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Bellegarde: Le IXe Trophée Sébastien Castella 2025 est allé à Iñigo Norte…

Un soleil printanier n’a pas hélas occulté le ressenti de fortes rafales compliquant par moments les évolutions des trois jeunes invités à disputer le trophée devant des gradins abondamment garnis.

Après la tienta matinale assurée par les parrains de la Primavera Tibo Garcia, El Rafi et Carlos Olsina opposés à des machos de François André, Barcelo et San Sebastian, place donc à cette non piquée dont on va souligner d’emblée la bonne tenue des erales de Roland et Rafi Durand, du moins pour quatre d’entre eux, sans être pour autant de passives victimes.

A l’issue du paseo, une minute de silence a été observée à la mémoire de tous ceux, professionnels comme aficionados, nous ont quittés dans l’année…

Clovis : silence et oreille.

Pablo Sánchez : saluts et vuelta.

Iñigo Norte : silence et oreille.

Clovis a ouvert la séance en se faisant remarquer au capote avec réponse allurée de Pablo Sánchez avant un second tercio à la charge du régional de l’étape qui recueillit les palmas de l’auditoire. Brindis au public avec entame arrodillada exprimant une belle envie, suivie de séquences droitières méritoires, la zurda s’avérant ensuite plus problématique. Une bousculade puis final par bernardinas avant entière au second envoi. Avec le quatrième, Clovis afficha une belle volonté, applaudi aux banderilles non sans avoir été accroché sans mal sur une pose. Nouveau brindis à l’assistance, début agenouillé puis affrontement dynamique un poil heurté, majoritairement à tribord. On sent du talent, une gestuelle harmonieuse, mais parfois un peu trop de précipitation ou d’à peu près. N’oublions pas toutefois, et ça vaut aussi pour ses deux compañeros, que l’on n’est pas encore en face de produits finis, chaque course représentant pour eux une belle opportunité de progresser. Conclusion en deux temps avant de promener une oreille.

Pablo Sánchez a étalé une torería bien en phase avec le comportement de son premier client. Sa faena comprit un peu de tout, l’Almeriense affichant toutefois une belle envie avant d’en finir en deux temps. Avec un quinto non dénué de qualités mais passablement exigeant, Pablo brinda à l’organisateur Raphael Coulomb une faena qui l’a vu aller au tapis à trois reprises. On retiendra à la fois sa vaillance, sa ténacité et en définitive son cran, tout cela portant sur les étagères. Las, une atravesada limita le verdict à une vuelta.

Défendant à son tour l’honneur de la famille Norte après son frangin Julio l’an dernier, le cadet a étalé des arguments intéressants dès son premier qui était tout sauf un innocent complice. C’est là qu’on put jauger le potentiel d’un jeune qui a su faire face sous la menace au cours d’un trasteo inégal, mais comprenant plusieurs phases méritoires. Entière au troisième coup. Par la suite, Iñigo s’employa à convaincre le conclave devant un adversaire de qualité. Sa faena transmit aux tendidos et après entière suivie de deux coups de verdugo, le Salmantino recevait une oreille méritée.

Plus tard, il a reçu le IXe Trophée Sébastien Castella qui ira peut-être rejoindre dans une vitrine familiale celui obtenu l’an dernier par son ainé… Une famille qui dans le toreo ne perd visiblement pas le Nord !!!

https://torofiesta.com/ Paul Hermé

Copa Chenel: Sergio Rodriguez coupe une oreille

San Augustin de Guadalix. Eliminatoire de la Ciopa Chenel. Moins d’un tiers d’entrée.

Toros de El Montecillo et Montealto.

Oliva Soto, Silence, et silence

Álvaro Alarcón, Silence après avis et silence

Sergio Rodríguez, Vuelta al ruedo et oreille

« Toreo caro » de Castella à Castellón

Plaza de toros de Castellón, Comunidad Valenciana. Dimanche. Dernière de la Feria de la Magdalena de Castellón. Casi lleno. 

Toros de Juan Pedro Domecq.

• MORANTE DE LA PUEBLA, ovation et silence.

• SEBASTIÁN CASTELLA, silence et deux oreilles.

• ALEJANDRO TALAVANTE, ovation et silence.

IJavier Ambel a salué au troisième Rafael Viotti et Alberto Zayas au cinquième.

Chinchón: LLeno de no hay billetes

Plaza de toros de Chinchón, Madrid. Festival Extraordinario au bénéfice de la Fundación Khanimambo. Lleno de ‘No hay billetes’.

Reses de Jandilla, Torrealta, Santiago Domecq, El Freixo et Juan Pedro Domecq

• DIEGO URDIALES, ovation

• MIGUEL ÁNGEL PERERA, deux oreilles

 BORJA JIMÉNEZ, ovation

 PABLO AGUADO, oreille

 OLGA CASADO, ovation

Premier lleno de no hay billetes depuis 16 ans… !

Primavera: Le Trophée Pepe de Montijo remporté par Isaac Galvín…

Le Trophée Pepe de Montijo a été remporté par l’aspirant chiclanero Isaac Galvín… Si on commençait ces derniers jours à, s’habituer à des températures printanières, la météo ne s’est pas montrée très aficionada ce samedi à cause d’un vent à décorner les bœufs… qui n’a pas pour autant perturbé les six jeunes qui le matin ont disputé le droit de participer à la finale.A l’issue de cette épreuve de qualification, les deux jeunes retenus pour revenir après le déjeuner afin de toréer chacun un eral de Los Espejos, d’origine santacoloma, Isaac Galvín et Rémy Asensio, ont tout fait pour convaincre le jury. De cette volonté est ressorti chez le Chiclanero un bagage déjà avancé dans sa catégorie, Rémy réussissant pour sa part à se mettre en évidence, même si le chemin est encore long. Mais à chaque jour suffit sa peine et le principal pour lui est bien d’avoir affiché ce jour un réel potentiel. A l’issue de la course, José Peris, fils de Pepe de Montijo, a remis en piste le trophée à Isaac Galvín qui par la même occasion a obtenu un engagement pour Vauvert et Alès, Rémy recevant pour sa part une ayuda. Félicitations aux deux…Après le Bolsín, les jeunes raseteurs de l’école de Bellegarde se sont livrés à une démonstration avec deux taureaux d’Aubanel, la journée se poursuivant ensuite par une conférence sur l’élevage du toro avant la soirée bodega…(Photos : Jean-Luc Jouet) 

torofiesta.com

Dans les ruedos…

Coria, Cáceres –

Festival taurin. Plus de la moitié d’arène.

Toros de Carmen Valiente .
Leonardo Hernández, deux oreilles ;
Antonio Ferrera, deux oreilles;
Paco Ureña, applaudissements ;
José Garrido, deux oreilles ;

Jorge Hurtado, deux oreilles et une queue ;
José Luis Rodríguez, une oreille.

Morón de la Frontera, Séville

Taureaux de Julio de la Puerta pour

El Fandi, une oreille et deux oreilles et queue
; Manuel Escribano, une oreille et une oreille ;
Curro Durán, une oreille et une oreille.

Montoro: rabo pour Manuel Roman

Montoro (Córdoba) 1/2 entrée.

Novillos de José Luis Marca,quatre et cinq vuelta al ruedo.

 Manuel Román, silence après avis et deux oreilles et la queue; 

Tristán Barroso, oreille et vuelta al ruedo;

 Joselito de Córdoba, deux oreilles et vuelta al ruedo. 

Copa Chenel: Oreille pour Burdiel et Garzon

Torres de la Alameda (Madrid).– Deuxième de la Copa Chenel. 1/2 arène.

Corrida de Toros de La Campana y Guerrero y Carpintero

Daniel Crespo, vuelta al ruedo après avis et silence

David Garzón, oreille après avis et seilence après avis

Álvaro Burdiel, silence et oreille

Madeleine 2025: Début du compte à rebours

s Samedi 5 avril, les festayres ont rendez-vous pour le traditionnel J-100 avant les fêtes de la Madeleine. Entre révélations officielles et animations festives, la journée promet de rassembler petits et grands dans une ambiance conviviale et chaleureuse.
Rendez-vous dès 10h45 au théâtre Le Molière pour découvrir la présentation complète des cartels de la feria 2025*. Autre temps fort de cette journée, le dévoilement de l’affiche officielle des fêtes à 12h place Charles de Gaulle, qui sera ensuite disponible à la vente à l’Office de tourisme de Mont de Marsan Agglo et à la Régie des fêtes et Animations.Retrouvez le programme complet sur montdemarsan.fr* places limitées. Replay à retrouver dès lundi 7 avril sur la page YouTube de Mont de Marsan
Lancement du concours « Les trophées de la photo taurine »
Lauréats du trophées de la photo taurine - Madeleine 2024Lauréats des trophées de la photo taurine – Madeleine 2024
Dans le cadre des fêtes de la Madeleine 2025, la Régie des Fêtes et Animations de la Ville de Mont de Marsan organise un concours photo taurine afin de mettre en lumière les talents des photographes passionnés et de célébrer les traditions locales. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 mai 2025.Tout savoir sur les trophées de la photo taurine 2025… (Règlement, Inscription)
Régie des Fêtes et Animations479 avenue du Maréchal Foch à Mont de Marsan05 58 75 39 08 | regiedesfetes@montdemarsan.fr
montdemarsan.fr   @arenesduplumacon
Communiqué

Tardes de Soledad: « Tarde de expectacion, tarde de decepcion… »

Andrés Roca Rey héros du film d’Albert Serra « Tardes de soledad ».

Le dicton taurin le dit : « tarde de expectacion, tarde de decepcion »* ; très attendue ma soirée consacrée au film d’Albert Serra qui a suscité controverses critiques ou louangeuses, m’a plongé dans une certaine indifférence, un ennui marqué par des situations répétitives avec une forte impression de « déjà vu », une banalité contraire au sujet, la tauromachie, qui est tout sauf une activité sans surprise.

Ce n’est pas le grand film lyrique que l’on attend (toujours) sur la corrida, ce n’est pas non plus une critique abjecte ou polémique, ce n’est qu’une description plate d’une réalité vue d’en bas plutôt que d’en haut, un point de vue qui certes fait de l’effet (visuel) mais n’éclaire rien. On n’y voit que ce que l’on sait déjà et les émotions, les coups de cornes notamment, ne touchent que peu puisqu’on en connaît l’issue.

A quoi servent ses scènes répétées d’arrastre ? Ces puntillazos successifs ? Ces passes accumulées dégagées du contexte d’une faena et par conséquent sans significations véritables ? La vie d’un torero se limite-t-elle à la camionnette qui le conduit et à la chambre d’hôtel où il ne dort pas ? On aurait aimé justement voir celle où il dort… (et avec qui).

On n’est ici loin de Cocteau, Hemingway ou Peyré ou pour prendre des exemples de films qui nous ont transporté, loin « Des clameurs se sont tues » de Dalton Trumbo, de « La course de taureaux » de Braumberger, de « Moments de vérité » de Rosi ou « Des golfos » de Saura, etc.

Le film a néanmoins un mérite: il n’est pas de partie pris ; il est honnête ce qui n’est pas rien tout de même. D’abord il a mis au centre du propos le toro bravo et les deux premiers plans au campo dans la nuit avant même le générique sont réussis. Il n’élude pas la violence de l’animal dans le combat, ses intentions criminelles ne sont pas masquées, ni sa mort souvent choquante pour les « enfants du siècle » qui ne reconnaîtront jamais son aspect glorieux : cette lutte ultime pour la vie, ce dernier regard la lumière.

Ensuite le réalisateur n’a pas éludé le côté picaresque du milieu taurin. Les répliques de Chacon ou Viruta, les peones de Roca sont tordantes pour celui qui sait les contextualiser. Il y a cet amour du piropo très sévillan, le goût du bon mot et une façon de convoquer la vulgarité qui n’est pas triviale mais rappelle les racines populaires de ces O.S. de la tauromachie. A lire les critiques de la  presse française, je ne suis pas sûr que le « grand public » saisisse cet amour du second degré, la frivolité feinte et l’ironie savoureuse de ces grands professionnels issus de barrios populaires où on parle ainsi…

Enfin le film met à a sa place Andrés Roca Rey, c’est-à-dire à celle de numéro un, de torero d’époque. La seule comparaison possible étant José Tomas évoqué incidemment (?). Le comportement héroïque du Péruvien s’impose de manière indubitable tout au long des scènes: son arrimon, son entrega, el valor seco qui en fait un torero hors norme qui marque l’histoire. Un phénomène ! La contrepartie, celle qui lui est demandée, est terrible : outre les blessures physiques et cette angoisse de ne pas les voir « se cicatriser », il y a le poids de la responsabilité, cette lourde solitude pour un jeune homme de 25 ans. Etre numéro uno, assumer ce rôle, remplir les arènes et être celui à qui on demande toujours plus c’est subir une pression quasi inhumaine. Les plus grands y sont passés on citera Juli et surtout Ojeda ou Tomas, ces derniers n’ayant que peu duré à ces avant-postes

Cette souffrance du Numéro Uno on la lit sur le visage lisse -enfantin encore- mais souvent ensanglanté d’Andrés. Et on sent que la seule chose qui le préoccupe, celle qui le touche, ce sont les cris de haine, ces insultes du tendido 7 madrilène ou le scepticisme de la Maestranza. Je ne sais si c’était là le propos initial de Serrat mais il touche enfin une vérité profonde : l’injustice blesse toujours plus que le coup de corne.

Pierre Vidal  

* « Après-midi d’espérance, après-midi de déception »

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