
Mois : novembre 2024 Page 4 sur 10
AprĂšs l’Ă©chec rĂ©cent de la PPL anti-corrida au SĂ©nat, cette rĂ©action nous a Ă©tĂ© adressĂ©e que nous voulons partager avec vous :
« Bravo et merçi aux sĂ©nateurs , Ă A.VIARD et Ă tous ceux qui oeuvrent pour la survie de nos libertĂ©s et de notre passion ! cette dame de 74 ans manifeste et communique son avis bravo aussi ; quant Ă moi j’ai 82ans j’ai commençé avec Bienvenida , Benjumea, Chamaco ostos caceres et mĂȘme Ricardo Chibanga ; j’enmĂšne mes petits enfants aux arĂ©nes ; qu’ils aient 2O ans ou 5 ans ils n’en sortent pas traumatisĂ©s ; trois regrets : les cartels sont TOUJOURS composĂ©s des mĂȘmes toreros ; le Prado n’expose-t-il que Greco , Goya et Velasquez ! Et il y a de trĂšs bon toreros qui attendent : Morenito de Aranda , entre autres et mĂȘme le grand artiste curro diaz reste souvent dans les oubliettes ; je regrette aussi l’absence des jeunes ce qui n’est plus le cas en Espagne ; enfin les prĂ©sidences sont souvent en opposition avec le public ; bien sĂ»r il faut des connaisseurs mais surtout ne pas se couper de la base ».
FM
Merci cher François.

La ganaderia de Domingo Hernadez ne revient pas. Seule nouveautĂ©: la devise d’Alvaro Nuñez qui fait ses dĂ©buts. La corrida de rejoneo sera confiĂ©e Ă nouveau aux produits d’El Capea et la novillada Ă la ganaderia locale sera de Pincha une fois encore.
La Casa Misericordia clĂŽture son choix d’Ă©levage de la San FermĂn 2025 Le bĂ©tail d’ Ălvaro NĂșñez fera ses dĂ©buts Ă la FĂ©ria de San FermĂn de Pampelune et sera la grande nouveautĂ© de la FĂ©ria de taureaux de Pampelune , selon Gonzalo Bienvenida dans El Mundo. . MalgrĂ© sa courte histoire, l’Ă©levage d’ Ălvaro NĂșñez a dĂ©jĂ remportĂ© d’importants triomphes au cours de plusieurs saisons. Une approbation rĂ©flĂ©chie pour dĂ©buter dans lâune des manifestation taurines les plus importantes de la saison.
La MECA de Pampelune fermerait dĂ©jĂ les Ă©levages pour la San FermĂn 2025, qui aura lieu, comme d’habitude, du 5 au 14 juillet. Un casting qui s’appuie sur la continuitĂ© des Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes, seul le cheptel de Domingo HernĂĄndez prĂ©sent en 2024 ne sera pas reprĂ©sentĂ© en 2025 .
samedi 2 aout : novillada non piquĂ©e avec des erales d’Alma Serena
dimanche 3 aout : novillada piquée avec des novillos de la ganadéria SAN ISIDRO (ex Gimenez Indarte , origine Marquis de Domecq , excellents à Algemesi et San Agustin de Guadalix qui, en 2024 ont fait leurs débuts en France en novillada.

Paris est quoi quâen pensent certains, une ville dâaficion et de grande aficion. Il se dit mĂȘme quâil y a plus dâaficionados Ă Paris que dans bien des villes du midi de la France. Et cela ne date pas dâhier, ainsi quâen tĂ©moigne le dernier livre de lâUBTF sous la plume de Marc Thorel remarquable historien et Ă©crivain de la corrida: « Toreros dans la ville lumiĂšre ».

Car mĂȘme si la tradition taurine parisienne fut discontinue, elle a connu de grandes heures Ă la fin du 19 Ăšme siĂšcle et au dĂ©but du 20 Ăšme.
A lâoccasion de la sortie du livre, lâUBTF invite les aficionados Ă une confĂ©rence de Marc Thorel qui se tiendra Ă la salle paroissiale de lâĂ©glise Saint SĂ©verin le 23 novembre Ă 14h30 : Le titre en sera ProspĂ©ritĂ© et dĂ©cadence de la Gran Plaza du Bois de Boulogne

Une bonne occasion dâaugmenter sa culture taurine et de complĂ©ter sa bibliothĂšque !
NOTA : pour ceux qui ne pourraient se dĂ©placer, il sera possible de commander le livre sur le site de lâUBTF :
Jean Yves Blouin https://facealacorne.fr/

El Molinero sera le nouvel apoderado du grand torero murciano Rafelillo qui a triomphĂ© partout dans la monde dans des corridas dures et qui a brillĂ© en France cette annĂ©e Ă Mimizan oĂč il est sorti en triomphe aprĂšs une prestation remarquĂ©e. Il est intĂ©ressant de noter qu’El Molinero est en fait un matador nĂ© Ă Paris avec la double nationalitĂ©.
Ricardo AguĂn Ochoa, plus connu sous le pseudonyme de El Molinero, nĂ© le 30 avril 70 Ă Paris en France, a passĂ© toute sa jeunesse chez ses grands-parents, meuniers de leur Ă©tat, qui vivaient dans un petit village prĂšs de Saragosse. C’est de lĂ qu’il tient son apodo : El Molinero (le meunier). Il a d’ailleurs fait ses Ă©tudes de tauromachie Ă l’Ă©cole taurine de Saragosse. Son pĂšre a exercĂ© la profession de chaufferur de vedettes de cinĂ©ma notamment de Romy Schneider. Il a pris l’amternative Ă Saragosse en 93, confirmĂ© Ă Madrid en 1995. Il a combattu de nombreuses corridas dures comme celles Miuras avant de faire sa desĂȘdida en 2004. C’est un retour inattendu que celle de cette figure aragonaise au cĂŽtĂ© du matador Murciano exemple de courage et de pundonor.
Ă lâissue de son assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale oĂč fut dĂ©cernĂ© le prix de la Rencontre ( nous y reviendrons), Le CTP recevait Marc Lavie, rĂ©dacteur en chef de Semana Grande, pour le traditionnel bilan de la temporada 2024.
AprĂšs avoir Ă©voquĂ© quelques bons souvenirs dâune invitation au Club, il y a une trentaine dâannĂ©es, avec __ Arevalo, il entrait dans le vif du sujet :
LES DONNEES :
Il y a eu en France et en Espagne 498 corridas dont 15 mixtes soit 5 de plus quâen 2023, et 312 novilladas, soit 20 de plus que lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente. Certes, il y a 50 ans les chiffres Ă©taient supĂ©rieurs, (653 corridas, 394 novilladas), mais cette temporada sâannonce de ce point de vue comme un bon cru.
LâannĂ©e a vu 25 novilleros prendre lâalternative, dont certains ont certainement un brillant avenir dans la profession. Il ne faut pas oublier que depuis le COVID, 70 matadors ont pris lâalternative, ce qui peut expliquer la bousculade inĂ©vitable face aux postes disponibles.
Il y a eu 21 indultos dont un seul en arĂšne de premiĂšre catĂ©gorie espagnole, câest un peu moins que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.
Parmi les nombreuses blessures de lâannĂ©e, 16 ont Ă©tĂ© graves dont 4 trĂšs graves.

Lâescalafon des matadors est dominĂ© par Roca Rey avec 70 cartels, devant Talavante 68, et Luque et Castella avec 52 contrats. Chez les novilleros, câest Marco Perez avec 38 novilladas qui est en tĂȘte. Il est dâailleurs annoncĂ© pour une despedida de novillero, en seul contre 6 Ă Madrid pendant la San Isidro, le 30 mai.

Lâescalafon est vieillissant avec des leaders ayant plus de 20 ans dâalternative, mais lâescalafon des novilleros est plus intĂ©ressant : parmi les noms Ă citer El Mene qui nâa lidiĂ© que 10 novilladas mais est trĂšs prometteur au milieu de nombreux bons toreros, comme Jarocho, Mario Navas, IsraĂ«l Martin, Nek Romero, Samuel Navalon.
On craignait une pénurie de toros, mais cela a été résolu, parfois en transformant les corridas classiques en défis ganaderos.
Il apparait une nouvelle gĂ©nĂ©ration dâaficionados qui rĂ©agissent plus aux provocations des antitaurins et des politiques ce qui a un effet rĂ©gĂ©nĂ©rateur sur la communautĂ©.
Les problĂšmes : certaines plazas sont en crise notamment Bilbao, mĂȘme si le vide des gradins existait dĂ©jĂ il y a 30 ou 40 ans, mais la mairie tourne le dos aux arĂšnes. La tĂ©lĂ©vision : la corrida est soutenue par les tĂ©lĂ©visions rĂ©gionales mais One Toro a un modĂšle Ă©conomique qui ne lui permettra sans doute pas de survivre longtemps. Enfin, les critiques et les questions se font jour en Espagne sur le systĂšme de santĂ© et de gestion des infirmeries en France.
BILAN ARTISTIQUE : LES TOREROS .

Le fait marquant est lâabsence de Morante malgrĂ© ses 35 corridas ; on a vu lors de ses derniers cartels Ă Azpeitia ou Santander que son corps continuait Ă torĂ©er, mais son visage Ă©tait ailleurs !
Les figuras ont connu leurs lots de succĂšs, mais dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale sans se maintenir au niveau auquel elles nous avaient habituĂ©.
Roca Rey avait atteint un sommet lors de son triomphe hĂ©roĂŻque de Bilbao en 2022, mais semble avoir du mal Ă rester Ă ce niveau. Mais câest le seul Ă remplir les arĂšnes !
Talavante a semblé privilégier la quantité sur la qualité.

Castella a Ă©tĂ© en dessous de 2023, malgrĂ© la nouvelle profondeur de son torĂ©o et la beautĂ© de ses lances Ă la cape. Mais il a connu des problĂšmes Ă lâĂ©pĂ©e.

Daniel Luque a eu quelques Ă©clairs dans une temporada un peu grise.

Le soleil est venu de Juan Ortega, le meilleur artiste actuellement. Mais ce nâest pas un torero de grand public ni sans doute un torero pour la France.

Borja Jimenez a donnĂ© la meilleure faena de la San Isidro mais a perdu des oreilles Ă lâĂ©pĂ©e. Il progresse Ă chaque sortie, mais attaque beaucoup ses adversaires ce qui nĂ©cessite pour lui des toros trĂšs encastĂ©s.
Fernando Adrian a triomphĂ© Ă Madrid en 2023 et 2024. Mais lors de la corrida de Victoriano Ă la fĂ©ria dâautomne, le public a pris parti pour Borja et lui ne sâest pas montrĂ© Ă la hauteur.

à Séville une seule Porte du Prince méritée, celle de Miguel Angel Perera qui est plus que jamais une valeur sure.
Emilio de Justo a Ă©tĂ© bon Ă SĂ©ville comme Ă Bilbao, mais il nâimpacte pas !
David Galvan est un styliste inspirĂ©, mais il a bĂ©nĂ©ficiĂ© dâĂȘtre associĂ© Ă Ponce.

Tomas Rufo semblait parti en 2022 pour perturber lâescalafon, mais il est devenu plus prĂ©cautionneux. Sa force Ă©tait aussi ses apoderados (les Lozano), cependant, sans El Juli ils ont eu moins de poids. Mais Ă la fĂ©ria dâautomne, il a trĂšs bien commencĂ© sa faena Ă droite avec beaucoup de ligazon ; le tendido 7 ayant protestĂ© parce quâil ne se croisait pas assez il a Ă©coutĂ© et le toro sâest dĂ©composĂ© : il est difficile voire impossible de lier en se croisant en permanence (il faut se replacer).

Parmi les Français, seul Clemente semble avoir une chance de percer en Espagne mĂȘme si ses premiĂšres tentatives nâont pas Ă©tĂ© couronnĂ©es de succĂšs et oĂč il reste inconnu. Les autres matadors français, sans lâappui de grandes maisons et sans triomphes susceptibles dâimpacter de lâautre cĂŽtĂ© des PyrĂ©nĂ©es nâont que peu dâopportunitĂ© malgrĂ© la garantie que leur apporte le circuit français.

Les toreros sud-américains en Espagne sont actuellement assez nombreux : 6 ou 7 novilleros parmi lesquels Bruno Aloï à suivre et chez les matadors Juan de Castilla auréolé de sa double journée à Vic et Madrid, Isaac Fonseca qui tient bien sa place et Jesus Enrique Colombo qui fait le spectacle et tue bien.

En ce qui concerne le rejon, lâescalafon est lĂ aussi vieillissant : Ventura domine.
LĂ©a est une cavaliĂšre extraordinaire mais a perdu des trophĂ©es Ă lâĂ©pĂ©e car il lui manque un cheval de muerte (trĂšs rare et difficile Ă former).
Guillermo Hermoso de Mendoza va perdre le soutien de son pÚre et devra bùtir sa carriÚre sur ses seules qualités.
LES GANADERIAS :
AprĂšs la dure pĂ©riode des annĂ©es 80 Ă 2000 oĂč les toros chutaient, on constate aujourdâhui quâils ne tombent plus. Peut-ĂȘtre parce quâon les fait courir, mais sans doute plus spĂ©cifiquement parce quâils sont mieux suivis sur le plan sanitaire : il y a aujourdâhui une mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire du sport qui sâapplique aux toros !

Les 3 fers pour les vedettes sont restés sur leur position dominante : Victoriano del Rio, Nunez del Cuvillo et Garcigrande. Victoriano se détache car ses bons lots ont la noblesse, la caste et une certaine exigence. Nunez del Cuvillo et Garcigrande, moins réguliers et moins brillants sont en baisse.
De son cĂŽtĂ© Juan Pedro Domecq (qui reste en tĂȘte de lâescalafon ganadero) a eu une temporada inĂ©gale.

Parmi les ganaderias encastées, Victorino Martin domine incontestablement. Victorino est un grand ganadero car il a su adapter ses toros à la toreria actuelle sans perdre leur caste.

Santiago Domecq a Ă©tĂ© rĂ©gulier et sorti des lots exigeants et mobiles. Il est Ă©tonnant quâil soit nĂ©gligĂ© par les leaders de lâescalafon.
La Quinta nâa pas eu le rendement du passĂ© mĂȘme si lâĂ©levage a sorti une grande corrida Ă Madrid et un trĂšs bon toro Ă SĂ©ville.

Fuente Ymbro a sorti 2 bonnes corridas Ă la San Isidro et Bilbao et beaucoup de bonnes novilladas. Roca Rey lâa affrontĂ© Ă 2 reprises, mais il nâest pas sĂ»r quâil renouvelle lâexpĂ©rience.. On espĂšre revoir ces toros en France lâan prochain.

Il faut rajouter Ă ce groupe MargĂ© qui a sorti des lots exceptionnels Ă Dax et BĂ©ziers (sans oublier NĂźmes oĂč le vent a empĂȘchĂ© des triomphes attendus). LâĂ©levage devrait sortir Ă nouveau en Espagne (Madrid) en 2025.

Les ganaderias toristes ont moins dâaura quâil y a 30 ans : Dolores Aguirre reste la plus rĂ©guliĂšre. Los Manos a sorti un bon lot Ă Vic. La nouveautĂ© viendra des Ă©levages portugais qui montent en puissance : Murteira Grave Ă nouveau triomphateur dâAzpeitia, Sobral Ă CĂ©ret.
Compte rendu et photos de Jean Yves Blouin https://facealacorne.fr/
Mexico Monumental, &/3 d’arĂšne 14 000 spectateurs. Corrida de rejoneo
Jorge HernĂĄndez GĂĄrate vuelta et silence
Guillermo Hermoso de Mendoza , oreille et oreille
Javi Funtanet , vuelta aprĂšs avertissement et applaudissements
Les pegas ont Ă©tĂ© menĂ©s par les forcados de diffĂ©rents groupes, tant du Mexique que du Portugal.JosĂ© MarĂa Cairo, a rĂ©ussi l’exploit dĂšs la deuxiĂšme tentative.

Latacunga Equateur dimanche festival virgen esperanza de triana, un tiers d’arĂšnĂš taureaux d’Ortuño et Triana.
Ălvaro MejĂa , silence
El Fandi , vuelta
Manuel Escribano , oreille
Borja Jiménez , oreille
Paco Cortez , oreille
José Andrés Marcillo , oreille