Auteur : Pierre Vidal Page 2 sur 861

Toros y Arte change de dates

AMIS AFICIONADOS

La Peña Jeune Aficion communique le changement de date de sa traditionnelle semaine taurine « Toros Y Arte » et ce en raison des conditions météorologiques adverses subies ces dix dernières années… Malgré cela aucune des novilladas annoncées le 11 Novembre n’a été annulée (par respect pour les aficionados).

Dorénavant « Toros Y Arte » aura lieu fin Septembre début Octobre.et cette année 2020 du Samedi 26 Septembre au Dimanche 4 Octobre; jour de la novillada..

Bien entendu tout cela sous réserve d un retour à une vie sociale normalisée.

En attendant cada uno a su sitio!!

Nîmes, la féria compromise selon le maire

Selon la Gazette de Nîmes : « En accord avec l’organisateur Culturespaces, Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, confirme le report des Grands jeux romains du 23 au 25 octobre. Et annonce qu’il en sera probablement de même pour la Feria de Pentecôte, reportée de mai à septembre ».

https://www.lagazettedenimes.fr/live/5e870d109d78280038dc8c3b/video-apres-les-grands-jeux-romains-la-feria-sera-probablement-reportee

France Bleue, « Coronavirus : Landes, Pays Basque, Béarn…un été sans corridas !

Très bon papier de France Bleu, un vrai travail d’investigation. Bravo! Avec au bout un résultat (hélas!) probablement très réaliste.

PV

https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/coronavirus-landes-pays-basque-bearn-un-ete-sans-corridas-1585762910?fbclid=IwAR3yFfGYu2Kdi2Fsn0htGAEYtbCP2_0xumsobyyqYLdfYdBrb5rdQTuFWc4

Vendredi 3 avril 2020 à 8:42 – Mis à jour le vendredi 3 avril 2020 à 9:09 – Par Valérie MosnierPierre-Albert BlainFrance Bleu GascogneFrance Bleu Pays BasqueFrance Bleu BéarnDépartement Landes, France

« Le sud-ouest, et plus généralement la France taurine, privés de corridas cet été, voire toute cette saison…C’est possible. C’est même envisagé par les principaux acteurs. En pleine période de confinement, Garlin le 5 avril, Arles, Aignan, Mugron, les rendez-vous de Pâques, sont annulés ou reportés.

Photo d'archives
Photo d’archives © Radio France – Pierre-Albert Blain

Les dates à suivre Aire, Bougue et la feria de Vic, fin mai, sont également suspendues. Mais au-delà des programmations immédiates c’est bien toute la temporada, Mont-de-Marsan, Dax et Bayonne comprises, qui est très sérieusement menacée.  

Peu de monde pour croire à une possible reprise. 

Alain Lartigue, l’homme d‘affaires qui intervient pour les arènes de Bayonne, Vic-Fezensac, Mont-de-Marsan, Arles et plusieurs plazas des Landes, est catégorique : « Il sera impossible d’organiser la saison. Au regard de la casse sociale et psychologique que l’on peut imaginer qui va  découler de cette épidémie. » Son fils spirituel Jean-Baptiste Jalabert avec lequel l’ex-bâtonnier bayonnais est associé à Arles, comme dans la préfecture des Landes, s’est finalement rangé à l’avis de son aîné après avoir essayé d’être optimiste. 

Même son de cloche chez Pascal Lavigne de la commission taurine dacquoise : « La levée du confinement sera progressive. Lente, sur possiblement plusieurs semaines voire plusieurs mois.  Et rien ne permet de dire quand, nous n‘avons aucune visibilité ». Le dacquois qui dit aussi « Le devoir de décence obligatoire au cœur de la pandémie. Il sera temps un jour de parler de tout cela. » Et Alain Lartigue d’ajouter : « Comment imaginer réunir en juillet, en août ou même en septembre des milliers de personnes venues des quatre coins de France et de l’étranger ? Des gens qui auront connu l’angoisse et pour certains la maladie ou la perte d’un proche. » 

Christophe Andiné ne dit pas autre chose. Le président de la commission taurine montoise avoue « ne pas avoir la tête aux toros en ce moment ». Tous soulignent aussi que la frontière espagnole fermée durablement, il est très difficilement imaginable d’envisager organiser une saison, même au cœur de l’été.

En Espagne plus rien n’existe que la lutte contre la pandémie

D’ailleurs, la San Isidro de Madrid, le plus grand événement taurin au monde qui devait débuter mi-mai pour un mois est à l’arrêt. La San Fermin de Pampelune début juillet, manifestation qui attire des aficionados du monde entier par dizaines, par centaines de milliers, est reportée. 

L’Espagne confinée, la frontière fermée, le marché taurin interrompu, la conséquence pour la France taurine est donc sinistrement simple : la fin de toute activité, l’absence de perspectives. Personne en Espagne n’ose parier sur la sortie de crise. 

Chez Pedraza de Yeltes, à Salamanque, élevage qui devait livrer corridas à Vic, Mont-de-Marsan et Dax, on est très pessimiste. Les préoccupations sont tout autre. Idem pour Rafael Cruz. L’éleveur de Ciudad Rodrigo qui avait course à Dax cet été n’est pas dans l’optique de parler de toros, confiné qu’il est avec toute sa famille, en relative quiétude dans sa propriété castillane, où, dit-il, il jouit d’une situation exceptionnellement favorable « comparé à tant d’autres gens sur terre ».

Toute la tauromachie espagnole est sidérée, tétanisée, ajoute Rafael Finat, propriétaire au sud de Tolède de la ganaderia de Conde de Mayalde. Le matador Alberto Lamelas s’entraîne dans son salon après avoir poussé les meubles de son petit appartement de Madrid. Domingo Lopez Chavez qui était programmé dans toutes les ferias de la région s’occupe de ses enfants et angoisse pour la terre entière. Le banderillero vedette Rafael Gonzales rappelle son inquiétude qu’il avait confiée lors de sa dernière venue en France, le 1er mars à l’occasion du festival taurin de Mont-de-Marsan. 

Alors, des toros en France cet été ?… Il faudrait pour ce faire la fin du confinement espagnol, la réouverture de la frontière et la capacité à organiser dans des conditions qui seraient de toute façon très particulières. Quant à faire éventuellement avec du bétail français, dans l’hypothèse d’une fin de pandémie chez nous, la France ne dispose pas de vingt lots de toros à proposer. Et avec quels toreros si les professionnels espagnols, matadors, banderilleros, picadors sont toujours confinés ?

Impossible temporada ?

La réalité des faits donc vient contrarier les espérances et rêves de certains. Plus qu’un été sans ferias il semble bien donc que l’on s’oriente en effet vers une saison sans corrida. Alain Bonijol, principal fournisseur de chevaux de picadors en France (il sert notamment Vic-Fezensac, Mont-de-Marsan et Dax) est fataliste : « Cela ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. La temporada est fichue. »

Le Nîmois, installé dans le Gers, vit sa deuxième année de galère après que son élevage ait été frappé par une infection sérieuse l’an dernier, laquelle a bien failli le laisser sur la paille. De fait, il n’est pas besoin d’être visionnaire pour imaginer qu’il sera très probablement impossible d’organiser une saison. Même au cœur de l’été. 

Thomas Dufau, le matador landais, continue de s’entraîner, sans trop y croire. Dans son village du Bas-Armagnac le Gascon toréé des cornus invisibles dans la solitude des grands pins. 

« Chaque jour qui passe nous éloigne d’une perspective de reprise », ajoute Pascal Lavigne de la commission taurine dacquoise. Le manque de visibilité quant à la fin du confinement, l’obligatoire levée très progressive de ce dernier, renvoie les acteurs de la tauromachie du sud-ouest à la réalité. La frontière avec l’Espagne fermée durablement, le pays voisin dans une situation épidémique terrible, comment imaginer une issue heureuse et relativement proche pour les aficionados et les professionnels ? 

Les Vicois qui avaient un temps reprogrammé leur feria de Pentecôte au 11,12 et 13 juillet, admettent désormais que leur optimisme a pris du plomb dans l’aile. Et Serge Villetorte, organisateur de la feria de Parentis-en-Born, qui a lieu chaque année au début du mois d’août, de conclure : « La priorité et l’urgence sont ailleurs. On ne peut pas ignorer ce qu’il est en train de se passer et faire comme si tout allait renter dans l’ordre en quelques jours. »

En Espagne, la Semaine Sainte qui devait débuter lundi et qui est l’un des temps essentiels du calendrier espagnol, aura cette année, assurément, un goût de cendres.  

Valérie Mosnier

Valérie MosnierFrance Bleu Gascogne

Pierre-Albert Blain

Pierre-Albert BlainFrance Bleu Gascogne

Arles, remboursements

Durant cette période de confinement nous souhaitons apporter quelques informations au sujet du remboursement des places de la Feria de Pâques.

La poste d’Arles ne fonctionne que 3 jours par semaine et les personnes de notre équipe sont confinées à leur domicile. Cependant, pour avancer sur les remboursements, une personne se rend à la poste et au bureau des arènes pour effectuer les remboursements chaque semaine. Il est impératif pour nous d’avoir le formulaire de remboursement ainsi que les billets.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • Envoyer le formulaire par mail à contact@arenes-arles.com ou par la poste si elle fonctionne chez vous.
    Pour les personnes ayant des ebillets (billets à imprimer), seul le formulaire est nécessaire.
  • Si nous n’avez pas reçu vos billets, ne vous inquiétez pas. Dès que vous les recevrez, merci de nous les renvoyer. En attendant vous pouvez envoyer le formulaire seul par mail en précisant que les billets sont en attente de réception.
  • Si les billets sont au bureau de location, seul le formulaire suffit également par mail mais merci de préciser sur le courrier que les billets sont au bureau.

Nous faisons notre maximum pour vous rembourser au plus vite, mais les conditions actuelles ne nous permettent pas toujours de vous répondre rapidement.  Ne vous inquiétez pas les remboursements seront faits, il n’y a pas de date limite.

Merci de votre compréhension.

Officiel: L’annonce des cartels de la feria de la Madeleine 2020 reportée

Après l’annulation pour cause de confinement de la journée Madeleine J-100 du 4 avril qui comportait la présentation en public des cartels et de l’affiche, la Ville de Mont de Marsan a aussi décidé de reporter l’annonce même desdits cartels ainsi que le dévoilement de l’affiche 2020. La date de ce report sera décidée ultérieurement au regard de l’évolution de la crise sanitaire.
Le paiement en trois fois pour l’abonnement aussi reportéLa date butoir pour pouvoir payer son abonnement en trois fois était le 10 avril.
Afin de maintenir cette offre de paiement pour les abonnés, les dates des 3 prélèvements seront également reportées et déterminées en fonction de l’évolution de la crise.Néanmoins, au vu des premières annonces faites par la Commission Taurine en termes de toros et de toreros (à retrouver sur fetesmadeleine.fr), vous pouvez d’ores et déjà vous abonner aux spectacles taurins des Fêtes de la Madeleine par téléphone ou par mail… si ce n’est déjà fait !
Permanence de la Régie des fêtes
Une permanence téléphonique (05 58 75 39 08) et par mail (regiedesfetes@montdemarsan.fr) est disponible tous les jours du lundi au vendredi de 9h à 12h.

Organisation ­Madeleine
­R­égie des fêtes
Ville de Mont de Marsan
05 58 75 39 08­
­madeleine@montdemarsan.fr
­regiefetes.montdemarsan.fr

Festival de Samadet, report de la soirée de remise du chèque.

La soirée de remise du chèque recueilli lors de l’édition 2019 du Grand Festival Taurin au profit du service de pédiatrie du Centre Hospitalier de Mont de Marsan était prévue le 3 avril à Samadet. Elle est reportée à une date ultérieure en raison des problèmes sanitaires liés à l’épidémie de Covid19.

Néanmoins, les organisateurs du festival, la peña « El Violin » et le matador Marc Serrano, tiennent à faire savoir que le festival aura bien lieu cette année encore. Il aura lieu le dimanche 25 octobre prochain dans les arènes couvertes de Samadet au profit des enfants malades de l’hôpital de Mont-de-Marsan. Une randonnée pédestre ainsi qu’une capéa aux arènes seront organisées le matin. A l’issu du repas gascon se tiendra le grand festival taurin avec 6 maestros et 6 toros. Comme les années précédentes, tous les acteurs qui participeront à cette journée le feront bénévolement.

Dès maintenant retenez cette date : le 26 octobre à Samadet.

En attendant prenez soin de vous.

Amitiés aficionadas.

La peña « El Violin » et Marc Serrano. (Communiqué)

Photo: Marc Serrano lors du festival de Samadet.

Christophe Dussau: « un monde de guerriers »

Suite de notre série « lectures taurines en temps de confinement » avec cette fois un génie de la course landaise, une personnalité hors du commun: « Christophe Dussau ». Pages extraites du livre « Du sacrifice au triomphe » « Paroles des hommes de l’arène ». De Roland et Marie Costedoat (176 pages au format 32×23 cms) avec la participation de Yves Harté et André Viard et la collaboration de Pierre Vidal.

Le livre « Du Sacrifice au triomphe est en vente » auprès de son auteur costedoatroland@gmail.com au prix de 30 euros (pas de frais de port). Un bel hommage à nos amis Coursayres.

Mont-de-Marsan, présentation des fêtes reportée

Selon le journal Sud-ouest : prévue samedi 4 avril, la présentation officielle des fêtes de la Madeleine, prévues du au 22 au 26 juillet, est repoussée, en raison de la crise sanitaire et du confinement. La féria devait déjà compter sur les fers de Jandilla, Adolfo Martin, Pedraza de Yeltes, Celestino Cuadri et Alcurrucén, ainsi que sur la présence d’Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey, ainsi que l’alternative du novillero Tomás Rufo…

Saint Martin de Crau, féria reportée en octobre

La féria de Saint Martin de Crau sera reporté elle aussi. La maire de la ville, Dominique Texier, et l’empresa, Juan Bautista, ont évoqué les dates du 2 au 4 octobre prochains si la situation sanitaire le permet. On l’espère notamment pour les nombreux éleveurs et toreros sollicités.

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Philippe Caubère: « La corrida c’est la nature »

Dans notre série « lectures taurines pendant le confinement », un extrait de « Philippe Caubère joue sa vie ». Livre d’entretiens entre le grand comédien Philippe Caubère et le journaliste Michel Cardoze. Publié aux éditions Gascogne.

photo@Michèle Laurent

« Si la corrida disparaissait, cela entraînerait, on le sait bien, la disparition d’une espèce animale, l’espèce des  toros de combat, qui n’existe que pour alimenter la corrida. C’est pour cette raison aussi que cela me paraît tellement absurde, lorsqu’on est écolo, de prendre parti contre la corrida. Comme le serait celle d’être contre la chasse quand je vois comment la Société de chasse réglemente la colline autour de chez moi. Comment elle assure le maintien des espèces sauvages en régulant les effectifs de leurs populations. Un travail immense, complexe, coûteux, indispensable, que personne ne ferait sans ça.

La corrida, c’est la nature. Or c’est devenu rare, la nature.  Et ça pourrait le devenir encore plus. On voit bien combien tous les évènements organisés ici ou là cherchent de toutes leurs forces à retrouver la nature.

Avec la corrida on a une forme d’événement unique, et de performance totale : la nature, le jeu et la mort.

J’aurais assez peur, d’ailleurs, que le jour où disparaitrait la corrida, on en arrive très vite à la corrida humaine ! On y est déjà, d’ailleurs, ici ou là : je suis à peu près sûr que la plupart des producteurs, acteurs et spectateurs de la télé-réalité ou des émissions sur M6 ou France2 où l’on suit des flics en train de poursuivre des petits délinquants et de les arrêter, sont tous des anti-corridas… !

On n’éradique pas la violence, c’est une chimère ! On la cantonne, on la tient en laisse. Comme on n’éradique pas l’instinct sexuel. On doit s’en prendre à l’esclavage sexuel, mais pas au désir sexuel, ni à la sexualité. La violence est en nous, il faut être idiot ou fou pour ne pas le voir, ne pas le savoir, ne pas l’assumer. À force justement de ne pas vouloir le reconnaître, elle nous cerne. Une violence énorme qui passe aujourd’hui par la religion, par exemple. Quel paradoxe. Et quelle défaite de la pensée et du progrès humain ! Toutes ces années de combats, de guerres de libération, d’indépendance, tous ces morts, pour en retourner là, à cette barbarie archaïque…!

Moi, j’aime la corrida parce que c’est une religion païenne. Ce n’est pas une religion avec un seul dieu, ni même plusieurs. C’est une religion naturelle, simple, saine. Mais dans toute religion, il y a un sacrifice, virtuel ou réel. On ne peut pas en faire l’économie. Et ici, comme dans d’autres,  c’est un animal qu’on sacrifie. Mais encore une fois, pas n’importe lequel. Francis Wolf en parle très bien : c’est un animal  particulier qui n’existe que pour ça, qui est armé pour ça, qui est fait par la nature et par son atavisme pour ça : se battre et mourir au combat.

Je suis convaincu que ce sacrifice, cet animal là nous l’autorise, comme cette religion là nous le permet. Et qu’ils permettent à des hommes de montrer et d’ordonner autour de ce sacrifice le spectacle du courage et de la virtuosité. 

J’observe que dans tous ces pays que les socialistes nous donnent en exemple, la Suède ou la Norvège par exemple, il se passe des crimes absolument effroyables. Nous sommes, ils sont tout de même tous de la génération qui a vu les films de Bergman ! Bergman a passé sa vie à dénoncer cette société-là, à en montrer la violence interne, la pourriture même, et encore, à une époque où l’idéologie n’était pas celle, nauséabonde, qui s’y répand aujourd’hui.  Non, je ne crois pas une seconde que le summum du bonheur sur la terre soit la Suède ou la Norvège, au contraire.

Le slogan de 68, “Faites l’Amour pas la guerre”, demeure valable plus que jamais. Si on ne fait plus l’amour parce qu’on en a plus le droit, on fera la guerre. C’est forcé. Je me dis parfois qu’ils vont nous envoyer à la guerre, et qu’on ira. Parce qu’on s’habitue. Moi- même, je me dis : ah oui, c’est bien d’aller dégommer Kadhafi ou de bombarder la Syrie. Et puis après : est-ce que c’est vraiment aussi bien que ça…? N’y aurait-il pas autre chose à trouver?« 

Voici le texte de la quatrième de couverture écrit par Michel Cardoze lui-même. Elle nous dit le sens de ce livre décidé lors d’un séjour à Lima, à la sortie des arènes d’Acho:

« On assiste à un spectacle de Philippe Caubère comme à une Course de taureaux : Philippe est seul dans l Arène, il torée sa langue, son histoire, ses parents, ses rêves, le monde, le théâtre aussi, il se joue la vie, il joue sa vie, il se torée lui-même. Il est à la fois figura et taureau noble. Toujours à la charge. Philippe Caubère est d’ailleurs descendu dans l’arène avec « Recouvre-le de lumière », le livre consacré par Alain Montcouquiol à Christian, Nimeno II, à leur amour fraternel tragique, dont il a fait un spectacle. Philippe Caubère a ainsi magnifié, sublimé, son rapport ancien et contrasté avec la tauromachie . Il prolonge ici le vif dialogue que l’art du comédien entretient avec celui du torero ».

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