’est pourquoi je dis au revoir, parce que je ne peux pas me laisser tomber, mais surtout je ne peux pas laisser tomber le taureau, qui m’a donné sa vie et qui m’a tout donné.

MERCI BEAUCOUP À TOUS CEUX QUI M’ONT SOUTENU DEPUIS MES DÉBUTS ET À CHACUN DES FANS QUI M’ONT SUIVI ET ONT MONTRÉ LEUR AMOUR.

BONNE CHANCE À TOUS MES COLLÈGUES EN CETTE SAISON ET TOUJOURS ».

A Nogaro, création de la Peña Víctor Cerrato


Victor Cerrato 19 ans est un novillero espagnol qui a débuté en piquée le 26 juin 2022 en Espagne. Il termine cette 1ère temporada avec d’excellents résultats. Il a participé à 20 novilladas. 35 oreilles et une queue coupées, il finit 8ème à l’escalafón, avec notamment 12 « Puertas Grandes ». Il a reçu six prix
de meilleur novillero ou de feria. Gérard Ducès, de Nogaro, le suit depuis qu’il a débuté en becerradas et a le plaisir d’être son apoderado depuis le début de l’année 2022.

L’ambition est grande pour cette année 2023. Victor souhaite faire sa présentation en France et ’être présent dans les arènes de 1ère catégorie espagnoles et françaises.

Ses amis français et espagnols, souhaitant être toujours plus nombreux à l’encourager, ont décidé de créer la Peña Victor Cerrato. Le siège est en France, elle est présidée par deux co-présidentes, une française et une espagnole. L’objectif de cette peña est de fédérer toujours plus d’adhérents pour aller le supporter et le soutenir lors de ses spectacles, l’aider si possible matériellement, le faire connaître par tous moyens de communication et aussi essayer de transmettre cette culture taurine aux jeunes et partager des moments avec les aficionados.

Toutes les personnes intéressées par cette initiative et pour rencontrer le novillero, son apoderado, les co-présidentes et les membres du bureau sont invitées gracieusement samedi le 4 février à 18h30 au siège de la peña :

Solenca – 32110 NOGARO.
(Communiqué)

Le prix Claude Popelin à Roca Rey

L’Association Claude Popelin réunie à Paris a désigné Andres Roca Rey comme lauréat de son prix. Elle récompense ainsi la meilleure lidia de la temporada française 2022. Le choix a été serré 2 toreros : Danie Luque a recueilli 5 voix , André Roca Rey a recueilli 7 voix.

Dorian Canton avant Arzacq: “Ne rien lâcher!”

Dorian Canton à Arzacq (photo Sophie Laborde)

Il est originaire d’Asson petite cité au pied des Pyrénées. Il n’a aucune origine taurine. C’est une vocation unique puisqu’il est le premier matador béarnais de l’histoire. Rien ne prédestinait Dorian à devenir matador et pourtant, malgré le COVID, il a déjà imprimé sa marque dans le public régional. Son courage d’abord lui a gagné les sympathies du public mais surtout la qualité de son aficion, la sincérité de sa parole et les progrès énormes qu’il a pu faire dans une durée très courte. L’an dernier, il a combattu six fois avec de beaux succès à Villeneuve-de-Marsan, Aire sur-L’Adour et surtout Bayonne (notamment). Il a conquis rapidement par ces qualités un public qui lui est désormais acquis et fidèle. Nous l’avons rencontré lors d’une récente et brillante soirée organisée en son honneur par le Club Taurin d’Arzacq. Ecoutons le faire point sur sa temporada 2022 :

«C’est une bonne temporada avec de belles après-midis, un très beau succès à Bayonne. J’ai eu la chance de toucher au moins un toro chaque fois que je me suis produit ce qui m’a permis de couper au moins une oreille. Au moins ! Donc une très bonne temporada, très intéressante : j’ai pu progresser, j’ai pu m’affirmer, gagner en expérience. J’ai senti la chaleur du public qui me pousse à continuer, à ne rien lâcher. Je n’avais pas la prétention de renter dans les grandes arènes. Ca réduit le nombre de corridas possible mais je n’ai donc aucune amertume : chacun va à son rythme, petit à petit. Ces six corridas se sont bien passées. Cette année, en 2023, je pense que j’en aurai plus. Il faut se les gagner petit à petit. Ca  n’est facile pour personne. Je n’ai aucune amertume, je n’ai aucune injustice. Si je continue à avoir des triomphes, si je me le gagne, j’aspirerais à avoir plus de corridas.

-Comment envisages-tu ta manière de toréer ? Quel toreo veux-tu faire ?  Est-ce plus clair à tes yeux maintenant ?

-J’ai toujours su ce que je voulais faire. C’est le concept d’un toreo classique, profond avec de la toreria. J’essaie de progresser dans ce secteur, d’amener plus de toreria : avoirs de multeazos plus verticaux, plus profonds ; templer au maximum mes toros et connecter avec le public pour aller chercher deux gros triomphes à chaque sortie.

-Tu as quitté Asson et tu habites désormais Madrid comment ça se passe là-bas ?

C’est une vie très simple. Je m’entraine tous les jours : le matin je parts à la casa del Campo, au Batan m’entrainer avec Augustin Serrano et Olivier Mageste, du toreo de salon, de la course. J’ai la chance aussi de m’entraîner avec Uceda Leal. C’est un plus ; une proximité exceptionnelle. Je rencontre de nombreux maestros qui passent à Madrid. C’est passionnant de les croiser, de voir comment ils s’entrainent, leurs habitudes, etc. Mon quotidien est fait d’entrainements.

-Tu as choisi Olivier Mageste comme apoderado. Comment se passent tes relations avec lui ?

-Il m’apporte beaucoup : d’abord une connaissance profonde de ce qu’est la culture taurine et plus généralement de la culture espagnole. Il a énormément d’aficion. Très franchement on parle à 95% du temps que de toros entre nous. Il me permet aussi de rencontrer des gens que lui connaît que moi je n’avais pas la chance de voir ou de saluer. On a surtout une très bonne relation. Je ne sais pas si on peut parler d’amitié mais c’est un lien très fort : on se voit tous les jours. On ne se dispute jamais. On trouve toujours des nouveaux sujets de dialogue. C’est de la confiance : il a confiance en moi, j’ai confiance en lui. On a le même concept du toreo. Les mêmes ambitions. Le courant est passé très facilement. Il est passé de suite.

-Le 19 février en matinée tu vas combattre un toro de Gallon dans le cadre de la journée taurine organisée par le club taurin d’Arzacq. Est-ce que pour toi c’est un rendez-vous important ?

C’est important bien sûr ! Déjà c’est combattre un toro et aucun toro ne peut être pris à la légère. C’est à Arzacq et je ne veux pas manquer de respect au club taurin d’Arzacq qui l’offre ce toro. C’est un beau cadeau. Pour eux et pour moi, je ne me permettrais pas de laisser passer un bon toro  parce que ce jour-là je n’ai pas envie de faire l’effort. Pour eux, pour les remercier mais aussi pour moi, c’est un peu égoïste : je veux être fier de moi, comme tout torero je me dois d’aller plus loin, de dépasser mes limites. Donc ce n’est pas juste un toro « comme ça ». Il y aura du public. J’ai envie que l’on passe tous un bon moment. Je donnerai tout comme d’habitude le 19 février au matin à Arzacq. Je ne veux décevoir personne et surtout je veux, moi, ne pas me décevoir.  

Itw Pierre Vidal

Dorian Canton à Arzacq en 2022 (toro de Gallon)

El Galo et Lalo de Maria

Luis David avec Victor López Caparrós

Victor López Caparrós sera le nouveau apoderado du matador mexicain Luis David Adame. L’accord a été scellé comme il est traditionnel dans ces cas avec une poignée de main et est pour une durée indéterminée. Cette alliance cherche à avoir une présence plus affirmée en Europe. Il faut rappeler que Victor Caparrós fut apoderado de Joselito Adame il y a quelques années. Il faut longtemps aussi le gestionnaire des arènes de Soria.

Guijuelo: cartel cumbre pour le retour de Diosleguarde

Le 23 avril, le torero Manuel Diosleguarde réapparaîtra dans l'arène et le fera dans les arènes de Guijuelo. Le stand de la mairie de Guijuelo au Fitur a servi de cadre pour présenter l'affiche de la corrida qui aura lieu le 23 avril et que Manuel Diosleguarde combattra avec Morante de la Puebla et Emilio de Justo, taureaux de Capea, Murube encaste.
Dans la présentation, Manuel Diosleguarde a lancé un message : "que personne ne manque cet événement taurin, non pas à cause de ma réapparition, mais pour profiter du monde de la tauromachie dans un environnement unique".
Le torero de Salamanque enfilera à nouveau le costume de torero après avoir été gravement pris dans les arènes de Cuéllar, à Ségovie, en août dernier blessure qui l'a conduit à rester hospitalisé pendant 36 jours.

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