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Madrid, les cartels officiels

photo Plaza Uno

– M 01/05: Novillada picada. Jesús Moreno, Alejandro Chicharro, Juan Herrero (Différentes ganaderías de la Comunidad de Madrid)

 J 02/05: Goyesca. Fernando Robleño, Javier Cortés, Francisco José Espada (El Montecillo)

– D 05/05: Novillada. Jorge Molina, Álvaro Burdiel , Víctor Cerrato (Los Maños)

FERIA DE SAN ISIDRO 2024:

– V 10/05: Morante de la Puebla, Diego UrdialesGarcía Pulido -confirmación- (Alcurrucén y El Cortijillo)

– S 11/05: El Fandi, RománLeo Valadez (Fuente Ymbro)

– D 12/05: Calita, Francisco de ManuelÁlvaro Alarcón (Baltasar Ibán)

– M 14/05: Novillada. Diego Bastos, Nek RomeroSamuel Navalón (Montealto)

– M 15/05: Miguel Ángel Perera, Paco Ureña  Alejandro Fermín -confirmación- (El Parralejo)

– J 16/05: Sebastián Castella, José María ManzanaresTomás Rufo (Victoriano del Río y Toros de Cortés)

– V 17/05: Miguel Ángel Perera, Emilio de JustoGinés Marín (La Quinta)

– S 18/05: Pablo Hermoso de Mendoza, Lea Vicens, Guillermo Hermoso de Mendoza (Capea)

– D 19/05: Rafael Rubio ‘Rafaelillo’, Juan de Castilla,  Jesús Enrique Colombo (Miura)

– M 21/05: Novillada. Alejandro Peñaranda, Ismael MartínJarocho (Fuente Ymbro)

– M 22/05: David Galván, Álvaro LorenzoÁngel Téllez (El Torero)

– J 23/05: Alejandro Talavante, Juan Ortega, Tomás Rufo (El Puerto de San Lorenzo)

– V 24/05: Cayetano, Roca ReyJorge Martínez -confirmación- (Conde de Mayalde)

– S 25/05: Sebastián Castella, Daniel Luque , Christian Parejo -confirmación- (La Ventana del Puerto)

– D 26/05: Diego Ventura, CayetanoGinés Marín (Capea y Montalvo)

– M 28/05: Novillada. Lalo de María, Pepe Luis CirugedaAlejandro Chicharro (Guadaira)

– X 29/05: Morante de la Puebla, Alejandro TalavantePablo Aguado (Juan Pedro Domecq)

– J 30/05: José María Manzanares, Daniel Luque et Víctor Hernández -confirmación- (Alcurrucén y El Cortijillo)

– V 31/05: Uceda Leal, Alejandro TalavanteBorja Jiménez (Santiago Domecq)

– S 01/06: Rui Fernandes, Sergio Galán, Diego Ventura (Los Espartales)

– D 02/06: Juan Leal, Francisco José Espada et Isaac Fonseca (Pedraza de Yeltes)

– M 04/06: Fernando Robleño, Gómez del Pilar , Damián Castaño (José Escolar)

M 05/06: Corrida de la Prensa. Paco Ureña , Borja Jiménez, mano a mano (Victorino Martín)

– J 06/06: Antonio Ferrera, Manuel Escribano , José Garrido (Adolfo Martín)

– V 07/06: Emilio de Justo, Roca Rey , Borja Jiménez (Victoriano del Río y Toros de Cortés)

– S 08/06: Diego Urdiales, Juan Ortega , Pablo Aguado (Román Sorando)

– D 09/06: Corrida de la Beneficencia. Morante de la Puebla, Sebastián CastellaFernando Adrián (Garcigrande)

– D 16/06: Corrida In Memoriam. José María ManzanaresAlejandro Talavante , Paco Ureña (Jandilla y Vegahermosa)

Les cartels ont été présentés ce jeudi soir à la presse. Quatre français Castella cité trois fois au total, Juan Leal avec la corrida de Pedraza de Yeltas, la cavalière Léa Vicens avec les Mendoza père et fils. et le novillero Lalo de Maria. A noter aussi la confirmation du Chiclanero attaché à Béziers, Christian Parejo. Présence aussi des mexicains Fonseca Calita et Valadez, du cavalier portugais Rui Fernandes et du matador vénézuélien Colombo. le franco-espagnol Roman sera là lui aussi.

Le cartel ((magnifique) signé Cayetana Rivera

Lalo de Maria à Madrid

Voici les cartels des novilladas madrilènes selon mundotoro.com :

M01/05: Jesús Moreno, Alejandro Chicharro  et  Juan Herrero (Différentes ganaderías de la Comunidad de Madrid)

– D 05/05: Jorge Molina, Álvaro Burdiel et Víctor Cerrato (Los Maños)– 

M 14/05: Diego Bastos, Nek Romero et Samuel Navalón (Montealto)

– M 21/05: Alejandro Peñaranda, Ismael Martín et Jarocho (Fuente Ymbro)

M 28/05: Lalo de María, Pepe Luis Cirugeda et  Alejandro Chicharro (Guadaira)

Onetorotv 117 spectacles télévisés: Séville, Madrid, Valence, Pampelune, Bilbao, Béziers, etc.

Communiqué

OneToro TV présente une offre inédite d’émissions taurines. La plateforme a déjà cconclu un total de 117 retransmissions pour ce début d’année 2024. De plus, les abonnés pourront profiter de toutes les foires taurines du « grand chelem ». À cela s’ajoutent les spectacles en direct de Valence, avec la Foire des Fallas et les célébrations du mois d’octobre, dont le grand événement d’adieu au maestro Enrique Ponce. Dimanche de Pâques à Séville avec toute la Foire d’avril et celle de San Miguel, la Foire de San Isidro et la Foire d’Automne, la Foire complète des taureaux de Pampelune et la Foire de Bilbao en août.

De plus, OneToro TV a fait un gros effort pour compléter son offre avec les foires les plus intéressantes et pour la première fois vous pourrez voir toute la Foire de Santander, tout le cycle de Béziers (France) et la Foire de Salamanque, en plus à la Foire de Tarazona, en pleine expansion, en Aragon. Dans cette saison historique, OneToro TV ne veut pas non plus oublier la cantera et tout au long de l’année, elle diffusera 18 novilladas, en soulignant le concours de Villaseca de la Sagra, où les caméras de notre plateforme seront présentes pour la première fois. . Concrètement, les retransmissions en Espagne débuteront avec le concours de toreros « Kilómetro Cero » qui aura lieu les 24, 25 et 26 février au Palacio de Vistalegre de Madrid.

Nous n’oublierons pas non plus les autres corridas et au cours de l’année 2024, OneToro lancera son premier circuit OneToro/Tauroemoción Trims, où, au cours de six festejos, les meilleurs spécialistes se rencontreront au milieu d’une couverture unique jamais vue dans ce type de compétitions. Avec plus de 40 000 euros de dotations, dont 10 000 reviendront au gagnant. Les aficionados du monde équestre auront également leur place, avec huit célébrations en live avec les meilleurs rejoneadors du moment.

Toute cette intense programmation en direct est complétée par la diffusion de la traditionnelle Corrida de Gala Antigua Portuguesa qui aura lieu le 9 août à Lisbonne.Sans perdre aucun détail de nos propres productions, déjà diffusées et très appréciées du public taurin comme « En Corto y por Derecho », « A Toro Pasado », « El Esportón de Historias » et « Va por tú ». en plus d’autres espaces qui arriveront sur notre plateforme comme « Caballo Bravo », dédié au monde du cheval et de la tauromachie et « Hoy tauromachie I », un nouveau format innovant où des personnalités d’autres disciplines vivront des expériences taurines. encore plus, en juillet vous trouverez Nous confirmerons les célébrations de la saison américaine.

Madrid, kilometro cero

Pourquoi  Isaac Fonseca n’a-t-il pas reçu une oreille jeudi à Madrid ?

Deux faenas extrêmement engagées, une présence  en piste qui a ému les 22300 spectateurs, un brindis à l’Infante présente en barrera pour le jour de la Hispanidad dans lequel le jeune matador mexicain , tout sourire, remercie la couronne d’Espagne pour son soutien à la corrida, une détermination, un courage et un engagement sans nom, au péril de sa vie, et au bout de tout cela, malgré l’émotion, le danger absolu et un défi incroyable à la mort qui rôde, une pétition d oreille minoritaire certes , mais  un retentissement  énorme dans le public, malgré tout cela, comme s’il ne n’était rien passé, Madrid a maltraité ce torero.

 Pourquoi ? Les épées ? un peu trop ceci ou cela alors que les oreilles tombent pour des estocades traseras ou des presque bajonazos pour d’autres ?

La réponse est simple : Madrid ne reconnait que très exceptionnellement les œuvres des latino-américains.  Ce fut le cas souvent dans un passé récent, et on est presque gênés de rappeler le mot méprisant d’Antonio Ordoñez à un des frères Giron dans les années 50 : « Mira como se torea, Indio ! »( Regarde comment on torée, Indien !).

J’ajoute qu’en tauromachie comme en chant lyrique, le minimalisme , ou l’absence de voix, de coffre, de présence, priment aujourdhui, nouvelle forme d’esthétique un peu coincée sous prétexte de profondeur. La tauromachie populaire, les grands élans de l’âme, comme les grands airs verdiens ou pucciniens relèvent de toreros ou de chanteurs « couillus » à ‘grosses voix’, qui font vibrer les murs ou les gradins et se passent d’amplificateurs. La récitation molle d’un répertoire classique par un torero vieillissant qui n’invente plus rien et n’a donc plus rien à dire… cela m’ennuie.

La formidable joie d’aller au contact d’un toro brave comme nous le montrent tous les jours des ADAME, ROCA REY, SERGIO FLORES,ISAAC FONSECA, est à mes yeux la justification première de cet art archaïque et superbe qu’est la corrida.

Jean François Nevière.

Madrid, Corrida de la Hispanidad

Las Ventas, Madrid jeudi 12 octobre ;Toros de Garcigrande, Toros de Cortes, Victoriano del Rio. Tous grands, très armés, entre 541et 610 kg, 4 agés de 5ans révolus, deux de 4ans.

Pour Manuel Jésus « El Cid » bleu ciel d’Andalousie et or :Palmas et Silence après avis.

Alejandro Talavante, tabac brun et or,Silence et Salut au tiers après avis.

Isaac Fonseca, Champagne et or : Grande ovation après avis et Grande ovation après avis avec pétition..

Le Cid a toujours une bonne main gauche, son air entre sourire et sérieux  qui le fait parfois ressembler à un  chef de rang de bonne brasserie.  On a vu ce soir ce qu’il sait toujours faire devant des  toros  grands mais sans jamais nous enthousiasmer, à cause des toros dont il a hérité , peut-être, mais aussi à cause d’un manque d’engagement ou d’un excès de prudence.  Les deux toros qu’il a eu à combattre étaient pour le premier un énorme bestiau de 610 kg noir  de 5ans, sifflé dans le premier tercio parce qu’il s’agenouillait avant la pique, en manso.  A la muleta on eut droit à un molinete suivi de deux pechos élégants et templés. Puis à gauche deux séries impeccables dans le style de la maison  malheureusement suivies d’une  entière trasera . Pour le second,un Victoriano del Rio noir, fin et noble mais un brin distrait, Le Cid donne de jolies passes droitières  et plus belles  encore à gauche.   Le toro n’a pas grand-chose dans le coffre et très habilement Le Cid va terminer sa faena de muleta par trois passes à droite enchainées par trois passes à gauche.

Epée verticale qui tarde… Avis, deux descabellos, sifflets, SILENCE.

Le torero d’Extremadure   revient auréolé de son petit triomphe Valencien et semble décidé à amplifier le mouvement.

Premier toro, un Garcigrande de 595 kg, 5ans, fait celui qui ne voit pas le cheval, en vrai manso qu’il est.  D’ailleurs il s’emploie fort peu dans le capote de Talavante.  Isaac Fonseca va au quite  et donne trois chicuelinas excellentes à ce grand  cornu. Noble , ce toro l’est assurément, mais parado par moments, irrégulier, et Talavante sait en tirer parti par le bas sur la corne droite , mais à gauche c’est impossible.  Le public siffle, une épée basse, sifflets.

 Toro sifflé à l’arrastre  et pour le matador : SILENCE.

Le deuxième adversaire du torero de Badajoz est un Victoriano del Rio de 551 kgs, très sérieux, veleto astifino, cornes jusqu’ au ciel. Deux puyazos après un bon début  par veronicas.

Le vainqueur mexicain de la copa Chenel, Isaac Fonseca ne se fait pas prier pour aller délivrer un quite  très engagé par espaldinas.

Belles banderilles de Miguel Murillo.

Brindis au public, cite aux medios, le toro ne part pas le matador se rapproche et offre deux statuaires , deux doblones et deux trincheras en suivant, ça a de la gueule on se prend à espérer. Mais le toro manque de force et ne pourront s’ensuivre que trois courtes mais belles séries finales.

Un avis retentit, le toro est difficile à cadrer près des planches où l’épée de Talavante   est concluante.

Ovation et pétition minoritaire : Salut au tiers.

ISAAC FONSECA

Isaac Fonseca remplit totalement son rôle,et les deux vieux qui partagent l’affiche , malgré leur bonnes manières ne nous ont à aucun moment donné l’émotion du jeune mexicain.  A son premier un toro de Cortès bas  et arm » fonce sur le torero qui le reçoit à genoux, la cape s’envole, et relevé , Isaac nous montre une belle demie. Comme les deux « vieux » ne vont pas au quite( !!) c’est le jeune matador lui-même qui y va : Impressionnantes saltilleras( passe qui ressemble à la gaonera mais dont l’origine est née des mains d’Armillita, on reste au Mexique !Tête imposante, cornes très ouvertes et fines, on commence à se réveiller, reconnaissons que la fraicheur de ce trompe la mort ade quoi séduire. Un brindis de catégorie à l’Infante Elena en barrera et la corrida commence : cite de très loin, ligado templado  les gestes sont magnifiques .

A gauche Isaac est au meilleur niveau, acceptant tous les risques. Tout s’enchaine et le public vibre et crie des olé mêlés d’effroi. La fin  se fait par 6 Bernadinas provocantes, une épée entière mais basse qui lui fait perdre l’oreille, petite pétition et OVATION.

Le dernier toro, un gros colorado œil de perdrix de Victoriano del Rio est reçu à genoux puis à peine relevé le matador le cite pour trois chicuelinas.  Brindis au public , qui applaudit à tout rompre, mais la manière dont Fonseca enroule les passes tout près du corps me fait peur, on devine la volonté de triomphe dans toutes les attitudes de l’aztèque. J’avoue adorer l’entrega, courageuse au suprême, et l’inévitable finit par se produire : le torero est pris sous la cuisse gauche envoyé en l’air repris sous son gilet et traîné , la corne le cherche  on voit le visage ensanglanté du matador entre les cornes du toro , dont le sang recouvre une grande partie du costume de lumière.   Frayeur d’autant plus ancrée dans la mémoire que le jeune diestro sourit en se relevant pour reprendre la faena où il l’a laissée, à genoux et ça repart, sans peur sans remords sans erreur, aguantant comme un fou !

Epée, Avis, pétition pas tout à fait majoritaire, mais soyez certains que le souvenir qu’on gardera de cette corrida de la Hispanidad, c’est Isaac Fonseca  avec ses deux toros.

Jean François Nevière

Madrid Mariscal Ruiz emporte le certamen

Plaza de toros de Las Ventas, Madrid. Finale du Certamen de novilladas sin picadores ‘Camino hacia Las Ventas’. lleno

Novillos de Lorenzo Rodríguez Espioja. 

• ÁLVARO SERRANO, blessure cvornada dans la partie supérieure de la cuisse droite.

• MARISCAL RUIZ, ovation après pétition à celui tué pour Álvaro Serrano, oreille et silence après avis

• SERGIO ROLLÓNovation, saluts et silence après avis

Madrid, jeudi: le Cid revient!

Madrid : les illusions perdues

Las Ventas, Madrid. Samedi. Cinquième de la Feria de Otoño. 21.436 spectateurs, casi lleno. Toros de El Pilar, 

DAMIÁN CASTAÑO, silence et silence

JUAN ORTEGA, palmas et silence

PABLO AGUADO, silence après avis et silence ;

Tous les toros de la tarde ont été protestés à leur sortie ; le sixième à l’origine d’une véritable bronca. Il y avait dès le départ de la suspicion populaire envers un lot pourtant dans le type de la maison, lourd mais sans doute passez armé -car souvent playero- pour une partie du respectable. Deux d’entre eux avaient cinq ans. Le médiocre comportement des Pilar encouragea cette défiance : absents sous le cheval (sauf le sixième), justes de force, nobles mais sosos, ils ne permirent pas aux toreros de s’exprimer ; seul le premier avait plus de transmission. Bref cela manquait de race.

C’était un jour de fête car on attendait beaucoup de la venue à Madrid de ces toreros du sud réputés artistes mais, comme le dit le dicton : “corrida de expectacion corrida de decepcion”. L’absence de Daniel Luque était prévisible mais son remplacement par Damian Castaño surprenant. Que venait faire le modeste salmantino dans ce qui devait être un trio andalou? Castaño discret ne gêna personne. Il abrégea sa première faena alors que le toro semblait en avoir gardé sous la semelle et sa seconde fut, elle aussi, marquée par la brièveté et son côté superficiel. A son crédit: ses premières lances de capote à la réception de ses deux opposants et ses deux estocades bien exécutées. Peut-il plus ? Il n’aura pas, en tout cas, profité de l’opportunité offerte.

Juan Ortega débuta par un quite sensationnel sur le toro de Castaño. Trois véroniques et une demie de cartel. Il était donc décidé mais l’opposition manquait de cette chispa qui est nécessaire à l’épanouissement de son toreo précieux, ambitieux aussi qui demande un toro qui se livre avec franchise et caractère. On se contenta donc de muletazos éparpillés et de détails luxueux ; ces passes del desprecio notamment qu’il exécute à la perfection. A son second passage il choisit d’allonger la faena montrant sa détermination mais il se fit siffler par un public fatigué de l’inanité de cette opposition. Il tua brièvement.

photo JY Blouin

Même scenario pour Pablo Aguado qui montra lui aussi sa capacité à proposer un toreo différend à la cape notamment avec laquelle il arrête le temps. Mais il ne s’accordera avec aucun de ses adversaires mous du genou et ces belles promesses tournèrent vite en « eau de boudin ». Pablo face à un lot sans classe ni race ne put rien prouver de tangible et le public se contentera de quelques détails : les miettes d’un festin annoncé qui tourna court.

Pierre Vidal

Madrid, phénoménale faena au 4eme : Castella au sommet.

Plaza de toros de Las Ventas, Madrid. Quatrième de la Feria de Otoño. Casi lleno.

Toros de Victoriano del Río y Toros de Cortés (4º et 5º)

SEBASTIÁN CASTELLA, silence après avis et vuelta al ruedo après avis.

PACO UREÑA, silence et vuelta al ruedo après deux avis. 

GINÉS MARÍN, silence et silence. 

Les banderilleros Rafael Viotti et José Chacón au quatrième.

Ovation pour le picador Ignacio Rodríguez au sixième.

Des toros imposants, lourds, hauts,  4 mansos dont un , le 5ème, recevra les banderilles noires, un grand manso encastado le 4eme, le reste sans mérite, comme le premier qui se laissera faire par Castella, plus que jamais au sommet, au courage sec, à la technique sans faille sauf à l’épée pour son premier .. puis, bis repetita, sur son second. Aucun doute, une grande épée à son second lui aurait valu les deux oreilles.

Un mot de Ginès Marin dont ce n’était pas le jour, particulièrement sur le 6ème dont il ne sut rien extraire, toréant de profil, écourtant la faena sans vraie motif, alors même que ce toro aurait pu prendre une troisième pique si le matador n’avait demandé le changement de tercio à la présidence après une deuxième puya impressionnante  qui valut d’ailleurs une ovation au picador Ignacio Rodriguez.

Paco Ureña est un torero rageur et courageux. Il hérite du second toro aux cornes en plumeau.  Vilaine pique trasera, le toro galope en sautillant, Ureña distribue quelques derechazos pas liés, le toro a un peu de genio, et le torero ne tentera ni ne fera rien sur la corne gauche. Le public, ce grand sage, s’ennuie un peu, on le comprend et Ureña ne fait pas durer le plaisir : il pinche trois fois, met une entière et écoute le silence, à Madrid le silence est grand ! surtout avec plus de 20 000 spectateurs. Toro bien entendu sifflé à l’arrastre. Son deuxième toro  un negro de 587 kg  est un manso perdido qui évite tout, le cheval, la moindre cape, il a une indifférence pour tout ce qui bouge et pourrait même avoir peur de son ombre.  Pétition du public  pour les banderilles noires enfin accordées par la présidence. 

Victoriano del Rio ronge son frein et attend la suite, tout comme nous. Curro Vivas chargé aux banderilles doit se jeter dans le callejon la corne lui effleurant la jambe au moment du plongeon dans le couloir. On va ensuite assister à un combat épique, le torero essayant de bâtir une faena avec cette absence de toro, sans doute pour démontrer que lui aussi, à l’image de Castella , peut extraire la lidia que tout toro contient, même  un manso perdido.  Et Paco ose tout, n’a pas peur , prend des risques fous, se fait accrocherà la mise à mort, reste au sol épuisé , se relève, pinche, met une entière, écoute un avis, panique à bord, deuxième avis et le toro tombe au quatrième descabello !

Malgré cela, devant le courage fou  le public craque et applaudit au moint fde permettre au matador une vuelta al ruedo,tandis que le toro est hué copieusement à l’arrastre.

Mais parlons de la faena quasi historique du 4ème par Sébastien Castella.

Oublions, tant il s’est sublimé au quatrième le beau travail qu’il offrit à son premier.

Le quatrième, donc !

Devoto, noir de 626 kg de Toros de Cortes, très haut, large, armé très fin né en février 2019.

A peine entré dans l’arène il fuit, positionné devant le cheval il fait mine de le charger , instant fugace dont le picador profite pour lui glisser un picotazo épidermique qui le fait fuir.  Castella en grand stratège  a deviné qu’il pourrait  faire quelque chose avec cet animal : il dirige et ordonne tout, le placement de José Chacon qui assure la lidia,  extraordinaire paire de banderilles de Rafael Viotti qui fait se lever le public, non seulement on ne s’ennuie plus mais on attend l’éclosion improbable d’une œuvre majeure. Et cette œuvre majeure, n’hésitons pas à le dire, ce sera la plus belle et méritoire faena de Sébastien Castella de toute cette année 2023 pourtant riche en grands moments. 

Personne n’oublie que Castella a été triomphateur de la San Isidro, qu’il est sorti la semaine dernière par la Porte du Prince à Séville, et il est là, devant nous, à Madrid, avec un toro impossible . Il fera tout à ce toro qu’on croyait vide , il le magnifiera par des passes d’une proximité  folle, finissant par 6 manoletinas de catégorie après des séries gauchères à couper le souffle, avec changement de main en lâchant la muleta .. une autorité  un poder incroyable, un ligazon qui vous fait frémir, et tout passe et le toro s’améliore devient entre les mains du magicien un grand toro manso qui découvre sa caste, car il existe ne l’oublions pas des manso encastados. Pureté des gestes, froideur qui cache la volonté indomptable, l’artiste est dans la plénitude ne manque que l’épée, trop basse pour permettre les récompenses majeures, mais une fois de plus le public ne se trompe pas, il est debout, hurle sa joie et son admiration, Sébastien Castella va saluer au centre et l’ovation est si forte qu’il entreprend sous la clameur une vuelta al ruedo qui me reste encore dans la tête au moment ou j’écris ces lignes.

Cette tarde de toros a été une étrange  chose, et in fine, ces mansos de Victoriano del Rio nous ont permis de juger et jauger  le caractère particulier des hommes qui les ont affrontés. Ureña  montant au front en se sachant battu mais qui ne craint ni le combat ni la défaite, Castella qui sait ce qu’il aura à faire, conduit, lui, l’assaut comme un chef de guerre génial.

Madrid aime Sébastien Castella, Madrid  a raison !

Jean François Nevière

Photos JY Blouin

https://videos.toromedia.com/w/fHMZkarfabUSx7s8mjyirS?start=0s

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