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Hugo Alquié entre Cauna et Madrid à découvrir à Maurrin vendredi soir

Un nouveau nom venant de l’école taurine d’Adour Aficion va s’ajouter à la liste des novilleros. La peña Toro Cardeño dans les Landes vendredi va présenter Hugo Alquié que l’on croise depuis quelques années lors des capéas publiques. Il mène une vie entre le sud-ouest et l’école de Richard Milian et Madrid.

Hugo Alquié au centre de la photo

Un entretien avec lui pour le mieux le connaitre avant de le découvrir devant les becerros de la Ganaderia Alma Serena ce vendredi soir à Maurrin.

 » Bonjour Hugo, tu vas faire dans quelques jours ta présentation en public. Peux-tu te présenter ?

  • Hugo Alquié : Je vais débuter en costume de lumières à Maurrin, ce 9 août. Je suis originaire de Gavarnie, un petit village de montagne des Hautes-Pyrénées. J’ai donc grandi loin des Toros, ce qui m’a amené a débuter un peu tard, mais le Toro ne demande pas la carte d’identité. J’ai également suivi des études de langue espagnole, que je poursuis toujours en rédigeant une thèse sur la naissance de la presse taurine en Espagne et en France. Cela me permet de lier mes recherches au reste de ma vie, c’est passionnant d’explorer la tauromachie des XIXes et XXes siècles au fil des revues et des ouvrages d’époque, finalement il n’y a pas tant de différence avec ce que l’on peut vivre aujourd’hui dans les arènes.
    En parallèle, j’ai rejoint l’école Taurine du Maestro Milian, et c’est ce parcours et cet apprentissage qui nous permettent aujourd’hui de débuter en sans picador, à Maurrin.
  • N.C : Depuis quand tu as le « gusanillo » ? Quel est ton cheminement ton aficion pourquoi vouloir mettre l’habit de lumière ?
  • Hugo Alquié : J’ai beaucoup d’afición depuis petit, cela me vient de ma grand-mère avec qui j’ai une relation très forte, et qui sera là à Maurrin.
    J’ai toujours eu énormément d’admiration et de respect pour les hommes que je voyais dans l’arène, et finalement j’ai ressenti le besoin de vivre ces émotions à la première personne. Ce n’est pas une décision que l’on prend à la légère, car celà implique beaucoup, ce n’est pas un métier, ou une activité, mais un véritable mode de vie, un état permanent, et au final, ce n’est même pas un choix, mais une évidence, c’était là avant même de le savoir.
    C’est à la fois un honneur et une grande responsabilité que de pouvoir revêtir l’habit de lumière, ce n’est pas quelque chose d’anodin, il faut être à la hauteur de ce qu’il représente.
  • N.C : Une partie de ta vie est à Madrid, tu viens régulièrement chez le maestro Richard Milian pour te former à ton éventuelle carrière de torero ? Que t’apporte t’il alors que tu pourrais aller au Batan à Madrid ?
  • Hugo Alquié : Oui, pour mes études j’ai du passer quelques années à Madrid, mais j’ai toujours tenu à maintenir mes entraînements chez le « Maestro », ce qui a donné lieu a certaines anecdotes dont on se rappelle avec le sourire maintenant, surtout des pannes automobiles au beau milieu de nulle part. Chez le Maestro, c’est une véritable famille, c’était naturel pour moi de ne pas rompre ça malgré les difficultés que peuvent représenter l’éloignement et le temps de trajet.
    Le « Maestro », il nous connaît parfaitement, et sait quels sont nos points forts ou faibles, comment travailler avec chacun, etc… Il y a toujours une grande exigence, ce qui est pour moi, une des raisons du choix de cette école, une recherche permanente d’amélioration technique, mais aussi un travail plus personnel de recherche artistique, toujours accompagné par le « Maestro ».
    Finalement, c’est beaucoup de travail mais surtout beaucoup d’affection, il se construit une vraie relation
    .
  • N.C : Décris-nous l’habit de lumière que tu souhaiterais enfiler ?
  • Hugo Alquié : Depuis petit ,je suis tombé amoureux des trajes sangre de toro y oro, mais j’aime aussi beaucoup les costumes azul marino ou tabaco y oro.

Et maintenant avec Hugo, un portrait chinois :

Ton pasodoble préféré ?  » Suspiros de España « 
Ton arène de coeur ? « La Real Maestranza de Sevilla« 
Ton élevage ou encaste que tu apprécie ? « Santiago Domecq, surtout depuis Séville cette année« 
Ton ou tes maestros préférés ? « Rafael el Gallo et Curro Romero, en activité, Pablo Aguado et Juan Ortega »
Préfères-tu la cape ou la muleta ? « J’aimerais beaucoup dire capote, mais je me sens plus à l’aise avec la muleta »

Merci Hugo d’avoir pris quelques minute à répondre et qu’il y aura beaucoup de monde pour venir te découvrir cette fois devant les becerros « 

Texte et photos Nicolas Couffignal

XVI éme. Édition du toreo de salon estival de San Jose Del Valle

San Jose del Valle est une petite commune située au pied de la sierra de Cadiz dont l’attachement à la culture taurine n’est plus à démontrer. Hier soir donc, nous nous sommes retrouvés, à la fraîche, sur la place du village pour initer les enfants au toreo de salon. Le matériel : capotes , muletas et carreton est fourni par la Fondation Cultura Taurina de Jerez dont le président Rafael Valenzuela dirige la séance.

Quel bonheur de voir tous ces enfants, dont certains savent à peine marcher, se précipiter sur les outils et commencer à les manipuler sous les yeux émus des parents et grands parents assis sur les bancs de la place . Les gestes issus de l’inconscient collectif reviennent dans une région où l’aficion est fortement enracinée. Jouer au toro fait partie de la vie de ces enfants.

JD

Soirée triomphale au Puerto de Santa Maria

Une assistance clairsemée, demi-entrée seulement, avait fait le déplacement à la Plaza Real du Puerto pour les adieux de Ponce à l’aficion gaditana. Le moins que l’on puisse dire c’est que les absents ont eu tort, non pour la qualité des toros mais pour celle des toreros. Six Garcigrande, garcichicos plutôt, dont seules les armures étaient respectables, de comportement plutôt décastés, manso perdido le second, potable le dernier, pour :

Enrique Ponce une oreille et deux oreilles après avis,

Daniel Luque une oreille et deux oreilles

David Galvan une oreille et deux oreilles

Vous l’aurez compris les trois toreros sont sortis en triomphe, triomphe mérité ce soir tant la mise en valeur des toros est du seul fait de l’art et de la technique des trois maestros qui ont donné chacun à sa manière une grande leçon de tauromachie.

Nous jetterons un voile pudique sur le premier passage de Ponce qui toréa « fuera de cacho » et à une distance respectable son premier. Une entière desprendida de travers et plate lui permit de couper l’oreille de l’amitié.

A son second, le futur retraité décida de passer la vitesse supérieur et de rappeler qu’il est le professeur Ponce. Après avoir brindé son toro à Firmin Bohorquez, et aux accents de la musique du film Mission d’Enio Moriconne remarquablement interprétée par les quatre-vingt dix musicien de la banda de musica du Puerto, le valencien fit montre de toutes sa science et de son art. Il alterna des circulaires infinies d’une lenteur à couper le souffle de la main droite puis de la main gauche. Ce furent ensuite les circulaires inversées toujours dans la même lenteur les cornes à frôler la flanelle et enfin bien sûr les poncinas. L’avis tombe mais le public est debout accompagnant dans son ovation le torero et les musiciens. La mise à mort en deux temps n’empêchera pas les deux oreilles réclamée par une foule en liesse aux cris de « torero torero ». La vuelta al ruedo est particulièrement fêtée avec les classiques palmas por buleria. Ponce salue au centre les larmes aux yeux et à la demande générale repart pour une deuxième vuelta tout aussi chaleureuse.

La grande leçon de tauromachie c’est Daniel Luque qui va la donner ce soir à son premier toro. C’est une infâme chèvre petite et mal foutue au moral aussi moche que son physique. Plus manso il ne peut y avoir, fuyant quand on l’appelle et chargeant au hasard en recherche d’une hypothétique sortie. Au capote Luque ne pourra qu’essayer au final de le garder dans une longue passe en cercle. Le public hurle au changement, mais on ne change pas un manso on le torée et Daniel Luque va en faire la démonstration. Auparavant Ivan Garcia aura salué à l’issue de deux formidables paires. Dans une faena puissante Luque va expliquer à l’animal qu’il n’a pas le droit de quitter du regard sa muleta. Sur les deux bord il va lui imposer des séries d’une grande profondeur et d’une formidable limpidité. Il va inventer un toro par son pouvoir et faire passer le couard pour un brave sans jamais céder un pouce de terrain. Beaucoup de toreros, et des plus grands, seraient sortis du callejon épée de mort en main, lui non ! Il donne une faena construite, et pour ne pas lâcher l’animal qui ne demande qu’à fuir, il se fait apporter l’épée de mort restant à la face de l’animal et porte une estocade tombée et tendue nécessitant l’usage du verduguillo et c’est peut être ce qui lui coûtera la deuxième oreille pourtant réclamée à l’unanimité pendant que le toro se fait conspuer à l’arastre.

Daniel Luque brindera son second à l’équipe médicale qui il y a un an, l’avait opéré dans ces mêmes arènes de sa grave cornada. Auparavant il avait reçu l’animal par de bonnes véroniques. Ce n’est pas un foudre de guerre, il manque de caste mais rien à voir avec le précédent. Le toro donne du jeu et Luque en profite dans une faena à màs essentiellement par naturelles en série. La clôture sera par luquesinas la marque de fabrique de la maison. L’estocade en se mouillant les doigts fait rouler le Garcigrande au sol « sin puntilla » les deux oreilles sont bien méritées .

David Galvan hérite en premier lieu d’un torito de cinq ans dont les cornes doivent peser plus lourd que le reste du corps. Au capote il donnera un bon quite par chicuelinas alternées avec des tafalleras. Le début de faena est perturbé par des coups de cornes intempestifs en direction du ventre mais Galvan réduit le problème en prenant rapidement la main gauche toréant la main basse de face et alignant de bonnes séries. Lors du retour à droite le toro est assagi et permet une certaine profondeur sans que toutefois que l’émotion soit à son comble loin de là. Une bonne estocade complété d’un descabello lui permet de couper une oreille.

Il faudra attendre le dernier pour enfin rencontrer un toro brave digne de ce nom. Galvan l’entreprend par de belles véroniques templées, enfin un toro qui ne sort pas seul de la percale et revient. Il poussera un peu sous l’inique pique et arrive avec de bonnes disposition à la muleta. La faena sera essentiellement à senestre par de belles séries de naturelles, la caste de l’animal permet une transmission certaine et si nous n’atteignons pas l’émotion suscitée par un Ponce ou un Luque, le public profite d’une belle prestation artistique qui se conclura au mieux à l’heure de vérité. Pas de jaloux ce soir ce seront deux oreilles aussi.

Après les deux premières soirées en demi-teinte et les deux bonnes non piquées, la temporada estivale du Puerto prend son envol espérons que le soufflet ne retombera pas demain avant le grand cartel de l’été Morante qui revient en pleine forme Roca Rey et Gines Marin devant les Nunez del Cuvillo.

Jean Dupin

Riscle le soir

Riscle. Le soir. Arènes Jean-Pierre-Longepée. Température agréable, deux heures quarante de spectacle. Six élevages différents, toujopurs bien présentés

Morenito de Aranda (très vieux rioja et azabache), au premier, un Pages-Mailhan, deux piques, deux pinchazos, une entière, avis, salut ; au quatrième, un Cuillé, une pique, une entière, une oreille.

Alberto Lamelas (vert et or), au deuxième, un Turquay, une pique, trois pinchazos, trois-quarts de lame, avis, applaudissements ; au cinquième, un Camino de Santiago changé par un autre Camino, une pique, un pinchazo, une entière, deux avis, vuelta.

Rafael Roucoule, El Rafi (gris plomb et or), au troisième, un San Sebastian, une pique, deux pinchazos, une entière, avis applaudissements et silence ; au dernier, un La Suerte, une pique, une entière, une oreille.

Ce genre de corrida est toujours un peu frustrant, sans la notion de concours mais permet à de jeunes éleveurs de se confronter à la réalité de la course formelle. Le Cuillé bien présenté eut la chance de croiser Morenito de Aranda qui nous offrit un festival de muletazos sur les deux mains avec toujours beaucoup de temple et de lenteur. Une faena ponctuée de trincheras et de spectaculaires pechos. Il avait été excellent à la cape avec des véroniques parfaites et une demi à couper le souffle. Déjà auparavant, avec le Pages Mailhan d’ouverture, un excellent toro, il nous avait montré un travail parfait et séduisant sur la gauche.

Alberto Lamelas fut un peu brouillon lors de ses deux sorties. Il s’était présenté avec un farol à genoux suicidaire. Il mit un moment avant de trouver le sitio parfait mais nous étonna agréablement en quelques naturelles. Par la suite avec le sobrero du Camino il eut dans son désordre quelques bon moments.

En fait c’est El Rafi qui étonnera son public en dominant un La Suerte, le premier toro de Joé Gabourdes, compliqué à souhait. Mais il sut toujours s’imposer et contraindre son adversaire à suivre la muleta. Face à son premier toro, un San Sebastian de Michel Barcelo, peut être un peu faible, il signait un festival à la cape avant de se lancer dans des naturelles avec une muleta toujours plus basse et lente.

Riscle a offert une corrida diversifiée qui a conservé son intérêt de bout en bout. Mais peut-être faudra-t-il réfléchir à une formule plus classique pour l’avenir.

Jean-Michel Dussol

Activation

N.S.P. Du Puerto : à boire et à manger

Belle entrée au Puerto pur la sans piquée. Photo R. Valenzuela

Il y avait un peu moins de talent que lundi soir dans la novillada sans picadors de ce mardi au Puerto de Santa Maria et les Santa Coloma d »Ana Romero ont posé pas mal de difficultés aux apprentis toreros qui ont pour certains suppléé leur déficiences par un trémendisme de mauvais aloi.

Six pensionnaires erales de la ganaderia d’Alacala de los Gazules bien présentés dans le type de l’encaste à part le premier léger, de comportement variable mais pouvant servir pour :

Antonio Santana (E.T. Campo de Gibraltar) une oreille

Joselito de Cordoba (E.T. De Granada) deux oreilles

Gabriel Garcia (E.T de Chiclana) deux oreilles

Miguel Vasquez ‘ (E.T. El Volapîe de Sanlucar) deux oreilles

Juan Jesus Rodriguez (E.T. La Linea) ovation

Pedro Rufo (E.T. De Tolède) ovation

Le premier novillo et un petit modèle sans complication particulière Antonio Santana l’attend à la porte du toril pour une larga de rodillas mais ne réussit pas à fixer l’animal en sortie. C’est aussi à genoux au centre qu’il débutera son travail à la muleta par des changées dans le dos et une série à droite à la troisième passe le novillo s’arrête à hauteur de sa tête et suit un instant d’émotion avant que le novillo ne poursuive dans la muleta. A gauche, la faena est compliquée et le jeune homme reprend la main droite beaucoup plus exploitables. Il rentrera à matar sans muleta pour pincher dans un premier temps puis une entière en arrière. Le public abusé réclamera deux oreilles la présidence n’en accordant qu’une.

Le comble de la vulgarité revient à Joselito de Cordoba Certes son novillo est distrait il il ne fit vraiment rien pour l’intéresser au combat, toréant la plus part du temps sur le voyage le novillo demandant à être dominé. Heureusement pour lui lla noblesse innocent de l’animal lui permit quelques pitreries de mauvais goût. L’estocade sera le meilleur de sa prestation et le public très jeune et festif réclamera et obtiendra deux oreilles.

Très sérieuse, à contrario, fut la prestation de Gabriel Garcia. Face à un toro encasté brave et noble il entreprit une faena dominatrice qui lui permit toréant de face de donner des série profondes et templées tant à gauche qu’à droite. Il tenta les adornos à la mode mais l’animal toujours sérieux l’avertit et c’est par doblones qu’il clôturera avant un pinchazo profond suffisant le gratifé de deux oreilles de poids.

L’adversaire de Miguel Vasquez est loin d’être commode, difficile à fixer au capote, il se montre coriace à la muleta disposant d’une charge très courte. Vasquez réussira à allonger le voyage et à tirer quelques bonnes séries. Malheureusement il fallut revenir aux passes de une à une pour que le torero se replace correctement. Le final sera par des aidées par le haut avant une estocade à l’encuentro entière et en bonne place deux oreilles ici aussi pour gratifier un toréo sérieux.

L e cinquième, certainement le plus compliqué du lot restera au dessus de Juan Jesus Rodriguez qui ne parviendra qu’à de rares exceptions à tirer des masses correctes. Certes il essaye de solliciter le public qui loin de voir la complication l’ a un peu abandonné et comme de plus la mise à mort sera compliquée il se contentera d’une ovation.

Le jeune Pedro Rufo restera lui aussi au dessous de son adversaire qui a rapidement appris le grec et le latin beaucoup plus vite que le jeune torero qui fait encore ses classes. La mise à mort sera plus que laborieuse.

Final donc pour cette temporada d’été pour les jeunes samedi les vétérans reviennent dans la plaza réal pour la depetida de ponce devant les Garcigrande en compagnie de Luque et David Galvan.

J. Dupin

Graines de talents à la sans chevaux du Puerto de Santa Maria

Un quart d’arène ce qui au Puerto fait déjà beaucoup de monde s’est déplacé hier soir pour la novillada sans picadors organisée par l’école taurine de la Galosina. Six erales de Torrealta, bien présentés (Peu- être un peu trop épointés même si cela est toléré par le règlement), tous donnant du jeu et permettant aux apprentis de s’exprimer, pour :
« El Esquisito (E.T. de la Puebla del Rio) une oreille

Angel Perez (E.T. D’Ubrique) une oreille

Javier Ragel (E.T. La Galosina el Puerto) une oreille après avis

Jaime Padilla (E.T la Galosina ) deux oreilles

Olga Casado (E.T. Jose Cubero El Yiyo) deux oreilles

Jorge Hurtado (E.T. Badajoz) deux oreilles

Il revenait à Manuel Luque « El Esquisito » d’ouvrir les débats de cette première novillada non piquée du cycle estival du Puerto de Santa Maria . Il commença par un bon salut capotero par véroniques suivi d’un quite par chicuelinas très serrées d’Angel Perez auquel il répliqua par delantales. Il faut noter que tout au long de la soirée les jeunes ont joué le jeu des quites et répliques auquel les novillos se prêtaient parfaitement. El Esquisito devra dompter la fougue de son adversaire avant de servir à la muleta, tant à gauche qu’à droite de bonnes séries templées et d’une certaine profondeur. La mise à mort se fera en deux temps un pinchazo suivi d’une entière tombée et en avant qui lui valurent toutes fois la première oreille de la soirée.
Angel Perez débute par véroniques auxquelles l’éral répond avec noblesse. Quite par chicuelinas et réplique par tafalleras. La faena débute par de bonnes statuaires alternées d’inversées dans le dos. Par la suite le novillo montre d’excellentes dispositions sur sa corne gauche qu’utilisera bien Perez en donnant de bonnes séries naturelles. Retour à droite pour pour les sempiternelles circulaires inversées qui à mon avis n’apportent rien mais plaisent au public. Le final se fera à genoux, il faut dire qu’Angel Perez est très grand et ce final de rodillas le met à hauteur de l’animal. La mise à mort est compliquée et réduira l’octroi de trophées.
Javier Ragel torée à domicile ce qui lui facilitera bien les choses. Discret au capote il laissera briller Jaime Padilla au quite auquel il ne donnera pas la réplique. Le novillo est le plus léger et le plus faible de la soirée. La faena sera essentiellement d’une a une avec toutefois de bons gestes. Ici les circulaires inversées finales se feront de la main gauche. La mise à mort est pour le moins délicate et l’oreille sera celle de la terre.
Jaime Padilla qui se présente ce soir au Puerto ira en digne Padilla à la porte de la peur attendre son adversaire, La bonne larga cambiada sera suivie d’une série de véroniques fermes à un novillo encasté et noble. Le quite d’Olga Casado se clôturera par un désarmé la réplique de Padilla par chicuelinas est ferme. C’est accoudé aux planches que Jaime entame sa faena. Les premières séries à droites sont templées . A main gauche les choses sont plus compliquées le novillo lorgen les molets et Padilla finit par se faire crocheter sans mal. Il reprend sur le bord droit et termine par de bonnes manoletinas au plus prés. L’estocade est portée en rentrant droit mais résulte contraire et sera un peu longue d’effet, ce qui n’empêchera le jeune jérézano de couper deux oreilles.
Olga Casado est nouvelle venue en terre gaditana et il faut bien dire que cela fait toujours plaisir de voir toréer de nouvelles jeunes filles surtout quand elles allient élégance et courage. Olga ne manque ni de l’un ni de l’autre. 2Légance dans le dessin de ses muletazos bien liés et templés courage lorsque trop souvent bousculée et jetée au sol par un novillo fort et encasté elle se relève pour repartir au combat comme si de rien n’était. Visiblement blessée au poignet droit lors d’une de ses volteretas, la bombe magique bien cornue des rugbymans est de sortie, elle tuera en deux temps et recevra les deux oreilles du courage.
Jorge Hurtado est discret au capote mais commence une faena dominatrice. Son toreo est très classique mais d’une sobre efficacité. Il entreprend le noble Toréalta des deux bords dans un dans un travail bien construit et élégant. Le final permettra dans une circulaire inversée avec changement de main de prolonger la passe à l’infini, ici oui la circulaire inversée apporte quelque chose. Quant à l’estocade ce sera celle de la soirée et vaudra à son auteur les deux oreilles du triomphe mérité.
Ce soir nous avons de nouveau rendez-vous au Puerto pour peut-être découvrir de nouveaux talents et parmi eux un certain Rufo frère de Tomas qui paraît il est prometteur.

Jean Dupin

Le Puerto : « Au Bon Marché » les oreilles

.Avant tout parlons de météorologie température étouffante sous un ciel plus que voilé par un très fort vent de lévante empêchant tout toréo un peu lié, il faudra en tenir compte dans ce qui va suivre. Un petit tiers d’arène d’un public estival complaisant.

Six novillos de Nunez del Cuvillo assez bien présentés (455 à 475 kg) sympathiques d’armure et peu racés pour les novilleros

Manuel Roman une oreille et une oreille après avis



Gonzalo Capdevilla une oreille et deux oreilles

Marco Perez une oreille et une oreille

Le premier de Roman sort seul du capote est très difficile à fixer le novillero réussira toutefois à lui donner tris véroniques. Il subira une longue pique sans s’employer suivi d’un quite par chicuelinas dont le novillo semble se désintéresser. La faena sera compliquée par le vent qui empêche toute fixité. De se fait le novillero est sur la défensive cherchant à toréer près des planches pour éviter les rafales dans une grande impression de désordre. Malgré cela Roman s’entête à tirer des muletazos isolés qui n’apportent rien sinon une sensation d’ennui. L’estocade est efficace et tombe la première oreille de petit prix.
Le second de Roman à les mêmes défauts que ses frères difficiles à fixer et restant tête haute, le vent n’a pas faibli et c’est toujours la même impression de désordre. Le jeune homme arrivera toutefois à lier une bonne série à droite et ce sera tout. L’estocade en arrière nécessite l’usage du verduguillo en trois temps mais une oreille tombera quand même.
Gonzalo Capdevilla torée sur ses terres et est bien décidé à marquer les esprits d’un public tout acquis à sa cause qu’il ne manquera pas de solliciter à tout instant. Il commence à genoux à la porte du toril par une larga à genoux suivi d’une véronique une passe à pied joints une demie et une revolvéra le tout en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire. La pique est symbolique. Gonzalo entame sa faena à genoux au centre mais se relève bien vite pour se retrouver désarmé à la première passe de poitrine. Le reste de la faena souffre d’imprécision et manque de profondeur. Une entière en arrière lui offre le revirer pavillon, il en coupera deux de plus à son second qu’il attendra aussi à la porte du toril , la faena sera très brouillonne en provoquant le public, clôturée d’une entière.
Marco Perez ouvre les débats à son premier par véroniques et délantales qui ne manquent pas d’élégance de même que le quite par chicuelinas Comme ses camarades il aura du mal à s’exprimer à la muleta en raison du vent mettant la muleta à l’horizontale mais laissera toutes fois d’intéressants détails. À son second discret au premier tiers, Marco Perez tentera une faena beaucoup trop longue dans laque

lle il se fera bousculer avant une entière efficace.
En conclusion une novillada qui ne restera pas dans les mémoires, ni bonne ni mauvaise et des jeunes à revoir dans de meilleures conditions.

Jean Dupin

Première du Puerto de Santa Maria « Sin pena ni gloria »

El Puerto de Santa María (Cádiz).- Première de Feria 2024. 3/4

Corrida Mixte de Los Espartales et El Parralejo

Diego Ventura, Palmas et oreille

Alejandro Talavante, Oreille et oreille

Pablo Aguado, Oreille et silence

La sortie à hombros de Talavante ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt des manques de cette première soirée portuense.

Pour commencer une petite demi-entrée d’aficionados de plage, les madrilènes et les sévillans n’ont pas du tous arriver et le festival de musique latino a pu prendre quelques spectateurs potentiels. Deux toros d’Espartales de comportement différent pour Diego Ventura au rejon ( salut et salut) et quatre de el Paralejo de présentation correcte de poids 510 à 565 kg. mais justes d’armure totalement dépourvus de race. La température est agréable et les arènes du Puerto de Santa Maria toujours aussi belles et je pourrais m’étendre sur les sujets météorologiques et architecturaux tant la partie taurine fut légère mais bon quand il faut il faut.

Il revient à Diego Ventura d’ouvrir les débats. Ventura est un torero à cheval et il le démontrera encore ce soir à son premier, un toro qui galope et suit bien le cheval dans de longues courses templées à l’infini, les cornes au plus prés des flancs du cheval, tout au long de ce ruedo qui est le plus grand d’Espagne après Madrid. Le cavalier insistera sur cette partie très tauromachique limitant les poses de banderilles aux limites du règlement trois longues et trois roses posées au millimètre et une paire à deux mains. On se prit à rêver. Las au moment de prendre le réjon de mort un capotazos trop brutal fait chuter le toro qui se démet l’arrière-train, la mise à mort en devient chaotique et limite le succès à un salut.

Le second d’Espartales est bien différent mansito,faible et distrait, la partie tauromachique est réduite à sa plus simple expression et se limitera donc à une session de clouages à profusions de banderilles courtes et longues de roses avec ou sans embouchure au cheval cela plaît au public mais la mise à mort longuette après un rejon mal placé et deux descabellos fait retomber le soufflet.

Passons à la partie pédestre des débats. Le premier de Talavante est un tonton noble et ennuyeux Talavante le toréera entièrement du pico de la muleta sur le voyage sans peine ni gloire c’est vraiment le cas de le dire. L’estocade est entière mais tombée. les mouchoirs des talavantistes étaient déjà sortis alors que le toro se relevait trois fois, enfin bon l’oreille tombait du palco.

A son second un torito de 515 kilos aux cornes bien fermées Talavante se lancera dans le trémendisme outrancier. Il entame sa faena à genoux et se fait désarmer deux fois, mais qu’à cela ne tienne au lieu d’ essayer d’allonger la charge il restera dans un toreo de proximité avec ou sans l’ayuda. Le public le suit et il abuse. L’estocade elle est parfaite et fulminante en quelques secondes le toro roule au sol sans puntilla, la foule se déchaîne la première oreille tombe, le président gardera pour lui, et à mon avis à juste tire, la seconde.

Pablo Aguado n’a pas démérité à son premier accueilli au capote par des véroniques de sa facture et donnera un bon quite par chicuelinas. L’animal laissera le peu de forces qu’il tient dans son unique rencontre au cheval. L’animal tient un bon fond de noblesse qu’Aguado utilisera dans un bon toreo de face par dérechazos et naturelles. La liaison intervient parfois lorsque la force de toro le permet mais les séries sont souvent d’une à une. Le sévillan portera une bonne estocade en entrant droit et il coupera une oreille.

Son second est outrageusement mal et longuement piqué en fermant la sortie, la suite des débats en sera fortement diminuée. Le toro proteste en sortie de passe et reste tête haute. Aguado n’arrivera jamais qu’à lier trois dérechazos le bord gauche est inutilisable. La suerte suprême sera un long calvaire, pas moins de dix pinchazos plus au moins profonds.

Demain est un autre jour espérons qu’il sera meilleur Pour la novillada piquée pour Manuel Roman, Gonzalo Capdevilla l’enfant du pays et Marco Perez que l’on espère bien remis de sa rouste de Santander devant les novillos de Nunez del Cuvillo.

Jean Dupin

Tyrosse: Clemente, Colombo et Gallon à hombros

Photo Gil Mir

Plaza de toros de Saint Vincent de Tyrosse Corrida de toros. Trois quart. Paseo retardé d’un quart d’heure en raison de la forte affluence aux guichets.

Toros de Aimé Gallon, 

Photo B Caritey

CLEMENTE, palmas et deux oreilles.

Photo B Caritey

 JESÚS ENRIQUE COLOMBO, vuelta al ruedo après avis et silence et deux oreilles.

Photo B. Caritey

YON LAMOTHE, ovation après avis et oreille après avis.


6 toros de GALLON, Braves, nobles et encastés, bien présentés pour cette catégorie d’arène.
Tous une pique sans hésiter.
Le deuxième un grand toro qui aurait mérité une vuelta, le cinquième le plus compliqué.

Sortie sur les épaules de l’éleveur accompagné de CLEMENTE et de COLOMBO et sortie sous la bronca de Yon LAMOTHE pour avoir rejeté rageusement au sol l’oreille accordée par le Président au sixième toro, le matador en souhaitant deux ! Du jamais vu en cinquante ans et plus de corrida.

Est-ce par la grâce du toro qui co-présidait hier soir la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques que nous eûmes cet après midi une grande entrée avec des arènes quasiment remplies et des toros permettant aux toreros de briller ? Le meilleur de l’après-midi, hormis le jeu des toros, a été offert par l’opposition de style des deux triomphateurs.

Photo B Caritey

CLEMENTE dans un style classique et artistique. Une véronique et une demi de gala à son premier, idem à son second, complétés par un quite à faire se lever un sévillan de son siège.Le tout avant deux faenas complètes comportant des séries de naturelles lentes et templées. CLEMENTE est un grand artiste.

Photo B. Caritey

COLOMBO dans un style « sud-américain » avec des passes de cape fleuries, Zapopinas, Ariposas, Largas, et des banderilles « al dente » au cuarteo puis al violin, avant deux faenas allègres allant de menos a mas. Son travail de muleta au cinquième toro, le moins noble de l’envoi, mérite d’être souligné, ainsi que ses Bernadinas finales et ajustées à ses deux toros

Photo B. Caritey

Yon LAMOTHE de son côté nous est apparu un peu trop vert pour ce genre de toro, facile à toréer. Si l’on a assez de métier car ne présentant pas de difficulté majeure, mais qu’il faut savoir consentir en rentrant dans leur terrain, en se confiant à eux, chose que ne fit pas le torero, toujours profilé, sans doute par manque de sitio. Son entourage devrait en outre lui enseigner l’importance du respect de la Présidence et du public qui lui avaient accordé une oreille après sa prestation à son second opposant, une estampe de toro, le sosie de celui de l’ouverture des JO, celui-là même qui parraina cette grande corrida.


EXIR

photos Bertrand Caritey

Tyrosse, la matinale: Victor gagne le prix du Cercle Taurin

Saint-Vincent de Tyrosse. Samedi 27 juillet 2024, matinale. Arènes Marcel Dangou. Novillada sin picadores. Un tiers d’arène.

Deux erales de La Espera.

Victor, Ecole taurine d’Arles: Oreille.

Léo Pallatier, Ecole taurine El Yiyo de Madrid: Vuelta al ruedo après avis.

Victor a gagné le prix offert par le Cercle Taurin de Tyrosse.

Le prix de l’ACOSO (Association des Comités Organisateurs de Corridas et Novilladas du Sud Ouest) a été octroyé aux deux toreros.

Photos B. Caritey

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