Catégorie : torero Page 3 sur 18

Jairo Lopez deux oreilles, gagne la competencia dans les arènes de Arzacq-Arziguet

Présidence : Frédéric Marcel, assesseurs : Pascal Bouneau-Lavedan & Samuel Long

Public : remplissage à 90%

Musique : La Lyre Arzacquoise

6  novillos des frères Gallon

Bruno Martinez ( E.T Huesca)    : applaudissements et une oreille

Tomas Bastos     ( E.T Badajoz)  : une oreille et applaudissements et un avis   

 Prix de l’union des clubs taurin et des critiques taurin 

Jairo Lopez.    (E.T Citar Madrid) : silence et deux oreilles après avis et demande de vuelta du novillo par une partie du public Prix de l’Acosso

Sortie en triomphe de Jairo Lopez

Cette année la Ganaderia présente un ensemble avec un trapio homogène et de tête désigual. Tout au long de la course, on a eu un lot avec de la noblesse, une charge courte et de l’exigence. Le quatrième a eut un comportement légèrement manso et avisé.

Naturelle de Bruno Martinez

Bruno Martine sur son premier toro, le novillero effectue de jolies véroniques particulièrement appuyées à la cape. Les derechazos sont compliqués à effectuer, car le toro passe mieux à gauche qu’à droite. Les naturelles, qu’il effectue, sont plus appuyées. Le public l’encourage avec des applaudissements et la musique retentie. Au fer, il met une épée entière. Une pétition minoritaire  ne le récompense pas.

Face à son second toro tête haute Bruno Martinez a su montrer sa technique qui répond correctement aux sollicitations du toro . Des olés raisonnent lors du premier tiers. À la muleta, il appuie sur les derechazos ainsi que sur les naturelles afin de le fixer dans la muleta pour obtenir une oreille.

Tomas Bastos lors de la pose de banderilles
Tomas Bastos est vivement attendu après une bonne temporada 2023, dans le premier tiers le novillero a tendance à être légèrement dominé. Une de ces qualités et de poser les banderilles sur ses deux toros. Plein centre avec la muleta, il enchaîne de belles séries de derechazos. Il n’insiste pas trop sur la gauche. Il exécute un très joli changement de main. Sur sa première tentative il pinche et mets une épée engagée sur le second. Le président agite le mouchoir sur une pétition légèrement majoritaire.

Tomas Bastos n’exploite pas son second toro. Il exécute une faena propre qui ne porte pas sur le public. Il fait une série de naturelles. Les derniers derechazos sont plus profond qu’en début de faena. A l’épée, il est obligé d’utiliser le descabello. Il reçoit des applaudissements du public.

Derechazo de Jaire Lopez sur son second novillo


Jairo Lopez  : son premier novillo est un peu manso. Dans le premier tiers, il se fait prendre deux fois à la cape. Comme son prédécesseur, il pose les banderilles. Il fait de remarquables séries à droite et se fait prendre à deux reprises quand il attaque les naturelles. Sans convaincre, il n’a que le silence comme récompense.

Sur son second novillo le jeune Mexicain montre un tout autre visage. A la cape, il fait une série de lopesinas qui réveille le public. Aux banderilles, il exprime encore plus son talent que lors de son premier passage. Contrairement à son premier novillo, il trouve le sitio et la bonne distance. Il exploite la qualité de noblesse du novillo sur la droite comme à gauche avec de la profondeur lors de la faena. Cela transmet au public. Une épée entière légèrement de travers n’empêche pas le public très majoritairement de demander l’oreille. Le palco résiste plusieurs minutes avant de lâcher la seconde. Une partie du public demande vuelta qui n’est pas accordé. Le public sort ravi de cette première journée en attendant de se retrouver à Magescq.

Photos Roland Costedoat

Texte E.C

« Pato » : Il voulait être torero…

C’est au site de mon ami Paul Hermé torofiesta.com que j’emprunte ce bel hommage -car on ne saurait si bien dire- à Jacques Joulin. Patrice Quiot a trouvé, comme souvent, les mots pour évoquer cette figure aimée, que pour ma part j’ai toujours respectée et écoutée. Sur la photo, il “les” a réunis dans un moment d’amitié montrant ainsi que l’impossible n’existe pas pour l’aficionado résolu et les cœurs purs comme celui qui battait dans la poitrine du “Pato de Tyrosse”.

PV

pato12pk

« Pato » : Il voulait être torero…

Et ça ne l’avait pas fait.

Même si, en 1982, au cartel avec Olivier Baratchart, Michel Bertrand, Philippe Burgain, Evelyne Fabregas, Roger Ferreira, Olivier Martin devant des becerros de François André, il avait rempli les arènes de son pueblo.

Alors, il s’était reconverti.

Il vivait en Espagne depuis plus de vingt ans.

Les toros toujours dans la tête.

Une maïsse gitana avec l’accent de Dédé Prat.

Et la débrouille por delante.

Mozo d’espadas en cravate mal nouée et veste chiffonnée.

Revendeur occasionnel de billets.

Cocinero de «delicatesen » de cantine.

Un peu de bric et beaucoup de broc.

Fourgueur de foie gras que continuait à fabriquer sa grand-mère décédée.

Un carnet de commandes de clients dont le «paté» marquait l’ascension sociale.

Un carnet d’adresse épais des mêmes.

Et qui le laissait croire à une amitié.

Il bricolait.

Par-ci, par-là

Sin dinero.

Dans une humble poésie de souvenirs en anecdotes.

Il s’essaya entre autres à organiser des festivals.

Dont celui de Pomarez en 2011 avec Curro Díaz, Finito et Morenito de Aranda.

Un fracaso financier.

En fumée de cigarettes et distillats d’armagnac.

Maletilla du comercio.

Trafiquant du plaisir.

Vagabond du sentiment.

Solitaire des chemins de traverse.

Il allait

Et venait.

Personnage de bande dessinée.

Nomade du paysage taurin.

De Paco Dorado, José Mari au Cordobés hijo.

De Juan Pedro Domecq et Murube à Bohórquez.

D’Ojeda et Campuzano à Espartaco.

De Daniel Luque à Andrés Roca-Rey.

Une famille de raccroc.

Pour remplacer.

Celle.

Qui ne voulait plus le connaître.

Un orphelin.

De vraies racines.

Qui pensait avoir trouvé les siennes.

Dans le débridé d’une vie.

Il allait et venait.

De Gerena à Hinojos.

Sa peña  «El Pato Arte y Sentimento»

En bannière.

Mais loin des Landes, des pins.

Du stade de La Fougère.

Et de la banda Esperanza pour la Ste Cécile des fêtes de Tyrosse.

Avec le temps qui passait.

Sonnant.

Inexorablement dans des tentaderos presque quotidiens.

Les clarines de l’âge.

Pour un dernier tiers.

Outrance en paillettes.

Volubilité en adornos.

Arlequinades de façade.

Et solitude au centre du ruedo de la vie.

Il roulait a su aire.

Rigolant de se cabosser les ailes.

Au rugueux des murs.

Qui ne connaitront jamais le lustre des carteles qu’il disait.

Les discours, le mousseux et les chips de la retraite.

N’étaient pas dans son ciel.

Même si ses rêves pas aboutis.

Commençaient à avoir l’accent de l’aigreur.

Il était comme il était le Pato.

Une nomenclature de l’excès.

Un Zampano de l’outrance.

Qui laissaient entrevoir la tristesse d’un long hiver.

Il était comme il était le Pato.

Beaucoup riaient de lui, certains le rejetaient, d’autres l’aimaient.

Ombre de pauvre bohemio souvent en incartade.

Lumière de perpétuel romántico toujours en dérive.

Il est mort seul, samedi.

Dans sa cambuse de Gerena.

« Por causas que en las próximas horas se analizarán en el Instituto de Medicina Legal de Sevilla.

Aunque todo apunta a «algo natural», pouvait-on lire dans l’ABC de Sevilla du dimanche.

On ne sait rien.

De ce qu’il adviendra.

De son corps.

Amaigri.

Mais il est certain.

Qu’à la taquilla du ciel.

Il trouvera dans une enveloppe à son nom.

Un callejón d’éternité.

C’était le Pato de Tyrosse.

Il avait soixante-cinq ans.

Et Jacques Joulin.

Était son nom.

Patrice Quiot torofiesta.com

Alberto Ortega blessé grièvement à Tlaxcala (Mexique)

Très grave blessure du diestro mexicain Alberto Ortega pris au cou alors qu’il allait à puerta gayola au sixième toro de la ganaderia de Barralva. Soigné à l’infirmerie de l’arène, Ortega a été atteint d’une hémorragie au poumon et à l’oreille gauche. Son état s’est ensuite stabilisé. Il reste néanmoins très grave et le pronostic reste réservé le matador mexicain est pour le moment entre la vie et la mort. Voici par ailleurs le résultat de cette corrida

Juan Pablo Sánchez: Ovation et silence.

Sergio Flores: Deux oreilles, ovation après avis et une oreille à celui tué pout Ortega.

José Alberto Ortega: Silence et blessure.

Un moment de convivialité lors de la présentation du cartel de la corrida de Gamarde

La peña Gamardaise a fait sa présentation hier soir dans la salle des fêtes de la commune, pour la présentation des cartels de la corrida de Gamarde qui aura lieu le 21 avril. Le public nombreux, dont beaucoup d’habitués, a pu profiter de la présence de deux toreros à l’affiche du cartel, le local de l’étape Clémente et d’El Rafi. La soirée de présentation commença par la diffusion d’un film montrant le lot de Castillejo de Huebra qui sera combattu le 21 avril.

De gauche à droite le maire de Gamarde , Clemente , El Rafi , Hervé Touya et François Lassalle

Le second tiers fut consacré aux toreros avec comme chef d’orchestre Hervé Touya. Le public présent eut droit à un message vidéo du chef de lidia (Diego Urdiales). Les deux Français ont répondu chacun leur tour à une série de questions. Le maire de Gamarde a clos la soirée avec un discours. L’affiche de la journée sera présentée ultérieurement. Corrida Si a profité de la soirée pour poser une question au président de la Pena Gamardaise ainsi qu’à Clémente et El Rafi.

François Lassalle

“Est-ce que vous pensez avoir bâti l’un des cartels les plus originaux de la temporada?
Un cartel original, non. On a construit ce cartel en fonction de l’élevage. Ces taureaux vont permettre à ces toreros de pouvoir exprimer leurs talents et donner de l’émotion au public.

Clémente au micro

      Clemente

Après une temporada 2023 remplie de réussite, qu’attendez vous et qu’espérez vous au niveau des contrats en France et en Espagne ?

Pour la temporada 2024, ce que j’attends c’est consolider ce que j’ai fait en 2023. Je vais essayer de donner le meilleur de moi-même devant chaque taureau. J’aurais de nombreuses occasions de le prouver.
Actuellement, c’est l’hiver, pour l’instant il y a de beaux cartels qui sont sortis dont celui d’Istres et ce soir celui de Gamarde.
Des cartels avec des toreros prometteurs, mais aussi des figuras qui nous encadrent. Je trouve cela vraiment très bien. Maintenant, j’espère la saison un peu plus dense niveau contrat afin d’être dans une évolution. Sur le plan de la tauromachie, j’espère acquérir de la maturité, d’harmonie et de rythme en face du toro.

Concernant les contrats, j’espère pouvoir refouler les arènes ou j’ai triomphé l’an dernier en France et pourquoi ne pas m’ouvrir les portes de l’Espagne avec deux ou trois corridas. C’est vrai que cet hiver, j’avais pour objectif de confirmer à Madrid chose qui n’a pas pu se faire pour la San Isidro.
Je sais que la temporada est longue. L’an dernier, j’ai bénéficié malheureusement de places par suite de blessures de toreros. Il a fallu que je sois prêt à tout moment et je me dis cette année, cela risque peut-être d’arriver. Si ce n’est pas le cas, je dois mériter ma place afin de confirmer en automne ou l’année prochaine. La France commence un peu à me connaître dans les arènes de première catégorie ou j’espère y retourner dans d’aussi bonnes conditions.

El Rafi au micro

En 2024 qu’est-ce qu’El Rafi peut apporter de nouveau au public par rapport à la précédente temporada ?

Réponse de El Rafi : Par rapport à la précédente temporada toujours plus de progression et d’envie de bien faire. Je ne saurais pas dire quel détail en particulier. Je vais essayer de rester dans une ligne de progression afin de me prouver à moi-même que je peux mieux faire. D’émouvoir et transmettre des émotions aux gens qui viennent me voir.

Photo et Texte Nicolas Couffignal

Immersion au campo avec Marc Serrano

” Pour la troisième année consécutive Andalucia Aficion, Marc Serrano et le CTMS organisent un séjour en immersion dans le campo Andalou avec Marc.

Au programme :

– Trois tentaderos et visites de ganaderias avec le maestro Nîmois ;

– Tourisme ;

 – Bons moments de partage et d’aficion 

Le programme détaillé est à découvrir sur notre blog !

Pour tous renseignements ou inscriptions, vous pouvez contacter le CTMS 

par mail: ctmarcserrano@hotmail.fr ou Virginie de Andalucia Aficion au +33635376797

ou par mail: andaluciaaficion@gmail.com “

Les sélectionnés pour la Copa Chenel

Voici les qualifiés pour la Copa Chenel 2024:

Alejandro Fermín, Christian Parejo, Miguel Ángel Pacheco;  Ángel Jiménez “El Astigitano”;  Javier Moreno “Lagartijo”, Diego García, Víctor Hernández,  Rafael de Julia, Manuel Diosleguarde, Alejandro Marcos,  Antonio Grande, José Fernando Molina, Cristian Pérez, Rubén Sanz, Álvaro Alarcón; Antonio Puerta, Mario Sotos, Thomas Joubert, Luis David Adame; Alfonso de Lima,  Manuel Dias Gomes.

Un seul français donc Thomas Joubert, un péruvien déjà confirmé Alfonso de Lima, un portugais Manuel Dias Gomez, un mexicain Luis David Adame lui aussi déjà confirmé. On notera la présence de Christian Parejo le torero gaditano installé à Béziers.

Castella à Pozoblanco

Sébastien Castella : plus qu’ « incontournable »

Par Antonio Arévalo


Certains toreros, en particulier les figuras, ont acquis un statut qui leur permet, si les négociations aboutissent, d’être présents dans les ferias les plus importantes. Et quand, en plus de cela, le torero se retrouve partout sur la planète taurine à l’affiche des cartels phares, c’est qu’il est considéré comme l’un des toreros majeurs de notre temps.
Sébastien Castella sera le 4 février pour la réouverture si attendue des arènes de Mexico, les plus importantes du pays, à la corrida de l’Anniversaire, celle dont rêve tous les toreros. Il sera accompagné de deux matadors mexicains. On l’annonce également pour le Dimanche de Résurrection à Séville, autre date
emblématique du calendrier taurin, où il partagera l’affiche avec Morante de La Puebla et Roca Rey devant des toros de García Jiménez . Un cartel explosif, au sommet. Comme le sera sans doute la corrida de Beneficiencia à Madrid, où Sébastien retrouvera Morante et un torero triomphateur de la San Isidro.
Bien entendu Castella sera à Castellón, le 10 mars avec Manzanares et Talavante devant des toros du Puerto de San Lorenzo et à Valence, le 16 mars confronté à Roca Rey et Pablo Aguado.
Pour la San Isidro madrilène l’attente est immense et à priori il confirmerait l’alternative du torero de Chiclana, ayant élu domicile à Béziers, Christian Parejo. D’autres dates sont encore à confirmer. En France une corrida attire particulièrement mon attention : 23 juin à Saint-Sever, Sébastien Castella fera le paseo avec Daniel Luque et Fernando Adrián devant des toros de Santiago Domecq.
La temporada du torero biterrois s’annonce passionnante. Jamais auparavant un matador français n’avait été programmé de la sorte, preuve de la reconnaissance du public et des organisateurs pour un torero qui est loin d’avoir dit son dernier mot et qui ne lâchera rien, quel que soit le toro ou la figura auxquels il sera confronté.

Clemente à Gamarde

L’idylle continue entre Clemente et Gamarde !
Triomphateurs des deux derniers corridas organisées par la Peña Gamardaise, le torero du cru revient tout naturellement à Gamarde-les-Bains.
Après des prestations majuscules lors de la dernière temporada, Clemente se présentera lors de cette 9eme corrida du 21 Avril 2024 auréolé de son nouveau statut !

Soirée Marc Serrano

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