Aujourd’hui, c’est la clôture de la Feria de l’Atlantique 2025. Avant la corrida de clôture, la matinée est consacrée à la traditionnelle novillada non piquée, avec cinq érales des élevages Alma Serena, Astarac, Camino de Santiago, La Espera et Lartet. Ces fers offrent aux novilleros l’occasion de révéler leur talent. Le dernier éral est réservé au vainqueur de la matinale.

Meteo couverte puis pluvieuse

Public 1/4 d’arène

President : Corinne Suhas

Musique : Harmonie Bayonnaise

Pablo Hernandez : salut avis

Hugo Tarbelli une oreille et prix de la meilleure estocade

Clovis Germain une oreille et une oreille . prix  du triomphateur, prix de l’Accoso ; Prix de l’ensemble des pénas de Bayonne Cote Basque , Campera, Betisoak avec la Boïna et la bayonnaise

Julio Aparicio 2 avis salut avec vuelta . 

Pablo Hernandez

L’éral d’Alma Serena exprime la noblesse avec une charge courte et un joli trapío, mais manque de force. Pablo Hernández ouvre brillamment à la cape, sûr de lui. Hugo Tarbelli s’illustre au cheval. Les premiers muletazos, exécutés plein centre, manquent de douceur, tandis que les naturelles se révèlent plus abouties. La faena gagne en intensité et la seconde série de derechazos s’impose pleinement. L’épée est correcte et la lidia se conclut au descabello.  L’eral est applaudi à l’arrastre.  Salut au tiers pour Pablo.

Hugo Tarbelli

Le second, eral de la ganadería Camino de Santiago présente un joli trapío et donne quelques coups de tête. Il est accueilli par Hugo Tarbelli à deux largas. Clovis Germain exécute une série de quites en chicuelina et se fait accrocher. Hugo pose les banderilles sous les applaudissements du public. Les premières séries reçoivent une chaleureuse ovation, malgré un accrochage de la muleta sur les derechazos. Les naturelles sont plus abouties. Les séries suivantes à droite gagnent en intensité. Il peine à se fixer sur la muleta. L’épée arrive avec un engagement total et un placement parfait. L’oreille est méritée.

Clovis Germain

Le troisième eral de la ganadería du Lartet affiche un trapío imposant; encasté et noble. Clovis Germain déroule quelques séries avec douceur avant de poser les banderilles sous les vivats du public. Il conduit l’eral vers le centre du ruedo avec application. Les premières séries à droite sont solides, légèrement violentes. Il trouve le sitio, les naturelles sont appliquées et le public applaudit chaleureusement. L’engagement à l’épreuve du fer est total. Il décroche une oreille et suscite la pétition pour la seconde. Le novillero execute  deux vuelta et le palco écope d’une bronca.

Le cinquième eral de la ganadería La Espera est choisi par le jury et affiche un trapío harmonieux qui permet à Clovis Germain de s’exprimer sous une pluie naissante. Clovis se présente en puerta gayola et deux largas, puis déploie à la cape sa volonté de transmettre. Hugo Tarbelli répond par un joli quite.Malgré une voltereta, il pose les banderilles avec maîtrise, enchaîne des derechazos précis tandis que les naturelles restent brouillon. La faena monte en intensité avec la pluie, culmine sur une superbe série de luqueinas, puis s’achève sur un pinchazo, un second en arrière et le descabello.Le novillero est acclamé et coupe une oreille.

Julio Aparicio

Le quatrième eral de la ganadería de l’Astarac présente un trapío semblable au premier et reste encasté.  

Julio Aparicio exécute une série à la cape avec alegría, puis Pablo réalise un quite. Le vent se lève dans le ruedo. Il se fait accrocher sur les derechazos et les naturales, mais l’eral se montre très bon sur la gauche. La musique résonne, le novillero gagne en confiance et insuffle un zeste d’alegría à la faena. Une belle épée, l’avis tombe aussitôt, et le descabello clôt la lidia.

Texte et photos Nicolas Couffignal