Auteur : Pierre Vidal Page 2 sur 783

NIMES, SAMEDI, par Paul Hermé torofiesta.com

Sortie a hombros de Sébastien Castella et de Miguel Ángel Perera qui a indulté « Cazadotes », toro de Garcigrande…

Beau temps, arènes pratiquement pleines. Quatre Garcigrande (1, 3, 4 et 6), les deux autres de Domingo Hernández, même maison. Le troisième a eu les honneurs de la vuelta et le sixième a été indulté.

sc14h

Sébastien Castella (oreille puis deux oreilles) se distingua au capote avant deux rencontres, poussée la première et fort brève la suivante. Plus tard, le Biterrois exécuta un trasteo varié sur les deux bords auquel il manqua toutefois un peu plus de punch de la part de son opposant. Entière. Le quatrième eut bien du mal à se fixer et à s’intéresser aux sollicitations du péonage. Après deux rencontres puis un bon second tercio, Sébastien brinda à l’assemblée une faena  débutée par trois cambios pieds joints réalisés sur la bouche d’arrosage. Il afficha ensuite une réelle volonté de donner la distance en le citant de très loin,  alignant les séries avec une certaine harmonie avant de placer une entière tombée qui fit tomber deux mouchoirs, le second protestée par une partie des étagères.

manz14h

Manzanares (oreille et silence) prit d’abord un client qui mesura les planches dès sa sortie, puis capoteo adapté à la situation. Première rencontre appuyée suivie d’une autre qui vit le bicho sortir du matelas avec le palo sur le dos. Bonne entame de faena avant que les choses ne se diluent à cause des conditions limitées d’un client sans grande classe. Entière a recibir qui compta pas mal dans l’attribution d’un trophée. Peu chanceux au sorteo, l’Alicantino prit ensuite un quinto malo qui lui laissa peu d’options, l’épée résultant fatale avec quatre pinchazos avant entière.

map14h

Miguel Ángel Perera (oreille puis deux oreilles symboliques), venu remplacer Andrés Roca Rey, a vécu une grande tarde. Deux rencontres sans grande histoire, puis quite par chicuelinas de Sébastien suivi d’une réplique par gaoneras de Perera, une competencia saluée par le conclave. Début de faena dans un pouce de terrain, puis exposition du répertoire, notamment par derechazos d’école, la suite sur le même ton, y compris lors du passage sur l’autre rive. Trois quarts tombée. Le public poussa pour la seconde oreille et tomba alors du palco un mouchoir… bleu !

nim14d

Le sixième allait faire grimper la température de quelques degrés. Après deux piques cuidées puis des banderilles applaudies, Perera brinda aux gradins une faena allant crescendo, l’Extremeño alignant les séries avec aisance, temple, poder et maestría lors d’un brillant trasteo encore plus relevé du côté droit. On sentit alors qu’il allait se passer quelque chose quand depuis les gradins son labeur provoqua un mouvement de plus en plus bruyant pour solliciter la grâce de l’animal finalement accordée. Comme le plus souvent, cette décision provoquera certainement quelque polémique, mais force est de constater qu’une large majorité l’a chaleureusement fêtée lorsque Perera a promené deux oreilles symboliques, alors que sa performance face à « Cazadotes » aurait bien mérité les « máximos trofeos », compte tenu de son implication dans cette affaire…

garc14h

Matin. Gros tiers d’arène. Six novillos de San Sebastián (Vangelisti père et fils) bien présentés, nobles mais justes de forces la plupart. Un sobrero venu remplacer le 2 qui se cassa un sabot.

rafi14h

El Rafi (saluts et vuelta) ouvrit la séance avec un premier adversaire préservé deux fois au cheval, avant de banderiller lui-même, ce qui lui valut une ovation avant de brinder au public une faena agréable au cours de laquelle il lui fut toutefois difficile d’imprimer du rythme malgré sa visible volonté de bien faire. Et comme une atravesada est venue ensuite rabaisser la note, l’affaire se solda par un salut. Recevant au passage des palmas d’encouragement, le Nîmois alla ensuite recevoir son second a portagayola, Piqué en deux fois, la deuxième pour la forme, le tercio a été agrémenté par un bon quite avant un brindis au fils de Christian Nimeño suivi de deux cambios puis derechazos templés. La suite par redondos, Rafi donnant la distance pour tracer quelques mouvements harmonieux précédant un salut à la musique, puis hélas une nouvelle atravesada malvenue suivie de deux descabellos.

fp14h

Fernando Plaza (silence et saluts) se fit applaudir au capote, rematant son intervention par larga cordobesa avant deux piqûrettes avec le cheval. Le Madrilène brinda ensuite au conclave une faena qui allait tourner court, l’utrero se cassant un sabot et devant être descabellé par Fernando qui en compensation se vit offrir un sobrero par le ganadero. Avec ce remplaçant que Plaza fit peu piquer en deux fois avant de brinder à l’assistance, la faena débuta par rodillazos décidés, histoire d’afficher sa détermination. Mais les choses eurent ensuite du mal à prendre leur envol, faute d’une transmission qui resta limitée de par les conditions de son opposant. Entière au troisième envoi. Au cinquième, le piquero a été mis en difficulté sur un premier puyazo, avant un second en mode homéopathique. On vit alors un banderillero, qui n’était autre que son père, frôler par deux fois la correctionnelle. Début de faena par statuaires puis s’égrenèrent des séries énergiques jusqu’aux bernardinas serrées avant entière puis descabello.

sol14h

Solalito (oreille et palmitas) débutait dans la catégorie. Bonne réception par véroniques avant deux piques, la deuxième moins appuyée, puis quite de Rafi. Solal se chargea lui-même du second tiers et récolta une belle ovation, notamment pour une troisième paire au violon. Brindis à l’assemblée puis début aux planches, la suite à mi-hauteur pour ne pas trop obliger son adversaire qui lui permit toutefois d’exécuter une faena appliquée, templée et variée, rematée par luquecinas avant de placer une lame de côté. Bons capotazos de réception administrées à un ultime qui poussa sur le premier assaut avant de sortir seul du second. Quite par lopecinas de Rafi puis bonne réplique par farols de Solal, qui invita ensuite Rafi à partager les banderilles. Saluts des deux. Brindis au respectable puis, assis à l’estribo, Solal s’engagea ensuite dans un affrontement qui ne lui permit pas de doubler la mise, faute d’allant de la part d’un opposant qui ne l’aida guère. Trois quarts.

Voir les vidéos de Toril TV concernant la novillada matinale en cliquant ICI et pour la corrida de la tarde avec indulto à la clé en cliquant  …

Nîmes, Tarde inégale relevée par un « Luque Super Star » !!!

Nouveau succès de Daniel Luque Photo R. Costedoat

Beau temps, demi-arène environ. Six toros de Robert Margé bien présentés, aux armures aiguisées, inégaux de forces et de comportement. Le quinto a été changé par un sobrero d’El Torero pour déficit subit de motricité.

rm13c

Aux corrales, les toros de Robert Margé avaient fière allure et on espérait vraiment que leur ramage ressemble fortement à leur plumage. La vérité oblige à écrire que ce ne fut pas hélas le cas pour tous et que l’on n’a pas totalement retrouvé chez plusieurs d’entre eux ce qui avait contribué au succès de cette ganadería cet été à Béziers, notamment avec « Atlas » et « Eôs » qui avaient eu les honneurs de la vuelta al ruedo…

cd13h

Curro Díaz (saluts aux deux) a démarré la séance avec un toro abanto qui lorgnait davantage vers les planches que vers son capote. Long à fixer les deux fois, il prit deux piques sans grande histoire pour plus tard s’employer notamment à tribord, le Linarense se ployant sur les doblones avant d’exécuter plusieurs redondos relâchés avec le temple qui allait avec, ce qui provoqua logiquement la musique. Après un passage gaucher, Curro est revenu sur son aile de prédilection avant une conclusion par demi-lame. Le quatrième ne mit pas longtemps pour afficher sa mansedumbre, la faena débutant avec décision et entrega, Curro réalisant notamment un changement de mains d’école. Par la suite, il distilla plusieurs séquences droitières très allurées, jusqu’à plusieurs alertes qui hachèrent quelque peu une lidia méritoire, bien qu’inégale. Entière tendida puis descabello.

dl13h

Daniel Luque (oreille et oreille) est reparti visiblement déçu alors qu’il aurait pu prétendre à une sortie a hombros par la porte des cuadrillas. Geste de déception comme de pundonor face aux aléas d’une course au cours de laquelle il se vit privé de celui qui s’avérait sans conteste comme le toro de la tarde, à savoir le quinto. Mais quand ça veut pas, ça veut pas, et ce superbe exemplaire des Monteilles dut être puntillé en piste pour afficher de sérieux problèmes de motricité, alors qu’il paraissait devoir étaler à la muleta un comportement de premier ordre… Auparavant, à son premier, Luque avait obtenu une oreille des plus méritées pour avoir débuté par capotazos suaves avant deux piques sans style, la seconde carrément loupée. Après un bon quite par chicuelinas d’Adame puis un second  tercio médiocre suivi d’un brindis à Raphael Chaubet, Daniel soigna le geste lors d’échanges ambidextres ajustés, supérieurs à bâbord. Final rapproché par dosantinas, puis devinez quoi ? Evidemment des luquecinas, car rien ne vaut la version originale ! Quasi entière. Sortit ensuite un quinto qui fit belle impression, avec lequel Luque exprima son aisance au capote. Le tercio de piques a remué ensuite les étagères sur un premier puyazo qui a vu le cheval soulevé, mais rétabli grâce à la dextérité du piquero qui a bien contenu l’assaut, avant un second qui a provoqué une sortie en musique pour le varilarguero. Plus tard, à la surprise générale, alors que la faena avait débuté, le toro étala des problèmes de motricité qui ont provoqué la sortie d’un mouchoir vert, Luque s’en débarrassant avant que ne sorte un sobrero d’El Torero piqué en deux fois sans mériter la mention. S’ensuivirent de la part du maestro de Gerena plusieurs séries marquées par un esthétisme cinq étoiles, le tout exécuté… en douceur et profondeur ! A nouveau, final rapproché par circulaires inversées puis luquecinas et alors que l’on s’attendait à un coup de canon qui aurait libéré certainement deux esgourdes, Daniel pincha à deux reprises avant de placer une entière, la note se résumant logiquement à une seule récompense que d’aucuns ont pu trouver un poil généreuse, mais qui soulignait un quart d’heure exemplaire sur le plan artistique face à un bicho qui malgré son manque de transmission, venait d’être inventé par un maestro traversant un excellent moment. Je le pense, je le dis, au risque d’être contredit. La corrida est aussi affaire de ressenti, de cœur comme de tripes, une façon de voir les choses à laquelle j’adhère totalement…

lda13h

Luis David Adame (saluts et silence) était venu remplacer David Galván, démarrant avec un splendide burraco qui allait confirmer sa mansedumbre au cheval, envoyant violemment bouler le piquero de puerta avant que le titulaire ne mette le compte à un bicho qui ne tarda pas ensuite de semer la pagaille au second tercio. Avec la flanelle, l’Aztèque fit preuve de décision lors d’un trasteo qui le vit toutefois contraint à résoudre des difficultés avec abnégation, mais avec plus ou moins de facilité. Entière tombée. Il reçut l’ultime par larga suivie de bons capotazos puis deux piques, la première rectifiée. Luis David brinda à l’assistance une faena à laquelle il manqua manifestement forces, chispa et transmission malgré les efforts du cadet des Adame. Débâcle aux aciers n’arrangeant rien.

Texte et photos Paul Hermé torofiesta.com

Guadalajara

Guadalajara, vendredi. Feria de La Antigua.

Toros de Luis Terrón pour rejones (1º et 4º); et de Miranda y Moreno. 

Diego Ventura, palmas et deux oreilles; 

Enrique Ponce, palmas et silence; 

Sebastián Castella, vuelta al ruedo et silence; 

Ángel Téllez, silence et silence.

Salamanque

Salamanque. Feria de la Virgen de la Vega. 3/4 d’arène.

Toros de Montalvo

Image

Diego Urdiales, oreille et ovation et saluts après pétition; 

Ginés Marín, pitos y silence après avis;

 Pablo Aguado, ovation et saluts et silence.

Valladolid

Valladolid, . Feria de la Virgen de San Lorenzo. 1/2 arène

Toros de Hnos. García Jiménez (1º), Olga Jiménez (2º, 3º, 4º ET 5º), et de Peña de Francia (6º). 

El Fandi, ovation et saluts et oreille;

Image

 Miguel Ángel Perera, oreille et ovation et saluts;

 Emilio de Justo, oreille et saluts. .

El Hoyo de Pinares

Belle campagne de promotion de la féria d’Otoño

Très belle campagne de publicité pour la féria de Otoño de Las Ventas. Elle a été réalisée par le photographe espagnol Joserra Lozano qui a photographié les 12 matadors et les 3 novilleros qui sont programmés. Retour au noir et blanc et sur la gravité des visages, on pourrait dire même leur dureté. Ce qui dramatise de manière générale la fiesta elle-même. Nous sommes ici devant des combattants, des guerriers. Techniquement l’artiste a retrouvé la manière de faire des photographes de la fin du XIXème siècle et c’est très beau.

Un exemple réussi particulièrement: le portait inattendu de Juan Leal.

Salamanque, oreille pour López-Chaves

Salamanque. Feria de la Virgen de la Vega. 1/2 arène.

Toros de Adelaida Rodríguez.

 Domingo López-Chaves, oreille et palmas; 

Damián Castaño, ovation et plamas;

Alejandro Marcos, ovation et palmas après avis.

Valladolid

Valladolid, jeudi. Plus de 3/4.

Image
Grande entrée à Valladolid

Toros de Domingo Hernández (1º et 3º) et Garcigrande. Bien présentés et de bon jeu. 

Enrique Ponce, ovation et saluts aux deux; 

El Juli, oreille et ovation et saluts

 José María Manzanares, ovation et saluts et oreille. 

Trujillo et Blázquez ont salué au sixième.

JUAN BAUTISTA, 20 ANS D’ALTERNATIVE – ARLES

A l’occasion des 20 ans d’alternative de Juan Bautista, la peña éponyme organise dans les salles de l’Espace Saint Césaire d’Arles une conférence en présence de Juan Bautista et animée par les journalistes Julie Zaoui de La Provence et Patrick Louis de La Dépêche.

…………………………………………………

Afin de conclure l’exposition Juan Bautista, 20 ans d’alternative – Arles qui a connu une forte affluence, la peña éponyme, en partenariat avec la Ville d’Arles, organise ce mercredi 11 septembre 2019 à 19h00 dans les salles de l’Espace Saint Césaire, situé Impasse des Mourgues à Arles, à l’endroit même où l’exposition a été présentée, une conférence qui retracera la carrière du Matador de Toros d’Arles et qui reviendra sur les moments forts qui ont marqué sa trajectoire.

Animée par les journalistes Julie Zaoui de La Provence et Patrick Louis de La Dépêche, cette conférence sera l’occasion de revenir également sur l’exceptionnelle Corrida Goyesque 2019, sur la rencontre entre le toro Ingenioso de Vegahermosa et Juan Bautista, vingtième toro gracié en vingt ans de carrière et sur l’alternative, reçu dans les Arènes d’Arles un 11 septembre 1999…     

Page 2 sur 783

© 2019 Corridasi - Tous droits réservés