Catégorie : torero Page 1 sur 23

Juan Leal prêt pour Madrid

Juan Leal hier au campo (photo Maurice Berho)

Juan Leal est « réapparu » hier au campo après la grave mésaventure subie lors de la dernière Feria des Vendanges de Nîmes. Le torero français est soigné par le kinésithérapeute José Antonio Salas. Les résultats sont satisfaisants : il pourra faire face à son prochain engagement à Madrid ce dimanche dans le cadre de la Foire d’Automne, où il combattra les toros de Fuente Ymbro aux côtés de Miguel Ángel Perera et Álvaro Lorenzo.

El Galo au Mexique

Octavio Chacon et Antonio Caba se séparent

Octavio Chacón et Antonio Caba, après 6 ans d’apoderamiento, se séparent d’un commun accord. Celui qui fut un excellent torero de plata apprécie « la confiance que le matador de Cadix a placée en lui pendant tout ce temps ». On ne connaît pas les projets d’Octavio Chacon. Bonne chance à tous les deux dans le futur.

Bonnes nouvelles de Juan Leal

🇲🇫 Merci à tous pour vos messages et vos marques d’affection reçues. En particulier, à mes compañeros, A. Roca Rey et I. Fonseca, pour leurs gestes de soutiens.

Je suis sorti de l’hôpital, je me sens mieux malgré les fractures et le déplacement des côtes. Je rentre à Séville où je poursuivrai les examens que les médecins m’ont prescrit en raison de la forte réaction à l’anesthésiant administré lors de mon premier passage à l’infirmerie. Je garde le cap sur Madrid, où j’espère couronner cette jolie temporada.

Merci une nouvelle fois au public Nîmois pour votre entrega.

Un abrazo à tous,

Juan Leal

https://www.facebook.com/groups/215537205168265/

Juan del Alamo au Festival San Miguel de Valero

La commune salmantina de San Miguel de Valero a annoncé le cartel du festival qui sera célébré le samedi 1er octobre à 17:30 Quatre toros de Miranda de Pericalvo pour les matadors de toros Juan del Álamo, Juan Leal, Jesús Enrique Colombo et le novillero Ismael Martín. ce sera donc l’occasion de retrouver Juan del Alamo grand espoir salmantino qui compte de nombreux amis en France, disparu des ruedos prématurément.

Avant Bayonne samedi matin, rencontre avec Christian Parejo

Par Paul Hermé

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Rencontre avec Christian Parejo, novillero numéro un de l’escalafón 2022…Pas totalement Biterrois, mais plus tout à fait Chiclanero, Christian s’est déjà fait une belle place dans l’échelle des valeurs montantes du monde des toros. En effet, le protégé de Tomás Cerqueira, avec à ce jour seize novilladas à son actif, a grimpé à la première place du classement des novilleros, ce qui n’est pas une mince performance, tant la place est convoitée. Ce qui en dit long sur sa progression et son envie d’impacter au plus haut niveau.

A quelques jours de son important rendez-vous de Bayonne, je l’ai rencontré lors d’un tentadero chez Olivier Fernay où il s’est rendu avec deux élèves de l’Ecole taurine de Béziers Méditerranée, Lenny Martin et Luis Torres. Chacun a eu une vache en partage et à l’issue de cette tienta, j’en ai bien sûr profité pour revenir avec Christian sur sa temporada et évoquer à la fois sa dernière ligne droite pour cette temporada, mais aussi ses perspectives pour la suivante…

« De cette saison, je retiens avant tout beaucoup de choses positives, avec quelques triomphes importants, comme le fait d’être arrivé à la finale du Circuit des novilladas d’Andalousie, mais encore des arènes de première catégorie où je me suis présenté comme novillero avec picadors, Dax, Béziers, Mont de Marsan… et Bayonne où j’irai toréer ce week-end.
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Concernant mes meilleurs souvenirs, je retiens entre autres la matinée de Mont de Marsan, Boujan, mais surtout le triomphe dans mon arène, Béziers, qui représentait évidemment beaucoup pour moi. cp31b

Je suis bien sûr très heureux de me trouver en haut de l’échelle, mais j’ai aussi conscience que le toreo n’est pas qu’une question de chiffres, même si ça favorise ton entrée dans des ferias importantes. En outre, ça me permet de me faire un nom auprès du milieu professionnel et forcément, d’être davantage pris en considération. Tout cela me plait et me surprend à la fois dans la mesure où être aux côtés de personnalités du mundillo est une fierté, mais aussi une responsabilité.  

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Aujourd’hui, j’en suis à seize novilladas pour 28 oreilles et deux rabos coupés, mais si je fais le compte sur la saison en incluant celles qui me restent, je devrais arriver à 25, si les toros me pardonnent et …
si Dios quiere !!!

En fait, le plus important pour moi, c’est surtout ce que je peux exprimer dans un ruedo. Par exemple, une de mes meilleures faenas a eu lieu à Boujan avec mon premier novillo, mais je n’ai pas coupé car j’ai échoué à l’épée. Toutefois, je crois que les gens s’en souviennent encore ! Comme quoi… 
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Au sujet de mon entrainement, j’ai accentué ma préparation au campo avec davantage de tentaderos, ce qui m’aide beaucoup pour avancer. Sinon, sur le plan technique, j’essaie encore d’améliorer des points qu’il me faut encore travailler. J’ai eu notamment la chance de pouvoir m’entrainer une semaine aux côtés de Victor Mendes, chez Tomás Dufau, ce qui ne pouvait que m’être profitable. Sinon, je dois encore m’améliorer au capote, c’est un secteur qui me plait, mais pour lequel il me reste toutefois pas mal à faire.
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Le public français me témoigne beaucoup de « cariño » et je lui en suis reconnaissant car je le ressens quand je suis en piste et c’est un appui non négligeable. C’est d’ailleurs quelque chose dont j’ai bénéficié chez vous depuis mes débuts en non piquée et je ne peux bien sûr que le remercier. Dans les pueblos, c’est pareil qu’en Espagne, quant aux grandes arènes, je n’ai pas eu encore la chance que celles de mon pays m’ouvrent leurs portes, j’espère y être engagé le plus tôt possible pour apprécier aussi leur ambiance.
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Le bétail ? Pour le moment, je n’ai pas vraiment de préférence dans le domaine des élevages, même si je suis plus à l’aise avec le Santa Coloma, qui a un rythme particulier, et le Domecq, qui a pas mal de franchise dans ses embestidas. C’est surtout ça qui me plait.  Dans les ganaderías françaises, il y a de tout, mais la plupart ont des produits qui proviennent de fers espagnols, donc on retrouve des caractéristiques proches, avec des toros que j’ai déjà pu apprécier en piste…cp31g

Si l’on fait le point par rapport à mon calendrier, j’ai encore devant moi quelques rendez-vous importants, comme Bayonne ce samedi, puis Villaseca de la Sagra, très connue par son certamen de novilleros, le Zapato de Oro d’Arnedo, mais encore Nîmes, et en octobre, la finale du Circuit des Novilladas Andalouses. A Bayonne, j’ai déjà toréé en non piquée, mais je n’ai pas eu beaucoup de chance, et Nîmes, ce sera une première pour moi. Depuis que je suis en France, j’ai très envie de toréer dans cette plaza et ce sera bientôt chose faite…

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Chaque chose viendra en son temps car la suite dépendra de mes futurs résultats. Comme je l’ai dit, j’ai encore pas mal d’arènes à découvrir, c’est pourquoi si en 2023 les choses se passent comme on l’espère, notamment dans des plazas espagnoles de catégorie, je pourrai alors envisager de franchir le pas vers l’échelon supérieur en cours de saison, probablement dans sa seconde partie.

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Pour le moment, il n’y a toutefois rien de précis, j’ai encore tellement à faire mes preuves dans de grandes arènes en France et de mon pays, mais entre nous, celles de Béziers avec Sébastien Castella comme parrain, évidemment que ça me comblerait…tc31hTomas CerqueiraLe toreo n’est pas une affaire de nationalité. Je suis né à Chiclana, j’y ai ma famille et mes amis, mais j’ai trouvé à Béziers une autre famille, celle des Cerqueira qui m’ont accueilli comme un fils. Quant à Tomas, nous sommes ensemble toute la journée. Pour moi, c’est bien plus qu’un simple apoderado… Bel et bien comme un frère ! On s’entraine ensemble, on mange ensemble, on va à la piscine ensemble, bref il s’investit avec moi à 100% et cette relation à la fois professionnelle, amicale et familiale me comble ! »

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Ce fonctionnement en « pareja » peut se vérifier en permanence et de cette relation pourrait bien sortir un torero important dont on attendra avec intérêt la consécration. Si le bout du chemin est encore un peu loin, mais le temps passe vite, et s’il continue sur sa percée de 2022, tout porte à croire que Christian a de fortes chances d’atteindre le Graal l’an prochain. C’est bien sûr tout ce qu’on lui souhaite… Suerte !!!

www.torofiesta.com
Samedi 11h :
Novillos de Los Maños (Saragosse)
Toreros :
Víctor HERNÁNDEZ
Yon LAMOTHE
Cristián PAREJO

Avant les Saintes et Chateaurenard, Clemente: « Je veux que l’on voie une vraie évolution! »

Après Gamarde et Saint-Sever, Clemente sera ce samedi aux Saintes-Maries-de-la Mer et à Chateaurenard mardi avant de défiler à la fin de la saison à Istres. Le torero Bordelais, afincado désormais dans le sud-est où il est apodéré par Romain Perez revient ainsi à un niveau que l’on n’attendait pas. Nous l’avons rencontré à l’issue de sa corrida de Saint-Sever où il avait coupé une oreille à un toro de Gallon et entendu une ovation à l’issue de son dur combat face à un Camino de Santiago. Avec lucidité et la modestie qui le caractérisent, il revient d’abord, sur cette après-midi.

-Evoquons cette première oreille coupée au toro de Gallon…

-Cette oreille a été coupée à base de volonté. J’ai touché un toro noble de Gallon. J’ai bien commencé à la cape. On a fait attention à la pique de ne pas trop le riser et après à la muleta, je me suis mis au centre en suivant et j’ai essayé de faire monter la faena d’entrée et de maintenir le rythme et après je me suis engagé sur deux estocades la première qui n’a pas été bonne et la seconde concluante. Donc la récompense est tombée et j’étais très content de cette prestation.

-Avec le toro du Camino de Santiago ça a été plus compliqué

-Avec le toro de Jean Louis Darré ça a été plus compliqué en effet. Je l’ai bien toréé à la cape car il se déplaçait. A la muleta ça a été autre chose : il s’est défendu, en mettant des coups de tête violents. Il cherchait le visage. Il a fallu montrer mon envie, mon courage et c’est l’unique chose que j’ai pu faire. Je ne peux pas rester avec un détail, du plaisir devant non il fallait montrer mon envie d’être là et j’ai conclu avec une bonne estocade avec de l’engagement.  Et j’étais heureux de recevoir une belle ovation.

-Après avoir été absent des ruedos -ou presque- durant un long moment, as-tu gardé la même envie justement ?

-Oui et même plus… Quand on connaît la dureté de ne pas toréer l’envie se démultiplie.         L’opportunité de Saint-Sever était très importante je ne pouvais pas partir sans que les gens voient que j’ai donné le maximum. C’est le cas. J’ai pas grand-chose à me reprocher même si j’aurais aimé plus. Je sais qu’il y a des choses à améliorer et je vais travailler pour mais il y a aussi du positif.

-Comment vois-tu l’avenir ?

La suite de la temporada ce sera les Victorinos aux Saintes-Marie-de la Mer et un beau cartel à Chateaurenard avec Diego Ventura et Antonio Ferrera. Je suis très content car c’est un nombre de corridas que je ne m’attendais pas à atteindre. Et j’ai beaucoup d’illusions dans chaque paseo que je vais pouvoir faire.

Est-ce que le Clemente que l’on a connu dans le sud-ouest ; classé comme novillero artiste a évolué ?

-Oui ! Déjà il a évolué en tant qu’homme et après comme torero : j’ai plus d’expérience. J’ai vécu. Mon côté artiste personne ne me l’enlèvera il est en moi. D’un autre côté je cherche aussi à ce qu’un plus grand nombre de toros puisse me servir. Je veux évoluer techniquement. Je ne veux pas revenir en arrière Je veux que l’on voie une vraie évolution.

Iw Pierre Vidal

Stéphane Fernandez Meca: « Je suis à 200% avec Riscle »

Photo J. Hernandez

Stéphane Fernandez Meca a une longue histoire taurine puisqu’il a triomphé partout sur la planète des toros où il a laissé une trace importante. Il a eu une place particulière dans le cœur des aficionados du sud-ouest qui avaient une prédilection particulière pour son courage et son goût des choses bien faites. Désormais Stéphane, discret, modeste mais déterminé, comme il l’était en piste, aide les organisateurs Risclois qui présenteront leur seconde corrida de leur histoire samedi 6 août. Le cartel : toros de Camino de Santiago pour David de Miranda, El Rafi et Léo Valadez qui est le dernier invité à cette fête. Un invité de marque puisqu’il a triomphé à Madrid et à Pampelune.
Nous avons rencontré Stéphane quelques jours avant que l’annonce de la venue de Valadez, cette grande promesse mexicaine, à Riscle ne soit faite. Nous avons fait le tour avec lui de ce cartel Risclois, évoquant  pour commencer la venue de David de Miranda à Riscle, peu vu par ailleurs en France…

-…C’est vrai qu’il s’est peu produit chez nous et c’est dommage car c’est un très bon torero. Un garçon qui est sorti par la grande porte de Madrid, à Nîmes et un peu partout en Espagne. Sa dernière novillada, avant son alternative c’était à Riscle. Une novillada d’Osborne à laquelle il avait coupé trois oreilles. Maintenant que nous sommes passés aux corridas c’est logiquement, naturellement, que le Tendido Risclois m’a demandé de le contacter. Le Tendido avait une petite histoire avec lui et il voulait que cela se prolonge.

-El Rafi ce sera la carte française ; c’est un solide espoir.

C’est un jeune matador français. Il a pris l’alternative l’an dernier. C’est donc pratiquement un débutant comme matador de toros. Il faut lui laisser le temps, le rôle d’une arène comme Riscle c’est de permettre de toréer à des jeunes toreros français, espagnols ou mexicains aussi d’ailleurs ; peu importe la nationalité. Il y a des jeunes matadors français qui ont besoin de toréer. Riscle leur tend les bras. Avec Rafi aussi il y a une histoire car Rafi était annoncé l’année du Covid à Riscle en mano à mano avec Solalito. Il y a eu le Covid on n’a pas pu faire la novillada. On l’avait programmé comme novillero, le Tendido n’a pas pu la faire il a voulu le faire revenir comme matador. C’est une question de sensibilité.

-Patrick Varin dirige la carrière de Rafi, est-ce que cela a compté pour toi ?

Patrick est un de nos aînés. C’est le maestro ; c’est une référence pour nous. Pour moi. Evidemment cela a compté dans ce choix comme ça le fut lors du choix précédent puisqu’il avait été prévu lors de la novillada que nous n’avons pas pu donner.

-Côté bétail vous donnez une chance supplémentaire à un éleveur qui est proche de Riscle, Jean Louis Darré avec la venue du Camino de Santiago.

-Je tiens à préciser que l’an dernier, pour la première corrida, lors de l’élaboration du projet,  Jean Louis a été le premier à se manifester avec Alain Bonijol, qui sera la cuadra de Riscle, à nous tendre la main et à nous dire : « si vous avez besoin de nous  on est là ! ». La corrida de Jean Louis a été plus que très correcte. Superbement présentée. Elle a donné un jeu très très digne en piste. Le Tendido pour le remercier ne voyait pas une autre solution que de répéter Jean Louis ; de le faire revenir dans un élan de remerciements mais surtout de reconnaissance. C’est donc plus que légitime que Jean Louis à travers son fer Camino de Santiago soit à Riscle de nouveau. Il se l’est gagné en piste, il se l’est gagné par sa générosité, sa disponibilité. Il a un nouveau sang rafraîchi qui donne satisfaction. Je pèse mes mots il aurait été indélicat, indécent de ne pas le réinviter.

-Comment situer tes rapports avec le Tendido Risclois ?

-Pour moi, c’est une histoire d’hommes. Moi je ne fais que collaborer avec le Tendido c’est eux qui choisissent et qui décident. J’ai mis mon aficion et ma légitimité au service du Tendido Risclois, aujourd’hui c’est comme ça peut-être que demain je serais ailleurs… peut-être pas… Aujourd’hui c’est Riscle et je suis à 200% avec Riscle.

Itw Pierre Vidal

Solo de Gines Marin : Un triomphe bien préparé.

Coso de Cuatro Caminos de Santander

Mardi 26 juillet 2022

Gines Marin  , Corail et or.

Six élevages distincts :Domingo Hernandez, Jandilla, Pallares, J P Domecq,Banuelos, El Parralejo.

Au lendemain de la soirée exagérément triomphale d’hier s’imaginer que sous la houlette de Curro Vasquez , celle de ce jour avec Gines, Marin comme seul espada allait faillirnous ne sommes pas assez naïfs pour cela.

Tout était donc huilé , calculé, mesuré, l’ordre des toros, la dimension des cornes, les brindis ou pas, le final au public dont on sut très vite que ce serait l’apothéose, démarrage en première sans pousser les rapports, légère et progressive accélération en deuxième et t troisième, en quatrième, une erreur du puntillero fit sauter l’obtention de la deuxième oreille, mais finalement le bon élève , très bon élève qu’ est Gines Marin, reconnaissons-le, a pu dérouler jusqu’à l’ultime opposant, un Parralejo idéal, franc comme l’or .. Enfin tout était parfait, tranquille, aisé, presque aussi chic que la Rolls Royce  qui déposa le jeune maestro aux portes de l’arène.

Il est des moments trop solennisés qui frisent la faute de goût quand on n’est ni Jose Tomas, ni Morante, ni Juli, ni même Sergio Flores, et surtout pas Roca Rey à qui reviennent ‘de jure’ les initiales de la Rolls Royce, is not it ?

Voilà, on s’est ennuyé du premier au troisième toro, un peu moins ensuite, on a su voir les qualités et recours techniques indéniables du jeune maestro, cela ne suffit pas à en faire une figura.

Au total 6 rencontres avec le cheval, rien de renversant !

Ou était passée l’ émotion si consubstantielle de la corrida ?

Poids entre 470et 610 kgs

Aimables de tête.

Fait notable, le toro de Domecq est allé à mas et a sans doute été le plus « transmetteur » des six de ce soir.

Ginés Marin tue très bien, c’est une qualité primordiale chez un matador !

Résultat : Ovation au tiers, Oreille, Oreille, Oreille après avis, Salut au tiers, Deux Oreilles.

Jean François Nevière.

« Luisito », après Orthez: « Solal progresse de jour en jour »

Ludovic Lelong « Luisito » est un personnage atypique dans le monde des toros. Originaire de Cherbourg, il a fait une carrière remarquée comme novillero avant de prendre l’alternative à Bayonne le 16 août 1997 avec “Madriguero” de Los Bayones, parrain Enrique Ponce, témoin Rivera Ordóñez. Il se retire l’année suivante et s’installe à Sanlucar de Barameda « La Mecque des toreros ». Là il gère successivement la carrière de deux inconnus qui deviendront célèbres : Pablo Aguado puis Emilio de Justo et enfin il aide Thomas Dufau. Il a choisi désormais de « coacher » le jeune Solal Calmet, « Solalito », qui est s’installé lui aussi à Sanlucar de Barameda et qui bénéficie de ses conseils lors de ses entrainements au fameux « Coso del Pino » .  

C’est à l’issue du récent succès du jeune nîmois à Orthez, deux oreilles d’un toro de Miura, qu’il nous a donné ses premières impressions sur son nouvel élève qui va toréer cet été à Beaucaire, Parentis, Soustons, Saint Gilles, Villaseca de la Sagra, Brocas_les-Forges notamment.

Luisito : « Solal progresse de jour en jour : c’est une évidence !  Il a fait un grand pas à Boujan. Il en fait un nouveau ce matin à Orthez face à une bonne novillada de Miura. C’est une évidence : il a une carrière à faire. On le voit au jour le jour dans notre relation. Je suis arrivé tard dans sa vie, dans sa carrière. Plusieurs novilladas étaient déjà faites quand je me suis décidé à m’occuper de lui. Il va rentrer dans des novilladas en Espagne. Il a gagné la cape d’or. Il a tout l’avenir devant lui.

-On l’a vu aujourd’hui très ferme face à un encierro de Miura. Lui vois-tu une carrière dans ce type de novilladas ?

-Son objectif c’est de devenir bon torero. On va travailler dans cette direction. On travaille déjà beaucoup ; tous les jours. Comme je l’ai fait avec les autres toreros dont je me suis occupé, j’essaie de donner les bonnes valeurs de la tauromachie et de faire avec chaque personnalité. Il fera le chemin qu’il devra faire…

 -Quel type d’espoirs mets-tu en lui ?

Je crois qu’il est « capable ». Je l’ai vu au campo toréer comme les meilleurs. C’est comme les vins il faut leur laisser le temps de se faire. Pour l’instant Solal sort à peine de l’œuf. Il a encore très peu de novilladas à son actif. On va lui laisser faire du chemin avant de juger.

-L’alternative ?

-C’est encore tôt pour y penser mais je crois qu’en fin de l’année prochaine cela pourrait être quelque chose de bien.

Itw. Pierre Vidal

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