La ganaderia « Marques de Albaserrada » ne s’appelle plus que ALBASERRADA. En effet, en Espagne, nul ne peut prendre sa retraite s’il est propriétaire de terres ou de bétail. La Marquise d’Albaserrada qui gérait l’élevage depuis le décès de son époux, mais qui souhaitait se retirer a donc dû vendre la ganaderia : C’est un ami de la famille, Francisco de Zoilo, grand aficionado, qui a racheté l’ensemble avec l’intention -à ce stade- de poursuivre dans la tradition de l’élevage. Mais bien entendu, il ne pouvait conserver le titre de Marques !

Cela ne l’a pas empêché d’acquérir auprès de Bucaré, une pointe de 24 vaches Santa Coloma Buendia qui sont élevées séparément, mais sur lesquelles il a mis un jeune semental d’origine Albaserrada.
Le reste de l’élevage, sur 620 ha comprend 150 vaches d’origine Isaias et Tullio Vazquez. Il ne reste des camadas précédentes que 14 utreros et 3 toros destinés à la rue.

El Rafi, Nino Julian et Clément Hargous étaient invités à tienter 3 vaches d’Albaserrada : surprise car ce n’était pas le programme prévu ! La pluie ayant inondé les placitas de Bucaré et Ave Maria, il avait fallu qu’Andalucia Aficion fasse appel à son large carnet de relations pour résoudre ce problème. Heureusement la plaza d’Albaserrada, au sol plus dur était encore en bonnes conditions.

3 vaches sont sorties, les deux premières regular mais avec quelques défauts soit à la pique soit dans la charge ; la 3 ème meilleure qui devrait rejoindre le troupeau des mères. Même si la Marquesa ne possède plus l’élevage, elle était présente pour assister à la tienta de vaches nées sous son règne.

Nino Julian qui tientait deux vaches a semblé à l’aise et a su dominer le problème qu’elles posaient, sans être impressionné par la réputation d’Albaserrada.

El Rafi, bien devant la vache qui lui était attribuée, a eu quelques beaux gestes et bien géré la caste de son adversaire.

Clément Hargous a eu quelques passes de bonne facture et bien profité de cet élevage inhabituel pour lui.
Leur coach, Patrick Varin était plutôt content car, comme il l’affirme : « c’est avec les toros difficiles qu’on peut apprendre le plus de choses et qu’on peut améliorer son toreo » (verbatim non garanti).
JY Blouin https://facealacorne.fr/