Catégorie : divers Page 2 sur 5

Béziers s’engage


La Fédération des Clubs Taurins du Biterrois (FCTB) et Esprit du Sud34 appellent les aficionados et leurs amis à se rassembler devant la sous-préfecture de Béziers le samedi 19 novembre à 11h. Prendront la parole, le président de la FCTB Bernard Mula, Patrice Sifflet pour Esprit du Sud, Marie-Françoise Rouzier pour le Musée taurin de Béziers, Tomas Cerqueira torero et directeur de l’école taurine Béziers- Méditerranée, Olivier Margé ganadero et empresa des arènes biterroises. Une motion pour la liberté culturelle sera lue et ensuite remise au sous-préfet.

Des rassemblements identiques se tiendront au même moment devant les préfectures et sous-préfectures des départements taurins.

La motion commune à tous ces rassemblements a pour objet d’interpeller le gouvernement et la représentation nationale sur le danger de la PPL Caron d’interdiction des corridas, laquelle serait une abolition de la liberté culturelle et une atteinte intolérable au droit à la différenciation des collectivités territoriales et à leur identité.

Mont de Marsan pour la défense des libertés et la diversité des expressions culturelles

Aux côtés des communes adhérentes à l’Union des Villes Taurines de France, Mont de Marsan se mobilise pour la défense des cultures locales. Lors du Conseil municipal du 3 novembre, une motion en faveur des libertés et de la diversité des expressions culturelles a été adoptée à l’unanimité moins 3 abstentions.

Par ce vote, les élus municipaux ont souhaité condamner la proposition de loi Caron qui porte atteinte à la liberté culturelle, à la liberté et à l’économie des territoires ainsi qu’au mode de vie de leurs populations, au mépris de l’importance environnementale et écologique de l’élevage extensif du taureau en matière de préservation d’écosystèmes fragiles et de la biodiversité.

« Nous demandons au Gouvernement de protéger les nombreuses cultures et filières menacées par l’antispécisme radical dont le porte-parole à l’Assemblée Nationale est le député Caron qui, après la corrida, souhaite interdire toute forme d’interaction avec l’animal, telles que l’élevage, la chasse, la pêche, la consommation de viande, l’équitation, les animaux de compagnie en ville, les autres tauromachies… » a indiqué Charles Dayot, maire de Mont de Marsan.

La Ville appelle ainsi la représentation nationale à rejeter cette proposition de loi porteuse d’une idéologie anti humaniste, discriminatoire, d’effacement des cultures populaires et de déconstruction des institutions.

Deuxième enquête contre “l’abolition”

Sondage “Le Point” résultat de ce jeudi

La Question

Faut-il interdire la corrida ?

Oui

43,9%

4094 réponses

Non

56,1%

5241 réponses

https://www.lepoint.fr/sondages-oui-non/

Une analyse sérieuse (enfin!)

« Hors-la-loi de la république du vivant »

Tout à l’excitation de la plausible présentation de son projet de loi visant à l’interdiction de la corrida, bizarrement soutenu par bon nombre de ses collègues de LFI, Aymeric Caron se lance même à des affirmations hasardeuses bien susceptibles de lui revenir à la figure. Ainsi déclarait-il à la presse en septembre dernier : « On ne peut pas être de Gauche et soutenir la corrida ».

Au delà de la prétention à définir l’« être de Gauche », qu’évidemment il incarnerait, son propos dénote une profonde ignorance des relations historiques entre la gauche et la tauromachie qui va bien au-delà des frontières.

Pour rester dans le cadre français et dans l’histoire récente, on lui rappellera seulement que l’Union des Villes Taurines de France fut créée en 1966 à l’initiative de M.M. Jourdan, maire de Nîmes, et Privat, maire d’Arles. Le premier était…communiste, et le second…socialiste. Etaient réunis autour d’eux pour l’occasion des dizaines de maires de toutes obédiences et origines du Sud de la France.

On ne citera, pour en terminer avec l’affirmation eronnée du néo-député, que les maires de villes importantes comme Emile Claparède, de Béziers, socialiste, Charles Lamarque, de Mont de Marsan, socialiste, Roger Roucaute, d’Alès, communiste, Michel Sageloly, de Céret, socialiste, ou Marcel Cornille, maire d’Istres, socialiste lui aussi. L’U.V.T.F. reste de nos jours l’entité représentative en matière de tauromachie dans la grande majorité des arènes françaises.

Non contents d’être traîtres à leur famille politique ces élus qui viennent d’être cités, et tous ceux qui ne l’ont pas été mais qui auraient aussi mérité de l’être, seraient donc d’infâmes personnages, des « spectateurs frustrés qui peuvent jouir du spectacle du sang et de la mise à mort » pour reprendre quelques mots choisis du sieur Caron. Qui d’ailleurs, pour rester dans le domaine du camouflage politique dont il semble connaître un rayon, ne manque sans doute pas d’expliquer aux députés, dont il fait assidûment le siège pour arracher leur soutien, que la défense des animaux n’est que la première étape d’un « progrès civilisationnel majeur » (1) dont le véganisme est la face légaliste et l’antispécisme le but final.

Sans entrer dans un débat philosophique le plus souvent dévoyé, on peut, pour s’éclairer sur les enjeux poursuivis derrière le masque du sort des « personnes non humaines » (pour utiliser leur terminologie), se tourner vers la lecture d’un végano-sceptique éclairé en la personne d’Etienne Rault. Au travers de son « Regard d’un éleveur sur l’utopie végane » (Ed. Du Dauphin- 2017), on y découvre qu’à les suivre, « l’homme devient un hors-la-loi de la république du vivant. »

Une bonne raison de plus de dire « OUI à la corrida ».

(1): Expression de Daniel Olivier dans les « Cahiers spécistes ».

Rodolfo ARIAS, le 07/11/2022

#ouiàlacorrida

COMMUNIQUÉ A TOUS LES AFICIONADOS

À l’initiative de nombreux aficionados soutenus par l’UVTF, l’ONCT, ESPRIT DU SUD, la FSTF, l’UCTF et les fédérations ou coordinations locales ou départementales de clubs taurins, le 19 novembre une motion en faveur de la liberté culturelle sera remise simultanément dans une dizaine de préfectures et sous-préfectures des départements taurins.

Cette motion a pour objet d’interpeller le gouvernement et la représentation nationale sur le danger de la PPL Caron d’interdiction des corridas, laquelle serait en fait une abolition de la liberté culturelle et une atteinte intolérable au droit à la différenciation des collectivités territoriales et à leur identité.

Les aficionados souhaitant participer à cette action peuvent se rapprocher des clubs taurins des villes concernées ou de leurs soutiens : l’UVTF, l’ONCT, Esprit du Sud, l’UCTF et la FSTF.

Communiqué de la Fstf

David Habib: “Vous n’êtes qu’un hypocrite M. Aymeric Caron”

Réaction du député PS du Béarn David Habib sur twitter à la lecture de la seconde mouture du projet d’Aymeric Caron:

Vous n’êtes qu’un hypocrite Monsieur “@CaronAymericoff. Vous avez retiré de la 2ème version de votre PPL l’interdiction des combats de coqs à la demande expresse de vos collègues LFI du Nord ! C’est vrai, vous n’êtes pas dans la posture mais dans l’imposture !”

Voilà une position courageuse du député béarnais David Habib qui a toujours été déterminé et très clair. Il sera un de nos meilleurs alliés dans cette dernière ligne droite.

Les jeunes taurins dans le JDD: “La tauromachie promeut des valeurs essentielles”

100 jeunes de villes et villages de tradition taurine, de l’Union Jeunesse Taurine Française, Union des Jeunes de Provence et du Languedoc et Collectif « Touche pas à mes passions », s’opposent à la proposition de loi d’Aymeric Caron qui vise à interdire les courses de taureaux et appellent les députés à voter contre, au nom de la défense des traditions. 

Voici leur tribune : « Nous, jeunesse taurine du Sud de la France,

Attachés aux valeurs de la République Française de Liberté, d’Égalité et de Fraternité, prenons la plume aujourd’hui pour faire part de notre colère après l’annonce faite par Monsieur Aymeric Caron, de vouloir déposer une proposition de loi visant à interdire les courses de taureaux.

Nous, jeunesse issue de 100 villes et villages de tradition taurine, nous élevons contre ces attaques qui vont à l’encontre même des principes de notre République Française. Nous réclamons le droit à l’enracinement et à la préservation de nos identités régionales. Contre l’État centralisateur, contre la suppression des cultures locales, contre la standardisation et la globalisation des modes de vie, et pour la préservation des exceptions culturelles !

Filles et fils de territoires de culture taurine, nous avons grandi autour du culte millénaire du taureau. Nos arrières grands-parents, nos grands-parents et nos parents nous ont transmis ces valeurs. Nous y avons puisé l’amour profond pour nos régions, nos terroirs, nos paysages et nos coutumes. Notre culture n’est pas le fait de quelques arriérés moribonds, elle est vivace, dynamique, portée par des jeunes qui vivent pleinement dans leur temps et sont conscients des enjeux écologiques de l’époque. Nous n’avons pas de leçons à recevoir en matière de respect de nos écosystèmes et de nos taureaux de la part d’hommes politiques urbains, élus d’arrondissements parisiens ou de régions qui ne connaissent rien à nos modes de vie et à nos traditions. 

Chez nous, le taureau, quel qu’il soit, est Roi. Il vit libre et meurt en combattant. Nous lui refusons une mort anonyme, clinique et mécanisée. Nous lui offrons de mourir comme il a vécu : en combattant. Le seul moyen pour l’homme de mettre à mort cet animal sacré, c’est de mettre sa propre vie en danger.

Chez nous, le taureau, quel qu’il soit, est Roi. Il vit libre et meurt en combattant

Nous pouvons concevoir que cela échappe totalement à une société hors-sol, qui veut cacher la mort et ne connaît plus rien des animaux non-domestiques.

Qu’elle souhaite en revanche interdire tout ce qui ne lui ressemble pas et aplanir le réel pour effacer toute différence culturelle, nous ne nous y résoudrons pas.

Le taureau permet dans le Sud de la France de préserver des écosystèmes rares. Il est le garant de l’équilibre environnemental de nos territoires.

À l’heure où notre planète s’embrase et où l’urbanisation à outrance menace dangereusement la ruralité, la tauromachie a un rôle majeur tant sur la préservation de la biodiversité que sur le respect animal. Pour un taureau, c’est 2 à 3 hectares de terres sanctuarisées. Interdire les courses de taureaux, c’est éliminer une race millénaire et avec elle, les milliers d’hectares (plus de 30 000 en France préservés par le mode d’élevage extensif nécessaire à nos taureaux). 

Enfin, chez nous, l’économie du taureau est indispensable à la santé économique de nos territoires. Elle fait vivre nos agriculteurs, nos jeunes, nos cafetiers, nos restaurateurs et hôteliers. Elle représente des milliers d’emplois et près de 100 millions d’euros de retombées sur les territoires taurins du Sud de la France.

Qu’il soit landais, camarguais ou de combat, c’est cette culture centenaire qui continue de rassembler en masse des millions de passionnés dans nos villes et villages (2,5 millions par an).

Nous ne sommes pas des barbares à civiliser ! La société française évolue, avec dans cette évolution, l’avènement d’une intolérance chronique aux différences culturelles, ethniques ou religieuses. Monsieur Aymeric Caron qui souhaite déposer cette proposition de loi, avec la complicité d’associations animalistes plusieurs fois condamnées pour leur activisme irresponsable, fait partie de ces gens nourris à l’intolérance. Il souhaite universaliser son mode de vie, ses options morales, ses convictions personnelles. Nous le répétons avec force : les jeunesses du sud ne se laisseront pas dicter leurs nouvelles mœurs par ces ayatollah de l’animalisme.

La tauromachie est vecteur d’intégration rassemblant la population sans distinction d’origines géographiques, sociales et de générations

Les traditions taurines dans le Sud de la France sont légales, constitutionnelles et constituent une part immense de nos identités régionales, du Sud Est au Sud Ouest.

Dans un sondage réalisé par l’IFOP pour Sud Radio en juin dernier, les habitants des villes taurines ont plébiscité la corrida. L’enquête menée auprès de la population des communes disposant d’une arène de première catégorie, soit Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont-de-Marsan, Nîmes et Vic-Fezensac, est nette. 78% des habitants considèrent que la corrida fait partie de leur patrimoine culturel, 72% que les corridas ont toute leur place dans leurs fêtes, 71% sont opposés à toute mesure d’interdiction. Aymeric Caron, né à Boulogne-sur-Mer, si loin du sable de la première arène, est donc prêt à amputer des millions d’habitants du Sud de la France de leur identité, au nom d’une idéologie déconnectée de la réalité.

La tauromachie promeut des valeurs essentielles, comme la solidarité, le lien intergénérationnel, l’enracinement, la défense d’écosystèmes exceptionnels ou encore l’abnégation, dont notre société à tant besoin. Dans une France qui perd ses repères, et tend à se plonger dans un individualisme mortifère, vouloir mettre fin aux traditions taurines fédératrices de millions de passionnés dans le Sud de la France est inacceptable. La tauromachie est vecteur d’intégration rassemblant la population sans distinction d’origines géographiques, sociales et de générations.

Pour nous, tolérer cette nouvelle attaque à l’encontre de la corrida aujourd’hui, c’est laisser la porte ouverte demain à la remise en question des traditions camarguaises et landaises. Et nous savons bien que les animalistes ne s’arrêteront pas à la corrida. Les tauromachies, toutes les tauromachies, forgent l’identité de nos territoires.

Nous, 100 jeunes de villes et villages de traditions taurine, réaffirmons notre fierté d’appartenir à une si belle et riche culture, dans toute sa diversité. Nous ne vous demandons pas de nous aimer, mais simplement de nous laisser le droit d’exister tels que nous sommes sommes : avec nos différences et notre identité propre. Nous appelons ainsi les députés de tous bords, qu’ils soient à gauche de l’hémicycle, au centre, ou à droite, à se mobiliser pour la défense de nos libertés régionales, des libertés individuelles, de nos traditions et de notre histoire. »

Image

© 2022 Corridasi - Tous droits réservés