Auteur : Pierre Vidal Page 2 sur 730

SOLALITO A PLAISANCE


Solalito à Plaisance le 14 juillet !!!
Cela lui a été confirmé cet après-midi à l’issue de son triomphe dans les arènes de Los Barrios par un envoyé spécial de la peña « Vivement 5 Heures » , le président Pierre Caunille.

Chez Jean Louis Darré

CANTE GRANDE EN JEREZ

Morante de la Puebla. Jerez. 18.05.19 | MAURICE BERHO from Mundotoro.com on Vimeo.

La feria de Jerez s’est terminée samedi en apothéose, en « cante grande » comme on dit dans ce qui est le berceau du flamenco où la tauromachie s’inscrit dans la génétique locale. Elle avait beaucoup reculé ces dernières années, elle revient à la mode et, samedi encore, ce fut une très belle entrée : plus de ¾ d’arène. On ne s’y attendait pas. Voilà un signe encourageant comme nous le disions déjà la veille. Rien n’est écrit ; le déclin n’est pas fatal et dans cette période agitée où la corrida est prise en otage jusque dans ce qui est sa patrie, ces succès populaires et artistiques devraient faire réfléchir les politiques : la modernité ne justifie pas que les traditions soient foulées au pied ; on ne construit pas un futur solide sans respecter le passé… Il faut, par ailleurs, faire le pèlerinage de Jerez dans un esprit de tolérance, après tout, nos valeurs, nos goûts, nos visions du monde taurin ne sont pas universelles… Nous venons du pays de Descartes, ils sont de celui de Lorca…

Cela étant posé, il faut dire que la corrida de Garcigrande était discutable de présentation : de tête surtout, car il en manquait un bout … Elle ne fut néanmoins pas discutée par le public car sa mobilité, sa noblesse et sa transmission ont permis aux bons toreros de s’imposer et de montrer leur classe. C’est devant un bon toro que l’on voit le bon torero, il faut répéter cet axiome de base que l’aficionado oublie parfois.

Ainsi Paquirri est-il passé à côté de deux bons toros, le second surtout. C’était « donner de la confiture aux cochons… Rivera n’a plus rien à dire ; torero dynastique il n’a pas fait honneur à son illustre famille enganché à chaque passe, incapable de construire un trasteo potable ni même une seule série qui vaille. Il ne s’est jamais justifié, profilé de bout en bout et sa prestation devant les deux « crèmes » qu’il a touché a bien compromis son désir de retour malgré la bienveillance locale à son égard. C’est le patronyme que l’on respecte plus que l’individu, sifflé à l’occasion.

Décidé de bout en bout, Morante a justifié tout le bien qu’en pensent ses fans… et les non-croyants auront été, pour une fois, convaincus. C’est au second bicho, le plus léger de la tarde qu’il s’exprima pleinement. Comme vous le savez Jerez c’est la patrie de Paula et sans atteindre son génie, el de la Puebla a évoqué la profondeur baroque de ce toreo typiquement andalou : le temple d’abord, cette lenteur symptomatique de ce pays, mais aussi l’esthétique, la façon de toréer avec tout le corps et enfin, le plus de Morante, une originalité surprenante : des débuts assis sur l’estribo, farols inattendus, passes du desprecio, aidées par le haut enchaînées, naturelles de face et surtout d’immenses séries de naturelles le corps relaché… un cours de toreo, d’élégance. Comme il tua d’une entière, il fut primée par deux appendices et une vuelta brûlante.

Enfin, en disant du bien du Juli je sais que je vais me faire de nouveaux ennemis et pourtant, même si sa prestation au premier Garcigrande fut banale, la suivante atteint les sommets. Le madrilène devait trouver une réponse à la hauteur du précédent chef d’œuvre du « Génie de la Puebla ». On sait qu’il n’aime pas « se laisser manger la soupe sur la tête »… « Cochero » numéro 42, de 460 kilos, lui  donna l’occasion du triomphe. Toro encaste, il prit une pique en brave provoquant le seul « batacazo » de la féria. La noblesse de l’animal et sa solidité permit à Julian d’exécuter ce toreo qu’il affectionne solide, technique, exigeant beaucoup de l’animal. Ainsi ce furent dans de longs redondos dans les deux sens donnés dans un tempo exact, le toro répondant parfaitement aux cites. Folie sur les tendidos où l’on demanda majoritairement la grâce du noble « Cohero », le président résistant le plus longtemps possible envoya l’avis. Julian sentant la bonne affaire persévéra « Cochero » ne fléchissant pas dans ses charges spectaculaires, il dut céder.

Et Julian accompagna ‘Cochero’ au toril pour sa seconde vie…  

Pierre Vidal



Jerez de la Frontera (Cádiz),  Feria del Caballo. Toros de Garcigrande (1 , 2  et 6 ) et Domingo Hernández (3 , 4  et 5 ), très limites de présentation,  nobles, mansos et  manquant de race. Le sixième  noble mais juste de forces et de race a été

Rivera Ordóñez “Paquirri”, silence , silence;

Morante de la Puebla, ovation avec salut , deux oreilles; 

El Juli, un avis et une oreille , deux oreilles et rabo symboliques. Entrée: Trois quarts



https://vimeo.com/mundotorotv

Marc Serrano blessé

Marc Serrano a été blessé ce lundi par cornada lors d’un tentadero à la ganadería de Raso de Portillo. Il a été transporté à l’Hospital Universitario Río Hortega de Valladolid. Les nouvelles que nous a fait parvenir le diestro lui-même sont encourageantes. Il garde moral et la blessure ne serait pas trop grave bien que nous n’en sachions pas plus.

Fuerza Marc !

Miuras en Carcassonne

Sur le facebook de Maxime Solera

Maxime Solera con los Miura en Carcassonne

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1 de septiembre de 2019

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Miura

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Carlos Aranda, Maxime Solera y Carlos Olsina

JUAN BAUTISTA, HOMMAGE À MADRID

JUAN BAUTISTA, HOMMAGE À MADRID

Lundi 20 mai 2019, l’Union des Abonnés de Madrid rendra hommage au matador français lors d’un acte de reconnaissance auquel prendront part des entités taurines d’Espagne et de France et notamment l’Ambassade de France.  

Juan Bautista recevra un hommage dans les Arènes de Las Ventas de Madrid lundi 20 mai à 12h30. L’Union des Abonnés de Madrid rendra hommage au torero et à l’empresa français à l’occasion de la célébration de ses vingt ans d’alternative et après avoir mis un terme à sa carrière de matador de toros au mois de septembre dernier.  

Lors de cet hommage, des professionnels liés à la carrière de Juan Bautista participeront à une table ronde en présence du torero et qui sera animée par Federico Arnás, directeur de l’émission Tendido Cero de Radio Televisión Española.  

Cette réception, ouverte au plus grand public, se déroulera dans la salle Antonio Bienvenida des Arènes de Las Ventas à laquelle des entités taurines espagnoles et françaises avec notamment l’Ambassade de France en Espagne ont confirmé leur présence.  

Juan Bautista – qui a ouvert à trois reprises la Puerta Grande de Las Ventas – toréra qu’une seule corrida de toros en 2019 afin de célébrer ses vingt ans d’alternative, le samedi 7 septembre 2019, pour ce qui sera le grand événement de l’année en France, à savoir la traditionnelle Corrida Goyesque d’Arles. A cette occasion, il se mesurera en mano a mano avec Roca Rey en affrontant des toros issus d’élevages différents.

GRAVE ACCIDENT D’ANTONIO FERRERA

On vient de l’apprendre ce mardi après-midi par l’intermédiaire du quotidien « El Mundo », Antonio Ferrera serait tombé d’un pont très élevé sur le rio Gudania entre minuit et une heure du matin cette nuit.
https://www.elmundo.es/cultura/toros/2019/05/14/5cdab4c5fc6c83780b8b4823.html Il a été sauvé par les pompiers de Bdajoz et ses jours ne semblent pas en danger bien que l’on note une grave crise d’anxiété et d’hypothermie. Le torero extremeño se trouve à l’hôpital de Badajoz. On parle « d’accident » pour le moment. Ferrera qui s’est produit deux fois à Séville est attendu trois fois à Las Ventas pour la San Isidro.

Le feuilleton Madrilène

Ainsi débute le grand marathon taurin madrilène : celui qui fait et défait les carrières, que l’on prépare avec soins, qui fixe toutes les attentions, qui sera déterminant pour l’avenir de chacun de ses acteurs mais aussi pour l’ensemble de la tauromachie. Les Français y seront bien représentés et on leur souhaite bonne chance bien que nous ne sachions pas, à l’heure où nous écrivons ces lignes quel sera le résultat de la prestation de Thomas Dufau, qui joue ce soir, une partie décisive pour son avenir ; comme le sera celle de Juan Leal ; Sébastien Castella et Léa Vicens n’ayant plus rien à prouver. Sébastien néanmoins est un torero de Madrid et nous verrons si le public difficile de la capitale lui garde son affection. Séville, et cette corrida de Miura, sur laquelle il comptait tant, n’eut pas le résultat que le Bitterois, afincado désormais sur les bords du Guadalquivir, avait espéré.

Séville fut un bon cru sur le plan commercial avec de nombreux llenos, comme sur le plan artistique avec ce triomphe exceptionnel de Pablo Aguado, ce sursaut de Morante, une puerta grande du Juli contestable (mais bon…), une bonne corrida de Fuente Ymbro et une intéressante de Victorino Martin pour pointer les faits les plus saillants. Mais aussi une incompréhension injuste face au jeune Roca Rey qui s’est joué la vie dans l’indifférence et une inattention pueblerina. Séville sera toujours Séville, chauvine, légère, enjouée et la qualité de son aficion ne va pas en s’améliorant. On notera tout de même un effort dans la présentation du bétail et des cartels rématés qui ont attiré le public malgré des prix prohibitifs (c’est la crise toujours en Andalousie…).

La San Isidro intervient dans un contexte politique complexe en Espagne avec trois élections successives. La première a été un large succès pour le PSOE. La seconde, les élections européennes, devrait confirmer cette réussite. Pour ce qui concerne les municipales qui suivront, les résultats sont plus incertains et les arrangements locaux primeront. La tauromachie est devenue l’otage des politiciens. Pacma le parti animaliste a réuni près de 350 000 voix et autour de 20 000 en Andalousie ; d’un autre côté Podemos qui nous est foncièrement hostile a dégringolé et le PSOE ne songe plus à une alliance avec eux. Le pire est donc évité…

Mais quelle stupidité de la part de Morante ou autre Paquirri de s’être affichés derrière l’extrême-droite : « Vox » ne faisant pas la percée attendue. Morante n’est plus de la Puebla qui a donné son vote très largement à la gauche. Le « milieu taurin », pour une bonne part a soutenu la droite populaire et le PP s’est effondré perdant près de la moitié de ses sièges. Il y eut des déclarations intempestives pour soutenir les « populares » et Ciudadanos autre vainqueur de ces élections ne s’est pas montré chaleureux à notre égard.

Ainsi les deux partis qui se sont affichés pro-corrida se sont effondrés. Cela donne à penser sur la clairvoyance politique des taurins…  Heureusement, Victorino Martin qui est désormais le porte-parole de la tauromachie « tras los montes » a eu une position prudente, restant sur la réserve. C’est la sagesse : en effet la corrida n’appartient à personne et même si Pedro Sanchez (le président PSOE) a déclaré ouvertement son hostilité à notre égard, il y a de nombreux aficionados à gauche en Espagne et notamment des hiérarques socialistes ; citons pour mémoire Alfonso Guerra.

Souhaitons que cette San Isidro, menée habilement par Simon Casas, soit bien l’événement attendu. La réponse commerciale semble d’ors et déjà excellente comme elle le fut à Séville et comme elle le sera à Grenade et à Jerez. La tauromachie doit prouver, toujours et toujours, son enracinement populaire. Elle doit montrer qu’elle touche un large public et pour ce qui est de la San Isidro qu’il s’agit un événement qui suscite l’intérêt du public et des médias : La Razon, ABC et El Mundo ont fait leur « une » du début de féria. Biiien !

Indépendante des partis politiques la corrida se porte mieux à condition de prouver sa vitalité : c’est ce que nous attendons du feuilleton madrilène.

Pierre Vidal   

ALICANTE, AVEC SEBASTIAN CASTELLA

– Vendredi 21 juin: Toros de El Parralejo : López Simón, Román et Pablo Aguado.

– Samedi 22: Toros de Juan Pedro Domecq : Sebastián Castella, Manzanares et Roca Rey.

– Dimanche 23: Toros de Domingo Hernández et Garcigrande pour Morante de la Puebla, El Juli et Paco Ureña.

– Lundi 24: Toros de Luis Algarra pour El Fandi, Cayetano et Toñete.

– Samedi 29: Toros de David Ribeiro Telles pour Andy Cartagena, Lea Vicens et Joao Telles.


Dimanche 4 août: Novillos de Montealto pour le rejoneador José Rocamora et les novilleros Alfredo Bernabeu, Adrián Velasco, Borja Ximelis, Borja Collado et Miguel Polope.

Sébastien Castella sera aussi le samedi 31 août à
Almazán avec Paco Ureña et David de Miranda. Toros de
Albarreal

Puerta Grande à Béziers

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