La nouvelle selon laquelle Marco Pérez allait prendre l’alternative à Nîmes à la Feria de Pentecôte avait déjà été annoncée auparavant. Mais cet après-midi, Simon Casas, a annoncé à travers un post sur Instagram que le jeune torero de Salamanque prendra l’alternative avec Morante de la Puebla et Alejandro Talavante. Il le fera le 6 juin.
À la Peña Robin des Bois de Dax, le public a eu le privilège d’écouter le jeune et prometteur matador Christian Parejo lors d’une conférence organisée par « Jeunesse Taurine de l’Adour ».
Quoi de mieux qu’un jeune matador pour échanger avec de jeunes aficionados ? Les spectateurs ont eu droit à la projection du documentaire « A contre courant », un documentaire qui dévoile la préparation minutieuse de l’alternative de Christian Parejo. Ce film offre non seulement un souvenir unique au matador, mais révèle aussi au public le travail intense et les sacrifices derrière ce moment spécial.
Christian Parejo lors de la corrida de Baltasar Iban en 2024 Aignan
Pierre Erridia et Hugo Lavigne interrogent le jeune matador, en présence de son apoderado Thomas Cerqueira. Ils abordent l’exil de l’Andalousie, l’impact du Covid sur les contrats, une blessure 10 jours avant l’alternative à Béziers, les inquiétudes de l’apoderado et l’après-alternative, incluant des propositions comme la confirmation à Las Ventas et la Copa Chenel.
Le dernier tiers de la conférence est sur Thomas Cerqueira qui observe le ruedo, appréciant la transition de torero à apoderado. Cette nouvelle perspective lui plaît, lui permettant d’apprendre et de grandir. Une véritable symbiose émotionnelle s’est créée entre lui et Christian Parejo.
Sous le soleil de cette matinée hivernale, les retrouvailles après quelques mois d’absence taurine. Nous nous retrouvons pour la fiesta campera matinale avec Adour Aficion, que nous avons vu dimanche dernier, et le torero béarnais Dorian Canton qui va lidier un novillo de la Ganadería Sepúlveda.
Fiesta Campera
Public : 3/4 des arènes
Dorian Canton deux oreilles
Picador : Laurent Langlois
Capea avec Adour Aficion
Avec deux vaches la Ganaderia de l’Aiguillon a permis Adour Aficion se s’exercer devant du bétail. La première vache solide et une charge courte, parfaitement maîtrisée par Jules, ce qui a entraîné des applaudissements du public.
Maxence a rencontré quelques difficultés face à ce premièr exemplaire, tandis que Mael a démontré sa douceur et son approche délicate.
Gabriel a conquis le public par la beauté naturelle de ses mouvements. De son côté, Hugo Alquie a brillamment montré son expérience et son savoir-faire face à cette vache.
La seconde vache a vu un Maxence appliqué et déterminé. Cependant, cette vache colatado, tout comme la précédente, a été notée pour son manque de race.
Maxence realise de jolies serie sur cette seconde vache pour clore cette première partie.
Lors de la seconde partie de la matinée, Dorian Canton a captivé le public avec un novillo colorado doté d’un joli trapío. Cet animal exprime une certaine noblesse, ce qui a permis à Dorian Canton de démontrer son application avec la cape. Le novillo a pris une pique longue, ajoutant une dimension impressionnante à l’affrontement.
Laurent Langlois a également été applaudi en quittant le ruedo, témoignant de la reconnaissance du public pour sa prestation. Mathieu Guillon, quant à lui, a posé une paire de banderilles particulièrement appréciée.
À genoux près des planches, le torero a exécuté quelques séries remarquables. Bien que la charge du toro ait été courte, la prestation est restée captivante. Les clarines dacquoises ont annoncé le dernier tiers, marquant un moment crucial. La mise à mort avec un recibir a été saluée par les applaudissements du public et deux ore, clôturant ainsi le spectacle matinal.
Le jeune espoir Français, Clovis fera ses débuts dans le sud-ouest en novillada sans picador dimanche à Arzacq. Il sera accompagné de l’espagnol Alfonso Morales et du vénézuélien Fernando Vanegas. Ils affronteront ensemble des novillos de Sepulveda. Une belle affiche pour cette ouverture de temporada dans le sud-ouest qui débutera le matin par la rencontre entre le torero béarnais Dorian Canton face à un toro du même élevage.
Faisons plus ample connaissance avec Clovis Germain, jeune aspirant qui débutera à Arzacq et fera le paseo à Bellegarde pour le Trophée Castella 2025… Un jeune très talentueux qui a débuté en non piquée à Fourques lors d’un mano a mano avec Victor. Avec trois oreilles dans son escarcelle, il ne pouvait pas mieux débuter dans sa nouvelle catégorie, ce qui laisse augurer une temporada 2025 prolifique en engagements…
« Où habites-tu actuellement ?
Je partage ma vie entre Garons, Mont-de-Marsan et Béziers, en fonction des entraînements avec l’école taurine de Béziers, ou bien avec le maestro Thomas Dufau, ou encore ici à Fourques.
Comment et à partir de quel âge as-tu voulu devenir torero ?
En 2018 j’ai vu une corrida de Victorino à Nîmes qui m’a vraiment marqué. Ce jour-là, on a vu le triomphe, la gloire, la tragédie aussi avec Pepe Moral qui a été héroïque. Quand je suis rentré à la maison, j’ai demandé à mes parents de m’inscrire à l’école taurine. A partir de là, il y a eu une attirance de plus en plus forte vers le taureau.
A l’école de tauromachie de Béziers, qui est ton professeur ?
Le maestro Tomas Cerqueira s’occupe de l’apprentissage technique avec des cours de toreo de salon, puis on se fait des toros entre élèves. Christian Parejo s’entraîne aussi avec nous.
Comment se sont déroulés tes progrès tout au long de la saison 2024 de février à Fourques pour tes débuts en sans picadors ?
Le début de 2024 a été un peu en dent de scie, il y a eu du bon et du moins bon. J’ai essayé toute la saison de corriger mes erreurs, avec plus ou moins de succès. Bien-sûr, en ligne de mire il y avait des débuts en sans picadors, donc l’objectif était d’arriver prêt à Fourques. Il y a eu de bons moments, comme Valencia ou Granada, et des moments plus durs. Mais à la fin, il faut retirer des leçons de ses échecs. Je suis donc arrivé à Fourques avec beaucoup de responsabilité sur les épaules et c’est bien normal.
Maintenant qu’une saison importante s’ouvre à toi, comment juges-tu ton niveau technique et artistique ?
Il y a toujours des choses à améliorer. On s’améliore pendant toute sa vie, et moi qui ne suis qu’au début j’ai encore beaucoup de progrès à faire. Evidemment, je me suis mis devant des bêtes pendant la saison 2024 et c’est là qu’on apprend le plus. Juger de mon niveau, c’est assez difficile et c’est au public de le faire. Je dirais juste que j’ai pris confiance devant les animaux et que je commence à comprendre les difficultés que posent chaque toro.
Que penses-tu devoir améliorer dans ta tauromachie (le cas échéant) ?
Comme je viens de te le dire, on apprend toute sa vie. On s’inspire de ce qui se fait de meilleur, on essaye de le refaire devant une bête. Au capote il faut arriver à parer les toros, à prendre la mesure de leurs charges, à leur imposer mon rythme, et c’est pareil à la muleta. Rechercher aussi la profondeur, la pureté. Tout ça n’est pas facile, il faut tous les jours se remettre en question !
Quelles sont tes suertes préférées (capote-muleta) ?
Mon objectif est d’être à l’aise dans toutes les suertes. Au capote, il y a les classiques mais qui sont fondamentaux, on peut rêver de péguer la véronique parfaite. A la muleta, j’aime toréer de la main gauche, mais il faut savoir marcher sur ses deux jambes. J’écoutais une vidéo du maestro Joselito qui disait que l’important c’était que chaque passe à la muleta sorte du cœur et que ça se ressente au bout des doigts. Il y a aussi les banderilles, je m’entraîne beaucoup au chariot, je crois que c’est important de novillero d’apporter de la fraîcheur et de l’alegría.
Quels sont tes toreros références, actuels et/ou de l’histoire ?
Actuellement, celui qui porte le toreo sur ses épaules, c’est Roca Rey ; il est numéro 1 et ce n’est pas pour rien, il est capable de faire tous les après-midis des efforts surhumains. Donc évidemment, ça fait rêver le débutant que je suis. Le maestro Castella est un autre exemple à suivre, il est arrivé au sommet et continue de se réinventer, de rechercher la perfection. Bien-sûr, il y a beaucoup à prendre chez tous les autres, les plus artistes comme Morante ou Ortega, et même chez les plus lidiadors comme Fernando Robleño. Ensuite, si on parle des toreros qui ont fait l’histoire, il y en a un qui par son parcours me marque particulièrement, c’est Nimeño II. C’est un exemple de volonté, d’entrega, de passion. Je regrette de ne pas l’avoir connu, mais je crois que c’était humainement aussi un exemple à suivre.
Outre la tauromachie, quelles sont tes autres activités quotidiennes ?
En fait, c’est assez lié au toro ; il faut une bonne condition physique pour se mettre devant un animal, donc outre le toreo de salon, je fais beaucoup de sport, de la course à pied, du tennis, du foot… Après, quand je suis dans les Landes, je vais à la chasse aussi, ça permet de s’aérer l’esprit et de penser à autre chose. Mais bien-sûr, on revient vite aux entraînements.
Comment, où et avec qui t’entraines-tu ?
Quand je suis à Nîmes, c’est Chico Leal qui me conseille, c’est avec lui que je m’entraîne, avec tous les matadors et les novilleros qui s’entraînent là aussi. Il y a cette ambiance à Caissargues où tout le monde s’entraîne ensemble, et c’est utile pour apprendre de leur expérience. Ça permet vraiment de partager, ils voient des choses auxquelles je ne fais pas forcément attention. Après, il y a les moments où je suis à Béziers et dont je t’ai parlé. Puis il y a Mont de Marsan où je m’entraîne avec Thomas Dufau et Mathieu Guillon. On se fait des toros et sa vision de banderillero est un plus, surtout quand on s’entraîne aux banderilles.
As-tu un type de toro préféré ? Un encaste ?
Je ne vais pas te dire que j’ai tout vu, je commence à peine, mais bien sûr un toro avec du moteur, de la répétition, de la classe… Et ça on peut le retrouver dans différents encastes. Quand tu regardes toutes les corridas qui sortent, il y a du très bon dans le Domecq, dans le Nuñez, mais le Santa Coloma a des qualités extraordinaires aussi. Il faut de tout, de la diversité.
Comment vois-tu l’avenir de ta carrière ?
Il y a l’objectif final, qui est presque un rêve de gosse, être figura du toreo. Mais avant ça, il y a un long chemin, on est nombreux à vouloir être torero, tous avec nos qualités et nos défauts. Donc tous les jours, il faut travailler, faire la course contre soi-même et au final le seul juge, c’est le toro, il nous remet toujours à notre place. J’ai besoin de me challenger, de me pousser dans mes retranchements, de sortir de ma zone de confort pour progresser. Je me fixe des objectifs qui sont hauts, mais je crois que pour arriver dans ce milieu-là c’est nécessaire.
Tu es jeune, mais penses-tu déjà à débuter en novillada piquée ?
Il faut que je m’en donne les moyens, et c’est pour ça que cette saison est cruciale. Être à la hauteur tous les après-midis, trouver les solutions aux problèmes…
Quels sont tes objectifs pour 2025 ?
Comme je te le dis, des organisateurs me font confiance, m’ouvrent les portes de leurs arènes, il ne faut pas décevoir, ni le public, ni tous ceux qui m’entourent. Pas à pas, arènes après arènes, il faut donner le meilleur de moi-même. Il n’y a pas de petite ou de grande arène pour moi actuellement, il faut être bien chaque après-midi. Donc il faut couper des oreilles lors de toutes mes tardes, ne pas laisser passer un toro.
Cette temporada 2025 marque les 25 d’alternative de Marc. n A cette occasion, le CTMS prépare une série d’événements en l’honneur de notre Maestro. Cette fiesta campera du 23 mars est donc un de nos premiers rendez-vous.
Bonheur de Thomas Dufau propriétaire du domaine de Marquestau avec la célébration d’u ne collaboration d’exception : « Nos armagnacs prennent place chez l’icône de la gastronomie française : monsieur Pierre Gagnaire au @restaurantpierregagnaireà Paris ! Quelle fierté et quel honneur de partager notre passion avec un tel chef ».
La conférence organisée hier soir à la Peña Alegria a réuni un public varié, allant de Paris à Pouillon, tous rassemblés pour rendre hommage au matador bordelais pouillonais, Clémente. Le président de la Peña a ouvert la soirée en rendant un vibrant hommage au maestro, un rituel respecté lors de chaque événement.
Je mets l’accent sur l’homme et les valeurs de torero qu’il incarne à l’intérieur comme à l’extérieur du ruedo. Clémente est reconnu pour son attention sincère envers toutes les personnes présentes à la Peña.
Au cours de la conférence, divers aspects de sa carrière et de sa vie ont été abordés, soulignant le soutien de ses proches, la rigueur de ses entraînements, et les moments cruciaux qui ont forgé sa carrière. Parmi ceux-ci, on retient une journée mémorable passée avec la Peña Alegria et l’événement marquant où lorsqu’il a a tué huit toros à la Ganaderia Yonnet. Sa résurrection en tant que torero a été ponctuée par des corridas significatives, notamment celles de St Sever et de Gamarde, ainsi que celle de Victorino Martin à Istres.
L’année 2023 a été marquée par le succès pour le matador, chaque cartel ou opportunité de remplacement étant une occasion de briller. La temporada a été remplie d’émotions et de défis, notamment le combat psychologique après une cornada et la détermination à ne plus lâcher comme auparavant.
En 2024, malgré quelques regrets à l’épée.Il a également réalisé des faenas très relâchées à Tyrosse et a vécu une semaine mémorable avec l’indulto de Delicado, dont il a commenté la vidéo de Alain Garres. Il a ensuite enchaîné avec Neptune à Béziers, affrontant la difficulté du vent.
L’année 2025 commence avec beaucoup de tentaderos, un entraînement intense pour endurcir son corps en vue d’une temporada longue et exigeante. Clémente sait que chaque toro est une remise en question, et il prend chaque corrida l’une après l’autre à commencer par Arles avec Sebastien Castella pour l’alternative de Tristan Barroso. Une détermination renouvelée à chaque course pour chaque taureau qu’il va combattre.
Il exprime une envie profonde de construire une histoire d’amour avec les arènes de Dax. Clemente est sensible à la présence des jeunes présent dans les tendidos, il reconnaît qu’ils sont un maillon essentiel dans la transmission de la culture taurine. Un beau moment pour une soirée qui aurait pu durer très tard.
La liste des toreros choisis pour la cinquième édition de la Copa Chenel est connue Álvaro Alarcón, García Pulido,Jorge Molina, Daniel Crespo, Francisco Montero, Ruiz Muñoz, El Melli, Oliva Soto, Álvaro Burdiel, Fernando Tendero, Sergio Rodríguez, Alejandro Peñaranda, Rubén Pinar,Nuno Casquinha et Juanito (Portugal), Sergio Flores (Mexique),Carlos Olsina (France) l’équatorien David Garzón.