Mois : septembre 2023 Page 14 sur 15

Ils ont décroché la lune

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Ils ont décroché la Lune pour rendre hommage aux maletillas !!!Les Clubs Taurins nîmois PALMAS Y PITOS & LES AMIS DE TOROS se sont à nouveau réunis en ce vendredi 1er septembre pour proposer une soirée taurine en hommage aux maletillas sous la lune au Centre de Découverte du Scamandre.Une soirée fort réussie, dans un magnifique cadre, suivie par près de 125 aficionados dans une ambiance guinguette qui a apporté un supplément de légèreté en 1ère partie en attendant l’apparition de la Lune.

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Le bonheur était sur tous les visages entre apéritif et repas autour du Food Truck La Bonne Fourchette. Puis, direction la placita toute neuve. La lecture de l’extrait du livre “Ou tu porteras mon deuil”, à la nuit tombée, transmit l’émotion qu’il fallait pour lancer la partie taurine…pyp03k

Le bétail de la Ganadería La Pampa fut costaud, avec une charge piquante rendant la présence du picador évidente… Le Maestro Tibo GARCIA fut à la hauteur et il surprit l’assistance en piquant lui-même le 1er becerro.
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Bravo au jeune trio, Javier, Élias et Antonin, du Centre de Tauromachie de Nîmes, qui ont su vaincre leur appréhension légitime pour sortir de second

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Avec le second becerro, plus fort encore, Tibo GARCIA a montré tout son professionnalisme. Oui, on parlera longtemps de ce 1er septembre.Bien que Dame Lune ait joué un peu à cache-cache !À quelques mois de fêter les 40 ans de PALMAS Y PITOS, les 2 clubs ont montré une très belle vitalité, ce qui laisse augurer une année anniversaire des plus réussies.pyp03f
Enhorabuena et un grand merci à tous les acteurs et participants ! La lune était à portée de main !

(Communiqué)

Dans les ruedos ce dimanche

Motilla del Palancar (Cuenca). Toros de Alcurrucén.

Juan Ortega, palmas et deux oreilles; 

Pablo Aguado, oreille et deux oreilles; 

Tomás Rufo, oreille et deux oreilles.

Zalamea la Real (Huelva). Toros de Osborne.

Curro Díaz, ovation et oreille; 

Manuel Jesús ‘El Cid’, deux oreilles et ovation; 

David de Miranda, ovation et oreille. 

NOVILLADAS: 

Peralta (Navarra). Novillos de El Retamar et José Manuel Lupi (5º bis), le sixième vuelta al ruedo. 

Álvaro Seseña, vuelta al ruedo et oreille;

 Jorge Molina, silence et ovationn; 

Valentín Hoyos, silence et deux oreilles.

Seissan . (Gers) 

Arènes de Seissan ce dimanche (Bravo!)

Novillos et erales (3º et 6º) de Camino de Santiago.

Solalito, vuelta al ruedo et vuelta al ruedo; 

Nino Julián, oreille et silence;

Les novilleros sin picadores 

Albin, silence et Rafael Ponce de León, oreille.

Bayonne : feria de l’Atlantique, cinq oreilles pour un final en triomphe.

Bayonne. Dimanche 3 septembre, troisième et dernière corrida de la feria de l’Atlantique, entrée soutenue, temps légèrement ensoleillée, température agréable, deux heures quarante de spectacle. Six toros de Zacarias Moreno, bien présentés, de 566 à 533 kilos, bien armés et d’une honnête bravoure à la pique. Tous deux châtiments, plutôt collaborateur à la muleta, le sixième renverse le cheval.

Alejandro Mora (blanc et or) qui prenait l’alternative, au premier, une demi-lame, avis, salut ; au dernier, une entière foudroyante, deux oreilles.

Manuel Escribano (noir et or), au deuxième, une entière, une oreille ; au quatrième, une entière, une oreille avec forte pétition de la seconde.

Emilio de Justo (noir et or), au troisième, une entière, une oreille ; au cinquième, un pinchazo, une entière, silence.

Présidence. Président Christophe Robin (Cercle taurin bayonnais), assesseurs, Bertrand Adoue (cercle taurin bayonnais) et Benoît Bacot (Cercle taurin bayonnais).

Alternative Alejandro Mora

Alejandro Mora repart de Bayonne avec deux oreilles pour sa corrida d’alternative. Coupées à son second toro, mais détaché du poids de responsabilité de l’alternative, il a donné un belle leçon de tauromachie. Pour lui, cette course avait commencé avec un tercio de cape où l’essentiel de son travail fut de sortir le toro des « tablas ». Puis vint l’heure de la cérémonie… avec l’officiant, Manuel Escribano , le témoin Emilio de Justo et pour certifier, son oncle, Juan Mora en costume trois pièces.

Une cérémonie, différente de beaucoup d’autres et dont l’importance a dû peser sur les épaules du garçon. On le sentait crispé dès ses premières passes de châtiments, même s’il prenait le large dans de longues séries sur la main droite, terminées à gauche avec de spectaculaires pechos. Une faena avec d’excellents moments, mais il eut le tort de faire durer. Malheureusement il tua mal.

Mais pour conclure, avec le sixième, ce fut un torero totalement transfiguré qui apparut sur le sable des arènes. Très vite, après avoir brindé au public, il entre dans la faena et lance une très longue série à droite qu’il remate à la perfection, d’un pecho de maître. Il paraît avoir tout dit, mais le toro retrouve un fond de force et lui conteste sa domination. Le soldat Alejandro Mora repart au combat et s’impose définitivement par une dernière série sur la main gauche. Son estocade est fulgurante.

Manuel Escribano, venait à Bayonne pour remplacer Daniel Luque. Contrat parfaitement rempli… qu’il dépliait par une première larga à genoux avant de prendre les banderilles. Une jeu où il excelle, gratifiant son public d’un premier quiebro qui fit se lever les arènes. A la muleta il n’y avait pas grand-chose à lui reprocher dans ses belles et longues séries sur les deux mains. Rien à contester à l’acier avant que ne tombe un trophée. Il voulait revenir encore plus fort et il monta d’un cran avec une porta gayola qui ouvrait un tercio de cape volontaire, mais parfois chiffonné. Dommage.

Son dernier toro de la course il le dédia à Juan Mora à l’issue d’un nouveau tercio de banderilles éclatant d’émotions. Maintenant il accrochait le cœur des spectateurs par une série de passes de la droite, dessinées à genoux, au centre de la piste… Il allait poursuivre par un enchaînement de naturelles, esthétiques, données avec lenteur et profondeur. Manuel Escribano avait dit l’essentiel de son art…

Il n’y a pas grand-chose à reprocher à Emilio de Justo, il fut souvent trop sage, auteur d’un tauromachie très classique. Tout le monde a apprécié ses naturelles sculpturales. Avec son second toro il insista sur ce style… mais cette fois sans grand conviction. On avait l’impression que le torero s’ennuyait. Pourtant son toro paraissait séduisant.

Avec la sortie en triomphe de Manuel Escribano, accompagné sur les épaules des porteurs par Alejandro Mora, cette dernière course a donné une nouvelle dimension à une feria qui avait dû affronter au milieu de son déroulement une météo compliquée. Tout se termine parfaitement laissant augurer une excellente prochaine édition.

texte : Jean-Michel Dussol et photographies Bruno Lasnier.

Bayonne : finale des Novilladas sans picadors. Etonnants novillos de J.-F. Mageste. Pedro Luis emporte le concours.

Bayonne. Dimanche 3 septembre, en matinée, température fraîche, vent désagréable, toute petite entrée, une heure quarante cinq de spectacle. Deux novillos d’Alma Serena, bien présentés et mobiles, deux novillos du Camino de Santiago, lourds et agressifs, deux novillos de La Espera, encastés jusqu’à la pointe des sabots, mobiles et agressifs.

Andoni Verdejo (bleu marine et or), au premier, une entière, une oreille ; au cinquième, un pinchazo, une entière, trois avis, toro puntillé en piste.

Fran Fernando (bleu roi et or), un pinchazo, une demi-lame, quatre descabellos, deux avis, vuelta.

Pedro Luis (blanc et or), au troisième, une entière, vuelta ; au sixième une entière, une oreille, vuelta au toro.

Diego Mateos (rose et or), au quatrième, deux pinchazos, une entière, avis, salut.

Andoni Verdejo
Fran Fernando
Pedro Luis
Diego Mateos

A l’issue de la finale des novilladas sans picadors, Pedro Luis, Péruvien de l’école taurine de Tolède, croulait sous les récompenses. Du trophée du meilleur toreo de cape, à la meilleure estocade jusqu’au trophée de la ville de Bayonne, le garçon a tout raflé. On peut écrire que cette finale s’est déroulée en deux temps, des éliminatoires avec les novillos de Alma Serena et du Camino de Santiago et la finale avec la Espera. Les novillos de Jean-François Magesté ont soudainement transformé le concours avec deux exemplaire, très mobiles, agressifs, débordant de caste qui ont rappelé aux novilleros que la tauromachie est surtout un exercice de courage, parfois une danse mais aussi un combat.

Andoni Verdejo avait ouvert la matinée et à l’issue pouvait méditer le vieil adage latin : « le Capitole est proche de la roche tarpéienne… » coupant une oreille lors de sa première sortie, il entendait les trois avis avec le La Espera de la finale. Pourtant l’élève de Richard Milian, avec le novillo de Alma Serena (famille Bats) avait été parfait à la cape, maîtrisant totalement une faena très douce et harmonieuse. Sélectionné pour la phase finale, il allait être complètement dépassé et souvent mis en déroute par le novillo très compliqué de La Espera. Un très mauvais souvenir, mais l’occasion de s’accrocher et de repartir.

Fran Fernando, lui aussi face à un Alma Serena, après avoir brindé au public commençait dans un bon registre avec un toreo naturel et des moments de lutte avec une muleta très basse. Mais en fin de faena il « perdait les papiers » et devenait très brouillon.

Pedro Luis se présentait alors devant un Camino de Santiago (Jean-Louis Darré) applaudi à son entrée en piste. On découvrit un garçon très stylé dans ses passes de châtiment, reculant parfois, mais toujours très présent. Après avoir été qualifié pour la finale il poussera ces qualités au maximum. Il multipliera alors les passes changées dans le dos, changera de main au cours de chacune de ses séries et démontrera chaque fois une grande maîtrise.

Diego Mateos qui complétait le groupe de départ resta dans un répertoire très classique. Mais il sera trop souvent parallèle et loin du novillo. Il était nettement en dessous de ses compagnons de cartel.

Une novillada qui a confirmé l’élevage landais de Jean-François Magesté avec la vuelta accordée au dernier novillo de Pedro Luis. Le dernier né des ganadero du Sud-Ouest est en train de brûler les étapes. Cette belle réussite a Bayonne pèsera lourd pour la suite.

Texte Jean-Michel Dussol. Photographies Philippe Gir Mir.

Suspensions et reports en série ce dimanche

Le ruedo de Valladolid ce dimanche

La novillada concours de Madrid a été suspendue elle devait se dérouler ce soir a été suspendue en raison des risques météos. L’alternative de Sergio Pérez à Valladolid, avec Diego Ventura et Guillermo Hermoso, a été déplacée au mercredi 6 septembre. La corrida de El Alamo: déplacement au mercredi avec le même  cartel Sánchez Vara, Serafín Marín et Luis Gerpe toros de Los Ronceles. La course prévue à Priego de Cordoba ce dimanche sera reportée à mardi avec au cartel El Fandi, David Galván et Arturo Gilio. La novillada de Cercada sera reportée au 14 septembre avec des novillos de Hermanos Sánchez de León, pour David López, Rubén Núñez et Juan Herrero. 

Le chemin de la chance

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Journée finale du « Chemin de la Chance » au Mas de Font-Mounière, chez le picador Mathias Forestier, samedi…
 Initiée par l’Aficion Cheminote Nîmoise, cette journée représentait la touche finale d’un cycle ayant permis à plusieurs aspirants et ganaderos de trouver là une opportunité de se produire en cours de temporada. Avec à la clé un programme très fourni, débutant dès le matin par une tienta qui a vu notamment Baptiste, Valentin, Clovis, Manuel, Gauthier, Mathias, Simon et Sacha (pardon si j’en oublie) retenir l’attention des aficionados face à une vache de La Suerte, dotée d’une bonne corne gauche, et deux de Turquay, meilleure la première mais juste toutefois de solidité. Tous ces jeunes ont fait l’effort de donner le meilleur et après cette sympathique première partie, tout le monde s’est retrouvé pour un apéro musical autour d’un groupe de guitaristes, le temps ensuite de se restaurer.VictorIl était ensuite temps de se retrouver en milieu de tarde sur le pourtour de la placita pour un tentadero de quatre machos, le premier de Turquay pour Victor, suivi de Clément Hargous, puis Raphael Ponce de Leon et enfin El Quitos qui ont été opposés tous les trois à des produits de Barcelo, Luc Tosello étant sur le cheval. Clément Sans qu’il y ait de véritable enjeu, sinon de tout faire pour se mettre en évidence en public, on a assisté à des oppositions intéressantes, surtout avec les deux derniers pupilles de Michel Barcelo. rpdl02k
Raphael

Félicitations à tous ces jeunes pour leur implication, mais aussi pour ceux qui les ont entourés, professionnels, comme à tous les bénévoles qui ont contribué à la réussite de cette journée
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El Quitos

A noter qu’elle ne s’est pas arrêtée après ce tentadero, le volet festif et convivial se poursuivant après l’apéro par une paella servie dans la placita, le tout se concluant par une séance de ciné avec des films de Bernard Nuel sur le parcours de Christian Nimeño II et sur la fameuse encerrona de José Tomás à Nîmes en 2012…Je ne serais pas complet si je passais sous silence le départ inopiné de l’hôte de cette journée, le picador Mathias Forestier, appelé à aller prendre les eaux à Bayonne par Solalito, une novillada qui n’aura connu en définitive qu’une première période s’étant déroulée… en mode toro piscine ! De là, Mathias devait se rendre avec le reste de la troupe à Seissan ce dimanche, où l’on souhaite à tous les participants de se produire sous des cieux plus cléments !!!Toujours à propos de Mathias, rappelons qu’il avait été prévu pour cette journée un hommage rendu à son papa récemment décédé. Tout a été bousculé la veille avec la substitution dont a bénéficié Solal, d’où par répercussion le départ de son picador pour Lachepaillet. Aussi, décision a été prise d’organiser ultérieurement cet hommage, bien sûr dans le même cadre… 
Paul Hermé torofiesta.com

Blessures et substitutions

David Galvan sera à Prieto de Cordoba à la place de Perera (photo El Pais)

Miguel Angel Perera ne sera pas à Priego de Cordoba ce dimanche soir il sera remplacé par le gaditano David Galvan. Nouveau cartel ; El Fandi, David Galván et Arturo Gilio  corrida de Julio de la Puerta.

José Mari Manzanares blessé à la cheville à Ronda et Andrés Roca Rey dont la blessure du Puerto s’est réouverte ne seront pas à Colmenar Viejo -Roca Rey a été opéré avec succès cette nuit- ce soir pour l’alternative de Diego Garcia. Ils seront remplacé par Uceda Leal et Fernando Adrian

Jerez: reprise des “veladas taurinas”

Jerez récupère les soirées “Veladas Taurinas” qui se dérouleront du 5 au 7 de septembre dans le Bodegas Fernández-Gao de la ville. Parmi les invités Pablo Aguado mardi et Sandra Moscoso le jeudi soir.

Dans les ruedos de samedi

Arènes d’Alcalá de Henares . Samedi. Deuxième corrida de la Féria Entrée aux deux tiers. Taureaux Alcurrucén ,

JULIÁN LÓPEZ ‘EL JULI’, oreille et oreille

MATÍAS TEJELA, ovation et ovation.

TOMÁS RUFO, oreille et silence.

RONDA

MATINALE

Duarte Fernandes, Sebastián Fernández Et Andrés
Romero, Mettent en Valeur Les Taureaux De Bohórquez

Deux Oreilles Pour Chacun.

Arènes de Ronda (Málaga) . Première de la Féria Matin.

Taureaux Fermín Bohórquez

, avec une bonne présentationet un jeu extraordinaire.

  • RUI FERNANDES , ovation
  • FRANCISCO PALHA , retour sur le ring
  • ANDRÉS ROMERO , deux oreilles
  • SEBASTIÁN FERNÁNDEZ, deux oreilles
  • DUARTE FERNANDES, deux oreilles
  • FERRER MARTÍN, oreille
    RONDA
    APRES MIDI

Maestranza de Ronda (Málaga) .

Corrida traditionnelle Goyesca. Plein.

Des taureaux de Daniel Ruiz ,

MORANTE DE LA PUEBLA , ovation et silence.

JOSÉ MARÍA MANZANARES , oreille et oreille

ROCA REY silence et Applaudissement.

DAIMIEL, samedi Première corrida de la féria de la Vierge des Croix . 2/3

Taureaux de Victorino Martín ,

RAFAEL RUBIO ‘RAFAELILLO’, oreille et oreille

CURRO DÍAZ, deux oreilles et deux oreilles

SERGIO SERRANO, Applaudissements et silence

Arènes de la Tercera , San Sebastián de los Reyes (Madrid). Troisième de la féria du Santísimo Cristo de los Remedios. Un quart d’arène

. Taureaux Polo Saiz ,

JOSÉ GARRIDO, ovation après avertissement et applaudissements.

ÁNGEL TÉLLEZ, silence après avertissement et silence après avertissement.

FRANCISCO DE MANUEL, silence après avertissement et deux oreilles.

Arènes de Palencia . Quatrième corrida de la Féria San Antolín . Environ

les deux tiers d’arène.
Taureaux de Riberio Telles,

JOAO RIBEIRO TELLES, retour sur le ring et ovation.

LEA VICENS, ovation et deux oreilles.

GUILLERMO HERMOSO DE MENDOZA, silence et ovation.

ALCÁZAR DE SAN JUAN (Ciudad Real).

Taureaux de Los Espartales (1er et 4e, pour les corridas) et Salvador Gavira García,

DIEGO VENTURA , deux oreilles et deux oreilles.

ANÍBAL RUIZ , oreille et oreille

SEBASTIÁN CASTELLA , oreille et oreille

Torreperogil (Jaén) Festival Novillos de Roque Jiménez

Photo J. Hernandez

Pedro Gallego 2 oreilles,
Ivan Rejas 2 oreilles.

Tomás Jiménez oreille,

Daniel Moset oreille

Jesús Molina oreille

Bayonne : les Pedraza ne perdent qu’une oreille

Bayonne. Samedi 2 septembre, après-midi, temps couvert et frais, quelques rares gouttes de pluie, une petite entrée, deux heures trente de spectacle. Sept toros de Pedraza de Yeltes, le quatrième, changé pour boiterie par un remplaçant du même fer. Un lot de 605 à 564 kilos, tous deux piques prises avec une belle bravoure, bien présentés et armés sans excès pour de Pedraza, parfois compliqués à la muleta.

Morenito de Aranda (gris plomb et azabache) six pinchazos, un avis, salut.

Joaquim Galdos (noir et or), un pinchazo et une entière, une oreille.

David de Miranda (marron et or), une entière, salut.

Rafael Serna (vanille et or), une entière, vuelta.

Jorge Isiegas (bleu marine et or) une demi-lame, six descabellos, deux avis, silence.

El Rafi (gris et or), deux pinchazos, une entière, un descabello, silence.

Présidence. Président Georges Lecloux (peña taurine Côte basque), assesseurs, Dominique Perrin (peña Campera) et Stéphanie Bonnein Cañada (Peña taurine bayonnaise).

Six toreros, six toros de Pedraza de Yeltes voilà une équation qui au résultat a donné un excellent moment de tauromachie pour la deuxième course de la feria de l’Atlantique à Bayonne, sur une piste miraculeusement refaite entre le début d’après-midi où elle avait été transformé en rizière et le paseo en tout début de soirée.

Cette corrida s’est ouverte sur un air connu, Morenito de Aranda, recevant son premier toro à « porta gayola », mais cette fois sans aucun problème… comme il y a quelques semaines à Vic-Fezensac. Pour la suite le Castillan poursuivait par quelques chicuelinas et deux jolies véroniques au centre de la piste. Après un brindis au conseiller municipal taurin Yves Ugalde, Morenito regagnait le centre pour se mettre à genoux et commencer sa faena. Un moment complet avec quelques apports artistique, malheureusement face à un toro manquant de force.

Joaquim Galdos, l’autre Péruvien, parfait à la cape, entamait un combat épique à la muleta. De longues séries où l’adversaire humiliait et un final rehaussé d’un pecho à genoux. Du grand art par moment avec un toro très mobile et agressif. Cela valait bien une oreille !

David de Miranda, le chanceux du sorteo ! Avec un des plus âgés, ayant doublé six ans, et le plus lourd eut fort à faire. L’assassin jetait les pieds dans la cape, tentait de bousculer l’homme. David de Miranda a tout essayé, changer les terrains, trouver un sitio, arracher des passes… Mais rien a faire le toro n’en faisait qu’à sa tête et refusa les dernières passes.

Rafael de la Serna avec beaucoup de poésie dans le costume resta brouillon à la cape. Il était face à un excellent adversaire, mais jamais il ne se confia. Certes il tira de nombreuses passes, sans véritablement construire. Pourtant il pouvait compter sur l’aide de l’animal qui ne demandait qu’à poursuivre la muleta. On pouvait espérer mieux.

Jorge Isiegas ne manque pas de qualités. Bon capeador il est très vite agréable et séduisant sur la main gauche. Il n’a pas tardé à comprendre qu’il était face à un adversaire loyal. Très rapidement il va s’imposer, n’hésitant pas à transformer certaine série en jeu de la vie et de la mort. Par malchance ses efforts disparaîtront dans la multiplication de l’usage de l’acier.

Avec El Rafi, Rafael Raucoule, on espérait un final illuminé à la hauteur des deux oreilles du triomphe dacquois devant les Victoriano del Rio. Mais à Lachepaillet, il fallut vite déchanter. Encore un toro de près de six ans qui transforma rapidement ses années en bloc de marbre. Aucune charge, refus systématique de la muleta. Sans avoir abordé la moindre faena, le Français ira chercher l’épée. Un final un peu triste… Mais la confirmation de ce que l’on savait déjà, les immenses qualités de Morenito de Aranda en tant que chef de lidia, sauvant des banderillero à plusieurs reprises, reprenant le toro à la sortie de la pique. Enfin toutes les qualités d’un grand torero récitant les moindres détails de son métier.

Texte : Jean-Michel Dussol et photographies : Bruno Lasnier

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