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Dans les ruedos ce samedi

Valdilecha (Madrid). Novillos de Aurelio Hernando (1,2 y 3) ET Zacarías Moreno (4,5 y 6)

Luis Pasero, silence après avis et silence;

Mario Arruza, vuelta al ruedo après avis et vuelta al ruedo après deux avis;
Adrián Centenera, silence et oreille après avis.

Talavera de la Reina.  Toros de Alcurrucén

José María Manzanares, ovation et silence;

Juan Ortega, silence et silence;

Tomás Rufo, oreille et oreille.

Cordoue. Toros de Los Espartales y Román Sorando et novillos de El Parralejo

Diego Ventura, oreille et ovation;

Morante de la Puebla, ovation et ovation;

Manuel Román, oreille et ovation.

Santisteban del Puerto. Toros de Sancho Dávila 5º indulté

Daniel Luque, oreille et deux oreilles; 

Emilio de Justo, oreille et deux oreilles et la queue symboliques;

Pablo Aguado, oreille et oreille.

Castellar de Santiago.

Novillos de Núñez de Tarifa (2º bis)

Aarón Infantes, oreille et oreille;

Cristian González, ovation et deux oreilles;

Alejandro Quesada, oreille et deux oreilles.

Nîmes : Talavante triomphe pour le retour de Ponce

Arène de Nîmes. Beau temps. Plein sauf les places en amphithéâtre. Les taureaux de Juan Pedro Domecq n’ont pas aidé Enrique Ponce et c’est Alejandro Talavante qui triomphe avec le meilleur toro de l’après midi. Les autres taureaux sont faibles avec un manque de caste.

ENRIQUE PONCEsilence après avis et une oreille avec deux tours de piste.

ALEJANDRO TALAVANTEsilence et deux oreilles.

DAVID GALVÁN, qui confirmait son alternative : ovation après avis et une oreille après avis.

Le 1er taureau pour la confirmation de David Galvan est faible. Faena à mi hauteur avec à la fin des génuflexions : un clin d’oeil à Enrique Ponce. Après 2 tentatives ratées à la mise à mort, la 3em est la bonne et il vient saluer le public. Belle sortie du 6em toro qui défonce les planches. Deux largas et de belles véroniques. On y croit…surtout que le Picador est applaudi. Malheureusement le toro va “a menos”. Une prestation esthétique de Galvan plein de bonnes intentions qui termine passe après passe et met une bonne épée en place : 1 oreille.

Le second toro, 1er de Ponce, est encore plus faible et on ne va rien voir. Une entière sur le côté de Enrique Ponce pour terminer. Son second toro ne va pas lui permettre de triompher pour sa despedida à Nîmes. Il brinde son toro à sa compagne. A force d’insister et avec sa technique légendaire il finit sa faena avec trois séries remarquables. Une épée entière basse. L’oreille est demandée fortement par le public et le président suit. Il réalise deux tours de pistes très émouvants.

Talavante à son premier toro réalise une belle entame à la cape. Il commence la faena à genou mais son toro est faible et il ne peut réaliser grand chose. Il rate complètement la mise à mort. Son second toro…No ay malo quinto…est le meilleur toro de l’après midi. Talavante est plein d’envie et il réalise une faena variée et riche sur les deux bords. Un grand coup d’épée d’effet rapide et le président lui donne deux oreilles. Le toro est applaudi.

Galerie photo de Bruno Lasnier

Madrid : projection de Tomás Rufo

Par Antonio Arévalo


Madrid, 16 mai. «Lleno de no hay billetes ». 5 toros de Victoriano del Rio et un de Cortés, sorti en premier et protesté par une partie du public pour son trapio. Les cinq autres à la présentation inégale, combatifs au cheval, le plus complet le troisième et dans une moindre mesure le second. Intéressant aussi le quatrième.


Sébastien Castella silence et avis et salut après pétition minoritaire.


José Mari Manzanares salut après pétition et silence.


Tomás Rufo oreille et silence.


Importante prestation de Tomás Rufo qui a justifié amplement sa présence dans ce cartel des figuras si attendu. On l’a vu serein, déterminé et avec une excellente conception du toreo. Son premier toro de Victoriano fut le meilleur de la course et il le comprit à la muleta dès le début de la faena. Bien placé, administrant les passes avec du goût, il fut cependant accroché de manière spectaculaire après un changement de main.

Torero de race, il est revenu devant l’animal pour lui faire endosser de superbes naturelles, acclamées par le public. Faena vécue avec intensité sur les gradins et malgré une demie estocade, il coupa une oreille de poids.

Son second, le dernier de la corrida, excessivement grand et haut, ne s’employa pas au cheval et chargeait avec âpreté aux leurres. Une nouvelle fois, la détermination, le sitio du torero de Tolède lui permirent d’initier avec des statuaires d’un engagement total la faena. Mais le toro déclina petit à petit malgré la volonté du matador. Un torero à suivre, à voir, dont il faut aussi souligner un énorme courage qui va sans
doute lui permettre de se hisser au plus haut. Enhorabuena !

Bonne après-midi également de Manzanares, surtout à son premier, toro de Victoriano aux charges courtes à la cape et qui se révéla à la muleta. On l’a vu toréer avec « empaque », surtout de la main droite. Difficile de le faire avec la gauche, car à ce moment là de l’après-midi il faisait beaucoup de vent. Il a manqué à sa faena une série supplémentaire qui aurait donné plus d’envergure à sa prestation. Malgré une demie épée, bien placée, il y eut une pétition.

Bon début de muleta également au cinquième, avec du « señorío », cette prestance naturelle qu’il porte en lui, mais le toro n’alla plus loin.

Castella n’eut pas de chance avec son premier, protesté dès sa sortie, et vite vide de charges. Le quatrième fut plus collaborateur, surtout parce qu’on fit très attention à lui et qu’il ne fut pratiquement pas piqué. Début vibrant de faena, très imaginatif, porté par l’inspiration mais le toro, malgré sa noblesse, manquait de fond et ne tarda pas à protester à la fin des passes. Sébastien lui administra des séries courtes et s’engagea sur ces terrains de proximité qu’il affectionne. Il y eut une pétition minoritaire après une bonne estocade.

Signalons également la qualité des cuadrillas qui s’illustrèrent aussi bien à la pique
qu’aux banderilles en cette journée mondiale de la Tauromachie où il y eut également une minute de silence à l’issue du paseo en hommage à Joselito « El Gallo », décédé le 16 mai 1920 aux arènes de Talavera.

Enrique Ponce nous parle de son retour

Bel interview du maestro à déguster.

Vamos à ver..Le premier jour de la despedida c est demain à Nîmes. Avec Alejandro Talavante et David Galvan. Toros de Juan Pedro Domecq.

Bonne chance.

Madrid: « L’ennui naquit un jour de l’uniformité “

Les arènes de LAS VENTAS combles.

Plus un billet à vendre.

Les toros el PARRALEJO étaient attendus après le triomphe de Miguel Angel PERRERA à Séville et l’indulto de Jalaperras à Las Rozas en Mars.

C’était également jour de confirmation d’Alternative pour Alejandro Fermin auquel la chance semble avoir peu souri,  il a plus de trente ans.

Miguel Angel Perrera : Vert olive et or

Paco Ureña : Tout en or

Alejandro Fermin : Bleu et or

Toros de El Parralejo : Tous 5 ans , entre 550 et 628 Kilos. Tous très bien présentés, remarquablement armés.

FINI et Vicente Herrera de la cuadrilla de M.A. PERRERA ont salué après les banderilles du quatrième.

On ne peut vous imposer la lecture de ce qu’il advint ce soir à LAS VENTAS. Le voir était ennuyeux, le lire serait insupportable.

Ce que nous pourrons signaler est la « cérémonie «  bâclée pour l’alternative d’Alejandro Fermin.

On peut croire que chacun avait d’autres soucis et portait en lui d’autres espoirs. Six magnifiques bichos à combattre après les sorties vibrantes de leurs congénères à Séville.

On ne pourra rien reprocher à personne, aucun des six toros ne répondit aux attentes des 22500 spectateurs et encore moins aux trois acteurs.

Miguel Angel PERRERA entama ses deux faenas avec volonté et le style qu’on lui connait, on retiendra ce début de faena « de rodillas » très technique et spectaculaire, une série somptueuse par naturelles et puis deux toros qui s’arrêtent obstinément.

On trouva la même volonté chez Paco UREÑA.dès qu’il baissa la main le toro se désagrégea ne laissant aucune option.

Alejandro Fermin au trac dut ajouter toutes les difficultés techniques dues au manque d’engagement de ses deux adversaires.

Pratiquement toutes les épées furent « basses ».

Six silences et toujours la même dizaine de siffleurs.

« L’ennui naquit un jour de l’uniformité «  (Antoine Houdar de la Motte )

Charles FIGINI

Des Montealto décevants et Samuel Navalon interessant pour la novillada piquée de Las Ventas

Troisieme novillada piquée de la San Isidro 2024 pour Diego Bastos et Samuel Navalon que nous avons vu régulièrement dans les arènes en France et Nek romero que nous avons vu lors des Fallas 2024.

Président D IGNACIO SANJUAN RODRIGUEZ

Diego Bastos : Silence et silence

Nek Romero : silence et avis / salut au tiers

Samuel Navalon : vuelta / deux avis et silence

Le lot de la Ganaderia Montealto est sérieux en trapio avec des des comportements décevants. Le troisième et le cinquième auraient permis de couper des oreilles.

Diego Bastos engage quelques séries à la cape pas très appuyées. Lors du quite  avec Nek romero Diego bastos exécute de belle façon deux gaonera.

Sous le vent le novillero exécute des statuaires.Les premières séries à droite agréables sous les encouragements du public Le novillo ayant réellement une charge plus courte. Il se fait désarmer sur la première naturelle sur le fait qu’il n’allonge pas son bras pour finir le point d’interrogation. Il recommence sur des derechazos sans profondeur ni inspiration poétique dans la construction. L’engagement à l’épée est intense, mais elle contraire et légèrement caida.

Le quatrieme novillo est assez fuyard et brusque dans sa charge. Il a un manque de caste. Avec douceur, le novillero entame ses véroniques. La faena s’ouvre par des doblones. Il finit par une trinchera, ses premières liaisons à droite sont sans conviction. Les naturelles sont propres, mais sans émotions. Il finit sa faena par des manoletinas et récolte quelques applaudissements.

Nek romero

Le comportement du second novillo est à peine mieux. Le novillo embiste plus que le précédent dans la cape de Nek Romero. Le public apprécie les genoux flexions du novillero. Le toro freine dans le peto et donne des coups de tête à défaut de pousser davantage. Le vent se renforce Nek commence par des doblones et reste le long des planches. Le public attentif apprécie les premières derechazo. Le novillo est plus compliqué sur les naturelles De nouveau à droite le toro ne répond pas aussi bien aux multiples sollicitations qu’au début de la faena. La faena va menos.  Pinchazo puis un quart d’épée avant que l’avis ne tombe et l’utilisation efficace du descabello.

Le cinquième novillo avec un piton gauche pas droit. Le novillero l’accueille par des rodillas. Au cheval le novillo charge correctement sans pousser. Sur le quite Samuel Navalon realise de jolies chicuelinas. Joli tiers de banderilles avec le banderillero Víctor del Pozo qui est applaudi chaleureusement. La faena commence prêt des planches et avec domination sur le novillo. Il n’insiste pas sur les naturelles. La lidia va à mas. L’entrée à matar est totale. L’épée est bien placée. Le novillero semble s’être blessé lors de l’engagement alors que le toro tombe rapidement. Le toro est applaudi à l’arrastre.

Samuel Navalon

Le troisième novillo embiste bien dans les véroniques de Samuel Navalon. Le novillero est plus sérieux à la cape que lors du quite sur le précédent toro. Plein centre le novillero attaque à genoux la faena. Ses premiers derechazos manquent de douceur, mais il y a de la profondeur. Malgré le vent? les naturelles sont agréables et le public le fait savoir. La charge courte du toro n’empêche pas Samuel Navalon d’exprimer de l’alégria dans ses dernières liaisons à droite. Il finit sa faena à mas avec des bernadinas avant de placer le toro pour le tuer. L’épée est tracera . Le novillo s’effondre assez rapidement. La pétition est forte, mais le président résiste. Il subit une bronca du public.

Sur le dernier novillo Samuel Navalon est déterminé a couper l’oreille. Il accueille le toro à puerta Gayola de façon limpia. Le castano embiste bien à droite comme à gauche. Le toro rentre violemment dans le cheval sans forcément pousser fort. La seconde charge est identique. Il sort tout seul du cheval. Il commence la faena par des statuaires. A peine au dela des lignes, la première série à droite est bien et la suivante est à mas. Le novillo ne répond plus à la sollicitation sur les naturelles. Le public applaudit la volonté du novillero. C’est sur un pinchazo, deux avis et trois tentatives que se conclut cette novillada.

Resena E.M

Beaucaire 1er concours mondial de cuadrilla

Le casino municipal affichait, en ce vendredi 10 mai, une affluence digne des grands jours. Dès l’annonce de la feria de 2 desafios d’encaste, il y avait un engouement particulier pour cet événement. Cette soirée nous l’a confirmé.

Après les sorteos exécutés par les maestros BOUIX, BOURRET et MECA nous avons reçu le Prix Jean Louis FOURQUET de la meilleure novillada en France en 2023.

Clément HARGOUS et Jean Luc COUTURIER étaient présent.

Il manquait bien évidement Fabrice TORRITO retenu pour l’embarquement de la corrida del MOLAR le lendemain. Ses relations avec la ville de Beaucaire sont de longues dates

Un grand merci à la ville pour la mise à disposition du Casino, la présence du Maire, aux maestros, aux aficionados et à tous les présents d’avoir fait le déplacement. a noter les débuts en piquée de Clément Hargous le torero du Pont de la Maye qui voit sa persévérance récompensée et la présence de l’excellent banderillero Julien Breton “Merenciano” a l’aficion tremenda ainsi que que celle d’ “El Chino”.

Rendez vous les 27 et 28 Juillet 2024

Location a partir du 1 er Juillet au

07 67 60 89 12

MARISCAL RUIZ HEROIQUE VAINQUEUR DES NOVILLADAS D’ANDALOUSIE



Mariscal Ruiz a dominé de la tête et des épaules la finale des novilladas piquées d’Andalousie dans le superbe cadre de la Real Maestranza de Cabaleria de Séville. La place sévillane était pleine au deux tiers malgré la retransmission télévisée et en soi cela est déjà un bon succès.

Six novillos de Firmin Bohorquez dont la présentation aurait fait pâlir plusieurs plazas pour leurs courses de toros, très inégaux de jeu et de caractère pour :

El Mella petite ovation après avis et silence après avis
Xavier Zulueta silence et silence après avis
Mariscal Ruiz une oreille et forte ovation saluée

El Mella touche un premier novillo qui se révélera particulièrement soso tout au long de la lidia. Une soseria qui s’accompagnera d’une certaine faiblesse et jamais le jeune torero malgré ses efforts ne parviendra à élever le débat. La faena est souvent accrochée et désordonnée laissant toutefois quelques bons détails. Un avis sonnera entre une entière tendue et en arrière et deux tentatives de descabellos avant que le toro ne s’agenouille seul.


A son second le jeune extremeño tentera tout : de la série de largas et faroles à genoux devant la porte des torils qui font se lever le public jusque à une entame de faena assis sur l’estribo. Mais les choses en restèrent là. Certes le novillo était un peu compliqué et demandait de l’attention et de la fermeté ce qui a le plus manqué. La faena a été à menos le novillo finissant par se décomposer totalement dans un combat désordonné de la part des deux protagonistes. La mise à mort fut laborieuse.


Xavier Zulueta est à domicile, fils et frère des alguazils de la Real Maestranza , il brindera le premier à sa sœur qui officie en callejon. Ce geste fraternel sera le mieux avec ce premier qui se muera bien vite en la statue du commandeur parfaitement intoréable. Zulueta laissera cependant quelques beaux détails dans sa manière très sévillane. L’estocade est sans discutions mais ne suffit pas à réveiller le public.


A son second Zulueta laissera quelques belles véroniques bien templées. Bien mal servi par le sortéo, le sévillan hérite d’un animal qui proteste systématiquement en sortie de passes et manque totalement de caste. Son travail est méritoire et démontre une belle élégance mais le novillo refuse de se livrer et comme de plus la mise à mort est compliquée cela finira dans le silence.


Mariscal Ruiz est le plus jeune des trois et certainement le plus chanceux puisqu’il héritera en premier lieu du meilleur novillo de la soirée. L’animal a du moteur et de la caste et se montrera rapidement un excellent collaborateur. Cet autre sévillan est aussi un bon banderillero et il se chargera avec art et réussite du second tiers à ses deux opposants. Le novillo qui a du rythme s’accordera très vite à celui que lui impose Mariscal qui torée de face avec fermeté et temple. L’accord est parfait et la faena s’élève pour culminer dans la suerte suprême parfaitement exécutée. L’oreille est plus que méritée.

A son second Mariscal Ruiz passant en dernier sait qu’il a gagné mais le jeune homme a son orgueil et c’est à la porte du toril qu’il ira chercher son adversaire. L’animal est nettement moins commode que le précédent. Qu’à cela ne tienne, après avoir brindé à ses compagnons de cartel, Mariscal s’attelle à la tâche dans son style très vertical et templé. Finissant par soumettre le novillo à droite, il passe à gauche et là aussi impose sa loi et sa vitesse à l’animal. En sortie de passe de poitrine il est violemment pris par le novillo qui l’a vu, heureusement sans mal, et il revient pantalon vaguement rafistolé. Mariscal Ruiz aurait pu en rester là, le novillo était avisé et il aurait pu le tuer et personne ne lui en aurait voulu, mais non il reprend un combat héroïque jusqu’à se faire prendre à nouveau en sortie de sa troisième manoletina finale dans une série particulièrement exposée. La voltereta est spectaculaire mais sans trop de dommages. La mise à mort se fera en deux temps et le privera d’un nouveau trophée mais pas de l’ovation vibrante de Séville et bien sûr du gain sans discutions du concours.

Jean Dupin

Important triomphe de De Justo à Valladolid

Plaza de toros de Valladolid. Lleno. Toros de Garcigrande (6º bis) et Domingo Hernández (1º).

MORANTE DE LA PUEBLA, silence et oreille. 

EMILIO DE JUSTO, oreille et deux vueltas al ruedo et deux oreilles. 

Andrés ROCA REY, ovation et ovation.

  

Plaza de toros de Yecla, Murcie. Mano a mano. Toros de Adolfo Martín, sixième vuelta al ruedo.

RAFAELILLO, oreille, silence et ovation

ANTONIO PUERTA, oreille, vuelta al ruedo et deux oreilles

Madrid: “No hay quinto malo”

Héros du jour: BASTONITO, Nº 35, DE BALTASAR IBÁN

Plaza de toros de Las Ventas, Madrid. Troisième de la Feria de San Isidro 2024. Deux tiers de plaza.

Toros de Baltasar Ibán,

ERNESTO JAVIER ‘CALITA’silence après avis et silence.

FRANCISCO DE MANUEL, silence après avis et oavtion après deux avis.

ÁLVARO ALARCÓN, silence et silence. 

A l’issue du paseo on a gardé une minute de silence à la mémoire du matador palentino Pedro Giraldo

Les banderilleros Juan Carlos Rey et Javier Sánchez Araujo ont salué au second. 

Le picador Juan Francisco Peña a été ovationné à l’issue du tiers de piques du 5ème toro.

Dure corrida de Baltasar Iban, décevante par son jeu dangereux, développant ce peligro sordo qui ne passa pas aux tendidos agités hier de pulsions contradictoires et parfois vulgaires. Un ensemble avec lequel une terna inexpérimentée ne put briller. Bastonito, toro complet, sorti en cinquième, releva la tarde, la sauvant d’un désastre annoncé. No hay quinto malo… comme dit le proverbe taurin.

Protestés dès leur sortie –les deux premiers surtout- les Baltasar Iban étaient pourtant bien dans le type de leur origine contreras, encaste minoritaire qu’une bonne partie des contestataires prétend défendre par ailleurs. En réalité inégal, l’ensemble ne manquait pas de sérieux, bien armé et astifino, de poids varié –c’est peut-être ce qui lui fut reproché. Médiocres à la pique dans l’ensemble, partant de loin certes mais sans s’employer réellement, les Baltasar n’ont jamais rompu par la suite. Le cinquième, brillante exception du jour aurait pu faire une vuelta. Le sixième a fait illusion mais n’a pas duré. Le lot de Calita a été le moins accommodant : le quatrième immobile dès de début du tiers de banderilles.

Calita un des cadors des plazas du Nouveau Monde, bien connu en Espagne aussi, a démontré dans ces circonstances particulièrement amères son officio, sa capacité à mener une lidia efficace et sobre. En ce sens il montre une autre face de la tauromachie du Nouveau Monde dont on vante l’entrega et l’originalité mais qui se manifeste aussi par ses capacités techniques. Deux épées habiles lui ont permis de se débarrasser de ses adversaires. Les toreros mexicains méritent mieux que l’ingratitude de ces deux dernières après-midi venteñas. Reste une cartouche pour Fonseca.

Dur de se mettre à la hauteur d’un grand toro ! Sans être mal non plus, Francisco de Manuel ne put profiter des superbes charges et de l’humiliation constante de Bastonito cinquième de la corrida. Il le débuta à genoux le toro venant avec un bon tranco des planches vers le centre et lui donna dans un premier temps, avec justesse, de la distance. Il construisit par la suite un trasteo banal, sans jamais ralentir la charge vigoureuse ni s’accoupler réellement avec le burraco. Toréant un tantinet sur le voyage il ne connecta pas avec les tendidos. C’est le toro qui donnait l’émotion. Une épée tendida et deux descabellos. Le madrilène avait créé l’illusion lors de son premier passage en débutant avec profondeur, genou en terre. L’inanité du Baltasar l’obligea à en rabattre et l’affaire tourna court.

Vert Alvaro Alarcon trop inexpérimenté pour ce genre de confrontation. Il ne sut que faire d’un lot désagréable et périlleux dont il se débarrassa dignement mais sans gloire. Il est vrai que c’était sa première corrida de la saison ; la seconde pour de Manuel. Pas vraiment un cadeau.     

Pierre Vidal

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