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Toros de France à Plaisance

Duel Lusitano/Espagnol pour le rejon d’or de Méjanes

Méjanes, accueillera le prestigieux Rejón d’Or le 13juillet avec des toros des frères Jalabert. pour un duel hispano-portugais de rejoneadors avec Sergio Galán, Joao Moura Hijo, Joao Ribeiro Telles, Francisco Palha, Andrés Romero et Sebastián Fernández.

Un moulin, une arène et un tentadero

Il y a la feria de Pâques en Arles, mais il y a des clubs taurins qui organisent des événements à côté qui mérite que l’on s’y attarde davantage. Le club taurin de la Muleta  d’Arles organise un tentadero lors de la feria. Cette année, ils invitent Luis Gerpe que l’on a découvert dans les arènes de Vic-Fezensac et le tout jeune Matador français Solalito avec quatre vaches de la Ganaderia Yonnet affiche alléchante pour les aficionados de la tauromachie.

A quelques centaines de mètres du moulin d’Alphonse Daudet et de nos saines lectures d’enfant, alors que le marché bat son plein, les arènes et ses platanes pour protéger du soleil accueille le public nombreux venant même de Paris et de Londres.

Les quatre vaches de la ganaderia ont un trapio homogène. Elles ont donné des comportements divers. Au cheval, elles y vont avec de la charge en particulier la dernière. Elles ont de la noblesse et exigeante. La première est compliquée considérablement sur la gauche. La dernière est celle qui le plus de noblesse.

Luis Gerpe avec sa seconde vache de la Ganaderia de Yonnet

Luis Gerpe sur sa première vache s’emploie à la cape avec force et qui relève la tête. Il fait de bonne mise en suerte. Sur les naturelles, il a tendance à ne pas amener le bras assez loin, car la vache ne veut pas céder. Sur la droite, ses passes sont plus construites. Aucune émotion se dégage de la faena. Mathias Sauvaire le vaillant jeune élève de l’école taurine d’Arles s’emploie de tapia. Il arrive à faire des naturelles plus élégantes.

Sur la seconde vache qui a le moins d’exigence, mais tout autant de la noblesse. Comme sur sa précédente vache, le matador s’emploie activement à la cape. Il réalise notamment plusieurs sériés de naturelles et de derechazo plus abouti que de la précédente. Son attitude exprime du plaisir que le public ressent. Un autre élève sort de second.

Solalito

Solalito préparé son retour dans les arènes nîmoises aujourd’hui devant ses vaches, il a la même détermination. Il s’applique dans les différents tiers. Confiant dans sa technique, il laisse son inspiration taurine s’exprimer . Ses faenas ont de la profondeur et exploitent bien les capacités du bétail. Le public apprécie. L’émotion se vit, mais il est parfois compliqué de la retranscrire à l’écrit. L’aficion, c’est aussi de se rendre à ces tentaderos qui donnent du plaisir sans l’apparat d’une corrida s’exprime aussi et se termine autour d’un moment de convivialité dans le ruedo sous les platanes.

Photographe Nicolas Couffignal

Texte CN

Juan Leal seul en triomphe pour la dernière corrida en Arles

Clap de fin pour la feria de Pâques en Arles. Après les trombes d’eau le soleil avec le ciel bleu pour finir en beauté avec le lot de la Quinta. Devant le local Juan Leal et sa tauromachie, Gines Marin et Clemente qui vient confirmer son succès de l’an dernier.

Président  Claude Soler. Meteo Soleil 20 °. Musique  Chicuelo

Cavalerie  Bonijol. 8 rencontres et trois piques pour le dernier toro

Public 7/10

Juan Leal deux oreilles / silence

Gines Marin un avis silence / deux avis silence

Clemente salut au tiers / une oreille et vuelta pour le toro

Le lot est homogène de présentation dans l’ensemble. Le premier à beaucoup de noblesse. Le second jusqu’au cinquième soso. Le dernier plus dans le type.

Juan Leal

Juan Leal passe très vite à la cape.
A la muleta, il exécute sa tauromachie tremendiste sur un toro dit “bonbon” mais aussi de longues passes sur les deux bords. Cette tauromachie plaît au public. A l’épée il s’engage. La pétition majoritaire demande la seconde oreille qui est donnée après que l’arrastre soit parti.

Sur son second toro il est pareil à la cape. Plein centre de la piste, il commence à genoux sa faena. La faena va à menos. Une épée qui ne va pas rester dans les mémoires.

Gines Marin a le même comportement dans les premiers tiers sur ses deux toros. Sa faena sur son premier toro ne restera pas dans les anales. Sur le second toro il fait l’effort. Quelques redondo, desplante, il donne des claques sur le dos du toro. Il n’a pas aujourd’hui le “duende” pour construire une belle faena. Il fait plusieurs séries à mi-hauteur. Un pinchazo et une seconde épée qui peine à rentrer. Il a deux avis.

Clemente

Son premier toro est compliqué sur la gauche. Il ne baisse pas la tête. Clémente est engagée à la cape le public reagi avec des olé. Il arrive à construire une faena. Il appuie les séries sur la droite comme sur la gauche. Une belle série de naturelles de face sur la fin. Il n’a pas de chance au fer, surpris par la charge lors de la première tentative et une seconde entière. Le toro met du temps à mourir.


Son second toro est l’un des plus gros. La charge au cheval est franche et il part de loin. Il arrive à faire des séries avec de la profondeur et de l’Alégria. le toro part de loin sur la droite et il a une charge courte sur la gauche. Clemente nous montre ses capacités, torée lentement et le public adhère. L’épée est entière et caida. L’oreille tombe avec un mouchoir bleu, mais le public ne comprend pas pourquoi la seconde n’est pas tombée.

texte W.F

photos Bruno Lasnier

Mugron : après la pluie, le soleil

Mugron (Landes)  Lundi, novillada. Casi lleno.

Novillos de Hdros. de Baltasar Ibán Valdés : deuxième, cinquième et sixième applaudis à l’arrastre.

Alejandro Peñaranda silence après avis et silence après avis

Alejandro Chicharro, qui se présentait en France, oreille et deux oreilles et sortie en triomphe

Tomás Bastos, silence et oreille.

Le trophée Jean Mouneu, grand aficionado de Mugron fondateur de la peña, récemment disparu, a été décerné à Alejandro Chicharro. Ce trophée lui a été remis par son fils Eric.

Après la pluie le soleil dit le proverbe, les anciens aiment à en user car il ne faut pas le perdre de vue cette vérité. Après l’amertume et l’orage d’Aignan (reporté à dimanche prochain) ce fut donc la sérénité d’un ciel dégagé qui permis à une chambrée fournie de vivre une belle journée de toros. On le doit en tout premier lieu au lot de Baltasar Iban bien bâti, dans le type de la maison, armé pointu mais sans exagération. Un ensemble varié dans son jeu qui aura maintenu maintenu l’intérêt du spectacle: les seconds et troisièmes novillos braves à la pique, les cinquièmes et sixièmes se distinguant sous la muleta par leur mobilité et leur transmission, le premier sans émotion, le quatrième sur la défensive. Ils ont tous pris deux piques parfois sévères, en partant de loin et en s’employant.

Peu à dire d’Alejandro Peñaranda: il a semblé absent et hors de l’affaire tout au long de la tarde. Il est vrai qu’il a hérité du mauvais lot, pour autant il n’a jamais montré cette entrega, cette envie de triompher que l’on attend des prétendants à la gloire. Abusant du pico, il ne se croise jamais et et ne pèse donc pas sur le toro. Aucune profondeur dans sa composition terne mais, il faut le noter, bien terminée à l’épée: estoconazo à son, second passage. Tout le monde a bien exécuté la suerte de matar cette après-midi dans les arènes de Condette, c’est assez rare pour être relevé.

Alejandro Chicharro a gagné la timbale en faisant preuve de cette volonté qui a manqué à son aîné qui ouvrait les débats. On sent qu’il a envie et c’est essentiel. Son premier adversaire exigeait beaucoup, il fit preuve de l’assurance nécessaire, monta à la corne contraire et exécuta un trasteo séduisant bien que décousu. Une entière et une première récompense. Il tomba par la suite sur la crème de la tarde, ce qui n’est pas toujours le plus facile car il ne faut pas décevoir. Il se hissa à la hauteur de la bonne noblesse du Baltasar assurant des passages notables, à gauche notamment, donnés par le bas et à “camera lenta” comme ils disent là-bas. Une entière (trasera) et une double récompense que nous ne lui chicanerons pas.

Beaucoup de dispositions chez Tomàs Bastos, encore novice dans la catégorie puisqu’il est passé chez les castañeros il y a quelques semaines à peine, à Olivenza. Le jeune homme a la planta c’est sur. Il a une envie de plaire communicative. Torero largo il a brillé aux banderilles avec une première paire por dentro très exposée. Il n’en reste pas moins que le pupille de Cristina Sanchez demeure encore très vert. Il fut souvent désarmé et un tantinet désemparé face au rétif troisième. Alluré face au sixième, novillo spectaculaire, il sut le conduire dans de longues séries avec ses manières allègres qui passèrent sur les tendidos. On aurait aimé un peu moins de vitesse et plus de d’autorité… Mais comme il tua d’une entière sincère il coupa lui aussi son oreille: conclusion positive d’une après-midi prenante.

Pierre Vidal

Le matin : Julio Norte s’impose

Novillada non piquée. 1/3 d’arène.

Trois erales d’Alma Serena vuleta au premier pour

Hadrien Lucq: une oreille

Julio Norte: deux oreilles et oreille

Julio Norte est le grand vainqueur de la novillada sans picadors de Mugron (lundi 1er avri au matin) face à des erales de Alma Serena, remarquablement présentés à part les têtes. Lourds et imposants. Pour dominer il fallait toréer, ce que sut faire Julio Norte (vert très pâle et or) véritable espoir de l’école de Salamanque. La course s’était ouverte avec une sortie de Hadrien Lucq (blanc et or), nettement plus en confiance que la veille à Aignan.

Il manifesta une certaine aisance à la cape et ouvrit une faena complète par quelques passes changées. Il eut par instants quelques moments d’hésitation mais chaque fois se reprit rapidement, face à un toro qui entre ses charges ne lui laissait que peu de temps pour récupérer. Il terminait d’une entière foudroyante qui consolida l’oreille qu’il gagna.

Julio Norte sut associer le torero spectaculaire et plus classique… comme ce début à genoux de sa première faena qui fut suivi par des passes millimétrées sur les deux main avec des série livrées dans un minuscule terrain où le garçon demeurait immobile. De véritables moments d’école de tauromachie. Il en finit par une entière fulgurante, plantée jusqu’à la garde qui coucha aussitôt l’adversaire… Deux oreilles très méritée.

Le troisième et dernier eral de la matinée revenait logiquement à Julio Norte. Un animal moins collaborateur qui allait très souvent l’obliger à se replacer et contrarier certaines passes. Mais Julio Norte ne renonça jamais et parvint même a regagner du terrain et à s’imposer. Une entière et une nouvelle oreille pour l’enfant du Campo Charro. Un novillero que l’on reverra très certainement tout au long de la saison.

JM.D

Photos Bertrand Caritey

Triomphale despedida de Pablo Hermozo de Mendoza à Arles

Corrida matinale de rejon à Arles. 3/4 d’arène. Toros de San Pelayo, braves et avec du fond sauf le cinquième. Le quatrième toro fait une vuelta.

PABLO HERMOSO DE MENDOZA, silence et deux oreilles 

Photo JF Galeron

LEA VICENS, oreille et oreille.

GUILLERMO HERMOSO DE MENDOZA, deux oreilles et oreille

Pablo Hermoso a montré toute sa tauromachie dans une belle prestation complète. Trois oreilles pour Guillermo Hermoso, son fils, qui a clôturé une matinée riche pleine de toreria à cheval. Et aussi remarquable prestation de Lea Vicens qui a lidié ses deux taureaux avec brio.

Photographies Philipe Gil Mir. 

Enthousiasme sur les tendidos avec ici au centre le maire d’Arles P. de Carolis (photo JF Galeron)

Au Mexique, dimanche…

Aguascalientes (Mexique) Arènes de San Marcos. 1/2 arène. Novillos de Pablo de Haro. César Pacheco, silence et une oreille ; Manolo González, silence et palmas ; Emilio Ricaud, deux oreilles et vuelta après demande d’une oreille, accompagné de l’éleveur Pablo de Haro.

Texcoco (État de Mexico, Mexique) Arènes Silverio Pérez. Corrida du dimanche de Pâques. Un tiers par un après-midi ensoleillé et venteux. Toros de Marco Garfias, vuelta pour le quatrième. Fermín Rivera, palmass et silence ; José Mauricio, oreille et oreille ; Juan Pablo Sánchez, oreille et palmas.

Jerez (Zacatecas, Mexique) Place « La Jerezana ».. Demie-entrée. Taureaux Guadiana. Ernesto Javier « Calita », ovation et deux oreilles ; Angelino de Arriaga, ovation et deux oreilles ; Diego San Román, ovation et ovation.

San Cristóbal de las Casas (Chiapas, Mexique) Place « La Coleta ». Course de taureaux. Plein. Taureaux Vistahermosa et García Méndez (6ème). Curro Díaz, ovation et ovation, Alejandro Adame, deux oreilles et ovation ; Cristian Antar, qui a pris l’alternative, oreille et oreille.

Usine María (État de Mexico) Place « Silverio Pérez ». Course de taureaux. Trois quarts d’entrée. Taureaux de La Playa et Palma del Río. Uriel Moreno « El Zapata », ovation et oreille ; Fermín Espinosa «Armilita IV», ovation et deux oreilles.

Séville: La corrida des si…

SEVILLE- 31 mars 2024.Corrida du dimanche de Pâques.

15°. Arènes combles. Paseillo retardé d’une demi-heure , le temps de remettre en état la piste après la pluie incessante depuis plusieurs jours sur Séville.

5 toros des frères Garcia Jimenez et Olga Jimenez et 1 de Roman Sorando (6ème bis) pour :

Morante de la Puebla, silence et silence.

Sébastian Castella, une oreille et silence.

Andrés Roca Rey, une oreille et silence.

Saluts des banderilleros Curro Javier y Alberto Zayas au premier. Antonio Joao Ferreira et Alberto Zayas au quatrième; José Chacón, au cinquième.

Il était impensable que la corrida du dimanche de résurrection soit suspendue après l’annulation de la nuit de la Madruga,  du jeudi saint au vendredi saint, sans donc les processions de la Macarena, de l’Esperanza de Triana et du Grand Poder. Une tristesse infinie pour les Sévillans.

Après donc plusieurs jours de pluie il y eut le miracle du jour avec le retour du soleil à 18h30 précises.

 A croire que Jésus lui-même était revenu lui-même pour  voir toréer Morante de la Puebla, Sebastian Castella et Roca Rey. Le numéro 1 espagnol, le numéro 1 français, le numéro 1 sud-américain et numéro 1 absolu actuel.

Ce fut la corrida des si :

Si l’on aime les toros toros il n’y a rien à raconter, mais on s’y attendait. Quand les vedettes sont là, les toros ne sont pas là, c’est bien connu. Bien présentés, mais sans force et sans race dans l’ensemble. Rien à écrire, n’usons pas les touches de notre clavier.

Si l’on aime le travail de cape il ne fallait pas venir non plus. Une véritable désolation pour Séville qui aime tant le travail de cape. Il n’y eut aucun quite après les simulacres de pique, à part un seul, hasardeux, de Castella au deuxième toro. Seules deux ou trois véroniques de Morante à la réception de son premier toro.

Si l’on aime en revanche les banderilles il fallait venir, les banderilleros rivalisant tous. Curro Javier, Alberto Zayas, Rafael Vioti, Antonio Joao Ferreira, José Chacon durent saluer après des paires « extra » , mais tous auraient pu saluer vu l’état précaire de la piste.

Si l’on est « de Morante » on a pu apprécier ses trois véroniques de réception et son début de faena sur la corne droite à son premier toro. Mais c’est tout. Certes les toros n’étaient pas bons mais l’heure d’une retraite bien méritée n’est-elle pas venue pour l’amateur de cigares ?

Si l’on aime dans la taureaumachie l’art de dominer les toros, alors on peut dire que Castella a donné ce jour une véritable leçon à son premier toro qui avait tous les défauts de la terre pour un torero : batailleur, sans charge, beaucoup de genio, un danger sourd. Un travail de grand maître terminé par des naturelles de face et une grande épée concluante. Si  l’on avait été à Madrid les deux oreilles auraient été assurées, mais à Séville on aime surtout les jolies passes esthétiques. Pour nous ce fut un travail sensationnel mal récompensé.

Si l’on aime le sitio et le temple alors on put se régaler du travail de Roca Rey au troisième toro bis de l’après-midi, Ce jeune homme n’a aucune hésitation  dans sa tauromachie faite d’emplacements adéquats et d’embarquement du toro dans la passe, et comme il tue à chaque fois de façon fulminante il n’est pas étonnant qu’il remplisse actuellement les arènes sur son seul nom.  Une oreille bien méritée à son premier toro, son second, un remplaçant Roman Sorando n’offrant aucune option pour le bon toreo.

En conclusion tous les amateurs de corridas ont eu quelque chose pour se mettre en émoi malgré des toros peu toros. Merci aux trois maestros qui ont su nous « inventer » une corrida de toros, merci aux banderilleros, et merci aux areneros, ces travailleurs de l’ombre qui ont rendu possible ce spectacle.

A 18h20, quand Morante, Castella et  leurs cuadrillas vinrent tester la piste, il fallait vraiment être optimiste pour croire que la corrida allait avoir lieu.

Mais les aficionados, c’est bien connu, croient aux miracles, et parfois ceux-ci se réalisent.

EXIR

Madrid: Roman confirme

Arènes de Las Ventas (Madrid). Corrida traditionnelle du dimanche de Pâques. 7 998 spectateurs. Taureaux de Pedraza de Yeltes et Carmen Valiente (5e bis). De bonne présence et un bon jeu en général. Le deuxième et le sixième, applaudis à l’arrastre.

ROMAN, oreille après avis et silence

MANUEL DIAS GOMES, qui confirme l’alternative, applaudissements et le silenc

FRANCISCO DE MANUEL, silence après avis et silence

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