
Saint-Martin de Crau. Samedi soir. Arènes Louis-Thiers. Deuxième de la Feria de la Crau. Lleno
Toros de José Escolar Gil.

Alberto Lamelas: Vuelta al ruedo et pétition et deux oreilles.

Maxime Solera: Oreille et vuelta al ruedo après avis.

Cristóbal Reyes: Silence après deux avis et silence.
Alberto Lamelas a connu une tarde positive, tombant d’emblée sur le toro qui m’a paru être le meilleur pour le torero. Après un tercio de piques inégal, il brinda une faena composée de plusieurs séries, notamment à bâbord, bien en phase avec les aptitudes de l’animal. Belle entrega du maestro de Jaén qui tira son épingle du jeu, mais qui perdit probablement une récompense pour un pinchazo suivi d’une entière delantera. Le quatrième ne sortait pas du même tonneau et après un tercio de varas sans grand éclat, mieux la dernière, puis après un brindis à l’assistance, l’exigence du bicho compliqua quelque peu le travail d’un Lamelas qui pour autant ne lâcha rien. Peu à peu, Alberto améliora les contours de l’affrontement par une gestuelle efficace sur les dernières séries avant un entière caídita libérant deux trophées synonymes de grande porte…
Maxime Solera débuta avec un client qui ne lui rendit pas la partie facile, mais, le Fosséen répliqua en affichant pas mal de ténacité et d’envie, réalisant en définitive un trasteo relevé par des passages gauchers méritant la mention. Conclusion par entière tendida. Avec le quinto, bon capoteo par véroniques avant trois piques avant une faena comprenant de bons passages bien qu’un peu inégale, le tout aurait pu être récompensé si l’épilogue avait été sans reproches.
Cristóbal Reyes n’a pas dansé avec les plus belles, loin s’en faut. Le troisième, mal piqué, lui compliqua passablement la vie par la suite. Faena brindée à Julie Bérard comprenant quelques passages valeureux après avoir fait arrêter la musique, mais les choses en restèrent là après un emploi médiocre de la ferraille. Sortit plus tard un dernier au tamaño impressionnant et au caractère rapidement imprévisible sur chaque passe qui paniqua la cuadrilla et incita le Jerezano à abréger. Il faut dire à sa décharge que cet Escolar donnait vraiment l’impression d’avoir été déjà toréé. Vrai ou faux, il en avait pourtant toutes les caractéristiques. Bref, estocade partageant les avis, certes, mais soulageant pas mal de protagonistes…
Paul Hermé http://torofiesta.com