Catégorie : Conférence Page 5 sur 10

Peña Taurine de l’Oreille d’or, Bordeaux: Une école taurine, rôle et formation,

Peña Taurine de l’Oreille d’or Bordeaux: Une école taurine, rôle et formation, comment des jeunes découvrent l’aficion a los toros.

  • Invité Richard Milian –

Richard Milian, accompagné d’élèves nous parlera de son école, des jeunes qui rêvent d’être toreros, eux-mêmes porteurs de l’aficion auprès d’autres jeunes. Richard Milian a été torero pendant 20 ans jusqu’à sa dernière corrida à Floirac en 2001. Il a été retenu à l’affiche pour 200 corridas face à des toros souvent difficiles. Aujourd’hui il transmet sa passion, son aficion, son amour du toro par son école taurine « Adour Aficion » à Cauna (Saint Sever), unique dans le Sud-Ouest.
Tous les grands toreros ont commencé leur carrière par une formation, étape essentielle pour
qu’une relève se mette en place et que nous vivions notre passion.
Samedi 21 décembre 19h30
salle municipale Saumenude
16 rue Saumenude Bordeaux
(parking marché des Capucins à 5mn)

Pour s’inscrire avant le 17 décembre : par mail oreilledor.bordeaux@orange.fr

Christophe Chay au domaine Augé à Boujan

Pour clôturer l’année quoi de mieux que de vous amener à la découverte d’un livre taurin?

Nous recevrons le vendredi 13 décembre prochain à 19h00 au domaine Augé à Boujan le journaliste et écrivain taurin Christophe Chay qui viendra nous présenter son dernier ouvrage co-écrit avec Jacques Durand et illustré par les photos en noir et blanc de Blaise Volckaert.

Un cartelazo d’auteurs pour un magnifique ouvrage qui pourrait trouver toute sa place dans la hotte du Père Noël.

La soirée se poursuivra par une dédicace et un apéritif dînatoire. Les personnes désirant participer à cette soirée (tarif : 15€/personne), se feront connaître par retour de mail au plus tard le 10 décembre prochain à 18h00. Les personnes ne participant uniquement qu’à la conférence se signaleront également même voie.

Il sera possible aux personnes non à jour de cotisation de se mettre à jour.

Mont de Marsan: Jimenez Fortes « a los Toros »

La Peña A LOS TOROS recevra Saúl JIMÉNEZ FORTES dans ses locaux le Samedi 14 décembre. Une rencontre exceptionnelle avec un torero « de verdad » qui viendra retracer son parcours et partager ses diverses expériences

👋 Ouvert à tous

Hommage à Manzanares à Gallician

MARC THOREL A L’UBTF : PASSIONNANT !

Marc Thorel pendant sa conférence sur les heurs et malheurs de la Grande Plaza du Bois de Boulogne. ©JYB

En ouverture de son assemblée générale, l’Union des Bibliophiles Taurins de France présentait son dernier livre publié : « Toreros dans la ville lumière » de Marc Thorel.

Rappelons que l’UBTF est un éditeur associatif dont le seul objet est de publier des ouvrages documentaires ou historiques sur la corrida et les arènes de France.

Nombreuse assistance pour la réunion de l’UBTF. ©JYB

Pour mettre l’eau à la bouche au nombreux auditoire présent, elle avait invité l’auteur à raconter, ce qui occupe une grande partie de l’ouvrage, l’histoire des arènes de la rue Pergolèse, la plus grande arène du monde à sa création, mais qui n’aura duré que 4 ans même si elle aura vu passer quelques-uns des plus grands toreros de l’histoire tauromachique.

En ouverture de son exposé, Marc Thorel explique comment il découvre chez un libraire de la rue de Châteaudun un dossier sur les arènes de la rue Pergolèse, dont il récupérera une bonne partie quelques années plus tard.

Pour en savoir plus sur les toreros à Paris, il faut consulter le livre : Marc Thorel y signale des spectacles taurins en 1879, 1884, 1887, pourtant Auguste Lafront dans son histoire de la corrida en France en cite en 1865. Mais il s’agissait soit de spectacles « hispano-français » soit de « parodies ».

LA CREATION DE LA PLAZA.

En fait, c’est l’exposition universelle de 1889 qui provoque la création de la plaza de la rue Pergolèse : comment mettre en valeur l’Espagne auprès des parisiens et des visiteurs ? Un seul moyen : leur présenter des corridas !

Mais tout ne va pas sans mal ! Contre la construction des arènes, les riverains se mobilisent pour des motifs futiles (des corniches en saillie non conformes !). Pourtant les arènes sont construites et prennent rapidement le nom de Grande Plaza du Bois de Boulogne : grandes, elles le sont à l’évidence avec un ruedo de 56 mètres de diamètre et une capacité de 22000 places ; de plus, luxueuses, puisque, au lieu de gradins et de bancs, on dispose de fauteuils, qu’elles seront couvertes et électrifiées dans l’année qui suit etc.

Les créateurs du projet des arènes de la rue Pergolèse.

Les organisateurs du projet sont le Duc de Veragua, sommité du monde taurin de l’époque, le Comte de Patilla, et le Comte del Villar. Tous 3 sont éleveurs de toros… Les propriétaires des arènes seront Antonio Hernandez le gérant et Ivo Bosch, le financier. Joseph Oller, l’homme des festivités parisiennes de l’époque, aurait également contribué au projet, mais c’est plutôt une légende.

Plan de la plaza de la rue Pergolèse.
Vue de la plaza de la rue Pergolèse.

Les travaux ayant pris du retard, après un permis de construire tardif, mais une construction menée au pas de charge en 2 mois (!) l’inauguration ne pourra s’effectuer que le 10 août 1889, alors que l’exposition avait déjà accueilli plus de 4 millions de visiteurs ! Mais ensuite on donnera 2 corridas par semaine.

Cartel d’inauguration de la plaza du Bois de Boulogne rue Pergolèse.

Les « figuras » au cartel seront Currito, fils de Cuchares, F. Garcia, un torero navarrais et Frascuelo, plutôt aventurier, frère du grand Frascuelo. Il est vrai que c’était le plein de la temporada en Espagne. Les vraies vedettes viendront plus tard, dont Angel Pastor et surtout Luis Mazzantini.

Dès 1889 il existe des protections (caparaçon) pour les chevaux de picadors.

Pour contrer les attaques de la SPA qui proteste contre les picadors et le massacre des chevaux, on fait appel à des rejoneadors portugais qui alterneront avec les piqueros. Surtout, on protège les chevaux avec les premiers caparaçons (alors que leur officialisation n’interviendra qu’en 1926). En outre, la mise à mort n’est initialement pas autorisée mais le deviendra sous la pression du public.

C’EST L’AUTOMNE QUI SERA SOMPTUEUX.

Parmi les matadors qui officieront rue Pergolèse, Angel Pastor, Guerrita, Valentin Martin, Luis Mazzantini, (portant un costume avec des colombes sur les épaulettes ce qui plaira beaucoup aux dames et lui vaudra le surnom d’El Palmolillo), Lagartijo.

Luis Mazzantini dans son costume aux hombreras ornées de colombes (vivantes)

Mais il ne faut pas oublier que pendant cette exposition universelle, Paris compte pas moins de 5 arènes où sont donnés des spectacles taurins : Celles de l’exposition seront fermées parce que Lagartija y a tué un toro à l’épée et sans autorisation ! Les artistes viennent aux arènes dont Toulouse-Lautrec, Caran d’Ache, JL Forain etc.

De nouvelles revues taurines paraissent et des opuscules sur la corrida sont édités pour informer les spectateurs.

Brochure éducative distribuée aux arènes de la rue Pergolèse.

Parallèlement les salles de spectacles accueillent des gitanes (très surveillées par leurs pères ou maris qui ne visiteront jamais Paris !) et aux Folies Bergères, la Tortajada qui chante notamment El cafe de Chinitas, repris en direct dans la salle par un artiste contemporain qui a joué le spectacle « des toros dans la tête ».

Cafe de Chinitas chanté par La Tortajada aux Folies Bergères.

LES EFFORTS POUR TENIR AVANT LA CHUTE

Dès 1890, les attaques des anti corrida vont se multiplier. Par ailleurs, la mairie de Paris ne paie pas ses factures aux entrepreneurs qui ont construit les arènes et les investisseurs espagnols s’esquivent eux aussi en se déclarant en faillite. L’entreprise est confiée à Arthur Fayot qui sera empresa de presque toutes les arènes de France, mais qui, à Paris sera obligé de trouver des solutions ailleurs. Il embauche Maria Genty, écuyère de talent qui sera briefée par des rejoneadores portugais ; puis il propose des  spectacles divers comme 5 mois au Soudan, des concerts, des événements sportifs, même des patinoires (trop couteuses en terme de fonctionnement) et même les « indios » qui seront interdits par la préfecture comme spectacle dégradant. Pour rentabiliser l’entreprise, il fait appel aux toreros français et aux toros de Camargue que l’on peut réemployer !

Mais la chute est inéluctable et en 1893 les arènes sont vendues à des investisseurs seulement intéressés par le terrain. Et la Grande Plaza du Bois de Boulogne sera démolie par l’entreprise Lapeyre. La rue Lalo occupe aujourd’hui leur ancien emplacement.

Au total, elle aura vu passer 130 corridas environ, et fut la seule où de vraies corridas furent données, les spectacles de l’Hippodrome pouvant être qualifiés de mixtes. Plus significatif, c’est la première fois que des documents officiels mentionnent que les toreros sont des artistes.

Au final, une excellente mise en bouche pour un livre qui devrait avoir sa place dans toute bonne bibliothèque taurine. Il peut être commandé sur le site de l’UBTF :

www.ubtf.com

Au cours de l’AG qui a suivi, le président Philippe de Graeve a annoncé les prochaines parutions qui susciteront sans doute autant d’intérêt que ce livre, mais nous en reparlerons.

JY Blouin https://facealacorne.fr/

La Peña El Quite a reçu les Mayorales du Plumaçon : Claude et Romain Laborde.

La Peña el Quite a reçu jeudi 21 dans les salons du Richelieu Claude et Romain Laborde
pour une conférence sur les corrales. Nos deux mayorales ont commenté une série de vidéos préparée par la secrétaire de la peña sur l’embarquement et divers débarquements des toros de la Madeleine. Ils ont complété leurs commentaires par des précisions sur l’alimentation, les soins, la surveillance apportés aux toros durant leur séjour dans les corrales.
Ils ont également conté tous les dangers et incidents auxquels il faut veiller nuit et jour. Ils sont aidés dans ces travaux par les corraleros, cette équipe de quatre bénévoles qui a été montrée dans la dernière vidéo. La conférence a été très appréciée par les nombreux socios de la Peña el Quite dont certains sont béotiens dans cette phase mal connue de la Madeleine.
La soirée s’est poursuivie par un excellent apéritif convivial et un délicieux repas préparés par le Chef Thierry Pantel
Merci à nos Amis Claude et Romain d’avoir animé cette soirée.

(Commniqué)

Paquirri au Café-Toro samedi

L’UNION DES BIBLIOPHILES TAURINS DE FRANCE SE REUNIT A PARIS.

Paris est quoi qu’en pensent certains, une ville d’aficion et de grande aficion. Il se dit même qu’il y a plus d’aficionados à Paris que dans bien des villes du midi de la France. Et cela ne date pas d’hier, ainsi qu’en témoigne le dernier livre de l’UBTF sous la plume de Marc Thorel remarquable historien et écrivain de la corrida: « Toreros dans la ville lumière ».

Car même si la tradition taurine parisienne fut discontinue, elle a connu de grandes heures à la fin du 19 ème siècle et au début du 20 ème.

A l’occasion de la sortie du livre, l’UBTF invite les aficionados à une conférence de Marc Thorel qui se tiendra à la salle paroissiale de l’église Saint Séverin le 23 novembre à 14h30 : Le titre en sera Prospérité et décadence de la Gran Plaza du Bois de Boulogne

Marc Thorel au Club Taurin de Paris le 29 janvier 2024. ©JYB

Une bonne occasion d’augmenter sa culture taurine et de compléter sa bibliothèque !

NOTA : pour ceux qui ne pourraient se déplacer, il sera possible de commander le livre sur le site de l’UBTF :

https://ubtf.fr

Jean Yves Blouin https://facealacorne.fr/

CT de Paris : BILAN DE LA TEMPORADA POINTU ET BRILLANT PAR MARC LAVIE !

À l’issue de son assemblée générale où fut décerné le prix de la Rencontre ( nous y reviendrons), Le CTP recevait Marc Lavie, rédacteur en chef de Semana Grande, pour le traditionnel bilan de la temporada 2024.

Après avoir évoqué quelques bons souvenirs d’une invitation au Club, il y a une trentaine d’années, avec __ Arevalo, il entrait dans le vif du sujet :

LES DONNEES :

Il y a eu en France et en Espagne 498 corridas dont 15 mixtes soit 5 de plus qu’en 2023, et 312 novilladas, soit 20 de plus que l’année précédente. Certes, il y a 50 ans les chiffres étaient supérieurs, (653 corridas, 394 novilladas), mais cette temporada s’annonce de ce point de vue comme un bon cru.

L’année a vu 25 novilleros prendre l’alternative, dont certains ont certainement un brillant avenir dans la profession. Il ne faut pas oublier que depuis le COVID, 70 matadors ont pris l’alternative, ce qui peut expliquer la bousculade inévitable face aux postes disponibles.

Il y a eu 21 indultos dont un seul en arène de première catégorie espagnole, c’est un peu moins que les années précédentes.

Parmi les nombreuses blessures de l’année, 16 ont été graves dont 4 très graves.

Derechazo à genoux de Roca Rey à Soplon, n°48 de Fuente Ymbro, à Madrid, le 6 octobre 2024. ©JYB

L’escalafon des matadors est dominé par Roca Rey avec 70 cartels, devant Talavante 68, et Luque et Castella avec 52 contrats. Chez les novilleros, c’est Marco Perez avec 38 novilladas qui est en tête. Il est d’ailleurs annoncé pour une despedida de novillero, en seul contre 6 à Madrid pendant la San Isidro, le 30 mai.

Nek Romero cite pour une passe de Las Flores le becerro n°20 de Pages Mailhan, à Arles le 11 septembre 2022 matin. ©JYB

L’escalafon est vieillissant avec des leaders ayant plus de 20 ans d’alternative, mais l’escalafon des novilleros est plus intéressant : parmi les noms à citer El Mene qui n’a lidié que 10 novilladas mais est très prometteur au milieu de nombreux bons toreros, comme Jarocho, Mario Navas, Israël Martin, Nek Romero, Samuel Navalon.

On craignait une pénurie de toros, mais cela a été résolu, parfois en transformant les corridas classiques en défis ganaderos.

Il apparait une nouvelle génération d’aficionados qui réagissent plus aux provocations des antitaurins et des politiques ce qui a un effet régénérateur sur la communauté.

Les problèmes : certaines plazas sont en crise notamment Bilbao, même si le vide des gradins existait déjà il y a 30 ou 40 ans, mais la mairie tourne le dos aux arènes. La télévision : la corrida est soutenue par les télévisions régionales mais One Toro a un modèle économique qui ne lui permettra sans doute pas de survivre longtemps. Enfin, les critiques et les questions se font jour en Espagne sur le système de santé et de gestion des infirmeries en France.

BILAN ARTISTIQUE :  LES TOREROS .

Véronique de Morante devant le toro n°65 de Domingo Hernandez, à Séville le 15 avril 2024. ©JYB

Le fait marquant est l’absence de Morante malgré ses 35 corridas ; on a vu lors de ses derniers cartels à Azpeitia ou Santander que son corps continuait à toréer, mais son visage était ailleurs !

Les figuras ont connu leurs lots de succès, mais d’une manière générale sans se maintenir au niveau auquel elles nous avaient habitué.

Roca Rey avait atteint un sommet lors de son triomphe héroïque de Bilbao en 2022, mais semble avoir du mal à rester à ce niveau. Mais c’est le seul à remplir les arènes !

Talavante a semblé privilégier la quantité sur la qualité.

Statuaire à la talanquère de castella, au toro n°12 de Margé, à Nîmes, le 14 septembre 2024. ©JYB

Castella a été en dessous de 2023, malgré la nouvelle profondeur de son toréo et la beauté de ses lances à la cape. Mais il a connu des problèmes à l’épée.

Pecho de Luque, à Herrador, n°7 de La Quinta, à Nîmes, le 14 septembre 2024. ©JYB

Daniel Luque a eu quelques éclairs dans une temporada un peu grise.

Véronique de Juan Ortega à Terremoto, n°17 de Garcia Jimenez, à Séville, le 29 septembre 2024. ©JYB

Le soleil est venu de Juan Ortega, le meilleur artiste actuellement. Mais ce n’est pas un torero de grand public ni sans doute un torero pour la France.

Doblon de Borja Jimenez à Enamorado, n°116 de Victoriano del Rio, à Madrid, le 5 octobre 2024. ©JYB

Borja Jimenez a donné la meilleure faena de la San Isidro mais a perdu des oreilles à l’épée. Il progresse à chaque sortie, mais attaque beaucoup ses adversaires ce qui nécessite pour lui des toros très encastés.

Fernando Adrian a triomphé à Madrid en 2023 et 2024. Mais lors de la corrida de Victoriano à la féria d’automne, le public a pris parti pour Borja et lui ne s’est pas montré à la hauteur.

Derechazo à genoux de Perera à Oloroso, n°66 d’El Parralejo à Séville, le 10 avril 2024. ©JYB

À Séville une seule Porte du Prince méritée, celle de Miguel Angel Perera qui est plus que jamais une valeur sure.

Emilio de Justo a été bon à Séville comme à Bilbao, mais il n’impacte pas !

David Galvan est un styliste inspiré, mais il a bénéficié d’être associé à Ponce.

Doblon de Rufo, à Fardero, n°97 du Puerto de San Lorenzo, à Madrid, le 4 octobre 2024. ©JYB

Tomas Rufo semblait parti en 2022 pour perturber l’escalafon, mais il est devenu plus précautionneux. Sa force était aussi ses apoderados (les Lozano), cependant, sans El Juli ils ont eu moins de poids. Mais à la féria d’automne, il a très bien commencé sa faena à droite avec beaucoup de ligazon ; le tendido 7 ayant protesté parce qu’il ne se croisait pas assez il a écouté et le toro s’est décomposé : il est difficile voire impossible de lier en se croisant en permanence (il faut se replacer).

Pecho de Clemente, à Hadrien, n°120 de Margé, à Nîmes, le 14 septembre 2024. ©JYB

Parmi les Français, seul Clemente semble avoir une chance de percer en Espagne même si ses premières tentatives n’ont pas été couronnées de succès et où il reste inconnu. Les autres matadors français, sans l’appui de grandes maisons et sans triomphes susceptibles d’impacter de l’autre côté des Pyrénées n’ont que peu d’opportunité malgré la garantie que leur apporte le circuit français.

Juan de Castilla, à genoux dans la boue en entame de faena devant Ranchero 2, n°941 de Pages Mailhan, à Vic le 19 mai 2024. ©JYB

Les toreros sud-américains en Espagne sont actuellement assez nombreux : 6 ou 7 novilleros parmi lesquels Bruno Aloï à suivre et chez les matadors Juan de Castilla auréolé de sa double journée à Vic et Madrid, Isaac Fonseca qui tient bien sa place et Jesus Enrique Colombo qui fait le spectacle et tue bien.

Diego Ventura sur Bronce pose les banderilles sans rênes, à Saragosse, le 13 octobre 2024. ©JYB

En ce qui concerne le rejon, l’escalafon est là aussi vieillissant : Ventura domine.

Léa est une cavalière extraordinaire mais a perdu des trophées à l’épée car il lui manque un cheval de muerte (très rare et difficile à former).

Guillermo Hermoso de Mendoza va perdre le soutien de son père et devra bâtir sa carrière sur ses seules qualités.

LES GANADERIAS :

Après la dure période des années 80 à 2000 où les toros chutaient, on constate aujourd’hui qu’ils ne tombent plus. Peut-être parce qu’on les fait courir, mais sans doute plus spécifiquement parce qu’ils sont mieux suivis sur le plan sanitaire : il y a aujourd’hui une médecine vétérinaire du sport qui s’applique aux toros !

Dalia, n°15 de Victoriano del Rio, lidié à Séville le 27 septembre 2024 par Alejandro Talavante. ©JYB

Les 3 fers pour les vedettes sont restés sur leur position dominante : Victoriano del Rio, Nunez del Cuvillo et Garcigrande. Victoriano se détache car ses bons lots ont la noblesse, la caste et une certaine exigence. Nunez del Cuvillo et Garcigrande, moins réguliers et moins brillants sont en baisse.

De son côté Juan Pedro Domecq (qui reste en tête de l’escalafon ganadero) a eu une temporada inégale.

Plantavinas, n°90 de Victorino Martin, lidié à Séville le 13 avril 2024 par Andres Roca Rey. ©JYB

Parmi les ganaderias encastées, Victorino Martin domine incontestablement. Victorino est un grand ganadero car il a su adapter ses toros à la toreria actuelle sans perdre leur caste.

Pellea de toros de Santiago Domecq à la ganaderia , le 18 février 2024. ©JYB

Santiago Domecq a été régulier et sorti des lots exigeants et mobiles. Il est étonnant qu’il soit négligé par les leaders de l’escalafon.

La Quinta n’a pas eu le rendement du passé même si l’élevage a sorti une grande corrida à Madrid et un très bon toro à Séville.

Pijotero, novillo n°67 de Fuente Ymbro, lidié à Madrid le 3 octobre 2024 par Alejandro Chicharro.©JYB

Fuente Ymbro a sorti 2 bonnes corridas à la San Isidro et Bilbao et beaucoup de bonnes novilladas. Roca Rey l’a affronté à 2 reprises, mais il n’est pas sûr qu’il renouvelle l’expérience.. On espère revoir ces toros en France l’an prochain.

Jules César, toro n°278 de Margé, à Nîmes, le 14 septembre 2024. ©JYB

Il faut rajouter à ce groupe Margé qui a sorti des lots exceptionnels à Dax et Béziers (sans oublier Nîmes où le vent a empêché des triomphes attendus). L’élevage devrait sortir à nouveau en Espagne (Madrid) en 2025.

Retrirado, n°12 de Sobral, à Céret, le 6 juillet 2024. ©JYB

Les ganaderias toristes ont moins d’aura qu’il y a 30 ans : Dolores Aguirre reste la plus régulière. Los Manos a sorti un bon lot à Vic. La nouveauté viendra des élevages portugais qui montent en puissance : Murteira Grave à nouveau triomphateur d’Azpeitia, Sobral à Céret.

Compte rendu et photos de Jean Yves Blouin https://facealacorne.fr/

Nîmes: la corrida aux Assises ?

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