Auteur/autrice : Administrateur

Le congrès de l’UCTF

Samedi, 28 Janvier 2023
uctf28ph
Belle réussite à Arles du 1er congrès de l’Union des Clubs Taurins de France…No hay billetes dans les installations du Patio de Camargue où environ 800 personnes ont participé à cette journée d’aficion, dont pas mal de personnalités politiques et taurines, avec le président Gérard Suberchicot aux commandes.
uctf28a
Des discours du président, puis de Patrick de Carolis, maire d’Arles, Camille Hoteman Reine d’Arles, Julie Bérard, secrétaire et le trésorier Laurent Lucasson, on retiendra des mots récurrents comme rassembler, unité, soutien, avec l’accent mis notamment sur l’importance de la manifestation du 11 février à Montpellier. 
uctf28b
Christophe Chay a ensuite pris les manettes pour revenir sur la dernière temporada qui par la suite a été détaillée par Thierry Reboul pour la corrida, Nicolas Manchon pour la camarguaise puis Lucien Laurède pour la landaise, le tout étant étayé par d’excellentes et spectaculaires vidéos. uctf28d
Sur scène, ont été appelés dans chaque catégorie tous les récipiendaires d’un trophée UCTF pour s’être illustrés lors de la temporada 2022, avec dans l’ordre, la corrida dans les deux zones, la course camarguaise puis landaise.
uctf28c

Ci-dessous, la liste des lauréats :Corrida Sud-Est Meilleure novillada sans picadors : Pagès-Mailhan. Meilleure novillada avec picadors : Olivier Fernay y sus Hijas. Meilleur lot de toros : La Quinta.Meilleur novillero non piquée : Nino Julián.Meilleur novillero : Christian Parejo. Meilleur matador : Andrés Roca Rey. Coup de cœur : Mobilisation « Oui à la corrida ».uctf28e

Corrida Sud-Ouest  Meilleure novillada sans picadors : Alma Serena. Meilleur lot de novillos : La Quinta. Meilleur lot de toros : La Quinta. Meilleur novillero : Christian Parejo.Meilleur novillero sans picadors : Tristan Barroso. Meilleur matador : Daniel Luque, représenté par Greg Boyer. Coup de cœur : Mobilisation « Oui à la corrida ».

uctf28f
Course Camarguaise  Meilleur taureau de l’avenir : “Ripart”, de la manade Didelot-Langlade. Meilleure vache cocardière : “Octopussy. Meilleur raseteur vaches cocardières : Jean-Henri Oudjit. Meilleur raseteur Trophée Avenir : Belkacem Benhammou. Meilleur raseteur Trophée Honneur : Fayssal Allam.Champion Trophée des As : Zako Katif.Coup de cœur : les Arlésiennes.

uctf28g

Course Landaise Champion des jeunes écarteurs : Djoé Dubos. Champion des jeunes sauteurs : Louis Larrere. Trophée Challengita – “Soltera” de la Ganaderia Dal (Michel Agruna). Champion de France écarteurs : Cyril Dunouau. Champion de France sauteurs : Kevin Ribeiro. Hommage-coup de cœur à l’écarteur Christophe Dussau qui à 50 ans va ranger le boléro pour s’occuper de la ganadería familiale.

uctf28h

Paul Hermé torofiesta.com

El Rafi: “Mon objectif, ce pourquoi je travaille, c’est de pouvoir toréer tous les toros”.

Antonio Arévalo avec El Rafi au micro (photo M. Campistrau)

Nous avons pu rencontrer le torero à l’occasion de la présentation de l’affiche de la corrida de La Brède et nous lui avons d’abord demandé ce que représentait pour lui le Sud Ouest.

El Rafi : “Pour moi, le Sud Ouest, ses arènes, les plus grandes comme les plus petites, c’est d’abord un rêve. Quelque part, c’est comme si je voyageais. Le Sud Ouest c’est autre chose, son aficion n’a pas les mêmes goûts, c’est différent que de toréer chez moi à Nîmes ou à Arles. Cette sensation je l’ai depuis bien longtemps, du temps où je partais avec Patrick Varin et l’école taurine. J’avais douze ou treize ans et les toros me donnaient la liberté de venir ici dans le Sud Ouest. Je quittais ma région, ces voyages étaient pour moi comme une aventure. Pouvoir y retourner maintenant comme matador de toros ça me donne envie de montrer la dimension de torero que j’ai et celle que je veux avoir. J’ai encore beaucoup à apprendre car je n’ai pas encore autant toréé que ça, toréer ici va me permettre de continuer à évoluer comme torero. 

-Tu vas affronter à La Brède une corrida de Robert Margé, que pourrais-tu nous dire de ces toros ?

J’ai pu aller au campo chez lui, j’ai torée une corrida l’année dernière à Nîmes avec un très grand toro de Robert qui m’a permis de m’exprimer, de dire mon toreo. Je lui ai coupé les deux oreilles. Mais j’ai aussi affronté un autre toro dont on parle moins mais qui est certainement le toro qui m’a fait le plus travailler, il était difficile, très dur, m’a contraint à me battre et m’a demandé les papiers.

Pour moi, devant les toros de cet élevage, c’est comme pour tous ceux des grandes ganaderias : il faut être prêt à tout.  Il peut y avoir un toro de grand triomphe mais aussi celui qui te pose des problèmes et qui va être très exigeant. Mon objectif, ce pourquoi je travaille, c’est de pouvoir toréer tous les toros.

-Tu es à l’affiche avec deux autres jeunes toreros français, Clemente et Dorian Canton, comment vis-tu cette concurrence ?

Pour moi, pour la tauromachie, je trouve que la jeunesse c’est important, autour et à l’intérieur des arènes. Je crois que quand on est trois jeunes à l’affiche beaucoup plus de jeunes peuvent s’identifier à nous et s’intéresser à ce spectacle, un spectacle atypique aujourd’hui mais qui a un patrimoine, une culture, avec une identité forte. Quand un jeune de mon âge va voir une corrida c’est bien qu’il voit aussi des jeunes en tant qu’acteurs du spectacle.

Concernant la concurrence entre nous, quand on trois jeunes coqs on a envie de se battre, c’est normal et c’est sain. Même si pour moi, quand on est dans l’arène, il n’y a plus de nationalités, « le toro ne te demande pas les papiers » comme l’on dit. Si on est à ce cartel ce n’est pas par chauvinisme, ni pour établir des quotas, si on y est tous les trois plus un ganadero français c’est parce qu’on mérite nos places.

On peut aussi être fiers de ce qu’on construit nos prédécesseurs, avoir un cartel comme celui-ci c’était bien plus compliqué il y a quarante ans.

-Quels sont tes objectifs pour 2023 ?

Toréer le plus possible, affronter le plus grand nombre de toros, transmettre des émotions, pouvoir m’exprimer en tant qu’artiste, en maximisant toutes les chances qui me seront données. Je n’ai pas d’objectifs statistiques mais j’en suis à mes débuts comme matador et évidemment j’ai besoin de triompher.

-L’Espagne est-elle en ligne de mire ?

Elle l’a toujours été, comme novillero j’ai toréé dans toutes les grandes arènes espagnoles et j’ai envie d’y revenir, de me présenter en tant que matador. Malheureusement depuis que j’ai pris l’alternative ça n’a pas été possible mais je me dis qu’en triomphant chez moi bientôt je passerai les Pyrénées.

Suerte torero !

Propos recueillis par Antonio Arévalo

François Hollande à Nîmes: La gauche qui veut interdire les corridas n’est pas ma gauche”.

L’ancien président de la République est arrivé vendredi à Nîmes, la ville la plus taurine de France, une semaine après un débat à l’Assemblée sur l’interdiction de la corrida, porté par Aymeric Caron, un député de la Nupes, coalition de gauche, côté de l’échiquier politique où se situe l’ex-chef de l’État. “La gauche qui veut interdire la Corrida, n’est pas ma gauche, tient-il à préciser, avant de poursuivre : Est-ce que c’est le sujet qui doit être porté à l’Assemblée ? Cela appartient à monsieur Caron. Ce n’est pas la gauche qui produit ça, en tout cas pas la gauche que je défends. Je vous l’ai dit, la gauche a comme principe de lutter contre les inégalités, de faire que nous puissions avoir les politiques appropriées.”

Selon François Hollande: “La gauche a comme principe de lutter contre les inégalités […] Ce n’est pas d’occuper le terrain sur les barbecues, la corrida ou savoir si l’on va chez Hanouna ou pas chez Hanouna.” a-t-il précisé à Quentin Perez de Tudela de France Bleue .

Source France Bleu Gard Lozère https://www.francebleu.fr/infos/politique/francois-hollande-la-gauche-qui-veut-interdire-la-corrida-n-est-pas-ma-gauche-7708100

Arles : duel au sommet ?

Nouvelles persistantes concernant le retour de Sébastien Castella en Europe: après son solo de Manizales, le Biterrois est annoncé en mano à mano avec Andrés Roca Rey face un lot de La Quinta pour le samedi de la feria pascale à Arles. Cette annonce non officielle a été donnée par le grand quotidien madrilène “El Mundo” sous la plume de Zabala journaliste taurin bien informé et elle a été largement reprise de l’autre côté des Pyrénées.

Elle n’a été ni confirmée ni infirmée du côté de l’empresa arlésienne et constitue pourtant un événement exceptionnel car elle mettrait face à face deux champions et surtout elle montre que le retour de Castella ne sera pas une promenade de santé mais une véritable reconquête de son sceptre en haut de l’escalfon. Cette ambition est porteuse d’affiches spectaculaires et devrait susciter l’engouement d’un large public. C’est bien là l’essentiel dans le moment que nous traversons. El Mundo a annoncé ce que devrait être la suite de la féria avec notamment la présence d’ Emilio de Justo, Juan Leal et Daniel Luque face à des toros de Victoriano del Río. Et pour la feria du riz présence de Joselito Asame et de Morante de la Puebla et de Daniel Luque qui serait doublé.

Niebla: FIN DE SAISON DES NOVILLADAS NON PIQUEES EN ANDALOUSIE



Niebla dimanche plus de ½ arène.

Erales de COUTO DE FOURNILHO et le dernier de SANTA TERESA bien présentés dans l’ensemble, excellents les premier et cinquièmes plus compliqués les autres
pour :

Gonzalo CAPDEVILLA de l’école taurine la Galosina du PUERTO DE SANTA MARIA vert et or, une oreille

Julio ROMERO école taurine d’ECIJA vieux rose et or, deux oreilles

MOLI DE RONDA école taurine de RONDA gris et azabache ,silence

EL CUMBRENO école taurine de SAN FERNANDO rouge et or, deux oreilles

Enrique TORO école taurine de HUELVA bleu marie et or, deux oreilles

Ortiz MONTES école taurine d’ECIJA bleu ciel et or, une oreille


Cette année plus que jamais la gouvernement Andalou, par l’intermédiaire de la Chaîne régionale CANAL SUR , a promu la novillada sans picador. Les présentateurs vedettes Enrique ROMERO  et le maestro RUIS MIGUEL  étaient encore de service en cette fraîche soirée de fin novembre pour commenter un spectacle que d’aucuns appellent mineur et qui pourtant est essentiel pour l’avenir de la tauromachie.

Les coquettes arènes de NIEBLA servirent de cadre à cet ultime spectacle.

Le premier eral de COUTO de FOURNILHO, élevage portugais d’encaste Conde de la Corte et Atanasio Fernandez, charge et répète sans relâche dans le capote de Gonzalo CAPDEVILLA qui cependant se fait un peu accrocher ayant semble-t-il du mal à s’adapter à la fougue de l’animal le quite de Julio Romero est conclu d’une magistrale demi et dans sa réplique par chicuelina terminée d’une serpentina Gonzalo trouve la mesure de son adversaire. Il brinde à RUIZ MIGUEL et entame sa faena par le haut le novillo montre toutes ses qualités, les enchainements de circulaire ne font qu’une seule passe avec temple. Noblesse et bravoure sont au rendez-vous. L’animal ne semble pas vouloir arrêter sa charge, et sa fougue fait paraitre le novillero un peu brouillon. La mise à mort sera compliquée une entière doit être retirée après un avis un pinchazo et une deuxième entière ne suffirent pas non plus à faire fléchir l’animal deux descabellos infructueux plus loin le brave se décide enfin à plier les genoux ; une oreille généreuse suite à une pétition minoritaire et à la lenteur de l’arrivée des mules.

Julio ROMERO avait montré dans son quite au précédent son envie de bien faire. Il poursuit au capote avec son toro qu’il accueille par une larga de rodillas puis il le mène au centre par véroniques. Le MOLI DE RONDA donne un quite varié par chicuelinas et tafaleras terminé n’une serpentine. Julio brinde à la chaîne de télé en remerciement de l’appui fait au novilleros. Son toro n’a pas la classe du précédent mais permet un bon toreo des deux mains. Peu à peu les passes ne peuvent plus s’enchaîner qu’une à une et le novillero apparait bien au-dessus de son adversaire. Avant la mise en suerte de mort il enroule trois manoletinas volées à son novillo en bout de course. La mise à mort se fait en deux temps un pinchazo et une entière fulminante. Deux oreilles viennent justement récompenser le jeune homme.

Moli DE RONDA a un peu raté sa dernière sortie de la saison, certes son opposant fut le plus compliqué du lot pour ne pas dire franchement manso. Distrait par le moindre mouvement dans les tendidos farouchement attiré par les planches il avait décidé de compliquer la tâche au jeune rondeno. Poutant à force de volonté Moli réussit à l’intéresser un peu à la flanelle et à tirer quelques passes méritoires. On a même cru à un moment qu’il pourrait triompher, las la mise en suerte de mort fut plus que laborieuse la distraction et le mansedumbre de l’animal n’y état pas pour rien. Un avis une série de pinchazo et deux descabellos on put dans le silence passer à autre chose.

El CUMBRENO ouvre les débats au capote menant son adversaire au centre par véroniques gagnant du terrain à chaque passe. Son début de faena par le haut puis une première série à droite laisse augurer d’un bon moment et nous ne sommes pas déçus. El CUMBRENO  résout un à un tous les problèmes posés par son adversaire et offre une faena agréable sur les deux bords conclue d’une entière desprendida au premier essai le tout récompensé de deux oreilles.

Enrique TORO  joue à domicile,  il est bien décidé à ne pas s’en laisser compter. Son adversaire est le plus sérieux du lot, bien fait en ATANASIO FERNANDEZ avec une large envergure de tête. Le jeune de HUELVA qui porte dans le dos de sa jaqueta les armes de sa ville ouvre par une série de véroniques templées. A la muleta il entame par des passes par le bas. Son adversaire à de la classe, si certes ses charges ne sont pas aussi  longues que celles de son frère sorti en premier sa noblesse ne fait aucun doute. Enrique en profite et lui offre des séries templées. Il déroule un toreo classique d’une grande pureté. Il exploite à souhait les deux cornes de l’animal aussi bonnes l’une que l’autre ; son œuvre porte sur les tendidos qui se réchauffent dans la nuit andalouse un peu frisquette. Pour conclure son épilogue par manoletina conclues d’un immense pecho soulève l’enthousiasme qui ne retombera pas malgré une conclusion aux aciers que l’on eut souhaitée meilleure. Enrique coupe deux oreilles et s’ouvre lui aussi la grande porte.

ORTIZ MONTEZ  est bien vert et demain matin il comptera ses tumades comme on dit dans le monde de la course landaise. Son adversaire était bien trop compliqué pour lui il se fait accrocher et renverser à plusieures reprises, mais ne manque pas de courage et revient toujours au combat. La mise à mort est difficile et gageons que l’oreille qui lui fût accordée participera à panser ses douleurs.

En résumé pour le coup je pense que c’est bien la dernière de cette longue et passionnante saison andalouse nous allons entrer dans celle des festivals et des tientas publiques mais aussi des ces soirées ou nous referons sinon le monde, du moins toutes ces tarde d’une riche temporada.

Jean Dupin

Hommage de Jerez à David GALVAN

Marciano Brena Galan présentant David Galvan dans la bodega Fernandez Gao



La bodega FERNANDEZ GAO était trop petite pour recevoir hier soir toute l’aficion jerezana venue rendre hommage à David GALVAN. Un videoframe préparé par Marciano BRENA GALAN  présentait un résumé de la carrière du jeune diestro de SAN FERNANDO qui fête ses dix ans d’alternative. Issu d’une famille sans attache taurine il frappe à 14 ans à la porte de l’école taurine de JEREZ n’ayant jamais touché ni capote ni muleta et cinq  ans après il prend son alternative des mains de RUIZ MIGUEL avec comme témoins ni plus ni moins qu’Enrique PONCE, une alternative mise au point dans l’avion au retour d’un triomphe de novillero en Amérique du sud où les deux maestros avaient toréé un festival et remarqué le jeune novillero. L’année suivante vient la confirmation à Madrid des mains de Curro DIAZ.

Les triomphes s’enchainent et avec les blessures dont celle de 2016 à MADRID toujours en présence de Curro DIAZ pour la confirmation de Juan ORTEGA. Le mollet transpercé à son second toro ne pouvant quasiment plus se déplacer il donnera l’une de ses meilleures faena dans un terrain des plus réduit par la force des choses. La temporada 2022 fut l’une des plus complètes avec de nombreuses sortie en triomphe, la première en France à AIGNAN les triomphes s’enchainèrent comme le dit le torero sans pression souvent appelé en substitution de torrero blessé ce fut le cos pour OLIVENSA où remplaçant au pied levé MANZANAREZ, il coupe trois oreilles, indultant au passage un toro de Juan Pedro DOMECQ. David GALVAN a triomphé devant toutes les encastes dont MIURA à SANLUCAR DE BARAMEDA, ou VICTORINO MARTIN à ALGECIRAS.
    La soirée s’est terminée par deux fandangos dans la plus pure tradition jerezana et bien sûr autour d’un verre de Jerez de la maison.
     Cet hommage fut aussi l’occasion de rappeler la nécessité des écoles taurines et surtout réclamer la réouverture de la plus ancienne d’Andalousie, celle de JEREZ fermée par décision politique de la municipalité socialo-podemiste, les petits frères de nos L.F.I.

Le maire d’ALGECIRAS , présent à la soirée, et Maria Jose PELAYO candidate à la mairie de JEREZ ont rappelé cette nécessité. On pouvait noter la présence d’afficionados français Marcel GARZELLI de VIC  FEZENSAC ou Charles CREPIN de NIMES. Ce fût l’occasion pour nos amis andalous de se féliciter de la mobilisation de l’aficion française face aux attaques politiques qui a provoqué le retrait du projet d’abolition français.

J. Dupin

A Guillaume Teulé le Trophée de France des Aficionados Practicos

Dimanche au Plumaçon, L’élève de l’Ecole Taurine La Marensiña Guillaume Teulé a remporté le Trophée de France des Aficionados Practicos. Il a réalisé une très belle faena face à un excellent añojo de Jean Louis Darré.

Sébastien Giordano, Dominique Perrin, Hervé Galtier et David Donnadille ont particpé avec envie et un talent certain à cette compétition. Les reses de l’Astarac au gabarit bien adapté et nobles à souhait, les ont grandement aidés. Julien Lescarret, parrain de cette journée organisée pour le 20ème anniversaire de sa Peña, a ouvert les débats face à un novillo de l’Astarac, le moins intéressant du lot. Soleil et public était au rendez-vous.

Ourrias

Feria del Pilar.

Faibles toros, Morante créatif, Talavante sans sitio.

Zaragoza le vendredi 14 octobre 2022

Toros de J P Domecq

Morante de la Puebla, rouge et or, épaulettes  immenses à l’ancienne.

Diego Urdiales, Vert et or , comme d’habitude.

Alejandro Talavante, Blanc et Or.

Tous les toros de ce soir auront eu le même comportement noblotte, faibles, présentés sans trapio ni tamaño excessif, le 6eme rond comme un boeuf, le premier cororado intoréable lui aussi dont  Morante aura testé les capacités en trois minutes quarante avant de l’estoquer, comme le fera Talavante avec le dernier.

Les 4 autres, negro  de petite taille entre 494 et 510kgs, commodément armés ont permis à Morante d’exprimer son génie créatif, au quatrième bicho, par des séries lentes et templées et à Urdiales de livrer combat avec le seul animal qui semblait avoir envie de se battre, le deuxième.

Dans cette soirée où manifestement Morante était venu pour triompher, la déception du maestro à son premier fut explicite : Morante grimaça, désolé d’avoir été si mal servi.

Toro sifflé à l’arrastre.  Silence respectueux pour le diestro.

A son deuxième adversaire ça commençait mal puisque le toro s’entrave, fait une vuelta de campana, on redoute la même mésaventure qu’au premier, mais non, le génie de Morante s’exprime, à mi- hauteur par des statuaires conclues par un trincherazo de gala, le toro se prend au jeu , la série de naturelles suivante est d’une amplitude et une profondeur suprêmes, buste rejeté en arrière  le toro passe très très lentement devant le matador…tout est templé, élégant, profond .Epée entière, Oreille.

Le petit homme vert d’Arnedo reçoit son premier negro de 507 kg  et le conduit au cheval avec allure. Le toro renverse  le cheval.

Confiant dans son adversaire , Urdiales brinde  à Mariano de la Viña et offre un quite fort racé à Talavante.

Mais cela s’arrêtera là, le toro est faible, et ne cesse de s’agenouiller, rien de lié, rien de rien.

Bonne épée applaudie, mais in fine, silence et toro sifflé à l’arrastre.

Le cinquième toro, petit  et plus âgé( nov 17)est emmené à la pique par Diego Urdiales avec de jolies chicuelinas marchées.

Quite de Talavante par gaoneras.

Brindis au public, faena de combat , on a là le toro le plus vif de tout le lot, noble et sans grand danger.Urdiales pinche  et met une entière.la pétition est importante et malgré le pinchazo la présidente accorde l’OREILLE.

Talavante n »était pas là pour rien, du moins le pensait- on puisque c’était sa réapparition  à Zaragoza après 4 ans d’absence.

Vêtu de probité candide et de soie blanche il a déçu tout le monde, mal servi faut- il le préciser par le tirage au sort.

A son premier on espère retrouver la merveilleuse verticalité pourvoyeuse d’art et de plastique lumineuse, aussi le brindis au public donne- t- il des illusions à chacun et sans doute aussi à lui-même. Il torée à mi-hauteur ce toro faiblard et sans caste, nous donne à voir deux séries  de naturelles bien liées. Point final, l’épée est affreusement basse…No comment.

Entre le sixième, un gros joufflu sans rien pour lui qui tombe sous la première et unique pique. Talavante torée comme détaché, désintéressé de ce qui se joue, adieu l’espoir de succès. Le toro ne passe pas, a une charge tellement courte qu’après 3 minutes et quelques secondes Alejandro va chercher l’épée pour occire le vilain bovin. Sifflets pour les deux.

Morante : Silence et OREILLE

Urdiales : Silence et OREILLE

Talavante :Silence et sifflets

Jesus Diez « Fini » :salue (cuadrilla de Talavante)

JF Nevière

© 2023 Corridasi - Tous droits réservés